Synthèse des avis adoptés à la session plénière des 17 et 18 septembre 2025

À Bruxelles, lors de sa session plénière de septembre, le CESE a réuni des responsables politiques de l’Union européenne, des représentants de la société civile, de la jeunesse et de ses partenaires internationaux pour marquer la fin de la présidence d’Oliver Röpke (2023-2025).

À Bruxelles, lors de sa session plénière de septembre, le CESE a réuni des responsables politiques de l’Union européenne, des représentants de la société civile, de la jeunesse et de ses partenaires internationaux pour marquer la fin de la présidence d’Oliver Röpke (2023-2025). La cérémonie, qui s’est tenue dans l’hémicycle du Parlement européen, a permis de saluer les réalisations récentes tout en engageant la réflexion sur une palette de problématiques qui vont orienter l’avenir de l’Europe.

Maroš Šefčovič, membre de la Commission européenne, a souligné l’importance du Comité en tant que «maison de la société civile européenne» ainsi que son rôle éminent dans l’élaboration des politiques européennes: «Vous plaidez en faveur d’une Europe compétitive, qui soit fondée sur le modèle social de l’UE et soutenue par la transition écologique, montrant ainsi comment la société civile contribue à combiner ces différents aspects.»

Lors de la cérémonie, les intervenants ont mis en garde contre l’incertitude géopolitique, la polarisation et l’extrémisme, tout en soulignant la capacité du CESE à parler d’une seule voix pour défendre la démocratie.

La participation des jeunes a occupé une place éminente durant ce mandat, le test jeunesse des politiques publiques de l’UE s’étant imposé à cet égard comme l’une des illustrations les plus concrètes. Răres Voicu, président du Forum européen de la jeunesse, a souligné la nécessité de lutter contre l’extrémisme, alors même que les délégués de la jeunesse appelaient à une appropriation plus résolue du processus démocratique.

L’élargissement a été un autre thème clé, et Edi Rama, premier ministre albanais, a remercié le Comité de s’être employé à faire en sorte que les pays candidats se sentent considérés comme des égaux. «La force de l’Europe réside dans ses citoyens et le dialogue, et non dans les grandes déclarations. Votre présidence restera celle de ma conversion, car vous avez fait de moi un nouvel apôtre du dialogue social. Vous avez aussi veillé à ce que le point de vue des Balkans occidentaux trouve ici un véritable écho et ne reste pas cantonné derrière la porte des conciliabules. Le CESE est l’endroit où nous, les Albanais, qui avons si souvent été traités comme des citoyens européens de deuxième zone, avons eu le sentiment d’être considérés sur un pied d’égalité. L’Europe prospère comme un tout, et seulement et uniquement, comme un tout», a déclaré M. Rama.

Hommage a ensuite été rendu au président Röpke pour sa capacité d’entraînement dans les domaines de la jeunesse et de l’élargissement de l’Union, ainsi qu’aux membres dont l’engagement au sein du Comité s’inscrit dans la durée. En conclusion, Oliver Röpke a remercié le personnel du CESE pour son dévouement et a exhorté l’institution à garder le cap du renforcement de la démocratie, à soutenir l’élargissement et à placer la société civile au cœur du projet européen. (tk)

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Event type
Conference

Le Comité économique et social européen (CESE) participera activement à la 30e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP30), qui se tiendra à Belém, au Brésil, du 10 au 21 novembre 2025.

The 16th meeting of the EU DAG set up under the EU-UK TCA, the last one chaired by Luisa Santos, was mostly dedicated to an exchange of views with Caroline Read, Deputy Ambassador at the UK Mission to the EU, on the implementation of the EU-UK Summit outcomes and the upcoming TCA review.

The EU DAG also discussed internally the end of mandate and the upcoming renewal. Finally, and in the spirit of good cooperation with the European Commission, DG Trade updated the EU DAG with preparations undertaken for the upcoming TCA committees season.

Par le groupe des organisations de la société civile du CESE

À l’heure où l’Union se prépare à lancer sa stratégie européenne de lutte contre la pauvreté, attendue de longue date, nous nous sommes entretenus avec Alain Coheur, nouveau président de la commission consultative des mutations industrielles (CCMI) du CESE et rapporteur de l’avis du CESE intitulé «Lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale en exploitant le pouvoir de l’économie sociale et des innovations socio-économiques», adopté en 2024.

