Aujourd’hui encore, dans l’Union européenne, la protection du droit à un avortement sans risque est à géométrie variable. Certains pays restreignent, voire criminalisent, l’accès à ce droit fondamental; d’autres ne permettent pas aux femmes de l’exercer dans la pratique. Nous avons interrogé José Antonio Moreno Díaz, membre du CESE, au sujet de l’initiative citoyenne européenne «Ma voix, mon choix», qui a recueilli plus d’un million de signatures vérifiées et a d’ores et déjà reçu l’appui du Parlement européen. 

Aujourd’hui encore, dans l’Union européenne, la protection du droit à un avortement sans risque est à géométrie variable. Certains pays restreignent, voire criminalisent, l’accès à ce droit fondamental; d’autres ne permettent pas aux femmes de l’exercer dans la pratique. Nous avons interrogé José Antonio Moreno Díaz, membre du CESE, au sujet de l’initiative citoyenne européenne «Ma voix, mon choix», qui a recueilli plus d’un million de signatures vérifiées et a d’ores et déjà reçu l’appui du Parlement européen. Dans son avis, le CESE soutient pleinement l’initiative et invite la Commission à agir pour permettre aux femmes de toute l’Union d’exercer leur droit à l’avortement sans risque et sans entrave.

Le règlement sur l’IA a fixé les règles pour l’intelligence artificielle en Europe. Tout l’enjeu consiste désormais à les appliquer efficacement dans les entreprises, les services publics et les secteurs clés. Rudolf Kolbe, membre du CESE et rapporteur de l’avis intitulé «Stratégie pour l’application de l’IA — renforcer le continent de l’IA», nous livre le point de vue du CESE sur la marche à suivre pour permettre à l’Europe de traduire ses règles en résultats concrets, tout en maintenant les citoyens et les droits fondamentaux au centre de ses préoccupations. 

Le règlement sur l’IA a fixé les règles pour l’intelligence artificielle en Europe. Tout l’enjeu consiste désormais à les appliquer efficacement dans les entreprises, les services publics et les secteurs clés. Rudolf Kolbe, membre du CESE et rapporteur de l’avis intitulé «Stratégie pour l’application de l’IA — renforcer le continent de l’IA», nous livre le point de vue du CESE sur la marche à suivre pour permettre à l’Europe de traduire ses règles en résultats concrets, tout en maintenant les citoyens et les droits fondamentaux au centre de ses préoccupations. 

@netgazeti

Par Irma Dimitradze

L’année 2026 n’a pas démarré sous de doux auspices. En Géorgie, elle a débuté avec toujours plus de prisonniers politiques, un avenir européen en suspens et un pays qui glisse vers un régime autoritaire. Pour moi, cette réalité porte un nom: celui de Mzia Amaglobeli. Il y a un an, mon mentor et amie proche est devenue la première femme journaliste prisonnière politique en Géorgie.

Par Irma Dimitradze

L’année 2026 n’a pas démarré sous de doux auspices. En Géorgie, elle a débuté avec toujours plus de prisonniers politiques, un avenir européen en suspens et un pays qui glisse vers un régime autoritaire.

Pour moi, cette réalité porte un nom: celui de Mzia Amaglobeli. Il y a un an, mon mentor et amie proche est devenue la première femme journaliste prisonnière politique en Géorgie. Victime d’abus, d’agressions et de déni de justice, elle a mené 38 jours durant une grève de la faim qui l’a rendue presque aveugle. Depuis lors, ma vie et mon pays ont changé à jamais.

La démocratie en Géorgie ne s’est pas effondrée du jour au lendemain. On ne peut pas non plus parler d’une offensive isolée. Elle s’inscrit dans une guerre plus vaste, apparue aux yeux de tous lorsque la Russie a déclenché en Ukraine la plus grande guerre menée sur le sol européen depuis la Seconde Guerre mondiale. Et même avant cela, l’assaut avait été lancé à grand renfort de désinformation, de propagande et de guerre hybride.

C’est une guerre contre l’ordre mondial fondé sur l’état de droit — une guerre qui cherche à redessiner les frontières, à écraser les institutions démocratiques et à se réapproprier nos vies.

