European Economic
and Social Committee
Considérations supplémentaires sur la voie à suivre pour le Semestre européen 2025
Points clés
Le CESE:
- est préoccupé par l’existence de multiples facteurs et sources d’instabilité et de risques géopolitiques, en particulier ceux qui menacent la paix, la démocratie et le respect des droits de l’homme, mais aussi ceux, tels que les guerres commerciales, qui ont une incidence sur la croissance, l’inflation, la sécurité des chaînes d’approvisionnement et l’accès aux matières premières critiques;
- s’inquiète du fait que les tendances en matière d’investissements, tant publics que privés, sont loin de contribuer à une réduction significative de l’important déficit d’investissement accumulé par les économies européennes;
- approuve les deux grandes priorités stratégiques exposées dans le paquet de printemps du Semestre européen 2025, à savoir le renforcement de la compétitivité et l’amélioration des capacités de défense, et il soutient l’objectif principal consistant à mettre en œuvre les investissements et les réformes prévus dans les plans nationaux pour la reprise et la résilience (PNRR) d’ici à 2026;
- estime qu’une fois l’inflation maîtrisée, le moment sera venu d’élaborer une politique monétaire modérément expansionniste qui encourage l’investissement tout en tirant parti de la faiblesse du dollar pour renforcer le rôle de l’euro comme monnaie de réserve mondiale, au moyen des trois mesures suivantes: l’introduction de l’euro numérique; l’utilisation du stock de dette qui, tout en finançant la politique d’investissement, encourage les échanges commerciaux sur les marchés; et l’achèvement d’urgence de l’union bancaire et de l’union des marchés des capitaux;
- est d’avis qu’il serait nécessaire que le cadre financier pluriannuel (CFP) pour l’après-2027 atteigne l’équivalent de 2 % du PIB de l’UE afin de réaliser les objectifs d’investissement suivants: réduire l’écart de compétitivité; encourager la recherche et l’innovation technologique; garantir des transitions écologique et numérique justes; renforcer la cohésion sociale et le respect du socle européen des droits sociaux; favoriser l’autonomie stratégique en matière de politique étrangère, de sécurité et de défense; et renforcer l’industrie européenne au moyen de politiques et de mesures qui facilitent les investissements, afin d’attirer des capitaux internes et externes;
- juge nécessaire d’adopter un ensemble de mesures visant à renforcer les investissements d’ici à 2028, notamment: assurer la mise en œuvre de tous les fonds de la facilité pour la reprise et la résilience (FRR) et des nouveaux objectifs et, si nécessaire, déployer des fonds inutilisés pour de nouveaux programmes d’investissement dans les biens publics européens; créer un Fonds européen pour les investissements stratégiques; renforcer la capacité de prêt de la Banque européenne d’investissement (BEI) afin d’étendre InvestEU; et examiner la possibilité d’utiliser les fonds du mécanisme européen de stabilité;
- exprime une nouvelle fois son inquiétude face aux retards dans la révision du modèle actuel d’analyse de la soutenabilité de la dette, car ces retards pourraient indûment sacrifier les dépenses sociales au profit d’autres dépenses, à un moment où les États membres doivent atteindre des objectifs inchangés en matière de déficit;
- souscrit au principe général qui sous-tend les trains de mesures législatives «omnibus I et II» visant à clarifier et à simplifier la législation européenne et à réduire les charges administratives inutiles qui pèsent sur les entreprises, en particulier les PME, mais il craint que certaines de ces dispositions ne conduisent à un affaiblissement de la législation en matière de finance durable et, partant, compromettent la réalisation des objectifs du pacte vert et de son plan d’action;
- réitère son appel en faveur d’une participation permanente et structurée des partenaires sociaux et des organisations de la société civile aux différentes étapes du processus du Semestre européen.
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Record of proceedings ECO/674