Politique économique de la zone euro (2019) (supplément d’avis)

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Avis du CESE: Politique économique de la zone euro (2019) (supplément d’avis)

Points clés

Le CESE:

  • prend acte de l’évolution positive de l’économie de l’UE et de la zone euro au cours des dernières années, tout en observant qu’à l’heure actuelle, ces économies sont toutefois exposées relativement plus que d’habitude à l’influence de risques extérieurs;
  • estime qu’il est essentiel que la politique budgétaire accompagne la politique monétaire expansionniste de la Banque centrale européenne, au moyen d’une orientation budgétaire positive dans la zone euro, tout en respectant la discipline budgétaire;
  • prend note de la croissance actuelle des investissements dans l’UE et la zone euro, mais considère que davantage de ressources sont nécessaires pour les investissements tant publics que privés, compte tenu notamment du fait que ces investissements atteignent des niveaux plus élevés en Chine ou aux États-Unis;
  • prend acte de la proposition d’un instrument budgétaire de convergence et de compétitivité et de son lien étroit avec le programme d’appui aux réformes;
  • escompte que l’instrument budgétaire de convergence et de compétitivité et le programme d’appui aux réformes apporteront un soutien significatif aux réformes et aux investissements, tant au sein de la zone euro que dans les pays qui n’en font pas partie;
  • estime toutefois que la proposition relative au cadre financier pluriannuel pour la période 2021-2027 pourrait être insuffisante pour mettre en œuvre avec succès ces programmes, et réitère son appel à augmenter le volume de ressources à cette fin;
  • soutient et apprécie l’équilibre et la conditionnalité mutuelle entre l’investissement, les réformes structurelles et la responsabilité budgétaire;
  • insiste sur l’importance cruciale des investissements privés et se dit préoccupé des retards pris dans la mise en œuvre de l’union bancaire et de l’union des marchés des capitaux, qui peuvent contribuer à accélérer le rythme de croissance des investissements grâce à des flux de capitaux plus efficaces et flexibles;
  • est d’avis que les priorités de l’économie européenne devraient à présent être axées plus fortement sur le soutien à la demande intérieure et que le solde extérieur des échanges de biens et de services, très positif à l’échelle de l’Union, devrait être mieux réparti entre davantage d’États membres;
  • soutient fermement la poursuite des activités visant à améliorer la fonctionnalité et l’homogénéité du marché unique, tout en notant avec préoccupation le problème de la pénurie de main-d’œuvre et de l’inadéquation entre les compétences offertes et les compétences requises.