Les démocraties occidentales, tout comme les Géorgiens, en ont sous-estimé la violence. Elles se pensaient trop fortes, trop démocratiques; nous nous croyions trop résilients. Nous avons eu tort.

En Géorgie, la propagande martèle que dans cette lutte mondiale, l’Union européenne est faible et que continuer à vouloir la rejoindre ramènera les chars et les bombes russes à nos portes, comme en 2008. La peur est devenue une arme.

Mais le résultat est là: plus de 410 jours de manifestations sans interruption. Les citoyens réclament qu’on leur rende leur pays, ce pays qui leur a été volé par des élections truquées, une justice dévoyée, une surveillance de masse et des lois répressives. Le régime se fait plus inventif que jamais pour écraser la dissidence, mais la résistance ne faiblit pas.

La Géorgie n’a jamais été parfaite, mais elle a su se doter d’une société civile dynamique, de médias libres toujours plus nombreux et de lois libérales. Après avoir obtenu le statut de candidat à l’adhésion à l’Union européenne, elle a soudain été poussée dans un précipice, se transformant en un État répressif qui jette ses citoyens en prison pour avoir osé protester, qui criminalise ses journalistes, qui licencie ses fonctionnaires qui refusent de se soumettre et qui en viendrait même à empoisonner ses manifestants au moyen d’agents chimiques.

Depuis le 28 novembre 2024, date à laquelle le parti au pouvoir, «Rêve géorgien», a brisé la trajectoire européenne de la Géorgie, le pays s’est rapidement mué en un champ d’expérimentation pour régime autoritaire. Détruire prend toujours bien moins de temps que construire.

L’Europe peut éprouver de la sympathie à notre égard, mais ce n’est pas seulement à la défaite de la Géorgie que nous assistons. Cette défaite, c’est aussi la vôtre. Car c’est ainsi que l’autoritarisme se propage, pays par pays, jusqu’à redéfinir l’ordre mondial lui-même.

En ce début d’année 2026, une chose est sûre: les anciennes règles ne nous protègent plus. Pendant que l’Europe hésitait, l’autoritarisme a gagné du terrain. Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si le monde va changer, mais s’il sera aux mains de ceux qui défendent la démocratie ou de ceux qui la détruisent.

Ce soir, aux dernières heures du 11 janvier, je me tenais debout, avec mes collègues, dans le froid glacial à l’ombre de la prison pour femmes de Rustavi, où Mzia Amaglobeli, aujourd’hui lauréate du prix Sakharov, reste injustement enfermée. Il y a exactement un an, à la même heure, elle était tout d’abord détenue illégalement pour avoir collé une affiche en signe de protestation contre des arrestations arbitraires ordonnées pour réprimer précisément cette forme d’expression.

Il y a moins d’un mois, j’étais à Strasbourg où j’ai participé à des réunions et donné des entretiens au nom de Mzia. Son message à l’Union européenne était à la fois simple et urgent: agissez dès maintenant et agissez concrètement. Usez de tous les moyens dont vous disposez. Nous vivons dans une nouvelle réalité qui ne nous accorde plus le luxe de tergiverser.

Mzia concluait sa lettre par ces mots: «Je crois en une Europe démocratique et forte.» Pour les Géorgiens, cette conviction n’a rien de symbolique. Elle leur coûte la liberté, la sécurité et la vie. L’Europe est aujourd’hui à l’heure des choix: faire honneur à cette conviction, ou abandonner ceux qui la défendent.

Irma Dimitradze est journaliste et responsable de la communication au sein de Gazeti Batumelebi, un organe de presse géorgien cofondé en 2001 par Mzia Amaglobeli, lauréate du prix Sakharov 2025. On lui doit un rapport d’enquête dévoilant comment le parti au pouvoir a accédé à des dizaines de milliers de données à caractère personnel sensibles des électeurs, qui ne devraient être récoltées que par les institutions publiques. Sur la scène internationale, Mme Dimitradze milite en faveur de la liberté de la presse en Géorgie et défend la cause de Mzia Amaglobeli, la première femme journaliste à être prisonnière politique dans son pays depuis 1991.

