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Face à la montée des menaces pour la sécurité, l’Europe a besoin de toute urgence d’une stratégie unifiée en matière de financement de la défense. En réponse à une demande de la présidence polonaise du Conseil de l’UE, le CESE a adopté un avis dans lequel il réclame des mesures ambitieuses: hausse des investissements dans des systèmes modernes, approfondissement de la coopération avec l’OTAN et augmentation des fonds disponibles au titre du cadre financier de l’Union.

Face à la montée des menaces pour la sécurité, l’Europe a besoin de toute urgence d’une stratégie unifiée en matière de financement de la défense. En réponse à une demande de la présidence polonaise du Conseil de l’UE, le CESE a adopté un avis dans lequel il réclame des mesures ambitieuses: hausse des investissements dans des systèmes modernes, approfondissement de la coopération avec l’OTAN et augmentation des fonds disponibles au titre du cadre financier de l’Union.

Les risques auxquels l’Europe est confrontée en matière de sécurité s’accroissent et mettent en évidence sa dépendance à l’égard de fournisseurs extérieurs dans le domaine de la défense. En effet, sur une année, 78 % des 75 milliards d’euros dépensés par les pays de l’Union pour la passation de marchés dans le domaine de la défense sont revenus à des fournisseurs de pays tiers. Il est crucial de renforcer la base industrielle et technologique de défense européenne (BITDE) pour réduire cette dépendance.

«Les mécanismes de financement de la défense de l’UE doivent être revus afin de relever les défis actuels», explique Marcin Nowacki, rapporteur de l’avis du CESE sur «Le financement de la défense dans l’Union européenne». «Les règles budgétaires en vigueur limitent les dépenses militaires et, si des initiatives telles que le Fonds européen de la défense (FED) et la facilité européenne pour la paix (FEP) constituent des avancées, elles restent insuffisantes pour faire face à l’ampleur des menaces d’aujourd’hui.»

La coopération avec l’OTAN est essentielle pour l’interopérabilité et une stratégie unifiée. La passation conjointe de marchés, les partenariats en matière de cybersécurité et de sûreté spatiale et le projet de satellites IRIS2 renforceront la résilience. Le financement de la défense doit s’aligner sur les priorités plus larges de l’Union sans porter préjudice à ses objectifs sociaux et environnementaux. Les investissements stratégiques, l’innovation et la planification à long terme sont indispensables pour garantir la sécurité et l’autonomie de l’Europe. (tk)

Le tourisme est un moteur de l’économie de l’UE susceptible de renforcer la compétitivité de l’Europe. Il est temps de repenser son fonctionnement et d’aller au-delà de la durabilité, vers un tourisme régénératif, où les destinations ne se contentent pas de survivre, mais prospèrent. 

Le tourisme est un moteur de l’économie de l’UE susceptible de renforcer la compétitivité de l’Europe. Il est temps de repenser son fonctionnement et d’aller au-delà de la durabilité, vers un tourisme régénératif, où les destinations ne se contentent pas de survivre, mais prospèrent.

Le Comité économique et social européen (CESE) demande instamment à l’Union européenne de transformer son secteur touristique, en mettant l’accent sur la durabilité et la régénération afin de garantir des avantages économiques et environnementaux à long terme.

Le tourisme restant un pilier essentiel de l’économie de l’Union, en particulier dans les régions qui dépendent fortement de ce secteur, le CESE préconise d’accélérer la transition vers un tourisme durable et le passage à des stratégies de tourisme régénératif, comme il le souligne dans son avis intitulé «Le tourisme dans l’Union européenne: la durabilité comme moteur pour une compétitivité à long terme».

«Nous devons veiller à ce que le tourisme joue un rôle pour relancer la compétitivité européenne. Cette mesure est essentielle, étant donné que le tourisme représente une part tellement importante du PIB de nombreux États membres et régions, ainsi que de leurs chaînes de valeur», a déclaré Isabel Yglesias, rapporteure de l’avis.

Mme Yglesias a indiqué que l’avis se fonde sur la déclaration de Palma, adoptée au cours de la présidence espagnole du Conseil lors du second semestre de 2023, qui a suscité un large consensus sur la manière de garantir que la durabilité soit au cœur de l’avenir du tourisme.

Pour y parvenir, les institutions européennes et les pouvoirs publics nationaux, régionaux et locaux doivent soutenir activement le secteur dans ses transitions, en assurant des échanges continus avec toutes les parties prenantes concernées et en renforçant le dialogue social.

