Le discrédit jeté sur Volodymyr Zelensky et le blanc-seing donné à Vladimir Poutine pour négocier une paix indigne en Ukraine, qui a vu suspendre l’aide militaire et le partage des renseignements dont elle bénéficiait, ont pris l’Union européenne au dépourvu.

Le pacte pour une industrie propre, récemment publié, reconnaît avec pertinence l’importance stratégique des industries à forte consommation d’énergie et identifie les principaux problèmes qui se posent à elles. 

Le Comité économique et social européen (CESE) exprime une série de recommandations clés sur le Semestre européen 2025 — Paquet d’automne, appelant à des investissements stratégiques ainsi qu’à une coopération renforcée pour améliorer la résilience et la compétitivité européennes. 

Le Comité économique et social européen (CESE) exprime une série de recommandations clés sur le Semestre européen 2025 — Paquet d’automne, appelant à des investissements stratégiques ainsi qu’à une coopération renforcée pour améliorer la résilience et la compétitivité européennes.

Dans un avis adopté lors de sa session plénière de février, le CESE expose ses recommandations en insistant sur la durabilité, les réformes du marché du travail et une meilleure cohérence entre les politiques nationales et européennes, tout en préconisant une plus grande participation de la société civile.

Le Comité déplore l’absence de l’examen annuel de la croissance durable, un document politique essentiel. Il souligne la nécessité pour les institutions européennes de se préparer à des risques géopolitiques affectant le commerce, l’inflation et la croissance.

Le CESE apporte son soutien à l’initiative de la «boussole pour la compétitivité» et plaide pour des investissements dans les secteurs de l’énergie et du numérique, y compris un Fonds européen pour les investissements stratégiques. Par ailleurs, il recommande une meilleure participation de la société civile à un examen pragmatique de la facilité pour la reprise et la résilience (FRR) et une coopération accrue entre les États membres pour renforcer les politiques économiques et la productivité. (tk)

La politique de cohésion est, de longue date, un pilier de l’intégration européenne, sa vocation étant de favoriser l’unité économique, sociale et géographique de l’Union. À mesure que le cadre financier pluriannuel (CFP) pour l’après-2027 prend forme, il est essentiel de moderniser la politique de cohésion afin d’accroître l’efficacité, la durabilité et la réactivité face aux nouveaux défis.

La politique de cohésion est, de longue date, un pilier de l’intégration européenne, sa vocation étant de favoriser l’unité économique, sociale et géographique de l’Union. À mesure que le cadre financier pluriannuel (CFP) pour l’après-2027 prend forme, il est essentiel de moderniser la politique de cohésion afin d’accroître l’efficacité, la durabilité et la réactivité face aux nouveaux défis.

Dans l’avis intitulé «Mettre davantage l’accent sur les résultats dans la politique de cohésion de l’après-2027 — perspectives, défis, risques et atouts», qu’il a récemment adopté, le CESE a souligné la nécessité d’adopter une approche axée sur les résultats afin de garantir que la politique de cohésion continue d’apporter des avantages tangibles tout en réduisant les inégalités et en promouvant une compétitivité durable.

«La politique de cohésion doit rester l’instrument central de l’Union en faveur du développement régional. Une approche axée sur les résultats garantit que chaque euro dépensé contribue au bien-être économique et social», a déclaré le rapporteur de l’avis, David Sventek.

Le cadre financier pluriannuel de l’Union pour 2028 et les années qui suivront (CFP 2028+) devra être profondément remanié pour soutenir le développement régional, la double transition verte et numérique et la compétitivité économique. Sachant que les besoins en investissements supplémentaires dépassent 750 à 800 milliards d’EUR par an, un financement solide de l’Union s’impose.

Le CESE recommande de maintenir la capacité budgétaire de l’Union européenne à un niveau minimum de 1,8 % de son PIB et d’accroître le financement de la politique de cohésion. Parmi les principales priorités figurent la gouvernance partagée, des politiques adaptées aux différents territoires, un financement axé sur les résultats et des processus simplifiés.