À l’heure où la désinformation en ligne évolue à toute vitesse, l’Europe doit parer à toujours plus de menaces d’ingérence étrangère et de fausses informations. Debunk.org est un centre d’analyse de la désinformation qui surveille les discours mensongers en ligne, examine la véracité des faits allégués et met au jour les actions coordonnées de manipulation. À la tête de cette organisation, Viktoras Daukšas nous parle du travail de son équipe pour passer ces campagnes au crible. 

À l’heure où la désinformation en ligne évolue à toute vitesse, l’Europe doit parer à toujours plus de menaces d’ingérence étrangère et de fausses informations. Debunk.org est un centre d’analyse de la désinformation qui surveille les discours mensongers en ligne, examine la véracité des faits allégués et met au jour les actions coordonnées de manipulation. À la tête de cette organisation, Viktoras Daukšas nous parle du travail de son équipe pour passer ces campagnes au crible. Il nous explique les techniques et les schémas à l’œuvre dans les menées modernes de désinformation, les difficultés qui sont les leurs pour détecter la manipulation sur plusieurs plateformes à la fois, ainsi que les mesures que les institutions, la société civile et les citoyens peuvent prendre pour protéger le débat démocratique en Europe.

 

Sur la base de vos analyses récentes (le déferlement de discours pro-Kremlin sur X par la chaîne d’information Telegram Belarusian Silovik, des escroqueries fondées sur l’hypertrucage et une campagne visant à discréditer Ursula von der Leyen), quels principaux schémas de désinformation observez-vous actuellement en Europe? Quel est le mécanisme derrière ces trucages numériques? Quelles techniques s’avèrent aujourd’hui les plus efficaces, et pourquoi?

Selon les observations de l’équipe de Debunk.org, un schéma se détache du lot: le blanchiment de contenus simultanément sur plusieurs plateformes, ce qui représente aussi une nouvelle façon de contourner les sanctions prises par l’Union européenne à l’encontre des médias acquis au Kremlin. Les contenus provenant de sites internet sanctionnés sont réécrits à l’aide de l’IA et partagés sur des médias de désinformation nouvellement créés, comme le réseau Pravda, ou sur les réseaux sociaux. Les narratifs émanent souvent d’espaces fermés ou semi-fermés tels que Telegram, où des acteurs liés à l’État ou agissant par procuration opèrent sans réel contrôle, et sont ensuite reformatés pour des plateformes comme X. Dans le cadre de notre enquête sur les contenus liés à Belarusian Silovik, nous avons découvert qu’un petit nombre de comptes fictifs ou à l’identité usurpée amplifient inlassablement le même matériel source, en utilisant l’IA pour le localiser et en l’adaptant à différents publics pour en accroître la portée.

Un deuxième schéma récurrent repose sur le discrédit politique déclenché par un événement, ce qui consiste à instrumentaliser délibérément les procédures démocratiques officielles pour lancer des campagnes de désinformation. Dans le cas du vote de censure visant la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le vote lui-même est devenu le vecteur d’une campagne de discrédit coordonnée. Même s’il était d’emblée manifeste que la motion ne réunirait pas suffisamment de voix pour faire démissionner la présidente, la manœuvre a néanmoins été orchestrée dans le but d’amplifier les discours préexistants de corruption et d’illégitimité.

Enfin, nous voyons de plus en plus que la désinformation confine à la fraude, en tirant notamment profit de la publicité payante et d’escroqueries fondées sur l’hypertrucage. Ici, l’objectif ne se limite pas à une manipulation politique, mais vise aussi un préjudice financier direct, souvent obtenu en se faisant passer pour des médias, des personnalités publiques ou des institutions de confiance. Ces campagnes abusent des systèmes publicitaires des plateformes et, pour les utilisateurs, il est difficile de les distinguer des contenus légitimes.

 

Pouvez-vous nous détailler vos procédés pour rétablir la vérité? De manière générale, quels signaux ou éléments de preuve vous permettent de détecter les contenus coordonnés ou manipulés?