Par le groupe des organisations de la société civile du CESE

À l’heure où l’Union se prépare à lancer sa stratégie européenne de lutte contre la pauvreté, attendue de longue date, nous nous sommes entretenus avec Alain Coheur, nouveau président de la commission consultative des mutations industrielles (CCMI) du CESE et rapporteur de l’avis du CESE intitulé «Lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale en exploitant le pouvoir de l’économie sociale et des innovations socio-économiques», adopté en 2024.

Quelles sont les trois principales conclusions de l’avis?

L’avis considère la pauvreté comme une problématique pluridimensionnelle, qui a une incidence sur le logement, l’éducation, les soins de santé, l’accès à l’énergie et l’inclusion numérique. Pour aborder cette question dans toute sa complexité, il est nécessaire d’assurer une coordination entre les niveaux local, national, européen et international. L’économie sociale constitue un vecteur de changement essentiel, mais sous-utilisé. Ancrées dans la solidarité et la gouvernance démocratique, les organisations de l’économie sociale favorisent des écosystèmes inclusifs, stimulent l’innovation sociale et apportent leur soutien aux groupes vulnérables. Toutefois, pour libérer le potentiel de l’économie sociale, il nous faut surmonter des obstacles tels que sa reconnaissance insuffisante sur le plan juridique, son financement fragmenté et le soutien limité qu’elle reçoit de la part des institutions. En l’absence d’une stratégie européenne intégrée, les efforts collectifs de lutte contre la pauvreté se trouvent compromis.

Comment ces problèmes peuvent-ils être traités? Quelles sont les trois principales recommandations?

Pour relever ces défis, l’avis préconise une approche en trois volets. Au niveau local, les organisations de l’économie sociale doivent apporter des solutions adaptées, en nouant des partenariats, en créant des rôles d’ambassadeurs locaux et en stimulant l’innovation sur le terrain. Au niveau national, les gouvernements devraient s’acquitter de leur obligation de garantir les droits fondamentaux en mettant en place des cadres juridiques et budgétaires porteurs. Au niveau européen, il convient de mettre en place une stratégie unifiée intégrant l’économie sociale dans les transitions plus larges que sont notamment l’agenda social, la stratégie numérique et le programme en matière de climat. Cela nécessite de mobiliser un soutien financier solide, consistant à optimiser les fonds de cohésion et de résilience de l’UE tout en prévoyant des financements européens spécifiques pour l’économie sociale. L’alignement sur les cadres mondiaux tels que les objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies, les résolutions mondiales et thématiques et les recommandations de l’OCDE amplifiera l’impact systémique de l’économie sociale et permettra un changement transformateur.

Comment la nouvelle stratégie européenne de lutte contre la pauvreté peut-elle faire progresser le combat contre la pauvreté, l’exclusion sociale et la discrimination?

La stratégie européenne de lutte contre la pauvreté offre une occasion essentielle d’atteindre des objectifs mondiaux tels que l’ODD 1 (Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde) et l’ODD 10 (Réduire les inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre), et prépare en même temps une vision d’une Europe de l’après-2025 axée sur le bien-être. Les politiques doivent s’attaquer aux disparités économiques, sociales et environnementales, tout en donnant la priorité aux initiatives locales, étant donné que les communautés locales sont les mieux placées pour apporter des solutions efficaces. Les gouvernements nationaux doivent garantir un accès universel aux services essentiels tels que le logement, les soins de santé et l’éducation. L’UE devrait jouer un rôle de premier plan en encourageant la collaboration transfrontière et en redéfinissant la prospérité grâce à des indicateurs de bien-être et d’équité allant au-delà du PIB. Institutionnaliser l’économie sociale en tant que pierre angulaire de cette transition garantira des résultats inclusifs et justes pour tous.

Lors de sa session plénière de septembre, le Comité économique et social européen (CESE) a organisé un débat avec Dan Jørgensen, commissaire à l’énergie et au logement, et a demandé à la Commission d’agir sans attendre pour faire face à la crise du logement en cours.

Lors de sa session plénière de septembre, le Comité économique et social européen (CESE) a organisé un débat avec Dan Jørgensen, commissaire à l’énergie et au logement, et a demandé à la Commission d’agir sans attendre pour faire face à la crise du logement en cours.

Le CESE a exhorté la Commission à élaborer un plan d’action pour des logements abordables. À cet effet, il a émis un avis spécifique et se tient prêt à organiser, conjointement avec la Commission, le Parlement européen et le Comité européen des régions, le tout premier sommet européen sur le logement.

Laurenţiu Plosceanu, vice-président sortant du CESE chargé de la communication, a souligné l’engagement du Comité en faveur de logements décents, abordables et durables pour tous, mettant en évidence la contribution de la société civile au futur plan européen pour des logements abordables. «Notre message est sans équivoque: l’Union européenne doit se doter d’un plan d’action pour faire du droit au logement une réalité, et l’inscrire formellement dans sa législation», a-t-il déclaré.

