The EESC issues between 160 and 190 opinions and information reports a year.
It also organises several annual initiatives and events with a focus on civil society and citizens’ participation such as the Civil Society Prize, the Civil Society Days, the Your Europe, Your Say youth plenary and the ECI Day.
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The EESC brings together representatives from all areas of organised civil society, who give their independent advice on EU policies and legislation. The EESC's326 Members are organised into three groups: Employers, Workers and Various Interests.
The EESC has six sections, specialising in concrete topics of relevance to the citizens of the European Union, ranging from social to economic affairs, energy, environment, external relations or the internal market.
L’initiative révise l’Acte sur la cybersécurité afin de clarifier le mandat de l’ENISA, de renforcer la certification européenne en matière de cybersécurité, de simplifier la législation et de soutenir une chaîne d’approvisionnement et une base industrielle européennes sûres et résilientes.
En cours (updated on 08/12/2025) - Bureau decision date: 22/10/2025
L’avis examine l'omnibus numérique, un ensemble de deux propositions législatives qui vise à simplifier la réglementation et à soulager immédiatement les entreprises actives dans le numérique.
En cours (updated on 17/11/2025) - Bureau decision date: 22/10/2025
Le prochain agenda du consommateur 2025-2030, dont l’adoption est prévue le 19 novembre 2025, comprendra un nouveau plan d’action sur les consommateurs dans le marché unique garantissant une approche équilibrée qui protège les consommateurs sans imposer de charges administratives excessives aux entreprises.
Cette étude examine comment les partenaires sociaux et les organisations de la société civile dans six États membres — l’Italie, l’Autriche, la Hongrie, la Pologne, le Portugal et la Suède — perçoivent l’efficacité des politiques mises en place pour développer l’emploi et encourager davantage d’adultes à se former. Elle présente également des recommandations pour améliorer les résultats des politiques.
Journée européenne du consommateur 2025 sur le thème: «L’Europe à l’encan? Comment les marchés mondiaux changent notre société — ce qu’il nous faut faire dès maintenant»
Journée européenne du consommateur 2025 sur le thème: «L’Europe à l’encan? Comment les marchés mondiaux changent notre société — ce qu’il nous faut faire dès maintenant»
Un emploi devrait normalement ouvrir une voie sûre vers une vie décente. Et pourtant, en 2024, un adulte actif sur douze en Europe était un «travailleur pauvre». Dans un entretien accordé à CESE info, Sotiria Theodoropoulou, chercheuse à l’Institut syndical européen, nous en donne la définition et nous explique en quoi cette notion diffère de la privation matérielle et sociale grave. En Europe, c’est au Luxembourg que le taux de pauvreté au travail est le plus haut, alors même que le pays affiche le PIB par habitant le plus élevé de l’Union.
Un emploi devrait normalement ouvrir une voie sûre vers une vie décente. Et pourtant, en 2024, un adulte actif sur douze en Europe était un «travailleur pauvre». Dans un entretien accordé à CESE info, Sotiria Theodoropoulou, chercheuse à l’Institut syndical européen, nous en donne la définition et nous explique en quoi cette notion diffère de la privation matérielle et sociale grave. En Europe, c’est au Luxembourg que le taux de pauvreté au travail est le plus haut, alors même que le pays affiche le PIB par habitant le plus élevé de l’Union.
Qu’est-ce qu’un «travailleur pauvre»? Et quelle est la différence entre la pauvreté au travail et les autres formes de pauvreté, comme la privation matérielle?
Les «travailleurs pauvres» (des personnes qui travaillent mais sont exposées au risque de pauvreté) sont des adultes qui, alors qu’ils ont un emploi (ce qui en fait des travailleurs), disposent de revenus faibles (et sont donc exposés au risque de pauvreté). Le revenu de leur ménage, après ajustement pour tenir compte du nombre et de l’âge des personnes qu’il comprend, se situe en deçà de 60 % du revenu moyen observé dans leur pays.
La pauvreté au travail correspond à une situation dans laquelle le revenu d’un ménage est bas par rapport à celui des autres habitants du pays; elle n’est donc pas nécessairement synonyme de faible niveau de vie. Ce n’est pas la même chose que d’être exposé au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale. Le risque de pauvreté ou d’exclusion sociale est en effet plus vaste et englobe toute personne percevant de faibles revenus, se trouvant dans un état de privation matérielle et sociale grave ou faisant partie d’un ménage à très faible intensité de travail (au sein duquel les adultes en âge de travailler le font 20 % ou moins de leur temps de travail potentiel).
La notion de pauvreté au travail diffère de celle de privation matérielle et sociale grave, qui désigne le fait d’être contraint de se priver d’au moins sept des treize éléments considérés comme nécessaires et souhaitables pour mener une vie convenable. Les travailleurs pauvres ne se trouvent donc pas obligatoirement dans une situation de privation matérielle et sociale grave. Le fait de vivre dans un ménage à très faible intensité de travail, où les adultes en âge de travailler le font 20 % ou moins de leur temps de travail potentiel, constitue en revanche un facteur déterminant de pauvreté au travail.