Notre processus de rétablissement de la vérité («debunking») combine analyse du discours, signaux comportementaux et vérification technique, souvent en collaboration avec des organisations partenaires.

Nous commençons par repérer la source d’une allégation en amont et par retracer la manière dont elle se propage d’une plateforme à l’autre. Parmi les signaux de coordination, on peut citer une fréquence de publication inhabituellement élevée, une amplification synchronisée autour d’événements majeurs, des renvois répétés de liens vers la même origine, ou encore des comptes qui usurpent l’identité de personnes ou d’organisations bien réelles. Au niveau du contenu, nous recherchons les formulations récurrentes et les narratifs parfaitement calibrés.

Nous en évaluons l’ampleur et la vélocité. Lorsque d’importants volumes de contenu apparaissent dans des délais courts, cela peut suggérer une automatisation ou un comportement coordonné. Bien que les outils et les techniques varient au cas par cas, la clé consiste à recouper plusieurs indicateurs de manipulation plutôt que de se fier à un signal unique.

Aujourd’hui, l’analyse des activités de manipulation de l’information et d’ingérence menées depuis l’étranger se fait rarement seul dans son coin. L’efficacité des réponses dépend de plus en plus de réseaux d’échange d’informations tels que le centre FIMI-ISAC, qui mettent en relation les chercheurs, les journalistes, la société civile et les institutions publiques afin de détecter et de contextualiser rapidement les menaces.

Votre analyse de la désinformation visant Ursula von der Leyen met en évidence des tendances plus lourdes de discrédit politique. En quoi cette affaire est-elle révélatrice de la manière dont les institutions ou les figures politiques de l’Union sont aujourd’hui présentées en ligne?

Cela reflète une stratégie plus large de manipulation de l’information et d’ingérence menées depuis l’étranger: il s’agit d’éroder la confiance et d’affaiblir l’autorité institutionnelle de l’Union afin de disqualifier plus facilement l’information officielle, les médias, la vérification des faits ou les réponses politiques. Par la répétition de narratifs ou d’accusations préconstruits par les médias, les chaînes et les influenceurs pro-Kremlin, on cherche à créer des campagnes de grande ampleur dans le but de manipuler l’opinion publique.

D’après vos recherches, quelles compétences doivent développer de toute urgence les citoyens pour se protéger de la désinformation et des hypertrucages? Quelles sont, selon vous, les principales failles dans l’éducation du public au numérique et aux médias?

Les compétences les plus urgentes à acquérir aujourd’hui concernent moins la mémorisation des faits que la reconnaissance des techniques de manipulation.

Les citoyens doivent se doter de solides réflexes en matière de vérification des sources, comme la lecture latérale, qui consiste à quitter la page internet que nous sommes en train de lire pour vérifier ce que disent d’autres sources crédibles, et une vérification élémentaire de l’auteur d’une affirmation. Il faut également sensibiliser davantage aux médias synthétiques: il convient de comprendre qu’un contenu vidéo ou audio convaincant peut être fabriqué de toutes pièces et que le réalisme visuel n’est plus une preuve d’authenticité.

Pour contribuer à combler ces failles, Debunk.org a mis au point InfoShield, un cours en ligne gratuit de 45 minutes qui a déjà été suivi par plus de 5 000 citoyens. Le cours se concentre sur les compétences pratiques indispensables au quotidien pour reconnaître la manipulation, le cadrage émotionnel et les contenus trompeurs dans les environnements numériques.

Au niveau professionnel, nous avons aussi de plus en plus besoin de spécialistes formés, capables de détecter systématiquement les activités de manipulation de l’information et d’ingérence menées depuis l’étranger et d’y réagir. À cette fin, nous proposons FIMI101, un cours d’apprentissage en ligne destiné aux professionnels et conçu pour certifier les analystes exerçant dans ce domaine. La participation à ces cours professionnels contribue directement aux activités de recherche, de suivi et d’intérêt général que mène en permanence Debunk.org.

