Par le groupe des organisations de la société civile du CESE

Le CESE doit être associé dès le départ aux initiatives de la Commission visant à renforcer le dialogue avec la société civile. Selon le groupe des organisations de la société civile du Comité, l’étude à venir du CESE sur la «Cartographie des pratiques de dialogue civil dans les institutions de l’UE» peut apporter une contribution précieuse à cet effet.

Par le groupe des organisations de la société civile du CESE

Le CESE doit être associé dès le départ aux initiatives de la Commission visant à renforcer le dialogue avec la société civile. Selon le groupe des organisations de la société civile du Comité, l’étude à venir du CESE sur la «Cartographie des pratiques de dialogue civil dans les institutions de l’UE» peut apporter une contribution précieuse à cet effet.

Après le début du nouveau cycle politique de l’UE et l’annonce d’une stratégie de l’Union pour soutenir, protéger et autonomiser la société civile au troisième trimestre de 2025 dans le programme de travail de la Commission, le groupe des organisations de la société civile du CESE a organisé une conférence afin de mettre en évidence les actions clés nécessaires durant le mandat 2024-2029. Une centaine de personnes, représentants des organisations de la société civile (OSC) européennes et citoyens, ont participé à cette manifestation le 3 mars.

Séamus Boland, président du groupe des organisations de la société civile, a déclaré que les OSC ont un rôle à jouer pour veiller à ce que les politiques soient élaborées en connaissance de cause et en réponse aux besoins des citoyens. Il a réitéré l’appel de son groupe et du Comité pour que le CESE soit associé à la plateforme de la société civile prévue par la Commission.

«Le CESE, fort de son expérience et au vu des moyens qu’il offre, doit être inclus dès le départ aux initiatives de la Commission qui visent à renforcer le dialogue avec la société civile. Il doit participer aux processus de gouvernance et être un élément clé de l’initiative sur la création d’une plateforme de la société civile», a poursuivi M. Boland.

Il a fait valoir qu’un dialogue civil structuré, régulier, transparent et inclusif devrait s’appuyer sur les structures existantes et rassembler toutes les parties prenantes concernées. Les institutions européennes devraient donc créer un groupe de travail sur le dialogue civil, avec le concours du CESE.

«Un groupe de travail sur le dialogue civil pourrait s’atteler à un projet visant à créer un environnement plus favorable aux organisations de la société civile dans le processus d’élaboration des politiques», a poursuivi M. Boland.  Il pourrait s’agir d’une première étape vers un dialogue civil plus structuré, qui répondrait aux questions suivantes: Qui consulter? Quels sont les sujets concernés? Quel est le calendrier? Quels sont les résultats?

Le groupe de travail proposé pourrait en outre s’appuyer sur l’étude à venir du CESE sur les pratiques existantes en matière de dialogue, intitulée «Cartographie des pratiques de dialogue civil dans les institutions de l’UE».

Cette étude a été commandée par le CESE à la demande de son groupe des organisations de la société civile. Les résultats devraient être disponibles à la fin du mois de juillet 2025. L’étude vise à établir une cartographie complète des pratiques de dialogue civil au sein des institutions de l’Union: quels sont les processus associant les OSC qui sont utilisés à l’heure actuelle, et avec quelles méthodes? La connaissance des pratiques existantes devrait éclairer et soutenir les travaux en faveur d’un dialogue civil plus structuré dans le cadre du nouveau cycle législatif. Les conclusions préliminaires de l’étude ont déjà été présentées lors de la conférence par Berta Mizsei, du Centre d’études de la politique européenne (CEPS).

La conférence a aussi mis l’accent sur le fait que la santé financière des OSC est une condition préalable au dialogue et à la mise en relation des décideurs politiques avec les besoins des citoyens. Il convient de garantir leur stabilité financière et leur indépendance.

Les conclusions et recommandations de la conférence sont disponibles sur le site web du CESE.

Par le groupe des travailleurs du CESE

Les dépenses effectuées au titre de la défense et celles liées aux questions sociales devraient aller de pair: l’État-providence ne peut être sacrifié sur l’autel du financement de la défense. La solidité de l’État-providence demeure essentielle pour faire barrage aux aspirations des partis d’extrême droite de reproduire au sein de l’UE des autocraties inspirées du Kremlin.

Par le groupe des travailleurs du CESE

Les dépenses effectuées au titre de la défense et celles liées aux questions sociales devraient aller de pair: l’État-providence ne peut être sacrifié sur l’autel du financement de la défense. La solidité de l’État-providence demeure essentielle pour faire barrage aux aspirations des partis d’extrême droite de reproduire au sein de l’UE des autocraties inspirées du Kremlin.

