L’initiative citoyenne européenne (ICE) «Stop à la destruction des jeux vidéo» demande que des mesures soient prises pour empêcher les éditeurs de désactiver à distance des jeux vidéo que les consommateurs ont déjà achetés.

L’initiative citoyenne européenne (ICE) «Stop à la destruction des jeux vidéo» demande que des mesures soient prises pour empêcher les éditeurs de désactiver à distance des jeux vidéo que les consommateurs ont déjà achetés.

Le 19 mai, la section «Marché unique, production et consommation» du Comité économique et social européen (CESE) a tenu un débat sur l’ICE intitulée «Stop à la destruction des jeux vidéo», qui fait pression sur les institutions de l’Union pour défendre les droits des consommateurs en matière de jeux numériques.

Présentée à la Commission européenne le 26 janvier dernier, l’ICE a recueilli 1,3 million de signatures vérifiées, ce qui témoigne de la grande popularité des jeux vidéo dans l’ensemble de l’Union. Selon des chiffres récents, quelque 130 millions d’Européens jouent aux jeux vidéo, soit 29 % de la population.

L’ICE demande que des mesures soient prises pour empêcher les éditeurs de jeux de désactiver à distance des jeux vidéo que les consommateurs ont déjà achetés. Actuellement, cela peut se produire à tout moment et sans justification, empêchant les acheteurs de jouer, sans la moindre compensation. Il n’existe pas non plus de droit à la réparation applicable aux jeux vidéo.

«S’ils sont conçus de manière responsable, la plupart des jeux connectés à l’internet peuvent fonctionner indéfiniment, sans assistance des éditeurs. Les grands éditeurs de l’industrie du jeu vidéo ignorent les droits des consommateurs et détruisent le marché, tant pour les consommateurs que pour les acteurs de bonne foi. Nous, citoyens de l’Union, demandons à la Commission européenne de se pencher sur cette question cruciale pour les consommateurs», a déclaré Pavel Zálešák, organisateur de l’ICE et directeur adjoint de l’ONG Stop Killing Games, lors du débat du CESE.

Les participants au débat du CESE ont indiqué que la législation actuelle de l’Union et les agences de protection des consommateurs étaient mal outillées pour protéger les consommateurs contre l’«assassinat» des jeux vidéo. 

Qui plus est, les contrats de licence nécessaires à l’exploitation d’un jeu contournent souvent nombre des protections existantes. «Lorsqu’un jeu est fonctionnel, il ne devrait pas cesser de fonctionner à cause de décisions délibérées et évitables», a souligné Alberto Hidalgo Cerezo, signataire de l’ICE et professeur de droit à l’université CEU San Pablo en Espagne.

Il a cité des exemples tels que l’obsolescence numérique programmée ou les produits rendus inutilisables bien que techniquement viables — «les consommateurs sont sans défense».

Wytze Koppelman, conservateur à l’Institut néerlandais de l’image et du son, l’un des plus grands centres d’archives audiovisuelles au monde à collecter des médias numériques avant leur disparition, a fait valoir que les jeux doivent rester fonctionnels pour être préservés à des fins de recherche, d’éducation et d’accès dans le futur. 

Les représentants de la Commission européenne ont indiqué que cette dernière examinerait si la mesure demandée est proportionnée et si les objectifs de l’initiative peuvent être atteints, au moins en partie, par une meilleure application ou adaptation des règles en vigueur. 

Pour être examinée par la Commission, une ICE — cet outil qui permet aux citoyens de l’Union de proposer une nouvelle loi — doit recueillir au moins un million de signatures et atteindre des seuils minimaux de signature dans au moins sept pays de l’Union. (ll)

Les matériaux naturels biodégradables pourraient devenir un pilier essentiel de l’économie circulaire européenne en aidant à réduire la pollution, à limiter la dépendance à l’égard des ressources fossiles et à soutenir les industries rurales. Comme il l’a indiqué dans un avis adopté lors de sa dernière session plénière, le Comité économique et social européen (CESE) estime que l’Union européenne a besoin d’un cadre réglementaire clair et cohérent pour libérer leur potentiel.

