À Bruxelles, lors de sa session plénière de septembre, le CESE a réuni des responsables politiques de l’Union européenne, des représentants de la société civile, de la jeunesse et de ses partenaires internationaux pour marquer la fin de la présidence d’Oliver Röpke (2023-2025). La cérémonie, qui s’est tenue dans l’hémicycle du Parlement européen, a permis de saluer les réalisations récentes tout en engageant la réflexion sur une palette de problématiques qui vont orienter l’avenir de l’Europe.

Maroš Šefčovič, membre de la Commission européenne, a souligné l’importance du Comité en tant que «maison de la société civile européenne» ainsi que son rôle éminent dans l’élaboration des politiques européennes: «Vous plaidez en faveur d’une Europe compétitive, qui soit fondée sur le modèle social de l’UE et soutenue par la transition écologique, montrant ainsi comment la société civile contribue à combiner ces différents aspects.»

Lors de la cérémonie, les intervenants ont mis en garde contre l’incertitude géopolitique, la polarisation et l’extrémisme, tout en soulignant la capacité du CESE à parler d’une seule voix pour défendre la démocratie.

La participation des jeunes a occupé une place éminente durant ce mandat, le test jeunesse des politiques publiques de l’UE s’étant imposé à cet égard comme l’une des illustrations les plus concrètes. Răres Voicu, président du Forum européen de la jeunesse, a souligné la nécessité de lutter contre l’extrémisme, alors même que les délégués de la jeunesse appelaient à une appropriation plus résolue du processus démocratique.

L’élargissement a été un autre thème clé, et Edi Rama, premier ministre albanais, a remercié le Comité de s’être employé à faire en sorte que les pays candidats se sentent considérés comme des égaux. «La force de l’Europe réside dans ses citoyens et le dialogue, et non dans les grandes déclarations. Votre présidence restera celle de ma conversion, car vous avez fait de moi un nouvel apôtre du dialogue social. Vous avez aussi veillé à ce que le point de vue des Balkans occidentaux trouve ici un véritable écho et ne reste pas cantonné derrière la porte des conciliabules. Le CESE est l’endroit où nous, les Albanais, qui avons si souvent été traités comme des citoyens européens de deuxième zone, avons eu le sentiment d’être considérés sur un pied d’égalité. L’Europe prospère comme un tout, et seulement et uniquement, comme un tout», a déclaré M. Rama.

Hommage a ensuite été rendu au président Röpke pour sa capacité d’entraînement dans les domaines de la jeunesse et de l’élargissement de l’Union, ainsi qu’aux membres dont l’engagement au sein du Comité s’inscrit dans la durée. En conclusion, Oliver Röpke a remercié le personnel du CESE pour son dévouement et a exhorté l’institution à garder le cap du renforcement de la démocratie, à soutenir l’élargissement et à placer la société civile au cœur du projet européen. (tk)