Alors que l’on entre dans la quatrième année de guerre en Ukraine, de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer une augmentation des dépenses consacrées à la défense, en particulier après les changements politiques intervenus aux États-Unis. La protection des pays européens ne semble plus garantie. De ce fait, de nombreux tabous ont déjà été brisés en ce qui concerne non seulement les discussions sur les questions militaires au niveau de l’UE, mais aussi la hausse de l’endettement.

Parmi ceux qui plaident pour ce renforcement du budget alloué à la défense, certains considèrent qu’il doit s’agir d’un jeu à somme nulle pour l’État-providence, faisant comme si les États-Unis tiraient leur puissance militaire de l’absence de protection sociale adéquate, ou comme si l’affaiblissement de nos propres armées découlait du financement des retraites ou de la sécurité sociale.

Le groupe des travailleurs souhaite être parfaitement clair sur deux points:

  • Premièrement, l’UE dans son ensemble occupe la deuxième place au classement mondial des dépenses militaires. Bien que des dépenses communes ou supplémentaires soient nécessaires dans certains cas, le principal besoin concerne la coordination et les projets communs propres à garantir l’autonomie stratégique. Deuxièmement, notre objectif doit être de nous défendre, et non de concurrencer les États-Unis au niveau mondial.
  • Le bon fonctionnement de l’État-providence et les efforts déployés pour lutter contre la pauvreté et les inégalités revêtent une importance cruciale pour éviter le basculement de nombreux États membres vers l’extrême droite. Ces partis, qui ont le vent en poupe actuellement, ont peu d’intérêt pour la démocratie, se déclarent ouvertement hostiles à la plupart de nos valeurs, aspirent à reproduire chez nous l’autocratie du Kremlin et, s’ils accèdent au pouvoir, ils feront en sorte qu’aucune politique de défense coordonnée ne puisse voir le jour.

Par conséquent, les États membres doivent envisager les dépenses de défense et les investissements sociaux dans une optique de renforcement mutuel, chacun rendant l’autre possible.

Le Comité économique et social européen (CESE) a organisé un forum de haut niveau sur les droits des femmes, qui a rassemblé des personnalités de premier plan pour aborder les questions urgentes qui concernent ces problématiques et définir des priorités clés avant la prochaine réunion de la commission de la condition de la femme des Nations unies.

Le Comité économique et social européen (CESE) a organisé un forum de haut niveau sur les droits des femmes, qui a rassemblé des personnalités de premier plan pour aborder les questions urgentes qui concernent ces problématiques et définir des priorités clés avant la prochaine réunion de la commission de la condition de la femme des Nations unies.

Le forum de haut niveau du CESE sur les droits des femmes a débouché sur une conclusion sans équivoque: des progrès ont été accomplis, mais ils demeurent insuffisants. Bien que l’UE ait pris des mesures pour protéger les femmes et les filles, les formes structurelles d’inégalité, les stéréotypes fondés sur le genre et les réactions négatives à l’égard des droits des femmes continuent de menacer des acquis gagnés de haute lutte en Europe. Tant que des obstacles structurels persistent, la pleine participation des femmes à la société restera limitée.

Le forum de haut niveau, qui s’est tenu le 26 février pendant la session plénière du CESE, a rassemblé Sif HOLST, présidente du groupe ad hoc sur l’égalité du CESE, Oliver RÖPKE, et Hadja LAHBIB, commissaire européenne à l’égalité, à l’état de préparation et à la gestion des crises. Parmi les autres participants à l’événement figuraient Carlien SCHEELE (directrice de l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes), Florence RAES (directrice du bureau de liaison d’ONU-Femmes à Bruxelles), Ayșe YÜREKLI (représentante de l’UE auprès de KAGIDER — Association turque des femmes entrepreneurs), Mary COLLINS (secrétaire générale du Lobby européen des femmes) et Cianán RUSSELL (responsable des politiques senior chez ILGA Europe).

Le forum s’est articulé autour de deux tables rondes particulièrement animées qui ont pris à bras-le-corps les problèmes urgents en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, en relation avec deux avis importants adoptés par le CESE au cours de la session. Expert(e)s, militant(e)s et responsables politiques se sont réuni(e)s pour partager leurs points de vue, proposer des solutions et renforcer les engagements en faveur de la promotion des droits des femmes en Europe et au-delà.