Les matériaux naturels biodégradables pourraient devenir un pilier essentiel de l’économie circulaire européenne en aidant à réduire la pollution, à limiter la dépendance à l’égard des ressources fossiles et à soutenir les industries rurales. Comme il l’a indiqué dans un avis adopté lors de sa dernière session plénière, le Comité économique et social européen (CESE) estime que l’Union européenne a besoin d’un cadre réglementaire clair et cohérent pour libérer leur potentiel.

Dans son avis d’initiative sur le thème «Une stratégie globale en faveur des matériaux naturels biodégradables pour favoriser la circularité et l’utilisation efficace des ressources, renforcer le secteur agroalimentaire et développer la bioéconomie dans l’Union», le CESE invite l’Union à utiliser l’acte législatif sur l’économie circulaire et la stratégie de l’UE pour la bioéconomie, qui seront publiés prochainement, pour concrétiser les ambitions en matière de durabilité.

Stoyan Tchoukanov, le rapporteur de l’avis, précise que les matériaux naturels biodégradables et innovants peuvent contribuer à lutter contre la pollution, y compris les microplastiques, tout en créant de nouvelles possibilités pour les agriculteurs, les pêcheurs et les communautés rurales et côtières.

«Pour y arriver, nous avons besoin de cadres réglementaires clairs, cohérents et favorables qui soutiennent activement les solutions durables. Nous pourrons alors développer l’innovation, attirer les investissements et positionner l’Europe en tant que leader mondial», a indiqué M. Tchoukanov.

Le CESE estime que les cycles biologiques et techniques peuvent se compléter et que les politiques de l’Union devraient mieux soutenir l’innovation tout en garantissant de véritables avantages environnementaux. Il convient d’utiliser plus efficacement les résidus de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche. Les approches réglementaires devraient aller au-delà d’une focalisation étroite sur les systèmes techniques de recyclage et s’orienter vers un cadre fondé sur le cycle de vie qui reconnaisse les différentes voies circulaires.

Le CESE insiste également sur l’importance d’appliquer la hiérarchie des déchets établie dans la directive-cadre relative aux déchets et de privilégier la prévention, la réutilisation et l’efficacité matérielle. Il est favorable à une approche technologiquement neutre qui offre le meilleur résultat sur le plan de l’environnement tout en reconnaissant la contribution des cycles techniques et biologiques.

En créant les conditions propices à des solutions durables, l’Union peut renforcer la bioéconomie, soutenir les communautés locales et consolider sa position de chef de file mondial en matière de circularité. (ks)

Des milliers de personnes se sont rendues le samedi 9 mai 2026 au siège du CESE à Bruxelles pour participer à la journée portes ouvertes que le plus ancien organe consultatif de l’Union européenne a pour tradition d’organiser chaque année.

Des milliers de personnes se sont rendues le samedi 9 mai 2026 au siège du CESE à Bruxelles pour participer à la journée portes ouvertes que le plus ancien organe consultatif de l’Union européenne a pour tradition d’organiser chaque année.

Le 9 mai, Journée de l’Europe, marque cette année le 76e anniversaire de la «déclaration Schuman», c’est-à-dire le discours historique que Robert Schuman a prononcé en 1950 alors qu’il était le ministre français des affaires étrangères et par lequel il a ouvert la voie à l’intégration européenne. La Journée de l’Europe est l’occasion de revenir sur les réalisations du projet européen et de célébrer la communauté de valeurs que représente l’Union et que nous, Européens, protégeons et faisons vivre tous les jours.

«La Journée de l’Europe constitue un moment privilégié pour faire le point et célébrer les réalisations du projet européen, notamment pour ce qui touche à la paix, à la démocratie et à l’inclusion», a déclaré Séamus Boland, président du CESE. «Ce fut pour nous un immense plaisir d’accueillir tous ces visiteurs à l’occasion de notre journée portes ouvertes, et de célébrer ensemble cet esprit de participation.»

«Je suis enchantée que le CESE ait organisé une journée portes ouvertes et célébré ainsi de manière festive la Journée de l’Europe», a ajouté Marija Hanževački, vice-présidente du CESE chargée de la communication. «La Journée de l’Europe est une célébration dans la joie de l’unité des citoyens de tous âges, un moment où ils se retrouvent pour partager les valeurs européennes et construire une Europe pour tous. La journée portes ouvertes offre une occasion unique de faire l’expérience directe de l’esprit d’engagement, de découvrir le fonctionnement du Comité et d’en apprendre davantage sur la manière dont il parvient à formuler des avis en partant de débats fort complexes.»

