Organic Food

Alors que l’Europe se remet lentement sur les rails après la crise de la COVID-19, il est grand temps de passer des paroles aux actes, et de mettre en œuvre la stratégie «De la ferme à la table». Le CESE plaide avec force en faveur d’un soutien à la transformation des systèmes alimentaires européens afin de les rendre plus durables sur les plans environnemental, économique et social. Il insiste également pour que les opérateurs de la filière alimentaire privilégient la coopération plutôt que la concurrence pour favoriser davantage de résilience et de durabilité au sein du système alimentaire, dans l’optique d’assurer une répartition équitable envers les opérateurs.

Le 23 septembre 2021, l’Union européenne a célébré sa première «Journée européenne de l’agriculture» et le CESE vient d’adopter deux avis, l’un sur le Plan d’action pour le développement de la production biologique dans l’UE et l’autre intitulé «Vers une chaîne d’approvisionnement alimentaire équitable».

Les responsables politiques ont devant eux des opportunités considérables à saisir pour réaliser les transformations nécessaires. Nous nous trouvons à un moment critique pour la mise en œuvre d’une politique alimentaire globale.

De 8,5 à 25 % des terres agricoles de l’Union européenne dédiées à l’agriculture biologique: un objectif ambitieux

En adoptant la stratégie «De la ferme à la table» et la stratégie en matière de biodiversité, la Commission, agissant dans le cadre du pacte vert pour l’Europe, s’est fixé un objectif en matière de production biologique dans l’UE: consacrer au moins 25 % des terres agricoles de l’Union européenne à l’agriculture biologique d’ici à 2030.

«L’agriculture biologique a un rôle à jouer dans la réalisation des objectifs du pacte vert pour l’Europe. Il sera essentiel d’adopter une approche axée sur le marché pour pousser encore la demande des consommateurs et améliorer la confiance envers les produits biologiques» a déclaré Andreas Thurner, rapporteur de l’avis du CESE sur la production biologique.

Le CESE insiste néanmoins sur la nécessité de disposer de ressources financières suffisantes pour que chaque Européen bénéficie de cette conversion de grande ampleur vers l’agriculture biologique. (mr)