La première table ronde était consacrée à la 69e session de la commission de la condition de la femme des Nations unies (UNCSW69), qui se tiendra prochainement, tandis que la seconde portait sur la violence à l’égard des femmes et des filles en tant que question de droits humains. Deux avis connexes ont également été adoptés en plénière à l’issue du forum: «Contribution du CESE aux priorités de l’UE dans le cadre de l’UNCSW69» et «La violence à l’égard des femmes, une question de droits humains: état des lieux des mesures en vigueur dans l’Union européenne». (lm)

Pour développer des activités transfrontières au sein de l’Union, il faut faire face à un imbroglio de règles et de formalités administratives contradictoires en matière de TVA, ce qui entraîne une hausse des coûts. Les petites et moyennes entreprises (PME) sont confrontées à des charges réglementaires disproportionnées et rencontrent par conséquent des difficultés pour se développer et rester compétitives. Le CESE plaide en faveur de réformes urgentes dans deux avis élaborés sur la base des rapports Letta et Draghi et adoptés lors de sa session plénière de février. Les propositions portent notamment sur l’harmonisation des règlements financiers, l’établissement de déclarations fondées sur l’IA et la mise en œuvre d’une politique industrielle coordonnée.

Pour développer des activités transfrontières au sein de l’Union, il faut faire face à un imbroglio de règles et de formalités administratives contradictoires en matière de TVA, ce qui entraîne une hausse des coûts. Les petites et moyennes entreprises (PME) sont confrontées à des charges réglementaires disproportionnées et rencontrent par conséquent des difficultés pour se développer et rester compétitives. Le CESE plaide en faveur de réformes urgentes dans deux avis élaborés sur la base des rapports Letta et Draghi et adoptés lors de sa session plénière de février. Les propositions portent notamment sur l’harmonisation des règlements financiers, l’établissement de déclarations fondées sur l’IA et la mise en œuvre d’une politique industrielle coordonnée.

«Le marché unique est l’épine dorsale de la prospérité économique européenne, mais il est encore incomplet dans des secteurs clés tels que la finance, l’énergie et les services numériques», a déclaré Oliver Röpke, président du CESE. «Le débat qui a eu lieu aujourd’hui met en évidence le besoin urgent de réformes visant à supprimer les obstacles et à renforcer le secteur des services, en garantissant des conditions de concurrence équitables pour les entreprises dans l’ensemble de l’Union.»

Maria Luís Albuquerque, commissaire aux services financiers et à l’union de l’épargne et des investissements, a soutenu cette déclaration: «Ma vision pour l’union de l’épargne et des investissements est de créer de la richesse pour nos citoyens et produire de la croissance pour nos entreprises en les réunissant dans un environnement sûr, compétitif, bien réglementé et bien surveillé.»

Dans ses avis, le CESE recense deux défis majeurs en matière de compétitivité: la fragmentation du marché unique, soulignée dans les rapports Letta et Draghi, et une charge administrative excessive, qui pèse en particulier sur les PME. Ces deux facteurs étouffent l’innovation et la croissance économique.

Quel est le problème?

Les entreprises européennes se sentent submergées par des réglementations complexes et qui se chevauchent. Cette situation entraîne une perte de temps et d’argent, ralentit le pacte vert et limite l’accès au financement pour les entreprises de taille intermédiaire. Les conséquences sont multiples: entreprises frustrées, coûts plus élevés pour les consommateurs et croissance économique plus faible.

Au-delà des charges réglementaires, l’Europe est confrontée à des défis structurels plus profonds qui nuisent à sa compétitivité. La lenteur des progrès dans l’achèvement du marché unique, les disparités en matière d’infrastructures numériques et énergétiques et l’absence d’une politique industrielle coordonnée limitent la capacité de l’Union à être compétitive à l’échelle mondiale. Alors que d’autres blocs économiques agissent rapidement pour attirer les investissements et favoriser l’innovation, l’Europe risque d’être à la traîne.

Comment y remédier?

Le renforcement de la compétitivité nécessite une approche globale, qui consiste notamment à supprimer les obstacles dans des secteurs clés tels que la finance et l’énergie, à accélérer la transformation numérique et à faire en sorte que les PME puissent se développer et affronter la concurrence dans des conditions équitables.

