Comment garantir la paix et la sécurité de l’Europe dans un monde de plus en plus imprévisible? Une seule chose est parfaitement claire: il n’est pas d’autre choix que d’agir. Alors que des conflits font rage à nos portes et que les menaces s’aggravent de jour en jour, il n’a jamais été aussi urgent de protéger nos citoyens et de défendre nos valeurs démocratiques.

Par le groupe des organisations de la société civile du CESE

Il est indispensable de repenser la conception des villes, des communautés et du logement pour surmonter les problèmes actuels. Les organisations de la société civile ont un rôle primordial à jouer dans le pilotage de cette transformation. La durabilité et le droit au logement doivent être au cœur des futures stratégies. L’UE pourrait y contribuer en augmentant le financement européen en faveur du logement abordable et en soutenant l’économie sociale.

Par le groupe des organisations de la société civile du CESE

Il est essentiel de repenser la conception des villes, des communautés et du logement pour surmonter les problèmes actuels. Les organisations de la société civile ont un rôle primordial à jouer dans le pilotage de cette transformation. La durabilité et le droit au logement doivent être au cœur des futures stratégies. L’UE pourrait y contribuer en augmentant le financement européen en faveur du logement abordable et en soutenant l’économie sociale.

Une conférence organisée par le groupe des organisations de la société civile du Comité économique et social européen (CESE) le 2 juillet a mis l’accent sur la nécessité de rendre pérennes les logements, les espaces publics et les communautés dans l’UE. Il s’agissait de l’une des premières conférences de haut niveau ayant lieu sous la présidence danoise du Conseil de l’Union, qui a débuté le 1er juillet. Elle s’est tenue à la Société danoise des ingénieurs (IDA), à Copenhague.

Séamus Boland, président du groupe des organisations de la société civile a déclaré: «Face au changement climatique, à l’augmentation des inégalités et à la crise du logement nous n’avons pas le choix: nous devons adhérer à ces évolutions et modifier la manière dont nous concevons, construisons et développons les logements urbains et les espaces publics. D’autres pays pourraient s’inspirer du Danemark, qui met en œuvre depuis plus de cent ans une politique du logement équitable, pour garantir que celui-ci soit accessible à tous, quel que soit le niveau de revenus. Aujourd’hui, le secteur danois du logement à but non lucratif représente un cinquième du marché; il se caractérise par des normes énergétiques élevées et accueille des communautés mixtes et inclusives.»

M. Boland a souligné la nécessité de créer des espaces qui servent à la fois les objectifs environnementaux et la cohésion sociale. La durabilité et le droit au logement devraient être au cœur des futures stratégies en matière de logement. La cocréation et la copropriété doivent aller de pair pour bâtir des logements et des espaces publics plus écologiques et plus inclusifs. Le président du groupe qui représente la société civile des 27 États membres a ajouté que l’UE pourrait apporter son aide en «augmentant les fonds européens consacrés au logement abordable, en renforçant les programmes européens de rénovation et en soutenant l’économie sociale, notamment les modèles de propriété coopérative».

Sophie Hæstorp Andersen, ministre danoise des affaires sociales et du logement, a affirmé: «Le logement abordable et durable constitue, à mes yeux, une priorité absolue y compris pendant la présidence de l’Union. En construisant aujourd’hui des communautés plus vertes et plus inclusives, nous remédions non seulement aux problèmes actuels, mais nous posons également pour l’avenir les bases de sociétés plus fortes et plus résilientes. Cette approche contribue à la construction d’une Europe plus sûre, plus compétitive et plus verte. Je me réjouis à la perspective de poursuivre cette importante conversation lors de la conférence que j’accueillerai en septembre et qui sera consacrée au logement abordable et durable.»

Lire le communiqué de presse complet.

Les conclusions et recommandations de la conférence seront bientôt disponibles ici.

À l’heure où le paysage commercial mondial ne cesse de gagner en complexité, les responsables politiques et les chefs d’entreprise européens sont confrontés à la double difficulté de l’instabilité géopolitique et de la mutation des relations transatlantiques.

