Considérations supplémentaires sur la politique économique de la zone euro (2024)

Download — Avis du CESE: Considérations supplémentaires sur la politique économique de la zone euro (2024)

Points clés

Le CESE

  • estime que le renforcement de la coordination budgétaire entre les États membres de la zone euro est indispensable pour garantir une convergence ascendante, une stabilité et une résilience réelles. Il pourrait prendre la forme d’une coordination plus étroite des politiques budgétaires nationales et donner lieu à des discussions sur la possibilité de recourir à des instruments budgétaires communs. À cet égard, le CESE estime que NextGenerationEU a prouvé son importance et recommande que des instruments similaires fassent partie du futur CFP. En outre, le Comité demande instamment, tant aux États membres qu’aux institutions européennes, de placer les questions budgétaires sur la voie de la durabilité et de créer une marge de manœuvre budgétaire dans la perspective des chocs à venir;
  • est d’avis que l’achèvement de l’union des marchés des capitaux est une priorité. La taille réduite et la fragmentation des marchés des capitaux dans l’UE conduisent les investisseurs à se tourner vers d’autres marchés mondiaux, en particulier le marché des États-Unis. Toutefois, il sera essentiel de veiller à la stabilité des marchés financiers et d’assurer une protection complète des consommateurs;
  • estime que l’achèvement de l’union bancaire doit être une priorité du nouveau mandat de la Commission européenne, étant donné que les différences existantes entre les États membres en matière de réglementation et de pratique bancaires entraînent une fragmentation financière et empêchent la mobilisation efficace des ressources financières, notamment lorsqu’il s’agit de financer d’importants projets d’infrastructures au niveau européen;
  • juge nécessaire d’élaborer un plan de mesures pour accélérer l’avènement d’une réelle convergence et considère que la politique de cohésion devrait continuer à occuper une place centrale dans le CFP;
  • est d’avis que l’UE doit maximiser l’avantage concurrentiel offert par le marché unique. Il soutient l’initiative de la Commission européenne visant à réduire de 25 % les obligations de déclaration, celles-ci constituant l’un des principaux obstacles à une croissance économique durable. Sur le plan administratif, la réduction des formalités et la simplification des procédures stimuleraient le secteur des entreprises européennes et le rendraient plus efficient et plus efficace. Toutefois, cela ne doit pas se faire au détriment des normes sociales et environnementales, ni des droits des travailleurs et des consommateurs;
  • estime qu’il est urgent d’adopter une nouvelle approche dans le domaine de la prise de décision, étant donné que l’une des principales lacunes de la zone euro est l’absence d’un processus décisionnel crédible;
  • considère que, parallèlement à la poursuite du processus de décarbonation, l’UE doit achever le marché unique de l’électricité. La création d’un réseau pleinement interconnecté au niveau européen est essentielle. Cela contribuera également à réduire les prix de l’énergie, à lutter contre l’inflation et à aider les entreprises de l’UE à accroître leur compétitivité;
  • estime qu’un programme d’action global pour la zone euro en 2024 devrait trouver un équilibre entre les impératifs à court terme, tels que la reprise économique, et les priorités à long terme que sont notamment les investissements, la durabilité, l’innovation et l’inclusion sociale.

Downloads

  • Record of proceedings ECO/648
  • Follow-up from the Commission ECO/648