Les avis du CESE proposent de:

  • simplifier les réglementations sans pour autant abaisser les normes environnementales et sociales;
  • créer une plateforme unique fondée sur l’IA afin de rationaliser la communication d’informations pour les PME et les entreprises de taille intermédiaire et donc de rendre leur mise en conformité plus rapide et plus simple;
  • harmoniser les règles entre les différents secteurs afin de réduire les formalités administratives répétitives;
  • uniformiser les règlements financiers entre les États membres grâce à une politique industrielle coordonnée de l’Union;
  • réformer le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) en faveur d’un système plus juste et moins contraignant. (gb)

L’emblématique prix de la société civile du CESE récompense la contribution remarquable de la société civile à la préservation et au renforcement de l’identité et de la citoyenneté européennes. Il porte chaque année sur un nouveau thème en lien avec les travaux du CESE et qui revêt une importance particulière sur le plan sociétal.

L’emblématique prix de la société civile du CESE récompense la contribution remarquable de la société civile à la préservation et au renforcement de l’identité et de la citoyenneté européennes. Il porte chaque année sur un nouveau thème en lien avec les travaux du CESE et qui revêt une importance particulière sur le plan sociétal.

Le 20 mars, le Comité économique et social européen (CESE) a récompensé trois organisations de la société civile originaires de Slovaquie, de France et de Belgique pour leurs projets totalement innovants qui s’attaquent aux clivages croissants et néfastes au sein de l’Union européenne.

Le montant du prix s’élevait à 32 000 euros, à partager entre les trois nommés.

Le CESE a décerné le premier prix, d’un montant de 14 000 euros, à la Slovak Debate Association pour sa Critical Thinking Olympiad (Olympiade de la pensée critique), une initiative pionnière qui vise à renforcer la capacité de résistance à la désinformation des jeunes Slovaques. L’olympiade est structurée comme une compétition pour trois groupes d’âge, au cours de laquelle les élèves doivent relever des défis liés aux médias du monde réel et évaluer la fiabilité de divers contenus.

Les deux autres finalistes ont reçu 9 000 euros chacun.

Le deuxième prix est revenu à l’association française Reporters d’Espoirs pour son Prix européen Jeunes Reporters d’Espoirs, un programme de formation en langue française pour un journalisme de solutions.

L’asbl belge FEC Diversité a quant à elle remporté le troisième prix pour son projet «ESCAPE GAME EXTRÊME DROITE — un escape game pour se dépolluer des idées d’extrême droite», un jeu immersif qui contrecarre les idéologies d’extrême droite.

À propos de la 15e édition du prix de la société civile du CESE

Le 15e prix de la société civile du CESE a permis de mettre en lumière des projets à but non lucratif mis sur pied par des individus, des entreprises privées ou des organisations de la société civile et ayant contribué à la lutte contre l’émergence de clivages néfastes au sein de l’Union européenne.

Ces dernières années, l’Europe a été frappée par de multiples crises, comme la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, la hausse des prix de l’énergie et du coût de la vie ou encore les conséquences économiques et sociales de la pandémie de COVID-19. Toutes ces crises risquent d’éroder la confiance envers les institutions publiques et de faire émerger des clivages néfastes au sein de la société.

Si les clivages font partie intégrante d’une société ouverte et pluraliste, la montée du populisme et les fractures néfastes constituent des défis de taille pour les démocraties européennes. Parallèlement, l’Europe est confrontée à une fragmentation toujours plus poussée du paysage médiatique traditionnel, à un essor de la désinformation et à des attaques contre la liberté des médias, qui constituent autant de menaces supplémentaires pour les valeurs démocratiques.

Cette année, les lauréats ont été sélectionnés parmi une cinquantaine de candidatures provenant de quinze États membres. Les porteurs des projets ont été choisis pour leur impressionnante créativité, leur enthousiasme et leur engagement dans la lutte contre l’émergence de clivages néfastes dans la société européenne.

«La société civile organisée joue un rôle déterminant dans la défense de la démocratie européenne, comme l’ont prouvé une fois de plus les candidatures remarquables et variées reçues cette année», a déclaré Aurel Laurenţiu Plosceanu, vice-président du CESE chargé de la communication.

Le CESE a organisé un débat sur le pacte pour une industrie propre de la Commission européenne le 6 mars, quelques jours seulement avant les discussions prévues le 12 mars au Conseil. Des décideurs politiques, des industriels et des représentants de la société civile se sont demandé si ce projet peut véritablement soutenir le secteur européen des technologies propres, les industries à forte intensité énergétique et l’autonomie stratégique.

Le CESE a organisé un débat sur le pacte pour une industrie propre de la Commission européenne le 6 mars, quelques jours seulement avant les discussions prévues le 12 mars au Conseil. Des décideurs politiques, des industriels et des représentants de la société civile se sont demandé si ce projet peut véritablement soutenir le secteur européen des technologies propres, les industries à forte intensité énergétique et l’autonomie stratégique.