Le commissaire Jørgensen a assuré qu'il mesure bien l’ampleur du défi, et qu'il n'ignore pas que de nombreux Européens peinent à trouver un logement abordable et digne. Selon lui, remédier à cette crise serait une occasion d’opérer un changement durable: «pour une Europe plus juste, plus compétitive et véritablement autonome, il est indispensable que chacun ait accès à un logement décent, durable et abordable».

Dans son avis récemment adopté, élaboré par John Comer et Thomas Kattnig, le CESE affirme que le droit à un logement décent, durable et abordable doit être formellement inscrit dans le droit primaire de l’Union.

«La durabilité est indissociable du caractère abordable des logements. Nos concitoyens n’ont pas les moyens de se loger. Dans les villes d’Europe, nombreux sont ceux qui consacrent jusqu’à 40 % de leur salaire à leur logement», a expliqué M. Comer.

«La crise du logement est un problème sociétal central qui risque de faire beaucoup de mal à la démocratie», a souligné M. Kattnig.

La politique du logement relevant principalement de la compétence des États membres, le CESE estime que l’UE doit adopter une approche coordonnée qui respecte le principe de subsidiarité. Il préconise aussi de réformer les règles en matière d’aides d’État afin d’élargir l’accès au logement social, sachant que les définitions actuelles excluent les ménages à revenu intermédiaire et les travailleurs clés.

Le CESE plaide aussi en faveur d’une action coordonnée pour réglementer les locations de courte durée, notamment par un échange de données transparent, des mesures territorialement ciblées et une surveillance stricte, avec pour visée de mettre un terme aux investissements spéculatifs et à l’évasion fiscale. Au cours du débat, les représentants de la société civile ont insisté sur l’importance de politiques budgétaires saines, de solutions adaptées aux différents systèmes de logement et régimes de financement européens innovants pour soutenir la modernisation et le logement social.

L’eau doit être une priorité stratégique pour l’Europe, a souligné le CESE lors de sa session plénière de septembre, au cours de laquelle il a adopté trois nouveaux avis sur la politique de l’eau. Le débat en plénière a réuni de hauts représentants de l’UE et des Nations unies, mettant en évidence l’engagement constant du CESE en faveur du pacte bleu pour l’Europe, dont il s’est fait le champion depuis près de quatre ans.

L’eau doit être une priorité stratégique pour l’Europe, a souligné le Comité économique et social européen (CESE) lors de sa session plénière de septembre, au cours de laquelle il a adopté trois nouveaux avis sur la politique de l’eau. Le débat en plénière a réuni de hauts représentants de l’UE et des Nations unies, mettant en évidence l’engagement constant du CESE en faveur du pacte bleu pour l’Europe, dont il s’est fait le champion depuis près de quatre ans.

Laurenţiu Plosceanu, vice-président sortant du CESE chargé de la communication, a ouvert le débat en déclarant: «Le pacte bleu a été l’une des initiatives les plus ambitieuses de notre Comité. La société civile, les entreprises, les citoyens et les partenaires sociaux sont prêts à travailler ensemble pour garantir la résilience dans le domaine de l’eau aujourd’hui et dans les années à venir.»

Deux ans après la déclaration du CESE en vue d’un pacte bleu pour l’Europe, les progrès sont évidents: l’UE dispose désormais d’un commissaire chargé de l’eau, et la stratégie pour la résilience dans le domaine de l’eau répond à de nombreuses exigences fondamentales. Des difficultés subsistent malgré tout. Le CESE plaide en faveur d’une intégration transversale des politiques, d’une attention accrue accordée à l’eau dans le pacte pour une industrie propre et d’un test hydrique pour l’ensemble de la législation européenne, aussi bien nouvelle que révisée.

Pedro Arrojo-Agudo, rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l’homme à l’eau potable et à l’assainissement, a déclaré que dans les stratégies qu’elle consacre à ces sujets, l’UE doit prendre en compte l’enjeu des droits de l’homme et aller au-delà des simples déclarations d’intention: «Manquons-nous de ressources pour une course aux armements suicidaire? Apparemment non. Mais pour ce qui est du droit de l’homme à l’eau, soudainement, il n’y a plus aucun financement. C’est une question de priorités.»