Au cours de la Journée portes ouvertes du CESE, les visiteurs ont pu investir les bâtiments du Comité pour y découvrir comment celui-ci donne la parole à la société civile organisée dans l’ensemble de l’Union et contribue ainsi à la démocratie européenne. Ils ont eu l’occasion de rencontrer les personnes qui y œuvrent dans les coulisses, de s’informer sur la manière dont les avis du CESE sont élaborés et de découvrir par eux-mêmes comment un dialogue inclusif concourt à définir l’avenir de l’Europe et à bâtir une Union plus forte. (mp)

Le contexte géopolitique met cruellement en lumière le coût pour l’Europe de sa dépendance à l’égard de pays tiers. Tel est le constat d’António COSTA, président du Conseil européen, lors d’un débat qui a eu lieu en plénière avec les membres du Comité économique et social européen (CESE). L’Union doit renforcer sa compétitivité pour être en mesure d’obtenir des résultats tangibles en matière d’emplois, de revenus et de logements abordables.

Le contexte géopolitique met cruellement en lumière le coût pour l’Europe de sa dépendance à l’égard de pays tiers. Tel est le constat d’António COSTA, président du Conseil européen, lors d’un débat qui a eu lieu en plénière avec les membres du Comité économique et social européen (CESE). L’Union doit renforcer sa compétitivité pour être en mesure d’obtenir des résultats tangibles en matière d’emplois, de revenus et de logements abordables.

 

Le président du Conseil européen a décrit 2026 comme une année décisive pour le programme économique de l’Europe. Pour lui, le renforcement de la compétitivité est nécessaire pour réduire la dépendance de l’Europe face aux évolutions extérieures et préserver son modèle social, sa sécurité économique et sa capacité à agir dans un environnement mondial plus hostile.

Il rappelle en particulier le récent accord dégagé au sein du Conseil européen sur la feuille de route «Une Europe, un marché». Cette initiative vise à éliminer les obstacles qui subsistent au sein du marché unique, à améliorer les conditions d’activité pour les entreprises dans l’ensemble de l’Union et à mettre en œuvre trois programmes étroitement interconnectés: compétitivité, souveraineté et commerce.

Séamus BOLAND, président du CESE, a souligné que «la compétitivité et le rôle mondial de l’Europe ne pouvaient être dissociés des valeurs démocratiques qui la fonde. Le respect de l’état de droit, des droits fondamentaux, du dialogue social et d’une économie sociale de marché inclusive ne sont pas des contraintes: ils constituent notre avantage comparatif.»

M. COSTA a affirmé que le CESE jouait un rôle essentiel pour intégrer les préoccupations des citoyens et des entreprises au processus décisionnel de l’Union. «Le CESE personnalise les racines du modèle européen, de l’architecture institutionnelle européenne.»

 

Une diversité de points de vue des membres du CESE s’est exprimée sur la trajectoire de compétitivité de l’Europe

Le débat a reflété un large éventail de points de vue parmi les membres du CESE quant à la manière dont l’Europe doit aller de l’avant tout en conciliant compétitivité, droits sociaux et inclusion. 

Sandra PARTHIE, présidente du groupe des employeurs du CESE, a déclaré: «Si l’Europe parle de souveraineté et d’innovation, le marché achète ailleurs et les entreprises de l’Union se développent ailleurs. Si l’Europe veut rester une puissance économique, elle doit, de toute urgence, passer de l’ambition à l’action. Elle doit pleinement faire respecter le marché unique, mobiliser des capitaux et bâtir une réglementation qui soit propice à la croissance, et non à la conformité.»

Lucie STUDNIČNÁ, présidente du groupe des travailleurs du CESE, a fait l’observation suivante: «La compétitivité ne peut être construite tirant vers le bas les normes du travail, la protection de l’environnement ou les droits des consommateurs. Des emplois de qualité, des salaires équitables et un dialogue social fort sont des composantes à part entière de la puissance économique de l’Europe, et non un coût qu’il conviendrait de réduire.» 

Cillian LOHAN, président du groupe des organisations de la société civile du CESE, a ajouté: «Il est essentiel que l’Union reste fermement attachée aux 17 objectifs de développement durable fixés par les Nations unies. Ils constituent la boussole pour l’avenir de l’Union et pour les générations futures.» (ll)

Le CESE met en garde contre un développement des pensions complémentaires qui affaiblirait les systèmes publics de retraite et plaide en faveur d’une approche équilibrée qui renforce les deux régimes.

