Le CESE a organisé, le 8 décembre à Bruxelles, une conférence consacrée à la dimension sociale des plans nationaux pour la reprise et la résilience (PNRR) financés par la facilité pour la reprise et la résilience (FRR), le principal instrument financier de l’UE.

La FRR vise à promouvoir la cohésion sociale et à atténuer les conséquences sociales de la pandémie. Cependant, les PNRR connaissent toujours un certain nombre de défaillances parmi lesquelles des investissements inégaux consacrés aux programmes sociaux dans les différents États membres, une consultation insuffisante des partenaires sociaux ou encore la faible intégration de la dimension de genre.

Oliver Röpke, président du CESE, a souligné la nécessité de se doter de nouvelles mesures pour remédier aux déséquilibres entre les programmes sociaux financés par l’UE, notamment en matière de logement, de formation et d’éducation. Evelyn Regner, vice-présidente du Parlement européen, a mis en exergue l’inégale dimension sociale des PNRR en insistant sur l’efficacité des mécanismes qui reposent sur différents paliers dans les pays qui bénéficient d’une solide participation des partenaires sociaux.

Nicolas Schmit, commissaire européen à l’emploi et aux droits sociaux, a suggéré qu’il soit envisagé d’investir les fonds non alloués au titre de la FRR dans le logement, rappelant que si la FRR a permis d’accroître la capacité d’investissement social au sein de l’UE, les États membres sont confrontés à des problèmes de logement qui nécessitent des mesures d’urgence.

Les participants à la conférence ont déploré l’insuffisance des dispositions relatives à l’égalité entre les hommes et les femmes, qui marque un recul par rapport aux engagements de l’Union dans ce domaine. Tout en reconnaissant que les projets en cours dans certains États membres pouvaient renforcer l’égalité entre les hommes et les femmes sur le long terme, les participants au débat on insisté sur la nécessité d’adopter une approche plus solide et complète afin de mettre en œuvre la dimension sociale et l’égalité entre les hommes et les femmes dans le cadre des PNRR.

Divers aspects de ces plans ont été évoqués lors de la conférence, y compris la cohésion sociale et la dimension de la jeunesse, avec un accent tout particulier mis sur les dispositions des PNRR dans le domaine de l’éducation destinées aux jeunes. Les participants ont souligné la nécessité de mettre en place des stratégies plus globales pour faciliter le passage de l’enseignement au monde du travail et ont souligné l’importance de fournir aux jeunes une plateforme leur permettant de prendre activement part aux décisions qui façonnent leur avenir. (ll)