Pernille Weiss-Ehler, membre du cabinet de Jessika Roswall, commissaire à l’environnement, à la résilience en matière d’eau et à l’économie circulaire compétitive, a déclaré que la stratégie pour la résilience dans le domaine de l’eau allait au-delà des mots: «La stratégie compte plus de 30 actions pour remédier au problème du cycle de l’eau, construire une économie intelligente dans le domaine hydrique et garantir une eau propre et abordable pour tous.»

Les trois avis du CESE proposent une approche cohérente de la résilience dans le domaine de l’eau. L’avis sur la stratégie européenne de résilience dans le domaine de l’eau accueille favorablement cette stratégie, mais plaide en faveur d’une gouvernance renforcée, d’un financement spécifique, d’un objectif d’efficacité de 10 % dans les plans sectoriels et de plans nationaux obligatoires visant à réduire les fuites.

L’avis sur la résilience dans le domaine de l’eau et la double transition traite de la relation entre l’eau, la numérisation et la décarbonation en plaidant pour des technologies efficaces, des centres de données résilients, l’utilisation de l’IA et des actions dans les zones où l’eau est rare.

Enfin, l’avis sur la diplomatie bleue et la coopération dans le domaine de l’eau souligne la nécessité d’intégrer l’eau dans la politique étrangère et de développement de l’UE afin de lutter contre les pénuries, les tensions transfrontières et les migrations climatiques.

La session plénière a confirmé la détermination du CESE à maintenir l’eau au premier rang des priorités de l’UE, traduisant ainsi le pacte bleu en actions. En clôture, M. Plosceanu a déclaré que le Comité continuera de jouer un rôle actif au sein du Forum sur la résilience dans le domaine de l’eau, de l’Alliance industrielle intelligente et en vue de la mise en place d’une plateforme des parties prenantes dans le domaine de l’eau, et demande que des mesures soient prises avant la conférence des Nations unies sur l’eau de 2026. (gb)

L’industrie sidérurgique européenne est confrontée à de graves problèmes dont les implications sont considérables. À défaut d’action rapide, on risque d’assister à des fermetures d’usines et des pertes d’emplois et de voir menacée l’autonomie stratégique de l’Union européenne en matière de défense, d’énergie propre et de technologies numériques. Le CESE invite la Commission européenne à renforcer les garanties commerciales, à réformer les politiques énergétiques et à soutenir une production à faible intensité de carbone.

L’industrie sidérurgique européenne est confrontée à de graves problèmes dont les implications sont considérables. À défaut d’action rapide, on risque d’assister à des fermetures d’usines et des pertes d’emplois et de voir menacée l’autonomie stratégique de l’Union européenne en matière de défense, d’énergie propre et de technologies numériques. Le CESE invite la Commission européenne à renforcer les garanties commerciales, à réformer les politiques énergétiques et à soutenir une production à faible intensité de carbone.

Dans un avis adopté lors de sa session plénière de septembre dernier, le CESE a invité la Commission à agir sans délai. Les mesures européennes de sauvegarde actuellement en vigueur, destinées à lutter contre les hausses soudaines d’importations d’acier et appelées à expirer en juillet 2026, ont perdu leur efficacité. Le Comité propose d’imposer des limites strictes à l’importation, des droits de douane plus élevés sur les importations excédentaires et d’introduire une règle dite «fondue et coulée» afin de vérifier le véritable pays d’origine, et ainsi de pouvoir combler les failles commerciales.

«La sidérurgie et la métallurgie européennes font face à une crise existentielle sans précédent qui menace non seulement les capacités industrielles, mais aussi l’autonomie stratégique, la transition écologique et la sécurité économique de l’Europe, explique Michal Pintér, corapporteur de l’avis. Les mécanismes de protection en vigueur et les instruments de défense commerciale existants sont défaillants. L’Union a maintenant besoin de mesures commerciales audacieuses, globales et permanentes.»

Au-delà des aspects commerciaux, l’avis est particulièrement attentif aux coûts de l’énergie: les producteurs européens paient deux à trois fois plus cher pour leur électricité que leurs concurrents américains, ce qui nuit à la compétitivité et aux investissements écologiques. Le CESE plaide en faveur d’une réforme du marché de l’électricité, d’une aide temporaire pour les industries à forte intensité énergétique et d’un meilleur accès à l’hydrogène propre.

Anastasis Yiapanis, rapporteur, demande avec force que la compétitivité soit liée à l’investissement: «Il faut agir sans tarder pour rétablir la compétitivité de l’acier européen. Il faut que la Commission évalue les besoins de financement et accroisse le soutien qu’elle apporte, y compris au moyen des recettes du marché du carbone et de la banque de décarbonation industrielle.»

