«Le passeport pour la démocratie européenne» – plusieurs milliers d’exemplaires de la dernière édition de la brochure populaire du CESE sont actuellement en cours de distribution partout en Europe. Et à la question de savoir si le passeport pour la démocratie européenne est aussi disponible en format électronique, la réponse est oui! 

«Le passeport pour la démocratie européenne» – plusieurs milliers d’exemplaires de la dernière édition de la brochure populaire du CESE sont actuellement en cours de distribution partout en Europe. Et à la question de savoir si le passeport pour la démocratie européenne est aussi disponible en format électronique, la réponse est oui! 

La version interactive en ligne, comprenant des vidéos, des quiz, des cartes et mille autres choses encore, est déjà disponible dans 13 langues, et les autres versions linguistiques ne devraient pas tarder! Prenez le temps d’explorer nos contenus pour mieux comprendre comment vous pouvez faire entendre vos idées. 

À l’occasion du 20e anniversaire du Groupe de liaison du CESE, ses fondateurs et ses membres actuels ont appelé à prendre des mesures actives pour défendre la démocratie européenne, un espace public ouvert et une Europe juste.

À l’occasion du 20e anniversaire du Groupe de liaison du CESE, ses fondateurs et ses membres actuels ont appelé à prendre des mesures actives pour défendre la démocratie européenne, un espace public ouvert et une Europe juste.

Le 11 décembre dernier, le Comité économique et social européen (CESE) a célébré le 20e anniversaire de son Groupe de liaison avec les organisations et réseaux européens de la société civile, qui est le seul organe permanent de dialogue politique et de coopération structurée entre les organisations de la société civile (OSC) et les institutions de l’UE. Au cours de ses vingt années d’existence, le Groupe de liaison a joué un rôle majeur pour faire entendre la voix de la société civile organisée et favoriser la prise en compte de ses préoccupations dans l’agenda européen. Il est composé de 45 réseaux de la société civile exerçant leur activité au niveau européen, qui incarnent pleinement les principes consacrés par l’article 11 du traité.

«À l’heure où nous célébrons les 20 ans du Groupe de liaison du CESE, nous honorons non seulement ses réalisations remarquables, mais aussi les partenariats durables qui ont donné corps à la démocratie participative en Europe. En deux décennies, le Groupe de liaison s’est affirmé comme une plateforme dynamique, qui amplifie la voix de la société civile et favorise la collaboration entre les différentes parties prenantes. Alors que nous nous tournons vers l’avenir, continuons d’être unis pour renforcer les valeurs démocratiques, élargir l’espace civique et créer une Europe qui sert véritablement l’ensemble de ses citoyens», a déclaré Oliver Röpke, président du CESE, dans son allocution d’ouverture.

«Notre cheminement n’a pas été facile, a expliqué Brikena Xhomaqi, coprésidente du Groupe de liaison, mais nous avons appris à nous faire confiance. Et j’espère que nous renforcerons notre coopération pour lutter ensemble en faveur d’une stratégie cohérente de la société civile européenne».

Dans son discours liminaire, Katarina Barley, vice-présidente du Parlement européen chargée des relations avec les organisations de la société civile, a déclaré que «le Parlement européen est prêt à renforcer sa coopération avec le Groupe de liaison. Nous avons besoin d’une coopération de plus en plus structurée avec les organisations de la société civile.  Ensemble, nous devons redoubler d’efforts pour contrer les menaces qui pèsent sur la démocratie dans l’Union européenne, d’une gravité inédite dans l’histoire de l’Union». En ce qui concerne le Groupe de liaison, elle a ajouté: «S’il n’existait pas, il faudrait l’inventer.»

La manifestation énergique organisée pour marquer le 20e anniversaire du Groupe de liaison a vu la participation de plus d’une centaine d’invités, dont plusieurs personnalités clés du secteur de la société civile, y compris des représentants d’organisations de la société civile de Serbie et de Moldavie, conformément à la politique du CESE consistant à inviter des représentants des pays candidats à l’adhésion à l’UE à participer à ses travaux. Étaient également présents quatre anciens présidents du CESE, Staffan Nilsson, Henri Malosse, Luca Jahier et George Dassis. M. Jahier a souligné que le Comité a la responsabilité d’établir et de maintenir une plateforme de dialogue civil, tandis que M. Dassis a déclaré que «l’essentiel est d’avoir la paix, et que pour parvenir à la paix, nous devons être forts et unis».