Viktoras Daukšas est depuis huit ans à la tête de l’ONG Debunk.org, un groupe de réflexion indépendant en matière de technologies. Debunk.org analyse les activités de manipulation de l’information et d’ingérence menées depuis l’étranger ainsi que les comportements coordonnés non authentiques. Avec ses partenaires, l’ONG mène des recherches sur la désinformation dans 22 pays, en combinant ses connaissances spécialisées avec des technologies fondées sur l’IA. Debunk.org propose également des campagnes d’éducation aux médias pour apprendre aux citoyens à repérer les trucages en ligne et à se protéger de la désinformation.

 

Dans ce numéro, Irma Dimitradze, journaliste en Géorgie, et Stefan Tomić, étudiant en Serbie, sont nos invités-surprises. 

Lors de la cérémonie de remise du prix Sakharov pour la liberté de l’esprit, organisée par le Parlement européen à Strasbourg, Irma Dimitradze représentait la lauréate de 2025, Mzia Amaglobeli, première femme journaliste emprisonnée en Géorgie pour délit d’opinion depuis déjà plus d’un an. 

À Strasbourg, Stefan Tomić nous a parlé des énormes manifestations menées par les étudiants qui ne cessent de secouer la Serbie depuis plus d’un an.  Les étudiants serbes qui protestent contre la corruption du gouvernement et son impunité dans leur pays figuraient parmi les finalistes du prix Sakharov, aux côtés des journalistes et des travailleurs humanitaires actifs en Palestine et dans toutes les zones de conflit.

Dans ce numéro, Irma Dimitradze, journaliste en Géorgie, et Stefan Tomić, étudiant en Serbie, sont nos invités-surprises.

Lors de la cérémonie de remise du prix Sakharov pour la liberté de l’esprit, organisée par le Parlement européen à Strasbourg, Irma Dimitradze représentait la lauréate de 2025, Mzia Amaglobeli, première femme journaliste emprisonnée en Géorgie pour délit d’opinion depuis déjà plus d’un an.                  

Pour CESE info, Irma Dimitradze évoque l’effondrement de la démocratie en Géorgie et la montée d’un régime autoritaire pro-Kremlin qui emprisonne les manifestants, cible les journalistes et ruine les espoirs européens du pays. Le recul démocratique en Géorgie n’est cependant pas un événement isolé; il s’inscrit dans un mouvement plus large de forces autoritaires qui progressent chaque jour un peu plus vers l’Europe.

Étaient également cités pour le prix Sakharov les journalistes et les travailleurs humanitaires actifs en Palestine et dans toutes les zones de conflit, ainsi que les étudiants serbes qui protestent contre la corruption du gouvernement et son impunité dans leur pays. À Strasbourg, Stefan Tomić nous a parlé des énormes manifestations menées par les étudiants qui ne cessent de secouer la Serbie depuis plus d’un an.

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Study
263 pages

Cette étude évalue comment une directive européenne pour une transition juste pourrait influencer les résultats sociaux et d'emploi du Pacte vert pour l'Europe. S'appuyant sur une analyse documentaire, des entretiens avec les parties prenantes, une analyse PESTEL prospective et des projections d'équilibre partiel, elle élabore des scénarios de référence, ainsi que des scénarios d'une directive faible et forte à l'horizon 2045. Ces scénarios portent sur sept États membres représentant divers systèmes de protection sociale et de production.

Adopté on 21/01/2026 - Bureau decision date: 20/01/2026
Référence
TEN/871-EESC-2026
Session plénière
602
-
  • Record of proceedings TEN/871
Download — Avis du CESE: Accord bilatéral de transport routier entre l’Autriche et la Suisse

L’Europe se trouve à un carrefour décisif : récupérer sa position de destination privilégiée pour l'investissement et d'acteur géopolitique crédible, ou regarder le capital, les talents et l'innovation migrer vers des marchés plus légers et plus prévisibles, laissant son influence stratégique diminuée parallèlement à son poids économique. 

Le débat sur l’avenir de la politique agricole commune après 2027 intervient à un moment crucial pour l’agriculture européenne. La proposition de la Commission européenne soulève des craintes fondamentales par son manque de vision claire à long terme, l’ampleur des coupes budgétaires envisagées et les risques qu’elle fait peser sur le caractère commun de cette politique.