Le CESE souligne l’importance du recyclage: les déchets métalliques sont moins chers et plus propres que l’acier neuf, mais de grandes quantités quittent l’Europe pour aller vers des marchés où les normes sont moins strictes. Des contrôles plus rigoureux permettront de ne pas perdre ce matériau et de renforcer l’économie circulaire.

La transition écologique doit aussi être équitable. Le CESE propose de créer un fonds spécifique pour les travailleurs des industries à forte intensité énergétique dans le but d’aider ces derniers à se reconvertir, à acquérir de nouvelles compétences, voire à partir s’installer dans une autre région si nécessaire.

Le secteur de l’acier et des métaux qui pèse encore près de trois millions d’emplois reste essentiel à l’économie européenne, mais il a perdu depuis 2008 quelque 95 000 emplois, dont 18 000 en 2024. Lorsque l’on sait que la surcapacité sidérurgique mondiale doit dépasser cinq fois la production annuelle de l’Union d’ici à 2027, le message du CESE est clair: l’Europe doit agir aujourd’hui pour garantir l’avenir de son industrie sidérurgique. (gb/dm)

Lors de sa plénière de septembre dernier, le CESE a adopté un avis d’initiative consacré à l’approche «One Health» ou «Une seule santé», dans lequel il expose une vision globale de la manière dont l’Europe peut protéger le bien-être des personnes face à la montée des périls environnementaux et sanitaires.

Le CESE plaide pour une stratégie intégrée de l’Union européenne qui permettra d’articuler les politiques en matière d’environnement, d’alimentation et de santé afin de préserver le bien-être de ses citoyens.

Lors de sa plénière de septembre dernier, le Comité économique et social européen (CESE) a adopté un avis d’initiative consacré à l’approche «One Health» ou «Une seule santé», dans lequel il expose une vision globale de la manière dont l’Europe peut protéger le bien-être des personnes face à la montée des périls environnementaux et sanitaires.

Cet avis tire les leçons de la pandémie de COVID-19 et de la «triple crise planétaire» que nous connaissons actuellement sous l’effet du changement climatique, du recul de la biodiversité et de la pollution. Son message central est simple mais urgent: l’état de notre environnement a une influence directe sur la santé de nos concitoyens.

«Notre vision est claire: pour une population en bonne santé, il faut une planète en bonne santé», précise Mme Nicoletta Merlo, rapporteure de l’avis. «Si l’Europe veut réellement lutter contre le changement climatique, le recul de la biodiversité et la pollution, elle doit décloisonner son action. Les politiques menées dans les domaines de l’environnement, de l’agriculture, de l’alimentation, du commerce et de la santé doivent conjuguer leurs effets — et bénéficier d’un véritable financement.»

L’approche «Une seule santé» reconnaît qu’un air pur, une eau salubre, des sols fertiles et des systèmes alimentaires durables ne sont pas des objectifs environnementaux abstraits, mais la base même d’une vie saine. Dans son avis, le Comité adresse une mise en garde contre les substances nocives présentes dans les emballages et d’autres matériaux, contre les conséquences d’une hausse des températures et contre une pollution dont les effets peuvent être délétères pour la santé à la fois physique et mentale.

M. Arnaud Schwartz, corapporteur de l’avis, insiste sur la dimension économique et sociale: «Mieux vaut prévenir que guérir, c’est le meilleur investissement que l’on puisse faire pour l’humanité. Protéger la nature, faire preuve de vigilance face aux risques et arrêter les crises avant qu’elles ne s’installent: c’est ainsi que l’on assurera notre prospérité et notre résilience futures.»

Pour passer des principes à l’action, le CESE exhorte l’Union européenne à adopter une solide stratégie mettant en œuvre l’approche «Une seule santé» ainsi qu’un plan d’action afférent, assortis de véritables engagements financiers. Parmi les mesures concrètes à prendre, il s’agit notamment de promouvoir des systèmes durables pour une alimentation sûre et nutritive, de protéger les écosystèmes et d’investir dans l’éducation et la formation pour sensibiliser le public — et surtout les jeunes — aux corrélations étroites qui relient la santé des êtres humains, celle des animaux et celle de l’environnement.

L’avis a aussi pour objectif de développer un discours nouveau qui résonne auprès de nos concitoyens, en explicitant le lien entre la prospérité et la santé au quotidien et la résilience des écosystèmes naturels. Par cette démarche, le CESE entend soutenir les travaux de la Commission européenne sur l’approche «Une seule santé» et, dans le même temps, faire davantage entendre la voix de la société civile dans les orientations prises sur ces sujets. (ks/fb)