Vous avez été dans l’impossibilité d’assister à la manifestation? Mettez-vous à jour en allant sur la page qui lui est consacrée et qui donne accès à son enregistrement, à la déclaration commune de la présidence du Groupe de liaison, à la vidéo de clôture, aux photos et au communiqué de presse.  (lm)

La dernière publication du Comité économique et social européen présente une série de 11 récits décrivant ses réalisations récentes.

La dernière publication du Comité économique et social européen présente une série de 11 récits décrivant ses réalisations récentes.

Ils montrent comment le CESE s’est employé à faire en sorte que les questions économiques et sociales les plus importantes, telles que mises en avant par les partenaires sociaux et la société civile, soient débattues et traitées au niveau de l’Union.

Ces récits témoignent également de la manière dont le Comité, grâce à ses travaux consultatifs, influence la législation de l’UE et en contrôle la bonne mise en œuvre.

Pour en savoir plus sur ces 11 récits ou les télécharger, vous pouvez consulter la page de notre site web qui leur est consacrée: Réalisations récentes du CESE | CESE.

Pour obtenir des exemplaires papier de ces récits en anglais et en français, veuillez envoyer un courrier électronique à l’adresse vipcese@eesc.europa.eu.

Pour que l’Union européenne perdure, elle se doit de communiquer avec efficacité, notamment dans le contexte actuel d’explosion de la désinformation, d’essor rapide de l’intelligence artificielle et d’une montée des tentations autoritaristes. Pour toucher tout un chacun, la communication sur l’Union doit intervenir à l’échelon local.

Pour que l’Union européenne perdure, elle se doit de communiquer avec efficacité, notamment dans le contexte actuel d’explosion de la désinformation, d’essor rapide de l’intelligence artificielle et d’une montée des tentations autoritaristes. Pour toucher tout un chacun, la communication sur l’Union doit intervenir à l’échelon local.

Intitulé «Redéfinir l’image de marque de l’Europe», le nouveau livre de Stavros Papagianneas, spécialiste de la communication stratégique et publiciste, jette les bases d’un débat critique sur le rôle de l’Union européenne sur la scène mondiale, alors que l’Europe se trouve à la croisée des chemins face à l’agression russe contre l’Ukraine, qui entre dans sa troisième année, à la guerre au Moyen-Orient et à une série de défis géopolitiques et économiques.

Ce livre a fait l’objet d’une présentation le 3 décembre dernier au Résidence Palace à Bruxelles, à laquelle participait Laurenţiu Plosceanu, vice-président du CESE chargé de la communication, qui est intervenu au cours du débat sur la place de l’Europe dans une arène mondiale tumultueuse et sur la nécessité pour l’Union de communiquer efficacement ses valeurs.

«L’Union européenne se trouve à un moment déterminant. Pour garantir son avenir, l’Europe doit communiquer un grand dessein clair et convaincant à ses citoyens et au reste du monde. En l’occurrence, ce n’est pas la politique qui importe, mais la confiance, l’identité et l’ambition commune», a déclaré M. Papagianneas.

Les participants au débat ont fait valoir que pour la survie de l’Union, communiquer efficacement n’est pas un simple choix parmi d’autres, mais une nécessité, en particulier en un temps présent marqué par la désinformation, l’intelligence artificielle et la montée de l’autoritarisme. L’Europe doit montrer la voie pour faire progresser la démocratie et les droits de l’homme. Les médias jouent un rôle essentiel pour structurer la sphère publique européenne, comme l’a constaté Colin Stevens, rédacteur en chef de EU Reporter et animateur du débat. «Nous, les médias, devons marteler sans relâche que l’Europe est l’affaire de tout un chacun. Et nous devons le proclamer chaque jour, matin, midi et soir», a-t-il déclaré.

Les experts conviennent de toute la difficulté de lutter à la racine contre la désinformation ou les «fausses informations», alors notamment que l’intelligence artificielle prend une place toujours plus importante. La contre-mesure la plus efficace consiste à susciter une résilience au sein de la population.

M. Plosceanu a relevé que «plutôt que de parler aux citoyens, il est temps de les écouter davantage. Les citoyens veulent davantage s’engager et participer». Il a fait valoir toute l’importance d’œuvrer avec la presse régionale et demandé instamment aux institutions de l’Union qu’elles constituent des partenariats avec les médias régionaux et qu’elles en invitent les journalistes à Bruxelles. Il a conclu son intervention sur la nécessité pour l’Europe d’investir l’échelon local, d’aller sur le terrain.

