Par le groupe des employeurs du CESE

En prévision du sommet social de Porto qui se tiendra le mois prochain, des membres du groupe des employeurs ont rencontré Nicolas Schmit, commissaire à l’emploi et aux droits sociaux. Au cours d’un débat franc et ouvert, Stefano Mallia, président du groupe des employeurs, a souligné la nécessité d’une relance économique rapide, qui ne sera possible que si nous veillons à ce que nos entreprises disposent de l’environnement économique adéquat pour être compétitives et créer des emplois, ce qui garantira de fait le bien-être de nos sociétés.

Alors que nous traversons la pire récession économique depuis la Seconde Guerre mondiale, une solide relance économique constitue à la fois la condition préalable et le moteur du progrès social.

C’est pourquoi il convient que la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux et le sommet social de Porto soient axés non seulement sur la politique sociale, mais également sur la relance économique et la compétitivité.

Dans ces conditions, l’on ne saurait promouvoir la création d’emplois et la participation au marché du travail au moyen de nouvelle lois ou autres obligations qui augmenteraient les charges pesant sur les entreprises. Cette approche n’a pas fonctionné par le passé et elle ne portera certainement pas ses fruits dans le contexte de la terrible crise économique actuelle.

Nous devons plutôt nous nous attacher à créer des marchés du travail où la flexibilité et l’adaptabilité des entreprises au changement vont de pair avec une sécurité suffisante pour les travailleurs.

Une industrie, un secteur des services et un esprit d’entreprise dynamiques sont la clé de la prospérité et du bien-être futurs de l’Europe. Nous avons besoin d’une main-d’œuvre compétente et innovante pour mener à bien les transitions numérique et écologique. Garantir les fondements compétitifs des investissements est essentiel au maintien de notre modèle social.

Il convient de réserver la législation européenne aux questions qui dépassent réellement les frontières. Lorsque l’Union européenne légifère, toute nouvelle initiative prise à ce niveau de gouvernance devrait être davantage fondée sur des éléments probants, et faire l’objet d’une évaluation qui serait fonction de sa contribution à la compétitivité. Cet objectif pourrait être atteint grâce à un nouveau test de vérification de la compétitivité, auquel toute nouvelle initiative devrait être soumise.

Le groupe des employeurs a rencontré le commissaire Schmit le 15 avril dernier. La discussion a porté sur un certain nombre de questions sociales, telles que le plan d’action du socle européen des droits sociaux, le sommet de Porto, la proposition de la Commission relative à des salaires minimaux adéquats, ainsi que le dialogue social et la négociation collective.

Le discours prononcé par M. Mallia à l’occasion de cette rencontre avec le commissaire Schmit peut être consulté dans son intégralité à l’adresse suivante: https://www.eesc.europa.eu/fr/news-media/news/speech-president-mallia-eesc-employers-group-meeting-commissioner-schmit(dv/kr)