Si les efforts déployés en faveur de la durabilité dans le secteur du tourisme ont largement progressé, l’explosion des voyages après la pandémie met de nombreuses destinations populaires sous pression. En raison de cette recrudescence, les régions ont plus de mal à concilier croissance économique et développement durable, tout en étant confrontées à des pénuries de personnel et à une inadéquation entre les emplois disponibles et les compétences des travailleurs.

C’est la raison pour laquelle le CESE plaide également en faveur d’une évolution vers un tourisme régénératif et de son inclusion dans la stratégie européenne pour un tourisme durable, que la Commission européenne présentera dans les prochains mois.

Contrairement au tourisme durable traditionnel, qui se concentre sur la réduction des dommages causés à l’environnement, le tourisme régénératif vise à restaurer et renforcer le capital naturel, social et économique. Cette approche prospective intègre les principes de l’économie circulaire et vise à avoir un effet positif durable sur les destinations et les communautés locales. (ll)

Les agriculteurs européens sont confrontés à des crises de plus en plus graves, qu’il s’agisse de conditions météorologiques extrêmes, de l’instabilité des marchés ou de la concurrence déloyale. Le Comité économique et social européen (CESE) avertit que les politiques actuelles de l’UE ne permettent pas de protéger les agriculteurs et réclame des réformes urgentes pour garantir leurs revenus, renforcer leur pouvoir de négociation et assurer une agriculture durable.

Les agriculteurs européens sont confrontés à des crises de plus en plus graves, qu’il s’agisse de conditions météorologiques extrêmes, de l’instabilité des marchés ou de la concurrence déloyale. Le Comité économique et social européen (CESE) avertit que les politiques actuelles de l’UE ne permettent pas de protéger les agriculteurs et réclame des réformes urgentes pour garantir leurs revenus, renforcer leur pouvoir de négociation et assurer une agriculture durable.

Dans l’avis qu’il a élaboré à la demande de la présidence polonaise du Conseil de l’UE, le CESE plaide en faveur d’un système agricole plus résilient et centré sur les agriculteurs.

«L’agriculture est une profession noble au service de deux objectifs fondamentaux: produire des denrées alimentaires sûres et de qualité pour nourrir la population, ainsi que préserver et améliorer l’environnement. Tout ce que nous demandons en retour, c’est de percevoir une rémunération honnête après une dure journée de travail, et de voir les aliments que nous produisons traités avec respect et payés un prix équitable», a indiqué Joe Healy, l’un des trois rapporteurs de l’avis.

Le CESE estime que la politique agricole commune (PAC) s’avère inadaptée pour relever les défis actuels. Pour soutenir les agriculteurs, il recommande de recourir à des outils financiers tels que des assurances publiques couvrant les catastrophes naturelles, des aides contracycliques ou encore des paiements directs. Les fonds de mutualisation, déjà utilisés dans certains États membres, pourraient offrir un filet de sécurité supplémentaire, dont le financement serait assuré collectivement par les agriculteurs, l’industrie, les gouvernements régionaux et l’Union.

Dans la perspective de la révision de la PAC pour l’après 2027, le CESE recommande que le budget de cette politique soit rétabli à au moins 0,5 % du PIB de l’Union. Un durcissement du droit commercial s’impose pour garantir que les produits importés respectent les normes de l’Union en matière d’environnement et de travail.

La vente à perte, qui soumet les agriculteurs à une pression financière extrême, figure aussi parmi les préoccupations majeures. Pour éviter que les grands distributeurs n’acculent les agriculteurs à la faillite, le CESE exhorte les décideurs politiques de l’UE à envisager sérieusement d’interdire les achats à perte, en s’inspirant de la législation espagnole sur la chaîne alimentaire.

Le CESE propose la création d’un centre numérique européen chargé de surveiller les prix, les coûts et les bénéfices afin d’améliorer la transparence et le pouvoir de marché des agriculteurs. Il préconise également des négociations collectives sur les prix et un soutien accru aux coopératives et aux organisations de producteurs. L’indépendance économique et la compétitivité doivent être renforcées dans tout le secteur agricole de l’UE.