Sachant que la grande majorité des Européens raisonnent d’abord à l’échelle locale, puis régionale, puis nationale, et seulement ensuite au plan européen, la communication sur l’Europe doit s’adapter à cette réalité et acter que pour toucher les citoyens, ses discours et récits doivent s’articuler sur les plans local, régional et national. (mt)

En 2025, nous avons la responsabilité commune de construire une Europe plus forte

À l’aube de l’année 2025, la présidence polonaise du Conseil de l’Union européenne insiste sur l’urgence de relever les défis complexes qui façonnent le présent et l’avenir de l’Europe et affirme sa détermination à y contribuer. Dans le cadre du thème général de la sécurité, les dirigeants de la Pologne s’engagent à nous guider au cours d’une année qui sera cruciale pour la résilience, la cohésion et le progrès de l’UE.

En 2025, nous avons la responsabilité commune de construire une Europe plus forte

À l’aube de l’année 2025, la présidence polonaise du Conseil de l’Union européenne insiste sur l’urgence de relever les défis complexes qui façonnent le présent et l’avenir de l’Europe et affirme sa détermination à y contribuer. Dans le cadre du thème général de la sécurité, les dirigeants de la Pologne s’engagent à nous guider au cours d’une année qui sera cruciale pour la résilience, la cohésion et le progrès de l’UE.

Les priorités définies par la présidence polonaise reflètent une approche globale de la sécurité dans ses nombreuses dimensions. S’agissant de la sécurité intérieure, l’accent est mis sur la protection des frontières et la lutte contre la désinformation, soulignant la nécessité de faire preuve de vigilance face aux menaces émergentes. La sécurité extérieure, quant à elle, se concentrera sur le renforcement des capacités de défense, la promotion de l’innovation et l’accélération des efforts d’élargissement afin de garantir la stabilité dans notre voisinage. Dans le même temps, la sécurité économique, énergétique, alimentaire et sanitaire restera un enjeu essentiel pour garantir l’indépendance de l’Europe et le bien-être de ses citoyens.

Au sein du Comité économique et social européen (CESE), nous sommes prêts à soutenir pleinement le programme de la présidence en mettant à profit notre rôle unique de porte-parole de la société civile. Le CESE contribuera activement aux discussions sur la manière de préserver la compétitivité de l’Europe tout en veillant à ce que personne ne soit laissé pour compte dans les transitions auxquelles nous sommes confrontés, qu’elles soient numériques, écologiques ou économiques.

Cette année est également marquée par un renouvellement politique, puisqu’une nouvelle Commission européenne entame son mandat. Il s’agit là d’une occasion renouvelée de forger des cadres d’action et de mettre en œuvre des initiatives qui répondent aux attentes des citoyens européens. Le Comité contribuera à soutenir ce nouveau chapitre, en veillant à ce que les points de vue de la société civile et des partenaires sociaux soient au cœur du processus décisionnel de l’UE.

L’année 2025 qui débute nous rappelle que nous avons la responsabilité commune de construire une Europe plus forte et plus inclusive. Le CESE continuera de plaider en faveur de l’état de droit, du développement durable et de la cohésion sociale, en veillant à ce que les contributions de la société civile influencent les priorités du programme de l’UE. Avec la présidence polonaise, nous nous efforcerons de relever les défis urgents d’aujourd’hui tout en ouvrant la voie à une Europe sûre, compétitive et unie pour les générations à venir.

Oliver RÖPKE

Président du CESE

Le logement doit être considéré comme un droit fondamental, donnant à tous les Européens, notamment les jeunes et les groupes vulnérables, la garantie de se loger de manière décente et durable.

Le logement doit être considéré comme un droit fondamental, donnant à tous les Européens, notamment les jeunes et les groupes vulnérables, la garantie de se loger de manière décente et durable.

Tel est l’appel énergique lancé par les participants au forum sur le logement, que le CESE a tenu pour la première fois le 5 décembre 2024, dans le cadre de sa session plénière. Le débat mené à cette occasion a rassemblé des intervenants de premier plan et donné lieu à l’adoption d’un avis sur le sujet.

Dans la foulée de la nomination du nouveau commissaire à l’énergie et au logement Dan Jørgensen, le président du CESE, Oliver Röpke, s’est félicité de la décision historique de créer, au sein de la nouvelle Commission, un portefeuille spécifique consacré au logement. M. Röpke a déclaré: «Le logement est un droit fondamental, et non un privilège, et nous ne pouvons accepter que dans le cas de populations vulnérables, ce besoin essentiel ne puisse être satisfait. Alors que nous sommes confrontés à une grave crise du logement qui touche presque tous les États membres, je tiens à souligner qu’il est urgent de veiller à ce qu’un logis abordable, durable et décent devienne une réalité pour tous.»