Le CESE met en garde contre un développement des pensions complémentaires qui affaiblirait les systèmes publics de retraite et plaide en faveur d’une approche équilibrée qui renforce les deux régimes.

Dans son avis relatif au train de mesures sur les retraites complémentaires de la Commission européenne, qui vise à améliorer les revenus de retraite tout en orientant davantage l’épargne privée vers l’économie, le CESE se range derrière ces objectifs, mais insiste sur le fait que l’adéquation, la sécurité et la confiance doivent primer. 

«Les retraites complémentaires peuvent avoir un rôle important à jouer, mais elles sont là pour compléter, et non affaiblir, les régimes publics», a déclaré María del Carmen Barrera Chamorro, rapporteure de l’avis. «La priorité doit rester claire: faire en sorte que chaque citoyen puisse jouir de sa retraite dans la dignité et la sécurité, en disposant d’un revenu adéquat.»

L’avis a été examiné et adopté à l’occasion d’un débat de haut niveau organisé lors de la session plénière d’avril, en présence de Maria Luís Albuquerque, commissaire européenne aux services financiers et à l’union de l’épargne et des investissements, Elma Saiz Delgado, ministre espagnole chargée de l’inclusion, de la sécurité sociale et de la migration, et Damian Boeselager, député au Parlement européen.

Dans son avis, le CESE demande que les retraites complémentaires soient rendues plus accessibles et compréhensibles, en particulier pour les personnes qui ne sont actuellement pas couvertes. Il recommande des règles plus claires, une meilleure information des épargnants et des garanties plus solides. Il plaide notamment en faveur d’une surveillance accrue au niveau de l’Union et de conseils plus transparents pour encadrer le choix des produits de retraite. Une éducation financière et des outils simples sont également nécessaires pour aider les citoyens à comprendre leurs droits et à prendre des décisions éclairées.

Le CESE attire l’attention sur les écarts importants en matière de pensions complémentaires, en particulier entre les hommes et les femmes, les femmes recevant parfois jusqu’à 40 % de moins de la part des régimes privés. Il demande que des mesures ciblées soient élaborées dans le cadre du dialogue social afin d’améliorer l’équité et de réduire le risque de pauvreté.

Tout en reconnaissant le rôle des retraites complémentaires pour soutenir l’investissement et la croissance économique, le CESE met en garde contre une prise de risque excessive avec l’épargne des citoyens. Il souligne par ailleurs que les réformes doivent respecter la diversité des systèmes nationaux et garantir la pleine participation des employeurs et des syndicats à la conception, à la mise en œuvre et au suivi des régimes de retraite professionnelle.

Mme Albuquerque a expliqué que «les pensions complémentaires sont pensées pour permettre aux citoyens de renforcer leur sécurité à long terme et leur apporter une aide bienvenue au moment de la retraite. C’est l’idée qui sous-tend le train de mesures sur les retraites complémentaires de la Commission européenne. Nous respectons pleinement les compétences des États membres et le rôle central des pratiques sociales. Notre objectif est de soutenir les pratiques partagées et de contribuer à créer des conditions ou des solutions favorables pour les citoyens.»

Mme Saiz Delgado a quant à elle déclaré: «Les régimes de pension complémentaire doivent reposer sur le principe de complémentarité. Ils n’ont en aucun cas vocation à remplacer les retraites légales. Il y a là un équilibre à trouver pour que le développement des régimes complémentaires ne se substitue pas à notre responsabilité d’assurer une prise en charge adéquate des retraités.» (tk)

Le Comité économique et social européen (CESE) plaide en faveur d’un partenariat renouvelé entre l’Union européenne et les pays du sud de la Méditerranée, lequel doit accorder une place centrale aux populations, à la durabilité et à la responsabilité partagée.

Le Comité économique et social européen (CESE) plaide en faveur d’un partenariat renouvelé entre l’Union européenne et les pays du sud de la Méditerranée, lequel doit accorder une place centrale aux populations, à la durabilité et à la responsabilité partagée. 