Quelles sont les dernières statistiques relatives aux travailleurs pauvres au sein de l’Union européenne? La tendance est-elle à la hausse ou à la stagnation par rapport à il y a cinq ou dix ans?
Les écarts entre les taux de pauvreté au travail restent très marqués au sein de l’Union: en 2024, le Luxembourg occupait la tête du classement (13,4 %), tandis que la Finlande et la Tchéquie affichaient les taux les plus bas (2,8 % et 3,7 % respectivement) (voir figure 1). Si, pour l’ensemble de l’Union, le taux a diminué par rapport au pic de 9,8 % atteint en 2016, ce qui montre une certaine amélioration, la résilience, ou la capacité à faire face à la pression économique, reste inégale. Certains pays résistent en effet mieux que d’autres au coût élevé de la vie.
Quels sont les groupes de population les plus exposés? À quelles conséquences ces travailleurs sont-ils confrontés?
Les groupes les plus exposés au risque de pauvreté au travail sont ceux dont l’intensité de travail au sein du ménage est faible, qui ont des contrats atypiques (à durée déterminée ou à temps partiel), qui possèdent moins de qualifications ou qui sont composés de migrants ou de parents isolés (voir figure 2). Les écarts entre les hommes et les femmes en matière de soins et la concentration du travail à temps partiel aggravent en outre l’exposition des femmes dans de nombreux États membres, ce qui montre que le nombre d’heures et la composition du ménage comptent autant que le salaire horaire.
Figure 1: Taux de pauvreté au travail (en %), Europe des Vingt-sept et États membres, 2024
Source: base de données EU-SILC (ilc_iw01 series)
Figure 2: Taux de pauvreté au travail (en %) en fonction des caractéristiques sociodémographiques et liées au marché du travail, Europe des Vingt-sept, 2024
Source: base de données EU-SILC (ilc_iw01/02/03/04/05/06/07/16 series)
Quelles sont les mesures prises par l’Union et les États membres pour lutter contre la pauvreté au travail et sont-elles suffisantes? Que faudrait-il faire de plus?
Certaines politiques peuvent contribuer à réduire la pauvreté au travail:
des planchers salariaux adéquats (un salaire minimum équitable pour tous les travailleurs) et une large couverture des négociations collectives (jusqu’à 80 % des travailleurs couverts par des accords qui fixent leur rémunération et leurs conditions de travail);
la transparence et l’application des règles en matière d’égalité des rémunérations;
des contrats équitables;
un nombre d’heures prévisible et un plein accès à la protection sociale pour les travailleurs atypiques;
des services de garde d’enfants universels et abordables qui permettent à plus d’adultes au sein d’une famille de travailler ou d’accepter un plus grand nombre d’heures de travail s’ils le souhaitent;
une aide au revenu minimum adéquat qui ne tienne pas compte des revenus, de manière à permettre aux familles de continuer à bénéficier de certaines prestations lorsqu’un de leurs membres commence à percevoir une rémunération, afin que le deuxième contributeur aux revenus du ménage y gagne réellement en travaillant plus d’heures.
Alors que le deuxième système d’échange de quotas d’émission de l’UE (SEQE 2) entrera en vigueur en 2027, le Fonds social pour le climat (2026-2032) pourra réduire les coûts inévitables en matière d’énergie et de transport qui maintiennent sous le seuil les ménages à bas revenus. Promouvoir un meilleur niveau d’instruction et permettre aux travailleurs migrants de travailler dans les règles peut également limiter le risque de pauvreté au travail.
Pour finir, il convient de suivre les avancées en examinant le nombre de travailleurs restant exposés au risque de pauvreté et en ventilant ces données par type de contrat, par sexe et par nombre de personnes actives au sein d’un ménage. Cela permettrait de s’assurer que les politiques bénéficient à ceux qui en ont le plus besoin. Ces informations, recueillies dans le cadre de la principale enquête de l’UE sur le revenu et les conditions de vie (EU-SILC), devraient être publiées de manière régulière et rendues accessibles afin que chacun puisse les consulter.
Sotiria Theodoropoulou est cheffe de l’unité de recherche «Politiques européennes économiques, sociales et de l’emploi» à l’Institut syndical européen (ETUI), basé à Bruxelles.
Europe à vendre? Comment les marchés mondiaux changent notre société - ce qu'il nous faut faire dès maintenant
Event type
Conference
Location
Bâtiment Jacques Delors - Salle JDE 62
Bruxelles
Belgium
La Journée européenne du consommateur est un événement annuel organisé depuis 1999, qui donne aux consommateurs un forum pour discuter des développements politiques d'actualité. À la suite de l’avis très acclamé du CESE intitulé «Appel à une concurrence loyale en ce qui concerne les plateformes de pays tiers», adopté en septembre 2025, le thème de l’édition de cette année de la Journée européenne du consommateur était les défis liés au commerce électronique des plateformes de pays tiers dans une perspective économique et sociale plus large. L’objectif était de discuter de l’impact potentiel considérable de l’expansion des plateformes sur l’économie et la société de l’UE en tant que telles et d’associer des acteurs de tous horizons à la défense d’une cause commune.