Appelant de ses vœux une nouvelle optique qui considère le logement comme une infrastructure vitale pour la société, au même titre que la santé et l’éducation, Bent Madsen, président de Housing Europe, a ajouté: «Nous saluons la vision du nouveau commissaire au logement, qui a souligné l’importance de fonder notre approche sur des valeurs, des règles et des investissements. En tant que coopérative publique et bailleurs sociaux, nous sommes prêts à montrer la voie pour fournir les logements dont nos citoyens et nos sociétés ont besoin.»

Dans son avis intitulé «Des logements sociaux décents, durables et abordables dans l’UE», élaboré par Thomas Kattnig et Rudolf Kolbe, le CESE reconnaît que le marché du logement présente des failles, qu’il convient de combler en améliorant les conditions générales telles que les données, la coordination, les procédures d’approbation et les règles d’aménagement du territoire, en établissant un droit fondamental au logement, en garantissant un financement suffisant, en appliquant le principe du logement d’abord (ou «Housing First») pour les sans-abri, et en mettant davantage l’accent sur la durabilité et les besoins des jeunes. (mp)

Par Thomas Kattnig

Pour de plus en plus de personnes, le logement devient inabordable à cause de la hausse des loyers, de la flambée des prix de l’immobilier et des salaires qui ne sont pas à la hauteur de l’inflation. La crise du logement au sein de l’Union européenne est bien réelle.

Cette situation entraîne une réduction du pouvoir d’achat et, partant, une augmentation des coûts des soins de santé, des pertes de productivité, des dommages environnementaux et des conséquences économiques négatives.

Par Thomas Kattnig

Pour de plus en plus de personnes, le logement devient inabordable à cause de la hausse des loyers, de la flambée des prix de l’immobilier et des salaires qui ne sont pas à la hauteur de l’inflation. La crise du logement au sein de l’Union européenne est bien réelle.

Cette situation entraîne une réduction du pouvoir d’achat et, partant, une augmentation des coûts des soins de santé, des pertes de productivité, des dommages environnementaux et des conséquences économiques négatives.

Le CESE, en qualité de porte-parole de la société civile organisée, estime qu’il est urgent de prendre des mesures pour corriger le dysfonctionnement du marché dans le secteur du logement. C’est pourquoi nous invitons la Commission à travailler avec le Parlement, les États membres et la société civile pour élaborer un ensemble complet de mesures de l’Union établissant des conditions-cadres et consacrant le droit au logement, conformément au socle européen des droits sociaux et à la charte des droits fondamentaux.

Nous saluons dès lors la nomination d’un commissaire chargé de l’énergie et du logement et l’annonce de la présentation d’un plan européen pour des logements abordables qui aura lieu dans les 100 prochains jours. Parmi nos besoins figurent, entre autres, un registre de transparence à l’échelle de l’Union européenne pour les transactions immobilières, une coordination plus rationnelle, des procédures d’autorisation plus efficaces, une meilleure planification de l’utilisation des sols, des terrains abordables pour les logements sociaux, des investissements accrus dans la rénovation et la construction respectueuse de l’environnement, ainsi que le programme «Un Logement d’abord» de manière à offrir une sécurité et des perspectives aux sans-abri. Nous plaidons en faveur de la reconnaissance du logement comme un droit fondamental et non comme une marchandise, en le consacrant dans le droit primaire de l’Union.

Dans le même temps, nous adhérons au rapport Letta selon lequel l’accès au logement social doit être défini plus largement dans la législation sur les aides d’État.

En outre, le CESE préconise une augmentation significative du soutien financier apporté au logement social. Premièrement, les investissements publics dans le logement social doivent être exclus des règles du pacte de stabilité et de croissance en matière de dettes. Deuxièmement, les promoteurs et les coopératives de logements sociaux, ainsi que les municipalités, devraient pouvoir bénéficier de prêts à long terme sans intérêt de la part de la Banque européenne d’investissement, soit directement, soit via la plateforme d’investissement prévue.

Les locations de courte durée, qui constituent un problème dans de nombreuses grandes villes européennes, réduisent encore la quantité de logements disponibles. Pour faire face à ce phénomène et permettre aux États membres de prendre les mesures qui s’imposent, il est nécessaire que l’Union européenne mette en place une boîte à outils comprenant divers instruments tels que des taxes foncières appliquées aux logements vacants et des plafonds de loyer.

