Personne ne devrait être laissé pour compte. Pour une politique de cohésion inclusive et participative en faveur de la cohésion sociale, économique et territoriale

Download — No one should be left behind! For an inclusive and participatory cohesion policy in support of social, economic and territorial cohesion

Point clés

Le CESE:

  • invite les États membres de l’Union européenne et ses dirigeants, les institutions européennes et les citoyens de l’Union à préserver et à protéger la cohésion économique, sociale et territoriale de l’Union, conformément à l’article 174 du TFUE;

  • souligne que le principe fondamental de la politique de cohésion, à savoir que personne ne peut être laissé pour compte, reste correct et conserve toute sa validité, et que les partenaires de la société civile sont disposés à poursuivre leur travail en faveur de son application, qui passe par une action d’investissement robuste de la part de l’Union;

  • tient à faire valoir que l’inégalité des chances peut exercer, au niveau des régions, des États membres et de toute l’Union, un effet dommageable sur la croissance et la compétitivité à long terme. Il est donc nécessaire de diversifier et d’assouplir davantage la politique de cohésion, tout en la rendant crédible, stable et claire, afin de pouvoir accorder une plus grande attention aux personnes, en particulier aux plus vulnérables, et de mieux lutter contre l’inégalité des chances à laquelle sont confrontées nombre d’entre elles;

  • s’inscrit en faux contre l’idée de supprimer un portefeuille de commissaire européen dont la responsabilité principale est la politique de cohésion;

  • s’oppose à la réduction et à la transformation de la politique de cohésion en un instrument de lutte contre les crises d’urgence;

  • rejette l’idée de transformer la politique de cohésion en un instrument similaire à la facilité pour la reprise et la résilience (FRR), avec peu ou pas de participation structurelle des parties prenantes, de gestion partagée et de gouvernance à plusieurs niveaux;

  • se dit favorable au principe de partenariat et à des règles claires pour associer la société civile à la sélection, à la gouvernance et au suivi des opérations financées par l’Union;

  • demande que soit adoptée une formulation forte concernant la participation de la société civile au prochain règlement portant dispositions communes (RPDC), qui régit l’utilisation des fonds de cohésion ainsi que d’autres financements de l’Union après 2027, de la même manière que pour la période 2021-2027;

  • appelle de ses vœux une politique de cohésion territorialisée et axée sur les personnes;

  • appelle à donner un nouvel élan à la politique de cohésion; affirme qu’il y a lieu d’élargir, de moderniser ou de revoir l’éventail des instruments et des approches, afin de construire une politique de cohésion forte, efficace, flexible et renouvelée, en concentrant davantage l’attention, au-delà des seuls investissements, sur les capacités, les liens interrégionaux, l’efficacité des résultats et les perspectives offertes aux bénéficiaires des actions;

  • déclare qu’il mettra tout en œuvre pour préserver les principes fondamentaux de la politique de cohésion et veiller à ce qu’elle reste le ciment qui maintient l’Europe unie.