Par Stefano Mallia, président du groupe des employeurs du CESE

Dans le contexte de la présidence danoise du Conseil de l’Union européenne, le groupe des employeurs du CESE a tenu à Copenhague une réunion extraordinaire sur le thème «Relever les défis de société grâce à des partenariats de confiance». Cet événement a offert un espace de débat propice pour mieux comprendre comment une coopération fondée sur la confiance entre gouvernements, employeurs et partenaires sociaux pourrait renforcer la compétitivité de l’Europe qui se trouve exposée à une transformation structurelle. Le message qui en ressort est tout à fait clair: l’Europe n’a plus les moyens de traiter la compétitivité, la sécurité et la durabilité de façon cloisonnée. Nous avons affaire à trois piliers interdépendants.

Par Stefano Mallia, président du groupe des employeurs du CESE

Dans le contexte de la présidence danoise du Conseil de l’Union européenne, le groupe des employeurs du CESE a tenu à Copenhague une réunion extraordinaire sur le thème «Relever les défis de société grâce à des partenariats de confiance». Cet événement a offert un espace de débat propice pour mieux comprendre comment une coopération fondée sur la confiance entre gouvernements, employeurs et partenaires sociaux pourrait renforcer la compétitivité de l’Europe qui se trouve exposée à une transformation structurelle. Le message qui en ressort est tout à fait clair: l’Europe n’a plus les moyens de traiter la compétitivité, la sécurité et la durabilité de façon cloisonnée. Nous avons affaire à trois piliers interdépendants.

Fort de sa position de pionnier, le Danemark prêche par l’exemple en conciliant ambition climatique, dynamisme économique et cohésion du marché du travail. C’est sur le plan de la gouvernance que le pays donne le plus matière à réflexion: le modèle danois montre les avancées possibles dès lors que la confiance, le dialogue et la planification à long terme prennent le pas sur la fragmentation et le pilotage à vue.

La première table ronde a placé au centre des débats le modèle du marché du travail danois, lequel est largement considéré comme une référence pour l’équilibre qu’il a su établir entre flexibilité et sécurité; la seconde s’est penchée sur la transition écologique telle qu’elle est menée au Danemark, en s’intéressant tout particulièrement à la manière dont la participation en amont des parties prenantes et des partenariats public-privé solides ont permis au pays de découpler la croissance économique de la trajectoire des émissions.

Une thématiques est revenue de manière récurrente: le rôle de la technologie et de l’apprentissage tout au long de la vie. Alors que l’IA remodèle les espaces de travail, le système danois de droits autonomes à la formation (dix jours par an négociés dans le cadre de conventions collectives) a été cité comme une réponse innovante.

Pour ce qui concerne la transition écologique, un certain scepticisme demeure quant à la volonté des consommateurs d’absorber des coûts plus élevés pour acquérir des produits durables. Alors que les enquêtes danoises montrent un soutien élevé en faveur de l’action pour le climat, «à la caisse du supermarché, c’est encore le prix qui a le dernier mot», fait observer un participant.

L’expérience danoise offre une panoplie d’enseignements transposables ailleurs. La confiance sociale, la responsabilité mutuelle et la cohérence réglementaire apparaissent comme des composantes essentielles pour mener à bien les transitions écologique et numérique tout en préservant la compétitivité.

Il s’agissait aussi d’un appel à renforcer le rôle des partenaires sociaux dans l’élaboration des politiques européennes. Il n’y a plus lieu de se demander si le dialogue social et la compétitivité sont compatibles: ils sont indissociables. Si nous voulons une Europe forte dans un monde en mutation, nous devons nous appuyer sur la coopération, et non sur la confrontation.

Lors de sa session plénière de juin 2025, le Comité économique et social européen (CESE) a adopté un avis tourné vers l’avenir invitant la Commission européenne à prendre des mesures plus ambitieuses et plus contraignantes au cours de la seconde moitié de la phase de mise en œuvre de la stratégie de l’Union européenne en faveur des droits des personnes handicapées (2021-2030). Cette stratégie vise à garantir la pleine inclusion et l’égalité des droits des personnes handicapées dans toute l’Europe, en s’alignant sur la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées (CNUDPH).

Lors de sa session plénière de juin 2025, le Comité économique et social européen (CESE) a adopté un avis tourné vers l’avenir invitant la Commission européenne à prendre des mesures plus ambitieuses et plus contraignantes au cours de la seconde moitié de la phase de mise en œuvre de la stratégie de l’Union européenne en faveur des droits des personnes handicapées (2021-2030). Cette stratégie vise à garantir la pleine inclusion et l’égalité des droits des personnes handicapées dans toute l’Europe, en s’alignant sur la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées (CNUDPH).