S’il est essentiel d’atteindre les objectifs climatiques, les coûts associés ne sauraient incomber aux seuls agriculteurs. Un fonds pour la durabilité pourrait les aider à adopter des pratiques plus respectueuses de l’environnement. L’avis met en garde contre les risques de fuite de carbone, conséquences de règles européennes strictes qui pénalisent les agriculteurs locaux par rapport à leurs concurrents de pays tiers.

Le CESE souligne l’importance d’investir dans le développement rural, l’innovation et la simplification des règles de la PAC. Face à la pression croissante sur les agriculteurs, l’urgence s’impose: les dirigeants de l’UE doivent passer à l’action avant que d’autres exploitations ne disparaissent. (ks)

L’Union européenne se trouve à un tournant critique en ce qui concerne le développement de l’intelligence artificielle. Si les entreprises américaines dominent le marché de l’IA générative et absorbent 80 % des investissements privés au niveau mondial, la Chine progresse rapidement. Afin de définir ce dont l’Europe a besoin pour rester compétitive, le Comité économique et social européen (CESE) a publié une nouvelle étude en collaboration avec le Centre d’études de la politique européenne (CEPS).

L’Union européenne se trouve à un tournant critique en ce qui concerne le développement de l’intelligence artificielle. Si les entreprises américaines dominent le marché de l’IA générative et absorbent 80 % des investissements privés au niveau mondial, la Chine progresse rapidement. Afin de définir ce dont l’Europe a besoin pour rester compétitive, le Comité économique et social européen (CESE) a publié une nouvelle étude en collaboration avec le Centre d’études de la politique européenne (CEPS).

L’étude, qui a été élaborée sous l’égide de la section «Marché unique, production et consommation» (INT) du CESE et a fait l’objet de discussions régulières au sein de l’Observatoire de la transition numérique et du marché unique du CESE, explore les principales possibilités, difficultés et mesures politiques nécessaires pour enrichir le paysage de l’intelligence artificielle en Europe.

Principales recommandations à l’attention de l’UE:

  • Stimuler les investissements dans l’IA et la puissance de calcul — L’Europe doit augmenter ses investissements dans l’infrastructure de l’IA pour favoriser l’innovation.
  • Mettre l’accent sur trois secteurs à fort potentiel — L’IA peut stimuler la croissance dans l’industrie automobile, l’énergie propre et l’éducation.
  • Promouvoir l’IA en code source ouvert — Encourager les modèles d'IA en code source ouvert renforcera l’accessibilité et la concurrence.
  • Mieux intégrer les actions de R&D dans l’ensemble de l’Union.

Donner à la société civile les moyens d’agir en ce qui concerne la gouvernance de l’IA
L’étude souligne l’importance des organisations de la société civile (OSC) dans l’élaboration des politiques et de la gouvernance de l’IA. Afin de renforcer l’inclusivité et l’adoption de l’IA éthique, le rapport préconise les pistes suivantes:

  • Programmes d’alphabétisation dans le domaine de l’IA — Initiatives de formation et de dialogue social visant à responsabiliser les travailleurs et le public.
  • Approche de type «social dès la conception» — Veiller à ce que le développement de l’IA soit centré sur l’humain et aligné sur les besoins de la société.
  • Augmentation des financements destinés aux OSC — Soutenir les organisations à but non lucratif qui visent à combler le fossé entre la technologie de l’IA et son degré de compréhension par les citoyens.
  • Adoption de l’IA éthique — Donner la priorité aux systèmes d’IA dignes de confiance qui respectent les valeurs européennes.

Exploiter le potentiel que recèle le CESE en ce qui concerne les politiques de l’IA
Le CESE est bien placé pour faciliter la participation structurée des OSC à l’élaboration des politiques en matière d’IA. L’étude recommande de plaider en faveur de l’IA en code source ouvert et de promouvoir l’innovation éthique au moyen de marchés publics et de mécanismes de financement, le CESE servant de plateforme centrale pour collaborer avec les OSC et la communauté du logiciel libre et sensibiliser aux conséquences de l’IA sur la société.

L’étude introduit également un glossaire unifié de l’IA afin d’établir un langage commun, garantissant une communication efficace entre les responsables politiques, les développeurs et les utilisateurs, ce qui est crucial pour le développement, la gouvernance et le déploiement responsables de l’IA dans tous les secteurs.

