Les matériaux naturels biodégradables pourraient devenir un pilier essentiel de l’économie circulaire européenne en aidant à réduire la pollution, à limiter la dépendance à l’égard des ressources fossiles et à soutenir les industries rurales. Comme il l’a indiqué dans un avis adopté lors de sa dernière session plénière, le Comité économique et social européen (CESE) estime que l’Union européenne a besoin d’un cadre réglementaire clair et cohérent pour libérer leur potentiel.

Dans son avis d’initiative sur le thème «Une stratégie globale en faveur des matériaux naturels biodégradables pour favoriser la circularité et l’utilisation efficace des ressources, renforcer le secteur agroalimentaire et développer la bioéconomie dans l’Union», le CESE invite l’Union à utiliser l’acte législatif sur l’économie circulaire et la stratégie de l’UE pour la bioéconomie, qui seront publiés prochainement, pour concrétiser les ambitions en matière de durabilité.

Stoyan Tchoukanov, le rapporteur de l’avis, précise que les matériaux naturels biodégradables et innovants peuvent contribuer à lutter contre la pollution, y compris les microplastiques, tout en créant de nouvelles possibilités pour les agriculteurs, les pêcheurs et les communautés rurales et côtières.

«Pour y arriver, nous avons besoin de cadres réglementaires clairs, cohérents et favorables qui soutiennent activement les solutions durables. Nous pourrons alors développer l’innovation, attirer les investissements et positionner l’Europe en tant que leader mondial», a indiqué M. Tchoukanov.

Le CESE estime que les cycles biologiques et techniques peuvent se compléter et que les politiques de l’Union devraient mieux soutenir l’innovation tout en garantissant de véritables avantages environnementaux. Il convient d’utiliser plus efficacement les résidus de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche. Les approches réglementaires devraient aller au-delà d’une focalisation étroite sur les systèmes techniques de recyclage et s’orienter vers un cadre fondé sur le cycle de vie qui reconnaisse les différentes voies circulaires.

Le CESE insiste également sur l’importance d’appliquer la hiérarchie des déchets établie dans la directive-cadre relative aux déchets et de privilégier la prévention, la réutilisation et l’efficacité matérielle. Il est favorable à une approche technologiquement neutre qui offre le meilleur résultat sur le plan de l’environnement tout en reconnaissant la contribution des cycles techniques et biologiques.

En créant les conditions propices à des solutions durables, l’Union peut renforcer la bioéconomie, soutenir les communautés locales et consolider sa position de chef de file mondial en matière de circularité. (ks)