Face à l’instabilité géopolitique et à l’évolution des relations transatlantiques, l’Europe a plus que jamais besoin d’autonomie stratégique. Le pacte pour une industrie propre vise à accélérer la décarbonation et la circularité tout en stimulant la compétitivité industrielle, en commençant par faire baisser les prix de l’énergie. Sa faisabilité et son financement soulèvent toutefois encore des interrogations.

«La question n’est pas de choisir entre l’autonomie stratégique, la compétitivité et la double transition. Tous les secteurs industriels sont concernés et doivent s’adapter, à leur rythme, mais en prenant des engagements clairs», a déclaré Pietro de Lotto, président de la commission consultative des mutations industrielles (CCMI) du CESE, qui a qualifié ce défi d’«exercice d’équilibre».

La Commission a souligné que, d’un point de vue économique, il est nécessaire de prendre son indépendance par rapport à la Russie sur le plan énergétique, mais que le déclin industriel de l’Europe est de plus en plus préoccupant. La production industrielle et le flux entrant d’investissements directs étrangers ont tous deux reculé au cours des deux dernières années.

Le financement constituera un défi majeur. Les institutions de l’Union, les États membres et l’industrie devront coopérer afin d’atteindre les objectifs du pacte. Alors que la Banque européenne d’investissement a promis 500 millions d’EUR de contre-garanties et 1,5 milliard d’EUR pour améliorer les réseaux énergétiques, les gouvernements nationaux doivent mobiliser des ressources supplémentaires.

L’incidence sociale de la transition est également une question essentielle, surtout dans les industries à forte intensité énergétique qui ont connu d’importantes pertes d’emplois. Les représentants de la société civile se demandent si la réduction des taxes sur l’énergie, qui est une proposition clé du pacte, se fera au détriment du financement de l’éducation et des soins de santé.

Malgré l’optimisme qui entoure les objectifs à long terme du pacte pour une industrie propre, les experts ont fait part de leurs préoccupations en ce qui concerne sa capacité à résoudre les difficultés à court terme. La rapidité et la simplification sont cruciales, car les coûts élevés de l’énergie et les obstacles réglementaires pourraient ralentir les progrès. La fragmentation des politiques nationales reste un défi, et le pacte pour une industrie propre risque de manquer une occasion cruciale d’harmoniser les politiques industrielles européennes.

La neutralité technologique est également une préoccupation qui génère un débat portant sur le juste équilibre entre les énergies renouvelables, l’hydrogène et les biocarburants. Si le fait de se concentrer sur les énergies renouvelables est accueilli positivement, il convient de s’engager fermement en faveur de l’efficacité énergétique. Les énergies renouvelables ont déjà permis aux consommateurs européens d’économiser 100 milliards d’EUR entre 2021 et 2023: il s’agit là d’une réussite sur laquelle l’Union devrait s’appuyer. (jh)

Alors que nous célébrons le troisième anniversaire de la guerre d’agression brutale et non provoquée menée par la Russie contre l’Ukraine, nous nous déclarons solidaires du peuple ukrainien, a affirmé Oliver Röpke, président du CESE, dans une déclaration publiée lors de la session plénière du CESE en février. Il s’agit d’une attaque dirigée non seulement contre une nation souveraine, mais aussi contre les valeurs fondamentales de la démocratie, de la dignité humaine et de l’ordre international fondé sur des règles.

Alors que nous célébrons le troisième anniversaire de la guerre d’agression brutale et non provoquée menée par la Russie contre l’Ukraine, nous nous déclarons solidaires du peuple ukrainien, a affirmé Oliver Röpke, président du CESE, dans une déclaration publiée lors de la session plénière du CESE en février. Il s’agit d’une attaque dirigée non seulement contre une nation souveraine, mais aussi contre les valeurs fondamentales de la démocratie, de la dignité humaine et de l’ordre international fondé sur des règles.

Depuis le premier jour de cette invasion, nous nous tenons aux côtés de l’Ukraine, non seulement de manière symbolique, mais surtout en prenant des mesures concrètes. Aujourd’hui, nous réaffirmons notre engagement sans faille à défendre la souveraineté, la démocratie et l’avenir européen de l’Ukraine. Nous demandons à l’Union de maintenir et de renforcer son soutien politique, économique, humanitaire et militaire.

Le peuple ukrainien a fait preuve d’un courage et d’une résilience extraordinaires en défendant son pays et les principes qui nous unissent en tant qu’Européens. Depuis le premier jour de cette invasion, le CESE, ses membres et la société civile européenne qu’il représente ont défendu l’Ukraine, non seulement de manière symbolique, mais surtout en prenant des mesures concrètes.