Dans son avis sur «Le rôle du secteur privé et de la société civile dans le renforcement de la coopération économique dans le cadre du pacte pour la Méditerranée», adopté lors de sa session plénière d’avril, le CESE décrit la manière dont la société civile organisée et le secteur privé peuvent renforcer la coopération économique dans le cadre dudit pacte. Le pacte ainsi proposé offre une occasion stratégique de redéfinir les relations entre l’Union et ses voisins méridionaux.

Au cœur des recommandations du CESE figure un message clair: la coopération économique doit profiter aux personnes, et pas uniquement aux marchés. Les guerres qui font rage et l’instabilité actuelle causent de graves souffrances aux populations et nuisent aux économies, ce qui entrave la progression du pacte. Le CESE exhorte l’UE à soutenir une paix juste sous l’égide des Nations unies et à faire respecter le droit international. Il appelle par ailleurs au respect des droits de l’homme, soulignant le rôle clé qui échoit à l’UE dans la promotion du dialogue et de la paix.

Thomas Wagnsonner, membre du CESE et rapporteur de l’avis, a ainsi souligné: «Le pacte pour la Méditerranée ne pourra porter ses fruits que si la paix et la stabilité sont garanties. Pour y parvenir, il est essentiel de renforcer la participation de la société civile et de soutenir les micro, petites et moyennes entreprises, les entrepreneurs sociaux et les coopératives. L’innovation et l’équité sociale doivent aller de pair.»

Au cœur de cette vision réside la nécessité d’associer la société civile organisée de manière structurée et permanente. La participation des syndicats, des organisations patronales et des organisations de la société civile ne doit pas se limiter à des consultations ponctuelles, mais s’inscrire officiellement dans les processus de gouvernance, de mise en œuvre et de suivi. 

Dans le même temps, il convient de faire de la protection de l’environnement et des pratiques durables une partie intégrante du développement économique, de sorte que la croissance respecte les ressources naturelles et contribue à la résilience à long terme de la région.

Lidija Pavić-Rogošić, membre du CESE et corapporteure de l’avis, a insisté quant à elle sur l’importance de donner aux jeunes et aux femmes les moyens d’agir en renforçant leur participation aux structures de gouvernance et aux programmes d’entrepreneuriat. «Les acteurs de l’économie sociale et solidaire, dont les coopératives, sont de puissants moteurs du développement inclusif. Souvent dirigées par des jeunes et des femmes, ces organisations contribuent à la création d’emplois, à la cohésion sociale et à la résilience locale. Le CESE réclame des financements spécifiques et des cadres juridiques favorables pour renforcer leur rôle dans toute la région», a-t-elle déclaré. (at)

Par Konstantinos Diamantouros, membre du groupe des employeurs du CESE

Le cadre financier pluriannuel (CFP) reste un outil essentiel pour soutenir les priorités de l’Union, surtout à une époque où ses besoins d’investissement augmentent.  Même si la majorité des fonds proviendra de la mobilisation d’investissements privés, les ressources publiques seront également essentielles.

Par Konstantinos Diamantouros, membre du groupe des employeurs du CESE

Le cadre financier pluriannuel (CFP) reste un outil essentiel pour soutenir les priorités de l’Union, surtout à une époque où ses besoins d’investissement augmentent.  Même si la majorité des fonds proviendra de la mobilisation d’investissements privés, les ressources publiques seront également essentielles.  

Par Konstantinos Diamantouros, membre du groupe des employeurs du CESE

Le cadre financier pluriannuel (CFP) reste un outil essentiel pour soutenir les priorités de l’Union, surtout à une époque où ses besoins d’investissement augmentent.  Même si la majorité des fonds proviendra de la mobilisation d’investissements privés, les ressources publiques seront également essentielles. 

Dans ce contexte, la proposition de cadre financier pluriannuel (CFP) représente une avancée majeure. Premièrement, elle met davantage l’accent sur la compétitivité, notamment en créant le Fonds européen pour la compétitivité et en renforçant Horizon Europe, ce qui peut permettre de placer l’industrie, la recherche et l’innovation au cœur de la croissance de l’Union. Deuxièmement, l’expansion du mécanisme pour l’interconnexion en Europe pourrait améliorer les réseaux de transport et d’énergie et contribuer à réduire les coûts de l’énergie.