Cette étude sera diffusée auprès des principales institutions de l’Union, et devrait contribuer à l’élaboration des futures politiques en matière d’intelligence artificielle. Pour lire l’étude dans son intégralité, cliquez ici. (vk)

Par le groupe des organisations de la société civile du CESE

Le CESE doit être associé dès le départ aux initiatives de la Commission visant à renforcer le dialogue avec la société civile. Selon le groupe des organisations de la société civile du Comité, l’étude à venir du CESE sur la «Cartographie des pratiques de dialogue civil dans les institutions de l’UE» peut apporter une contribution précieuse à cet effet.

Par le groupe des organisations de la société civile du CESE

Le CESE doit être associé dès le départ aux initiatives de la Commission visant à renforcer le dialogue avec la société civile. Selon le groupe des organisations de la société civile du Comité, l’étude à venir du CESE sur la «Cartographie des pratiques de dialogue civil dans les institutions de l’UE» peut apporter une contribution précieuse à cet effet.

Après le début du nouveau cycle politique de l’UE et l’annonce d’une stratégie de l’Union pour soutenir, protéger et autonomiser la société civile au troisième trimestre de 2025 dans le programme de travail de la Commission, le groupe des organisations de la société civile du CESE a organisé une conférence afin de mettre en évidence les actions clés nécessaires durant le mandat 2024-2029. Une centaine de personnes, représentants des organisations de la société civile (OSC) européennes et citoyens, ont participé à cette manifestation le 3 mars.

Séamus Boland, président du groupe des organisations de la société civile, a déclaré que les OSC ont un rôle à jouer pour veiller à ce que les politiques soient élaborées en connaissance de cause et en réponse aux besoins des citoyens. Il a réitéré l’appel de son groupe et du Comité pour que le CESE soit associé à la plateforme de la société civile prévue par la Commission.

«Le CESE, fort de son expérience et au vu des moyens qu’il offre, doit être inclus dès le départ aux initiatives de la Commission qui visent à renforcer le dialogue avec la société civile. Il doit participer aux processus de gouvernance et être un élément clé de l’initiative sur la création d’une plateforme de la société civile», a poursuivi M. Boland.

Il a fait valoir qu’un dialogue civil structuré, régulier, transparent et inclusif devrait s’appuyer sur les structures existantes et rassembler toutes les parties prenantes concernées. Les institutions européennes devraient donc créer un groupe de travail sur le dialogue civil, avec le concours du CESE.

«Un groupe de travail sur le dialogue civil pourrait s’atteler à un projet visant à créer un environnement plus favorable aux organisations de la société civile dans le processus d’élaboration des politiques», a poursuivi M. Boland.  Il pourrait s’agir d’une première étape vers un dialogue civil plus structuré, qui répondrait aux questions suivantes: Qui consulter? Quels sont les sujets concernés? Quel est le calendrier? Quels sont les résultats?

Le groupe de travail proposé pourrait en outre s’appuyer sur l’étude à venir du CESE sur les pratiques existantes en matière de dialogue, intitulée «Cartographie des pratiques de dialogue civil dans les institutions de l’UE».

Cette étude a été commandée par le CESE à la demande de son groupe des organisations de la société civile. Les résultats devraient être disponibles à la fin du mois de juillet 2025. L’étude vise à établir une cartographie complète des pratiques de dialogue civil au sein des institutions de l’Union: quels sont les processus associant les OSC qui sont utilisés à l’heure actuelle, et avec quelles méthodes? La connaissance des pratiques existantes devrait éclairer et soutenir les travaux en faveur d’un dialogue civil plus structuré dans le cadre du nouveau cycle législatif. Les conclusions préliminaires de l’étude ont déjà été présentées lors de la conférence par Berta Mizsei, du Centre d’études de la politique européenne (CEPS).

La conférence a aussi mis l’accent sur le fait que la santé financière des OSC est une condition préalable au dialogue et à la mise en relation des décideurs politiques avec les besoins des citoyens. Il convient de garantir leur stabilité financière et leur indépendance.

Les conclusions et recommandations de la conférence sont disponibles sur le site web du CESE.

Par le groupe des travailleurs du CESE

Les dépenses effectuées au titre de la défense et celles liées aux questions sociales devraient aller de pair: l’État-providence ne peut être sacrifié sur l’autel du financement de la défense. La solidité de l’État-providence demeure essentielle pour faire barrage aux aspirations des partis d’extrême droite de reproduire au sein de l’UE des autocraties inspirées du Kremlin.