Dans un contexte d’incertitude géopolitique croissante, les récentes déclarations de représentants américains remettant en cause l’engagement de l’OTAN en matière de défense collective sont profondément alarmantes. L’Europe ne peut se permettre de baisser la garde.

L’Ukraine lutte pour sa survie, mais aussi pour la sécurité de l’ensemble du continent européen.

Le CESE invite instamment les dirigeants de l’UE à profiter de cette occasion pour renforcer les capacités européennes de sécurité et de défense, redéfinir l’autonomie stratégique, défendre le multilatéralisme et approfondir la coopération avec les Nations unies, tout en établissant des partenariats mondiaux plus solides avec des alliés démocratiques au-delà de l’Europe.

L’Europe doit agir immédiatement.

L’indécision n’est pas une option. L’hésitation fait le lit des autocrates et des agresseurs.

Les démocraties doivent rester unies et fermes.

Le CESE invite l’UE à renforcer son autonomie stratégique, en défendant à la fois la démocratie et les droits fondamentaux et en se tenant résolument aux côtés de l’Ukraine. Le moment est venu pour l’Union de prendre des mesures géopolitiques stratégiques.

Vous pouvez consulter l’intégralité de la déclaration en cliquant sur ce lien. (at)

L’édition 2025 de «Votre Europe, votre avis!» (YEYS), la manifestation annuelle du Comité économique et social européen (CESE) qui s’adresse à la jeunesse, a eu lieu les 13 et 14 mars sur le thème «Donner une voix aux jeunes», abordant en priorité leur rôle dans la construction collective d’un avenir résilient. 

L’édition 2025 de «Votre Europe, votre avis!» (YEYS), la manifestation annuelle du Comité économique et social européen (CESE) qui s'adresse à la jeunesse, a eu lieu les 13 et 14 mars sur le thème «Donner une voix aux jeunes», abordant en priorité leur rôle dans la construction collective d’un avenir résilient. 

Cette année, «Votre Europe, votre avis!» a rassemblé près de cent jeunes de toute l’Union européenne, des neuf pays candidats à l’adhésion à l’Union et du Royaume-Uni. Les participants représentaient des organisations de jeunesse, des conseils nationaux de la jeunesse et des écoles secondaires, ce qui a permis de mettre en lumière les préoccupations d’un large éventail de groupes sociaux. Bien que nombre d’entre eux soient des militants de la cause des jeunes dotés d’une certaine expérience, cette manifestation a marqué pour d’autres une première étape importante dans leur engagement en faveur de la démocratie participative au sein de leur milieu et au-delà.

Au cours de plusieurs ateliers, les jeunes, guidés par des animateurs, ont soulevé les questions les plus urgentes auxquelles, selon eux, les acteurs politiques devraient s’attaquer. Ces questions allaient de la lutte contre la corruption à l’élaboration d’une stratégie cohérente en matière de climat, en passant par la garantie de l’égalité des droits pour tous. Étant donné que la corruption érode la confiance dans les institutions et affaiblit la démocratie, il est impératif de soutenir le journalisme d’investigation et d’améliorer la transparence quant à l’utilisation de l’argent des contribuables.

«Nous devons veiller à ce qu’il y ait une obligation de rendre des comptes. Nous ne pouvons pas nous permettre d’être spectateurs, car le coût de l’inaction est trop élevé. Nous devons nous battre et gagner», a déclaré un participant à la manifestation.

Les jeunes ont également exprimé le besoin d’avoir des objectifs communs pour lutter contre le changement climatique, soulignant la nécessité de «créer un environnement exempt des effets néfastes du changement climatique». Ils ont demandé la mise en place d’un programme d’études fondé sur les valeurs, qui aurait une incidence positive sur le comportement des jeunes en ligne et limiterait la désinformation. Les participants à «Votre Europe, votre avis!» ont également plaidé en faveur de l’égalité des droits, de l’égalité de traitement et de l’égalité des chances, ainsi que de l’inclusion de toutes et tous dans l’intégralité des espaces. En ce qui concerne le manque de représentation des jeunes dans les processus décisionnels politiques, ils ont souligné qu’une démocratie exige d’entendre toutes les voix.

La manifestation, qui a duré une journée et demie, s’est achevée par la séance plénière de clôture de l’assemblée des jeunes, au cours de laquelle l’ensemble des participants, motivés et engagés, a présenté ses recommandations à Oliver Röpke, président du CESE, et à Biliana Sirakova, coordinatrice de l’Union européenne pour la jeunesse. À l’issue d’un vote, les participants de «Votre Europe, votre avis!» ont classé cinq sujets prioritaires par ordre d’importance.