Une approche axée sur les résultats fait gagner de l’efficacité mais exige une amélioration de la mise en œuvre et du contrôle. Trouver un équilibre entre compétitivité et investissements sociaux, tout en renforçant l’assistance technique et en garantissant la transparence, permettra d’accroître l’impact de la politique de cohésion et, partant, de favoriser la résilience économique et de réduire les disparités dans toute l’Europe. (tk)

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Face à la montée des menaces pour la sécurité, l’Europe a besoin de toute urgence d’une stratégie unifiée en matière de financement de la défense. En réponse à une demande de la présidence polonaise du Conseil de l’UE, le CESE a adopté un avis dans lequel il réclame des mesures ambitieuses: hausse des investissements dans des systèmes modernes, approfondissement de la coopération avec l’OTAN et augmentation des fonds disponibles au titre du cadre financier de l’Union.

Face à la montée des menaces pour la sécurité, l’Europe a besoin de toute urgence d’une stratégie unifiée en matière de financement de la défense. En réponse à une demande de la présidence polonaise du Conseil de l’UE, le CESE a adopté un avis dans lequel il réclame des mesures ambitieuses: hausse des investissements dans des systèmes modernes, approfondissement de la coopération avec l’OTAN et augmentation des fonds disponibles au titre du cadre financier de l’Union.

Les risques auxquels l’Europe est confrontée en matière de sécurité s’accroissent et mettent en évidence sa dépendance à l’égard de fournisseurs extérieurs dans le domaine de la défense. En effet, sur une année, 78 % des 75 milliards d’euros dépensés par les pays de l’Union pour la passation de marchés dans le domaine de la défense sont revenus à des fournisseurs de pays tiers. Il est crucial de renforcer la base industrielle et technologique de défense européenne (BITDE) pour réduire cette dépendance.

«Les mécanismes de financement de la défense de l’UE doivent être revus afin de relever les défis actuels», explique Marcin Nowacki, rapporteur de l’avis du CESE sur «Le financement de la défense dans l’Union européenne». «Les règles budgétaires en vigueur limitent les dépenses militaires et, si des initiatives telles que le Fonds européen de la défense (FED) et la facilité européenne pour la paix (FEP) constituent des avancées, elles restent insuffisantes pour faire face à l’ampleur des menaces d’aujourd’hui.»

La coopération avec l’OTAN est essentielle pour l’interopérabilité et une stratégie unifiée. La passation conjointe de marchés, les partenariats en matière de cybersécurité et de sûreté spatiale et le projet de satellites IRIS2 renforceront la résilience. Le financement de la défense doit s’aligner sur les priorités plus larges de l’Union sans porter préjudice à ses objectifs sociaux et environnementaux. Les investissements stratégiques, l’innovation et la planification à long terme sont indispensables pour garantir la sécurité et l’autonomie de l’Europe. (tk)

Le tourisme est un moteur de l’économie de l’UE susceptible de renforcer la compétitivité de l’Europe. Il est temps de repenser son fonctionnement et d’aller au-delà de la durabilité, vers un tourisme régénératif, où les destinations ne se contentent pas de survivre, mais prospèrent. 

Le tourisme est un moteur de l’économie de l’UE susceptible de renforcer la compétitivité de l’Europe. Il est temps de repenser son fonctionnement et d’aller au-delà de la durabilité, vers un tourisme régénératif, où les destinations ne se contentent pas de survivre, mais prospèrent.

Le Comité économique et social européen (CESE) demande instamment à l’Union européenne de transformer son secteur touristique, en mettant l’accent sur la durabilité et la régénération afin de garantir des avantages économiques et environnementaux à long terme.

Le tourisme restant un pilier essentiel de l’économie de l’Union, en particulier dans les régions qui dépendent fortement de ce secteur, le CESE préconise d’accélérer la transition vers un tourisme durable et le passage à des stratégies de tourisme régénératif, comme il le souligne dans son avis intitulé «Le tourisme dans l’Union européenne: la durabilité comme moteur pour une compétitivité à long terme».

«Nous devons veiller à ce que le tourisme joue un rôle pour relancer la compétitivité européenne. Cette mesure est essentielle, étant donné que le tourisme représente une part tellement importante du PIB de nombreux États membres et régions, ainsi que de leurs chaînes de valeur», a déclaré Isabel Yglesias, rapporteure de l’avis.

Mme Yglesias a indiqué que l’avis se fonde sur la déclaration de Palma, adoptée au cours de la présidence espagnole du Conseil lors du second semestre de 2023, qui a suscité un large consensus sur la manière de garantir que la durabilité soit au cœur de l’avenir du tourisme.