Par le groupe des travailleurs du CESE

Les dépenses effectuées au titre de la défense et celles liées aux questions sociales devraient aller de pair: l’État-providence ne peut être sacrifié sur l’autel du financement de la défense. La solidité de l’État-providence demeure essentielle pour faire barrage aux aspirations des partis d’extrême droite de reproduire au sein de l’UE des autocraties inspirées du Kremlin.

Alors que l’on entre dans la quatrième année de guerre en Ukraine, de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer une augmentation des dépenses consacrées à la défense, en particulier après les changements politiques intervenus aux États-Unis. La protection des pays européens ne semble plus garantie. De ce fait, de nombreux tabous ont déjà été brisés en ce qui concerne non seulement les discussions sur les questions militaires au niveau de l’UE, mais aussi la hausse de l’endettement.

Parmi ceux qui plaident pour ce renforcement du budget alloué à la défense, certains considèrent qu’il doit s’agir d’un jeu à somme nulle pour l’État-providence, faisant comme si les États-Unis tiraient leur puissance militaire de l’absence de protection sociale adéquate, ou comme si l’affaiblissement de nos propres armées découlait du financement des retraites ou de la sécurité sociale.

Le groupe des travailleurs souhaite être parfaitement clair sur deux points:

  • Premièrement, l’UE dans son ensemble occupe la deuxième place au classement mondial des dépenses militaires. Bien que des dépenses communes ou supplémentaires soient nécessaires dans certains cas, le principal besoin concerne la coordination et les projets communs propres à garantir l’autonomie stratégique. Deuxièmement, notre objectif doit être de nous défendre, et non de concurrencer les États-Unis au niveau mondial.
  • Le bon fonctionnement de l’État-providence et les efforts déployés pour lutter contre la pauvreté et les inégalités revêtent une importance cruciale pour éviter le basculement de nombreux États membres vers l’extrême droite. Ces partis, qui ont le vent en poupe actuellement, ont peu d’intérêt pour la démocratie, se déclarent ouvertement hostiles à la plupart de nos valeurs, aspirent à reproduire chez nous l’autocratie du Kremlin et, s’ils accèdent au pouvoir, ils feront en sorte qu’aucune politique de défense coordonnée ne puisse voir le jour.

Par conséquent, les États membres doivent envisager les dépenses de défense et les investissements sociaux dans une optique de renforcement mutuel, chacun rendant l’autre possible.

Le Comité économique et social européen (CESE) a organisé un forum de haut niveau sur les droits des femmes, qui a rassemblé des personnalités de premier plan pour aborder les questions urgentes qui concernent ces problématiques et définir des priorités clés avant la prochaine réunion de la commission de la condition de la femme des Nations unies.

Le Comité économique et social européen (CESE) a organisé un forum de haut niveau sur les droits des femmes, qui a rassemblé des personnalités de premier plan pour aborder les questions urgentes qui concernent ces problématiques et définir des priorités clés avant la prochaine réunion de la commission de la condition de la femme des Nations unies.

Le forum de haut niveau du CESE sur les droits des femmes a débouché sur une conclusion sans équivoque: des progrès ont été accomplis, mais ils demeurent insuffisants. Bien que l’UE ait pris des mesures pour protéger les femmes et les filles, les formes structurelles d’inégalité, les stéréotypes fondés sur le genre et les réactions négatives à l’égard des droits des femmes continuent de menacer des acquis gagnés de haute lutte en Europe. Tant que des obstacles structurels persistent, la pleine participation des femmes à la société restera limitée.

Le forum de haut niveau, qui s’est tenu le 26 février pendant la session plénière du CESE, a rassemblé Sif HOLST, présidente du groupe ad hoc sur l’égalité du CESE, Oliver RÖPKE, et Hadja LAHBIB, commissaire européenne à l’égalité, à l’état de préparation et à la gestion des crises. Parmi les autres participants à l’événement figuraient Carlien SCHEELE (directrice de l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes), Florence RAES (directrice du bureau de liaison d’ONU-Femmes à Bruxelles), Ayșe YÜREKLI (représentante de l’UE auprès de KAGIDER — Association turque des femmes entrepreneurs), Mary COLLINS (secrétaire générale du Lobby européen des femmes) et Cianán RUSSELL (responsable des politiques senior chez ILGA Europe).