Le CESE se félicite de l’engagement constant de la Commission et reconnaît l’incidence positive d’initiatives telles que la carte européenne du handicap, le centre de ressources AccessibleEU et les orientations relatives à l’autonomie de vie. Il déplore toutefois que bon nombre de ces mesures manquent de force juridique, ce qui limite leur efficacité dans la pratique.

Le rapporteur Ioannis Vardakastanis souligne qu’à mi-parcours de son programme qui doit durer dix années, la stratégie ne doit pas stagner. Il appelle de ses vœux de nouvelles mesures concrètes visant à améliorer la vie quotidienne des personnes handicapées, à lutter contre la discrimination et à promouvoir les services de proximité plutôt que le placement en institution.

Afin de garantir des progrès significatifs, le CESE propose plusieurs mesures ciblées: une garantie en matière d’emploi et de compétences des personnes handicapées, inspirée de la garantie pour la jeunesse; une directive sur la liberté de circulation des personnes handicapées; la mise en place d’une véritable agence de l’Union pour l’accessibilité disposant de pouvoirs réglementaires; une meilleure protection des femmes et des filles handicapées, y compris l’interdiction de la stérilisation forcée; un fonds pour le logement abordable afin de traiter les problèmes de logement; la reconnaissance mutuelle des technologies d’assistance dans l’ensemble des États membres et des mesures de protection contre la discrimination dans le domaine de l’IA et de la gestion algorithmique.

Le Comité demande en outre de prévoir un budget spécifique au titre du prochain cadre financier pluriannuel et de procéder à des consultations constructives des personnes handicapées et des organisations qui les représentent tout au long de la phase de mise en œuvre de la stratégie. (lm)

D’éminents représentants de la société civile organisée se sont réunis à Varsovie pour réclamer une action plus forte de l’Union en matière de conditions de vie et de travail.

D’éminents représentants de la société civile organisée se sont réunis à Varsovie pour réclamer une action plus forte de l’Union en matière de conditions de vie et de travail.

Les 25 et 26 juin 2025, les présidents et secrétaires généraux des conseils économiques et sociaux (CES) de l’UE et du Comité économique et social européen (CESE) ont tenu leur réunion annuelle, au cours de laquelle ils se sont penchés sur la manière d’améliorer les conditions de vie et de travail dans l’ensemble de l’Union. Les CES de treize États membres y ont participé, aux côtés de fonctionnaires représentant la présidence polonaise du Conseil de l’UE.

Placés sous le thème «Améliorer les conditions de vie et de travail dans l’ensemble de l’UE: le rôle de la société civile organisée», les débats ont porté sur la gouvernance économique, le logement et l’emploi.

Oliver Röpke, le président du CESE, a mis l’accent sur le dialogue civil, qu’il élève au rang de «nécessité» face à l’aggravation des problèmes économiques et sociaux. Alors que le logement devient de moins en moins abordable, en particulier pour les jeunes, les familles à faibles revenus et les personnes âgées, les participants ont appelé à une action coordonnée au niveau de l’Union et des États membres. Ils ont avancé plusieurs propositions, recommandant principalement d’investir dans des logements sociaux et accessibles aux revenus modestes, de lutter contre le sans-abrisme, de réformer les règles budgétaires de l’UE afin de permettre davantage d’investissements publics, et de soutenir la rénovation énergétique des bâtiments.

Les CES et le CESE ont aussi plaidé en faveur de politiques qui anticipent les changements sur le marché du travail induits par la numérisation et les évolutions démographiques. Ils préconisent d’accorder la priorité au renforcement de la reconversion professionnelle et des compétences numériques, à l’amélioration de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée et à la promotion d’emplois décents et sûrs.

La réunion s’est conclue par un appel à faire en sorte que le progrès social demeure au cœur de l’élaboration des politiques de l’Union. Magdalena Sobkowiak-Czarnecka, au nom de la présidence polonaise du Conseil de l’UE, a salué l’approche garantissant une participation substantielle de la société civile, qu’elle a jugée «inestimable pour définir nos priorités et influencer les progrès au niveau de l’Union».

La réunion annuelle, qui s’est tenue à Varsovie, était organisée conjointement par le CESE et les conseils polonais, à savoir le Conseil du dialogue social (RDS) et le Conseil des activités d’utilité publique (RDPP), sous l’égide de la présidence polonaise du Conseil. (tk)