(1) La lutte contre la corruption grâce à la transparence et à la participation des jeunes.

(2) La citoyenneté active: de la salle de classe à la communauté.

(3) L’engagement en faveur de l’égalité.

(4) La jeunesse mérite une place.

(5) L’élaboration d’une stratégie cohérente en matière de changement climatique.

Le président Röpke a souligné que ces recommandations pourraient orienter les travaux consultatifs du CESE, en insistant sur le fait que l’égalité entre les hommes et les femmes est une priorité essentielle du Comité. Mme Sirakova a fait observer que ces recommandations contribueraient également à éclairer les travaux de l’UE. (cpwb)

 

Les organisations de la société civile (OSC) sont attaquées en Europe et en Amérique. L’UE doit agir maintenant pour les défendre et préserver la démocratie. Lors de son débat en session plénière sur la Journée internationale des ONG, le Comité économique et social européen (CESE) a envoyé un message clair: les OSC sont en première ligne dans la défense de la démocratie. Des coupes budgétaires menacent leur survie, et l’UE doit prendre des mesures immédiates pour les protéger et les soutenir.

Les organisations de la société civile (OSC) sont attaquées en Europe et en Amérique. L’UE doit agir maintenant pour les défendre et préserver la démocratie. Lors de son débat en session plénière sur la Journée internationale des ONG, le Comité économique et social européen (CESE) a envoyé un message clair: les OSC sont en première ligne dans la défense de la démocratie. Des coupes budgétaires menacent leur survie, et l’UE doit prendre des mesures immédiates pour les protéger et les soutenir.

Le 27 février, le CESE a organisé un débat sur le thème de «L’UE et la société civile: renforcer la démocratie et la participation», qui a donné aux représentants et experts des organisations de la société civile ainsi qu’à des députés au Parlement européen l’occasion de discuter et d’évaluer le rôle des OSC dans ce domaine essentiel.

Raquel García Hermida-Van Der Walle, députée de Renew Europe, a expliqué que les OSC contribuaient souvent à l’équilibre des pouvoirs. Elles offrent également différentes méthodes d’interaction sociale, remplaçant potentiellement les services gouvernementaux qui peuvent faire défaut. En conséquence, les OSC sont les premières à être ciblées, car elles peuvent s’avérer politiquement gênantes pour certains gouvernements.

Nicholas Aiossa, directeur de Transparency International Europe, a quant à lui déclaré: «Il y a au Parlement européen une campagne politique orchestrée pour discréditer les organisations de la société civile, les priver de financements et perturber leur rôle et leur fonction. Aucune preuve d’irrégularité financière n’a été trouvée.»

En janvier, le groupe PPE (Parti populaire européen) au Parlement européen, de centre droit, avait accusé des ONG de défense de l’environnement et du climat d’être financées par la Commission européenne pour faire du lobbying auprès du Parlement, de ses députés et d’autres institutions de l’UE, suscitant l’indignation des OSC européennes.

Les critiques à l’encontre des OSC n’ont rien de nouveau, mais les attaques récentes ont été amplifiées par les fake news et la désinformation. Comme l’explique Brikena Xhomaqi, coprésidente du groupe de liaison du CESE, il s’agit d’un signal d’alarme pour l’ensemble des OSC, qui doivent maintenant s’unir afin de faire bouger les choses. «Les citoyens doivent comprendre que la plupart des OSC reposent sur des bénévoles et que nous ne dilapidons donc pas l’argent public.»

Les participants ont également appelé la Commission européenne à s’exprimer plus fermement sur ce sujet et ont proposé plusieurs solutions pour renforcer le rôle des OSC.

Mme García Hermida-Van Der Walle a indiqué qu’elle ferait pression pour que le rôle des OSC soit davantage reconnu et renforcé dans le rapport sur l’état de droit et dans le mécanisme de conditionnalité en tant que condition favorisante.

Michał Wawrykiewicz, député du PPE au Parlement européen, a pour sa part déclaré qu’il entendait bien sensibiliser son groupe à ces sujets fondamentaux. Il a également souligné l’importance de faire comprendre aux décideurs que les OSC et les ONG sont des organisations qui agissent sur le terrain et fournissent des services essentiels ayant un impact direct sur la vie des citoyens.