Le forum s’est articulé autour de deux tables rondes particulièrement animées qui ont pris à bras-le-corps les problèmes urgents en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, en relation avec deux avis importants adoptés par le CESE au cours de la session. Expert(e)s, militant(e)s et responsables politiques se sont réuni(e)s pour partager leurs points de vue, proposer des solutions et renforcer les engagements en faveur de la promotion des droits des femmes en Europe et au-delà.

La première table ronde était consacrée à la 69e session de la commission de la condition de la femme des Nations unies (UNCSW69), qui se tiendra prochainement, tandis que la seconde portait sur la violence à l’égard des femmes et des filles en tant que question de droits humains. Deux avis connexes ont également été adoptés en plénière à l’issue du forum: «Contribution du CESE aux priorités de l’UE dans le cadre de l’UNCSW69» et «La violence à l’égard des femmes, une question de droits humains: état des lieux des mesures en vigueur dans l’Union européenne». (lm)

Pour développer des activités transfrontières au sein de l’Union, il faut faire face à un imbroglio de règles et de formalités administratives contradictoires en matière de TVA, ce qui entraîne une hausse des coûts. Les petites et moyennes entreprises (PME) sont confrontées à des charges réglementaires disproportionnées et rencontrent par conséquent des difficultés pour se développer et rester compétitives. Le CESE plaide en faveur de réformes urgentes dans deux avis élaborés sur la base des rapports Letta et Draghi et adoptés lors de sa session plénière de février. Les propositions portent notamment sur l’harmonisation des règlements financiers, l’établissement de déclarations fondées sur l’IA et la mise en œuvre d’une politique industrielle coordonnée.

Pour développer des activités transfrontières au sein de l’Union, il faut faire face à un imbroglio de règles et de formalités administratives contradictoires en matière de TVA, ce qui entraîne une hausse des coûts. Les petites et moyennes entreprises (PME) sont confrontées à des charges réglementaires disproportionnées et rencontrent par conséquent des difficultés pour se développer et rester compétitives. Le CESE plaide en faveur de réformes urgentes dans deux avis élaborés sur la base des rapports Letta et Draghi et adoptés lors de sa session plénière de février. Les propositions portent notamment sur l’harmonisation des règlements financiers, l’établissement de déclarations fondées sur l’IA et la mise en œuvre d’une politique industrielle coordonnée.

«Le marché unique est l’épine dorsale de la prospérité économique européenne, mais il est encore incomplet dans des secteurs clés tels que la finance, l’énergie et les services numériques», a déclaré Oliver Röpke, président du CESE. «Le débat qui a eu lieu aujourd’hui met en évidence le besoin urgent de réformes visant à supprimer les obstacles et à renforcer le secteur des services, en garantissant des conditions de concurrence équitables pour les entreprises dans l’ensemble de l’Union.»

Maria Luís Albuquerque, commissaire aux services financiers et à l’union de l’épargne et des investissements, a soutenu cette déclaration: «Ma vision pour l’union de l’épargne et des investissements est de créer de la richesse pour nos citoyens et produire de la croissance pour nos entreprises en les réunissant dans un environnement sûr, compétitif, bien réglementé et bien surveillé.»

Dans ses avis, le CESE recense deux défis majeurs en matière de compétitivité: la fragmentation du marché unique, soulignée dans les rapports Letta et Draghi, et une charge administrative excessive, qui pèse en particulier sur les PME. Ces deux facteurs étouffent l’innovation et la croissance économique.

Quel est le problème?

Les entreprises européennes se sentent submergées par des réglementations complexes et qui se chevauchent. Cette situation entraîne une perte de temps et d’argent, ralentit le pacte vert et limite l’accès au financement pour les entreprises de taille intermédiaire. Les conséquences sont multiples: entreprises frustrées, coûts plus élevés pour les consommateurs et croissance économique plus faible.

Au-delà des charges réglementaires, l’Europe est confrontée à des défis structurels plus profonds qui nuisent à sa compétitivité. La lenteur des progrès dans l’achèvement du marché unique, les disparités en matière d’infrastructures numériques et énergétiques et l’absence d’une politique industrielle coordonnée limitent la capacité de l’Union à être compétitive à l’échelle mondiale. Alors que d’autres blocs économiques agissent rapidement pour attirer les investissements et favoriser l’innovation, l’Europe risque d’être à la traîne.

Comment y remédier?