De plus, le Comité salue l’approche fondée sur les performances pour les plans nationaux et régionaux, pour autant que la logique de réformes en faveur des investissements soit alignée sur les objectifs de la politique de cohésion et n’introduise pas de conditionnalité macroéconomique. En ce qui concerne l’action extérieure, les augmentations de financement dans le cadre de l’initiative «L’Europe dans le monde» constituent aussi des avancées positives, car elles renforceront le rôle de l’Union en tant qu’acteur mondial, diversifieront les chaînes de valeur et renforceront la sécurité.

Dans le même temps, des sujets de préoccupation subsistent. Comme indiqué dans l’avis du CESE sur le «Cadre financier pluriannuel 2028-2034», le Comité s’oppose à l’idée de fusionner la politique de cohésion, le Fonds social européen, l’agriculture, la pêche, la migration et la sécurité en un fonds unique, étant donné que cette approche risque de créer une concurrence entre les priorités, ce qui pourrait compromettre la planification à long terme nécessaire pour la période de sept ans couverte par le CFP. Il préconise plutôt une structure plus claire, avec un financement prévisible pour chaque domaine d’action.

Par ailleurs, en ce qui concerne les nouvelles ressources propres de l’Union proposées, le CESE exprime des réserves à l’égard de la ressource «Entreprises pour l’Europe» (CORE), tout d’abord parce qu’une taxe supplémentaire pourrait aller à l’encontre du programme de l’UE en matière de compétitivité et ensuite parce qu’il s’agit d’un prélèvement fondé sur le chiffre d’affaires plutôt que sur le bénéfice.

De manière globale, la proposition va dans le bon sens, mais le budget final devra protéger la cohésion, inclure les partenaires sociaux, éviter une conditionnalité préjudiciable et garantir un financement équitable qui favorise la compétitivité.

Par le groupe des organisations de la société civile

En janvier 2026, le Comité économique et social européen (CESE) a adopté son avis sur le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) 2028-2034. Il adresse un message clair aux institutions de l’Union: les ambitions stratégiques, sociales et géopolitiques de l’Europe exigent un budget à long terme plus solide et mieux conçu. Découvrez notre entretien avec Luca Jahier, rapporteur du CESE pour le groupe des organisations de la société civile.

Par le groupe des organisations de la société civile

 

En janvier 2026, le Comité économique et social européen (CESE) a adopté son avis sur le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) 2028-2034. Il adresse un message clair aux institutions de l’Union: les ambitions stratégiques, sociales et géopolitiques de l’Europe exigent un budget à long terme plus solide et mieux conçu. Découvrez notre entretien avec Luca Jahier, rapporteur du CESE pour le groupe des organisations de la société civile.

Quelles sont les principales conclusions et recommandations de cet avis?

La première conclusion essentielle du CESE concerne le volume global du CFP. Bien que reconnaissant l’augmentation nominale proposée par la Commission, le Comité souligne qu’une fois pris en compte l’inflation et le remboursement de la dette contractée au titre de NextGenerationEU, les ressources réelles resteraient largement inchangées. Les montants sont bien en deçà de ce qui est nécessaire pour combler les déficits d’investissement persistants en faveur de l’autonomie stratégique, de la compétitivité, de la cohésion sociale, de l’action pour le climat, de la sécurité et de la défense. S’appuyant sur de récents rapports institutionnels, le CESE demande une hausse substantielle des ressources en termes réels par rapport au revenu national brut, ainsi qu’un renforcement des investissements au niveau de l’Union dans les biens publics européens, ce qui ne peut être réalisé efficacement par les seuls États membres.

Une deuxième préoccupation majeure concerne la structure et la gouvernance du financement de l’Union. Le CESE s’oppose fermement aux réductions proposées pour la politique de cohésion et la politique agricole commune, au vu de leur contribution avérée à la convergence économique, sociale et territoriale. Il émet également de sérieuses réserves quant à la fusion annoncée de plusieurs grands domaines d’action en un seul plan de partenariat national et régional, comme le prévoit la proposition actuelle, et met en garde contre le risque d’une centralisation excessive et d’une participation plus faible des parties prenantes. Le Comité plaide donc en faveur d’un principe de partenariat renforcé, de mécanismes de participation obligatoires, d’un soutien adéquat au renforcement des capacités, et de garanties lorsque la participation effective fait défaut.