Pour y parvenir, les institutions européennes et les pouvoirs publics nationaux, régionaux et locaux doivent soutenir activement le secteur dans ses transitions, en assurant des échanges continus avec toutes les parties prenantes concernées et en renforçant le dialogue social.

Si les efforts déployés en faveur de la durabilité dans le secteur du tourisme ont largement progressé, l’explosion des voyages après la pandémie met de nombreuses destinations populaires sous pression. En raison de cette recrudescence, les régions ont plus de mal à concilier croissance économique et développement durable, tout en étant confrontées à des pénuries de personnel et à une inadéquation entre les emplois disponibles et les compétences des travailleurs.

C’est la raison pour laquelle le CESE plaide également en faveur d’une évolution vers un tourisme régénératif et de son inclusion dans la stratégie européenne pour un tourisme durable, que la Commission européenne présentera dans les prochains mois.

Contrairement au tourisme durable traditionnel, qui se concentre sur la réduction des dommages causés à l’environnement, le tourisme régénératif vise à restaurer et renforcer le capital naturel, social et économique. Cette approche prospective intègre les principes de l’économie circulaire et vise à avoir un effet positif durable sur les destinations et les communautés locales. (ll)

Les agriculteurs européens sont confrontés à des crises de plus en plus graves, qu’il s’agisse de conditions météorologiques extrêmes, de l’instabilité des marchés ou de la concurrence déloyale. Le Comité économique et social européen (CESE) avertit que les politiques actuelles de l’UE ne permettent pas de protéger les agriculteurs et réclame des réformes urgentes pour garantir leurs revenus, renforcer leur pouvoir de négociation et assurer une agriculture durable.

Les agriculteurs européens sont confrontés à des crises de plus en plus graves, qu’il s’agisse de conditions météorologiques extrêmes, de l’instabilité des marchés ou de la concurrence déloyale. Le Comité économique et social européen (CESE) avertit que les politiques actuelles de l’UE ne permettent pas de protéger les agriculteurs et réclame des réformes urgentes pour garantir leurs revenus, renforcer leur pouvoir de négociation et assurer une agriculture durable.

Dans l’avis qu’il a élaboré à la demande de la présidence polonaise du Conseil de l’UE, le CESE plaide en faveur d’un système agricole plus résilient et centré sur les agriculteurs.

«L’agriculture est une profession noble au service de deux objectifs fondamentaux: produire des denrées alimentaires sûres et de qualité pour nourrir la population, ainsi que préserver et améliorer l’environnement. Tout ce que nous demandons en retour, c’est de percevoir une rémunération honnête après une dure journée de travail, et de voir les aliments que nous produisons traités avec respect et payés un prix équitable», a indiqué Joe Healy, l’un des trois rapporteurs de l’avis.

Le CESE estime que la politique agricole commune (PAC) s’avère inadaptée pour relever les défis actuels. Pour soutenir les agriculteurs, il recommande de recourir à des outils financiers tels que des assurances publiques couvrant les catastrophes naturelles, des aides contracycliques ou encore des paiements directs. Les fonds de mutualisation, déjà utilisés dans certains États membres, pourraient offrir un filet de sécurité supplémentaire, dont le financement serait assuré collectivement par les agriculteurs, l’industrie, les gouvernements régionaux et l’Union.

Dans la perspective de la révision de la PAC pour l’après 2027, le CESE recommande que le budget de cette politique soit rétabli à au moins 0,5 % du PIB de l’Union. Un durcissement du droit commercial s’impose pour garantir que les produits importés respectent les normes de l’Union en matière d’environnement et de travail.

La vente à perte, qui soumet les agriculteurs à une pression financière extrême, figure aussi parmi les préoccupations majeures. Pour éviter que les grands distributeurs n’acculent les agriculteurs à la faillite, le CESE exhorte les décideurs politiques de l’UE à envisager sérieusement d’interdire les achats à perte, en s’inspirant de la législation espagnole sur la chaîne alimentaire.

Le CESE propose la création d’un centre numérique européen chargé de surveiller les prix, les coûts et les bénéfices afin d’améliorer la transparence et le pouvoir de marché des agriculteurs. Il préconise également des négociations collectives sur les prix et un soutien accru aux coopératives et aux organisations de producteurs. L’indépendance économique et la compétitivité doivent être renforcées dans tout le secteur agricole de l’UE.