Deux aspects requièrent également une attention particulière, à savoir: a) la satisfaction des besoins des jeunes en matière de logement grâce à des programmes ciblés fondés sur le principe du logement d’abord pour les jeunes comme «Housing First for Youth» (HF4Y), et b) l’inclusion des personnes handicapées.

Pour garantir que le logement soit non seulement abordable, mais aussi durable, il convient de privilégier les rénovations et les modernisations par rapport aux nouvelles constructions. À cette fin, nous recommandons que des mesures de soutien soient associées à des mesures obligatoires, de sorte que des actions climatiques équitables soient entreprises. Des instruments de financement sont nécessaires pour permettre à toute personne, indépendamment de sa situation financière, d’effectuer des rénovations thermiques et énergétiques. Dans le même temps, il convient de prévoir des obligations pour les propriétaires, en particulier ceux qui mettent leur bien en location, afin d’éviter qu’ils ne répercutent leurs coûts sur les loyers et de protéger ainsi les locataires contre les augmentations excessives.

Enfin, nous soulignons que la crise du logement non seulement nuit à la qualité de vie des citoyens européens, mais menace également le bon fonctionnement du marché intérieur de l’Union. Une stratégie européenne en matière de logement est donc primordiale pour augmenter l’offre de logements, introduire des mesures visant à réduire les coûts de construction, contribuer au perfectionnement professionnel de la main-d’œuvre, accroître la productivité et améliorer les performances environnementales du secteur du bâtiment.

Le CESE préconise une transition équitable et inclusive, à l’heure où l’UE progresse sur la voie de la neutralité climatique. Dans un avis qu’il a publié récemment, le Comité souligne la nécessité de déployer des efforts coordonnés pour veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte lorsqu’il s’agit d’atteindre des objectifs ambitieux en matière de climat. Ces recommandations sont en adéquation avec les priorités de la Commission européenne pour la période 2024-2029, qui portent sur l’emploi, les compétences, la protection sociale et les disparités régionales.

Le CESE préconise une transition équitable et inclusive, à l’heure où l’UE progresse sur la voie de la neutralité climatique. Dans un avis qu’il a publié récemment, le Comité souligne la nécessité de déployer des efforts coordonnés pour veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte lorsqu’il s’agit d’atteindre des objectifs ambitieux en matière de climat. Ces recommandations sont en adéquation avec les priorités de la Commission européenne pour la période 2024-2029, qui portent sur l’emploi, les compétences, la protection sociale et les disparités régionales.

Le CESE appelle de ses vœux un train de mesures global en faveur d’une transition juste, qui laisse une certaine souplesse aux États membres pour faire face à leur situation particulière. En faisant du dialogue social et de la négociation collective des outils essentiels, le Comité propose également de recenser les déficits de compétences, de mettre en œuvre des programmes de formation inclusifs, d’élaborer des plans de transition transparents pour les entreprises, de renforcer la consultation des travailleurs et d’intégrer les principes d’une transition juste dans des cadres de l’Union tels que le socle européen des droits sociaux.

«Nous voulons que la transition juste soit une histoire où l’équité, la résilience et la durabilité ouvrent la voie à un avenir plus vert et plus inclusif», a déclaré Dirk Bergrath, rapporteur de l’avis.

Pour réaliser les ambitions climatiques de l’Europe, à savoir une réduction de 75 % des émissions d’ici à 2030 et zéro émission nette d’ici à 2050, il s’impose d’intégrer l’équité dans les politiques, comme le souligne le CESE dans son avis. Il est essentiel de donner la priorité au travail décent, à l’inclusion sociale et à la réduction de la pauvreté pour consolider le soutien du public et garantir le succès du pacte vert pour l’Europe.

En outre, le CESE insiste sur la nécessité d’octroyer un soutien ciblé aux régions touchées de manière disproportionnée par la transition écologique. Il est indispensable de cartographier les besoins régionaux et les transitions sectorielles, tandis que l’Observatoire de la transition juste surveille les progrès accomplis et s’assure qu’aucune communauté n’est négligée.