L’avis porte également sur les recettes, la compétitivité et la résilience démocratique. Tout en se félicitant de l’introduction de nouvelles ressources propres de l’UE, le CESE plaide en faveur d’une plus grande ambition et d’un alignement plus étroit sur les objectifs stratégiques de l’Union. Il soutient les recettes issues du système d’échange de quotas d’émission de l’UE (SEQE) et du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), sous réserve d’un soutien transitoire aux secteurs à forte intensité énergétique. Cependant, il exprime sa réticence à l’égard de la proposition de ressource pour l’Europe provenant des entreprises, et recommande plutôt de réintroduire une taxe sur les services numériques

Pour ce qui est de la compétitivité, le Comité souligne qu’elle doit aller de pair avec l’équité sociale, l’égalité d’accès au financement et des investissements substantiels dans la recherche, l’innovation, les compétences et les infrastructures. Un financement adéquat des programmes en faveur de la société civile et des médias constitue un fondement démocratique essentiel.

Enfin, le CESE salue le renforcement du pilier «Europe dans le monde», en insistant sur le fait que l’augmentation du financement de l’action extérieure doit soutenir l’autonomie stratégique, l’élargissement et la stabilité du voisinage, tout en consolidant la stratégie «Global Gateway» en tant qu’instrument cohérent d’engagement multilatéral.

Après l’adoption de cet avis, que comptez-vous faire pour le promouvoir?

Après l’adoption de l’avis, le CESE défendra activement ses recommandations dans le cadre d’un dialogue avec la Commission européenne, le Parlement européen, le Conseil et les principales parties prenantes, en veillant à ce que la société civile organisée contribue de manière significative aux négociations sur le prochain budget à long terme de l’UE.

Regardez le message vidéo du rapporteur Luca Jahier.

Par le groupe des travailleurs du CESE

Alors que les discussions sur le programme de travail de la Commission européenne pour 2027 s’intensifient, le Comité économique et social européen (CESE) estime que le programme en faveur de la compétitivité doit fournir à la fois force économique et progrès social. 

Par le groupe des travailleurs du CESE

Alors que les discussions sur le programme de travail de la Commission européenne pour 2027 s’intensifient, le Comité économique et social européen (CESE) estime que le programme en faveur de la compétitivité doit fournir à la fois force économique et progrès social. 

«La compétitivité de l’Europe ne peut se construire au détriment des travailleurs. Les transitions numérique, verte et énergétique doivent être équitables et se fonder sur des emplois de qualité, des compétences, un dialogue social, l’égalité des chances et des droits solides pour les travailleurs», estime le CESE dans sa contribution au programme de travail pour 2027.

Le CESE fait valoir que la résilience et la croissance durable de l’Europe dépendent d’une base industrielle solide, de l’innovation, des investissements et d’un marché unique mieux développé. Dans le même temps, il insiste sur le fait que les citoyens doivent rester au cœur de la transformation de l’Europe, et précise que les emplois de qualité, le dialogue social et les droits des travailleurs constituent des piliers essentiels de la future politique.

Le Comité demande que le socle européen des droits sociaux soit pleinement mis en œuvre, et soutient les mesures visant à renforcer la mobilité équitable de la main-d’œuvre, les droits des travailleurs numériques, le développement des compétences et la conditionnalité sociale dans les financements et les marchés publics de l’Union. Il souligne également l’importance du futur acte législatif sur des emplois de qualité, d’une meilleure protection contre les risques liés à la gestion algorithmique et d’un investissement accru dans l’enseignement et la formation professionnels. 

Au-delà des priorités sociales, le CESE défend une politique industrielle moderne axée sur une énergie abordable, des chaînes d’approvisionnement sûres, des mesures relatives aux matières premières critiques et des infrastructures stratégiques. Il invite aussi à s’assurer que le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) prévoie des ressources suffisantes pour que la compétitivité, la cohésion, le progrès social et la transition écologique bénéficient d’un soutien équilibré. 

Le Comité relève en outre que la lutte contre la pauvreté, l’amélioration de l’accès au logement et aux services de base et le renforcement de la santé, des soins et du bien-être mental sont des composants essentiels à la résilience démocratique de l’Europe. Le CESE estime que la prospérité durable ne sera atteinte que si la croissance économique va de pair avec l’inclusion sociale et une meilleure qualité de vie pour tous les Européens.