S’il est essentiel d’atteindre les objectifs climatiques, les coûts associés ne sauraient incomber aux seuls agriculteurs. Un fonds pour la durabilité pourrait les aider à adopter des pratiques plus respectueuses de l’environnement. L’avis met en garde contre les risques de fuite de carbone, conséquences de règles européennes strictes qui pénalisent les agriculteurs locaux par rapport à leurs concurrents de pays tiers.

Le CESE souligne l’importance d’investir dans le développement rural, l’innovation et la simplification des règles de la PAC. Face à la pression croissante sur les agriculteurs, l’urgence s’impose: les dirigeants de l’UE doivent passer à l’action avant que d’autres exploitations ne disparaissent. (ks)

L’Union européenne se trouve à un tournant critique en ce qui concerne le développement de l’intelligence artificielle. Si les entreprises américaines dominent le marché de l’IA générative et absorbent 80 % des investissements privés au niveau mondial, la Chine progresse rapidement. Afin de définir ce dont l’Europe a besoin pour rester compétitive, le Comité économique et social européen (CESE) a publié une nouvelle étude en collaboration avec le Centre d’études de la politique européenne (CEPS).

L’Union européenne se trouve à un tournant critique en ce qui concerne le développement de l’intelligence artificielle. Si les entreprises américaines dominent le marché de l’IA générative et absorbent 80 % des investissements privés au niveau mondial, la Chine progresse rapidement. Afin de définir ce dont l’Europe a besoin pour rester compétitive, le Comité économique et social européen (CESE) a publié une nouvelle étude en collaboration avec le Centre d’études de la politique européenne (CEPS).

L’étude, qui a été élaborée sous l’égide de la section «Marché unique, production et consommation» (INT) du CESE et a fait l’objet de discussions régulières au sein de l’Observatoire de la transition numérique et du marché unique du CESE, explore les principales possibilités, difficultés et mesures politiques nécessaires pour enrichir le paysage de l’intelligence artificielle en Europe.

Principales recommandations à l’attention de l’UE:

  • Stimuler les investissements dans l’IA et la puissance de calcul — L’Europe doit augmenter ses investissements dans l’infrastructure de l’IA pour favoriser l’innovation.
  • Mettre l’accent sur trois secteurs à fort potentiel — L’IA peut stimuler la croissance dans l’industrie automobile, l’énergie propre et l’éducation.
  • Promouvoir l’IA en code source ouvert — Encourager les modèles d'IA en code source ouvert renforcera l’accessibilité et la concurrence.
  • Mieux intégrer les actions de R&D dans l’ensemble de l’Union.

Donner à la société civile les moyens d’agir en ce qui concerne la gouvernance de l’IA
L’étude souligne l’importance des organisations de la société civile (OSC) dans l’élaboration des politiques et de la gouvernance de l’IA. Afin de renforcer l’inclusivité et l’adoption de l’IA éthique, le rapport préconise les pistes suivantes:

  • Programmes d’alphabétisation dans le domaine de l’IA — Initiatives de formation et de dialogue social visant à responsabiliser les travailleurs et le public.
  • Approche de type «social dès la conception» — Veiller à ce que le développement de l’IA soit centré sur l’humain et aligné sur les besoins de la société.
  • Augmentation des financements destinés aux OSC — Soutenir les organisations à but non lucratif qui visent à combler le fossé entre la technologie de l’IA et son degré de compréhension par les citoyens.
  • Adoption de l’IA éthique — Donner la priorité aux systèmes d’IA dignes de confiance qui respectent les valeurs européennes.

Exploiter le potentiel que recèle le CESE en ce qui concerne les politiques de l’IA
Le CESE est bien placé pour faciliter la participation structurée des OSC à l’élaboration des politiques en matière d’IA. L’étude recommande de plaider en faveur de l’IA en code source ouvert et de promouvoir l’innovation éthique au moyen de marchés publics et de mécanismes de financement, le CESE servant de plateforme centrale pour collaborer avec les OSC et la communauté du logiciel libre et sensibiliser aux conséquences de l’IA sur la société.