Le président du CESE, Oliver Röpke, a épousé les positions des représentants des OSC et a affirmé que «nous devons résister aux efforts visant à délégitimer ces organisations ou à restreindre leur accès aux ressources essentielles à la participation démocratique. Des contraintes de financement aux pressions politiques croissantes, il est clair que les organisations de la société civile ont besoin d’un soutien plus fort et plus prévisible pour poursuivre leur travail vital.» (at)

Plus de 800 participants issus d’organisations de citoyens et de parties prenantes de toute l’Europe, y compris des organisations de jeunesse, des ONG et des journalistes, ont participé à la Semaine de la société civile du Comité économique et social européen, organisée du 17 au 20 mars 2025. La séance d’ouverture a mis en évidence la nécessité de protéger l’espace civique grâce à l’action juridique, en réaffirmant le rôle clé que joue la société civile: demander des comptes aux décideurs, construire des ponts, soutenir la résilience sociale et faire entendre des voix trop souvent ignorées. 

Plus de 800 participants issus d’organisations de citoyens et de parties prenantes de toute l’Europe, y compris des organisations de jeunesse, des ONG et des journalistes, ont participé à la Semaine de la société civile du Comité économique et social européen, organisée du 17 au 20 mars 2025. La séance d’ouverture a mis en évidence la nécessité de protéger l’espace civique grâce à l’action juridique, en réaffirmant le rôle clé que joue la société civile: demander des comptes aux décideurs, construire des ponts, soutenir la résilience sociale et faire entendre des voix trop souvent ignorées.

La Semaine de la société civile 2025 avait pour thème «Renforcer la cohésion et la participation dans des sociétés polarisées». Avec ses trois grandes initiatives, à savoir les panels du Groupe de liaison, l’initiative citoyenne européenne et le prix de la société civile, cette manifestation avait pour objectif de:

  • remédier à la polarisation croissante qui a été alimentée ces dernières années par les conséquences de la crise financière, du changement climatique et des inégalités grandissantes entre les revenus;
  • souligner le rôle clé que la société civile peut jouer dans ce contexte;
  • rassembler les solutions de la société civile et les demandes qu’elle adresse aux décideurs politiques de l’Union, afin de contribuer à la dépolarisation de l’Europe en renforçant la cohésion de la société et la participation démocratique dans des domaines clés pour la société.

Dans son discours d’ouverture, Oliver Röpke, président du CESE, a souligné: «La société civile doit relever le défi. La participation, le dialogue et la solidarité ne sont pas seulement des idéaux: ils forment la base d’une Europe résiliente et unie. À l’occasion de la Semaine de la société civile, réaffirmons notre engagement en faveur de l’inclusion et de la citoyenneté active. Une démocratie forte ne dépend pas seulement de ses institutions, mais aussi de l’engagement de l’ensemble de ses citoyens.»

Dans son discours liminaire, Albena Azmanova, professeure de sciences politiques et sociales à la City St George’s, University of London, a abordé la question de l’insécurité économique croissante à laquelle est confrontée la majorité de la population, la qualifiant d’«épidémie de précarité». Elle a expliqué pourquoi la société civile est la clé qui permettra de réaliser une avancée décisive, en ces temps d’insécurité massive.

«En raison de cette forte insécurité économique, la plupart des personnes ne veulent plus lutter. La société civile a la volonté de se battre. Ses militants sont animés par une grande motivation, reposant sur la défense d’une cause spécifique. Ils sont les bras et les jambes visibles de la démocratie», a-t-elle précisé.

Comme l’a dit Younous Omarjee, vice-président du Parlement européen, «nous avons besoin de la société civile en tant que lien entre les citoyens, dans ce contexte de montée de l’individualisme, et en tant que rempart contre les idées d’extrême droite qui se propagent».

Le rôle crucial des ONG dans la résilience sociale et leur soutien aux groupes vulnérables et éloignés a été mis en lumière par Adriana Porowska, ministre de la société civile de Pologne, qui s’exprimait au nom de la présidence polonaise du Conseil. Elle a également fait part de l’expérience de son pays, s’agissant du rôle de la société civile pour ce qui est de garantir la résilience nationale.

Brikena Xhomaqi, coprésidente du Groupe de liaison du CESE avec les organisations et réseaux européens de la société civile, a souligné que la devise dont l’Union est si fière, «Unie dans la diversité», se cultive sur le terrain. Toutefois, elle a signalé que les organisations de la société civile et les ONG sont menacées, car leur financement et leur rôle sont remis en question. «Les organisations de la société civile ne peuvent pas fonctionner sans ressources. Nous avons besoin d’institutions qui préservent la société civile, ainsi que d’une protection juridique de l’espace civique, pour faire en sorte que notre société reste soudée, unie dans la diversité.»