Le renforcement de la compétitivité nécessite une approche globale, qui consiste notamment à supprimer les obstacles dans des secteurs clés tels que la finance et l’énergie, à accélérer la transformation numérique et à faire en sorte que les PME puissent se développer et affronter la concurrence dans des conditions équitables.

Les avis du CESE proposent de:

  • simplifier les réglementations sans pour autant abaisser les normes environnementales et sociales;
  • créer une plateforme unique fondée sur l’IA afin de rationaliser la communication d’informations pour les PME et les entreprises de taille intermédiaire et donc de rendre leur mise en conformité plus rapide et plus simple;
  • harmoniser les règles entre les différents secteurs afin de réduire les formalités administratives répétitives;
  • uniformiser les règlements financiers entre les États membres grâce à une politique industrielle coordonnée de l’Union;
  • réformer le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) en faveur d’un système plus juste et moins contraignant. (gb)

L’emblématique prix de la société civile du CESE récompense la contribution remarquable de la société civile à la préservation et au renforcement de l’identité et de la citoyenneté européennes. Il porte chaque année sur un nouveau thème en lien avec les travaux du CESE et qui revêt une importance particulière sur le plan sociétal.

L’emblématique prix de la société civile du CESE récompense la contribution remarquable de la société civile à la préservation et au renforcement de l’identité et de la citoyenneté européennes. Il porte chaque année sur un nouveau thème en lien avec les travaux du CESE et qui revêt une importance particulière sur le plan sociétal.

Le 20 mars, le Comité économique et social européen (CESE) a récompensé trois organisations de la société civile originaires de Slovaquie, de France et de Belgique pour leurs projets totalement innovants qui s’attaquent aux clivages croissants et néfastes au sein de l’Union européenne.

Le montant du prix s’élevait à 32 000 euros, à partager entre les trois nommés.

Le CESE a décerné le premier prix, d’un montant de 14 000 euros, à la Slovak Debate Association pour sa Critical Thinking Olympiad (Olympiade de la pensée critique), une initiative pionnière qui vise à renforcer la capacité de résistance à la désinformation des jeunes Slovaques. L’olympiade est structurée comme une compétition pour trois groupes d’âge, au cours de laquelle les élèves doivent relever des défis liés aux médias du monde réel et évaluer la fiabilité de divers contenus.

Les deux autres finalistes ont reçu 9 000 euros chacun.

Le deuxième prix est revenu à l’association française Reporters d’Espoirs pour son Prix européen Jeunes Reporters d’Espoirs, un programme de formation en langue française pour un journalisme de solutions.

L’asbl belge FEC Diversité a quant à elle remporté le troisième prix pour son projet «ESCAPE GAME EXTRÊME DROITE — un escape game pour se dépolluer des idées d’extrême droite», un jeu immersif qui contrecarre les idéologies d’extrême droite.

À propos de la 15e édition du prix de la société civile du CESE

Le 15e prix de la société civile du CESE a permis de mettre en lumière des projets à but non lucratif mis sur pied par des individus, des entreprises privées ou des organisations de la société civile et ayant contribué à la lutte contre l’émergence de clivages néfastes au sein de l’Union européenne.

Ces dernières années, l’Europe a été frappée par de multiples crises, comme la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, la hausse des prix de l’énergie et du coût de la vie ou encore les conséquences économiques et sociales de la pandémie de COVID-19. Toutes ces crises risquent d’éroder la confiance envers les institutions publiques et de faire émerger des clivages néfastes au sein de la société.

Si les clivages font partie intégrante d’une société ouverte et pluraliste, la montée du populisme et les fractures néfastes constituent des défis de taille pour les démocraties européennes. Parallèlement, l’Europe est confrontée à une fragmentation toujours plus poussée du paysage médiatique traditionnel, à un essor de la désinformation et à des attaques contre la liberté des médias, qui constituent autant de menaces supplémentaires pour les valeurs démocratiques.

Cette année, les lauréats ont été sélectionnés parmi une cinquantaine de candidatures provenant de quinze États membres. Les porteurs des projets ont été choisis pour leur impressionnante créativité, leur enthousiasme et leur engagement dans la lutte contre l’émergence de clivages néfastes dans la société européenne.

«La société civile organisée joue un rôle déterminant dans la défense de la démocratie européenne, comme l’ont prouvé une fois de plus les candidatures remarquables et variées reçues cette année», a déclaré Aurel Laurenţiu Plosceanu, vice-président du CESE chargé de la communication.