L’étude introduit également un glossaire unifié de l’IA afin d’établir un langage commun, garantissant une communication efficace entre les responsables politiques, les développeurs et les utilisateurs, ce qui est crucial pour le développement, la gouvernance et le déploiement responsables de l’IA dans tous les secteurs.

Cette étude sera diffusée auprès des principales institutions de l’Union, et devrait contribuer à l’élaboration des futures politiques en matière d’intelligence artificielle. Pour lire l’étude dans son intégralité, cliquez ici. (vk)

Par le groupe des organisations de la société civile du CESE

Le CESE doit être associé dès le départ aux initiatives de la Commission visant à renforcer le dialogue avec la société civile. Selon le groupe des organisations de la société civile du Comité, l’étude à venir du CESE sur la «Cartographie des pratiques de dialogue civil dans les institutions de l’UE» peut apporter une contribution précieuse à cet effet.

Par le groupe des organisations de la société civile du CESE

Le CESE doit être associé dès le départ aux initiatives de la Commission visant à renforcer le dialogue avec la société civile. Selon le groupe des organisations de la société civile du Comité, l’étude à venir du CESE sur la «Cartographie des pratiques de dialogue civil dans les institutions de l’UE» peut apporter une contribution précieuse à cet effet.

Après le début du nouveau cycle politique de l’UE et l’annonce d’une stratégie de l’Union pour soutenir, protéger et autonomiser la société civile au troisième trimestre de 2025 dans le programme de travail de la Commission, le groupe des organisations de la société civile du CESE a organisé une conférence afin de mettre en évidence les actions clés nécessaires durant le mandat 2024-2029. Une centaine de personnes, représentants des organisations de la société civile (OSC) européennes et citoyens, ont participé à cette manifestation le 3 mars.

Séamus Boland, président du groupe des organisations de la société civile, a déclaré que les OSC ont un rôle à jouer pour veiller à ce que les politiques soient élaborées en connaissance de cause et en réponse aux besoins des citoyens. Il a réitéré l’appel de son groupe et du Comité pour que le CESE soit associé à la plateforme de la société civile prévue par la Commission.

«Le CESE, fort de son expérience et au vu des moyens qu’il offre, doit être inclus dès le départ aux initiatives de la Commission qui visent à renforcer le dialogue avec la société civile. Il doit participer aux processus de gouvernance et être un élément clé de l’initiative sur la création d’une plateforme de la société civile», a poursuivi M. Boland.

Il a fait valoir qu’un dialogue civil structuré, régulier, transparent et inclusif devrait s’appuyer sur les structures existantes et rassembler toutes les parties prenantes concernées. Les institutions européennes devraient donc créer un groupe de travail sur le dialogue civil, avec le concours du CESE.

«Un groupe de travail sur le dialogue civil pourrait s’atteler à un projet visant à créer un environnement plus favorable aux organisations de la société civile dans le processus d’élaboration des politiques», a poursuivi M. Boland.  Il pourrait s’agir d’une première étape vers un dialogue civil plus structuré, qui répondrait aux questions suivantes: Qui consulter? Quels sont les sujets concernés? Quel est le calendrier? Quels sont les résultats?

Le groupe de travail proposé pourrait en outre s’appuyer sur l’étude à venir du CESE sur les pratiques existantes en matière de dialogue, intitulée «Cartographie des pratiques de dialogue civil dans les institutions de l’UE».

Cette étude a été commandée par le CESE à la demande de son groupe des organisations de la société civile. Les résultats devraient être disponibles à la fin du mois de juillet 2025. L’étude vise à établir une cartographie complète des pratiques de dialogue civil au sein des institutions de l’Union: quels sont les processus associant les OSC qui sont utilisés à l’heure actuelle, et avec quelles méthodes? La connaissance des pratiques existantes devrait éclairer et soutenir les travaux en faveur d’un dialogue civil plus structuré dans le cadre du nouveau cycle législatif. Les conclusions préliminaires de l’étude ont déjà été présentées lors de la conférence par Berta Mizsei, du Centre d’études de la politique européenne (CEPS).

La conférence a aussi mis l’accent sur le fait que la santé financière des OSC est une condition préalable au dialogue et à la mise en relation des décideurs politiques avec les besoins des citoyens. Il convient de garantir leur stabilité financière et leur indépendance.

Les conclusions et recommandations de la conférence sont disponibles sur le site web du CESE.