Pour combler les déficits de financement, il est primordial de renforcer le Fonds pour une transition juste, de mobiliser des investissements privés et d’harmoniser les instruments financiers de l’UE. Les conditions sociales et environnementales garantiront une répartition équitable, en mettant l’accent sur la formation et la protection des groupes vulnérables. (ks) 

Le neuvième Forum européen sur la migration, organisé par le Comité économique et social européen (CESE) et la direction générale de la migration et des affaires intérieures de la Commission européenne, s’est concentré sur la manière dont la société civile peut jouer un rôle clé dans la mise en œuvre à venir du pacte sur la migration et l’asile, tout en mettant en lumière le travail que réalisent directement sur le terrain les organisations de la société civile.

Le neuvième Forum européen sur la migration, organisé par le Comité économique et social européen (CESE) et la direction générale de la migration et des affaires intérieures de la Commission européenne, s’est concentré sur la manière dont la société civile peut jouer un rôle clé dans la mise en œuvre à venir du pacte sur la migration et l’asile, tout en mettant en lumière le travail que réalisent directement sur le terrain les organisations de la société civile.

Le Forum européen sur la migration, qui s’est tenu à Bruxelles à la fin du mois de novembre 2024, a centré son attention sur le pacte sur la migration et l’asile entré en vigueur en juin de cette même année. Les participants se sont penchés sur la mise en œuvre à venir de ce pacte et sur la manière dont la société civile peut prêter son concours pour l’appliquer avec humanité. Cette manifestation s’est également employée à examiner de très près le nouveau mécanisme permanent de solidarité, le resserrement des liens entre les procédures d’asile et de retour, le caractère adéquat des conditions d’accueil, ainsi que le plan d’action en faveur de l’intégration et de l’inclusion pour la période 2021-2027.

Ylva Johansson, commissaire européenne sortante aux affaires intérieures, a déclaré lors du lancement de la session d’ouverture: «Je suis heureuse que l’une de mes dernières missions publiques en tant que commissaire soit de prendre la parole lors du Forum européen sur la migration, qui constitue une plateforme capitale offrant aux organisations de la société civile, aux États membres de l’Union européenne et aux responsables politiques l’occasion de relever les défis qui se posent et de saisir les occasions qui se présentent dans le contexte de la gestion des migrations. Les discussions que nous avons menées au fil des ans ont toujours été une source d’inspiration. Ensemble, nous pouvons construire des collectivités plus fortes et plus résilientes, tout en défendant nos valeurs et en veillant à ce que l’Europe reste un lieu où l’on puisse se réfugier tout en se créant un avenir.»

Oliver Röpke, président du CESE, a remercié la commissaire Johansson de son engagement en faveur de la réforme de la politique migratoire de l’Union européenne. Il a néanmoins averti que «nous devons faire en sorte que le pacte sur la migration soit mis en œuvre de la façon la plus humaine et la plus durable possible. Le seul moyen d’y parvenir est d’être à l’écoute des organisations de la société civile actives sur le terrain. Si le pacte a été adopté, la tâche est loin d’être terminée. On pourrait même dire que le véritable travail ne fait que commencer.»

Le Forum européen sur la migration a été créé en 2015 en tant que plateforme de dialogue entre la société civile, les institutions et les pouvoirs publics sur des questions relatives à la migration et à l’intégration des ressortissants de pays tiers. Il se réunit une fois par an pour examiner les derniers développements politiques et rassembler et échanger des informations sur la manière dont les politiques européennes sont mises en œuvre aux niveaux régional et local, sur le terrain.

Chaque année, le Forum se saisit d’un thème différent, dont le choix résulte des contributions qu’apportent les organisations de la société civile au fil de procédures de consultation menées dans les mois qui précèdent la tenue de la manifestation. Jusqu’à présent, il a traité de sujets tels que des routes migratoires sûres, l’accès des migrants aux droits et services et à l’Union européenne, un marché du travail européen plus inclusif pour les migrants et le rôle des jeunes.

Le CESE a déjà adopté des avis clés sur des thèmes majeurs liés à la migration et à l’asile, à savoir sur la mise en place du pacte sur la migration et l’asile, sur le règlement relatif à l’asile et à la migration, sur le paquet «Union de la sécurité»/paquet «Schengen», ou encore sur le plan d’action en faveur de l’intégration et de l’inclusion pour la période 2021-2027. Il a également créé en 2009 un groupe permanent sur l’immigration et l’intégration, qui contribue à donner une traduction concrète au rôle de médiateur que joue le CESE entre la société civile et les institutions de l’UE pour les questions migratoires, tout en œuvrant à promouvoir l’élaboration d’une politique européenne commune en matière d’immigration et d’intégration. (lm)