L’organisation à but non lucratif roumaine Ateliere Fără Frontiere (AFF) défend à la fois la justice sociale et l’économie circulaire. Elle donne la possibilité aux personnes marginalisées, telles que les réfugiés, les Roms ou les sans-abri, d’entrer dans le monde du travail, et ce d’une manière écologiquement responsable. Son projet le plus ancien, «educlick», emploie des personnes vulnérables depuis 2008: elles remettent à neuf des ordinateurs et autres appareils électroniques usagés, lesquels sont ensuite donnés à des écoles sous-financées. En 2021, «educlick» a permis à AFF de remporter le prix de la société civile du CESE.

Au cours des quatre dernières années, AFF n’est pas restée sans rien faire: «educlick» s’est développé et l’organisation a lancé trois autres ateliers d’intégration. Cristina Bîcîilă, directrice générale d’AFF, nous en dit plus sur cette remarquable organisation.

L’organisation à but non lucratif roumaine Ateliere Fără Frontiere (AFF) défend à la fois la justice sociale et l’économie circulaire. Elle donne la possibilité aux personnes marginalisées, telles que les réfugiés, les Roms ou les sans-abri, d’entrer dans le monde du travail, et ce d’une manière écologiquement responsable.  Son projet le plus ancien, «educlick», emploie des personnes vulnérables depuis 2008: elles remettent à neuf des ordinateurs et autres appareils électroniques usagés, lesquels sont ensuite donnés à des écoles sous-financées. En 2021, «educlick» a permis à AFF de remporter le prix de la société civile du CESE.

Au cours des quatre dernières années, AFF n’est pas restée sans rien faire: «educlick» s’est développé et l’organisation a lancé trois autres ateliers d’intégration. Cristina Bîcîilă, directrice générale d’AFF, nous en dit plus sur cette remarquable organisation.

Votre projet «educlick» vous a permis de remporter le prix de la société civile du CESE sur l’action pour le climat en 2021. Pourriez-vous nous en dire plus sur le projet et sur son évolution depuis lors?

«Educlick» a été le premier atelier d’AFF. Il a été créé en 2008 pour intégrer les personnes vulnérables dans la société en leur fournissant le soutien professionnel et émotionnel dont elles ont besoin pour accéder au marché du travail. C’est l’occasion pour elles de faire partie d’un modèle d’économie circulaire qui collecte les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE), lesquels sont ensuite triés et orientés vers le recyclage ou la remise à neuf. Les appareils réutilisés sont ensuite donnés à des établissements d’enseignement situés dans des zones défavorisées. 

L’attribution d’un prix aussi prestigieux a joué un rôle important dans notre croissance, étant donné que le prix de la société civile du CESE a été un signe de reconnaissance qui nous a conféré de la valeur aux yeux de nos partenaires des secteurs privé et public.

Depuis que nous avons reçu le prix en 2021, nous avons accueilli 56 nouveaux collègues dans notre programme d’intégration professionnelle, dont 26 ont déjà trouvé un emploi sur le marché du travail ouvert ou se sont inscrits à des parcours éducatifs conformes à leurs objectifs. En ce qui concerne l’impact environnemental, nous estimons que nous avons évité 720 tonnes d’émissions d’équivalent CO2 pour la seule année 2024, grâce aux 4 000 ordinateurs reconditionnés que nous avons donnés à des écoles sous-financées.

Parmi les défis que nous avons eus à relever, mentionnons la guerre en Ukraine, qui nous a contraints de nous adapter rapidement. Nous avons accueilli des Ukrainiens et des Ukrainiennes vulnérables dans nos ateliers, dont beaucoup étaient confrontés à des barrières linguistiques. Pour les soutenir, nous avons fait appel à des conseillers de langue russe et ukrainienne afin de leur fournir une assistance sur mesure.

Dans vos ateliers, vous employez des personnes marginalisées. Combien de personnes ont eu la possibilité de travailler avec vous jusqu’à présent? Comment les trouvez-vous? Assurez-vous un suivi avec elles après la fin du projet? Avez-vous des informations sur la question de savoir si le fait de travailler avec vous les a aidées à mieux s’intégrer au marché du travail et à la société?

À ce jour, plus de 300 personnes marginalisées ont bénéficié du soutien d’«educlick», pour la plupart aiguillées vers nous par des partenaires prestataires de services sociaux du secteur public comme du secteur privé.

Dans le cadre d’«educlick», nos collègues participent à un programme d’intégration sociale en plusieurs étapes: en commençant par un entretien d’évaluation des besoins, nous concevons un parcours personnalisé comprenant l’hébergement, la stabilisation, le développement professionnel et, enfin, l’emploi sur le marché ouvert.

À l’issue de ce processus de deux ans, nous continuons de suivre leurs progrès pendant au moins six mois afin de soutenir leur intégration. Notre objectif est de les aider à devenir indépendants et confiants dans leurs capacités, à être prêts à entrer sur le marché du travail ou à suivre une éducation conforme à leurs objectifs à long terme.

Outre «educlick», quels sont les autres projets dans lesquels vous employez des personnes issues de communautés marginalisées, dont des réfugiés? Pourriez-vous décrire celui dont vous êtes particulièrement fière?

«Educlick» n’est qu’un de nos quatre ateliers d’intégration professionnelle, qui sont tous conçus pour offrir le meilleur soutien possible en vue de l’emploi de nos collègues vulnérables:

  • «remesh» recueille des filets publicitaires en maille et les recycle en vêtements et produits domestiques. Il s’agit d’un modèle de «recyclage valorisant» dans un atelier particulièrement adapté aux femmes qui sont des mères célibataires ou des victimes de violence domestique en quête de stabilité;
  • «bio & co» est une ferme située en dehors de Bucarest, où nous cultivons des légumes biologiques qui sont livrés chaque semaine à nos clients urbains afin de créer des alternatives saines au rythme rapide de la vie en ville (modèle «de la ferme à la table»). Nos collègues sont principalement des habitants de la communauté rurale locale, où l’accès au marché du travail est limité;
  • «logitetic» est notre dernier atelier en date, dans le cadre duquel nous répondons aux besoins croissants des entreprises en matière de logistique et d’emballage. Nous y recrutons des personnes handicapées, étant donné que cet environnement de travail est dans l’ensemble celui qui est le mieux adapté à leurs besoins.

Au-delà de notre travail quotidien dans le cadre des quatre ateliers, nous sommes particulièrement fiers des projets que nous avons conçus spécifiquement pour les réfugiés ukrainiens. C’était une nouvelle expérience pour nous, et avoir été capables d’agir et de nous adapter si rapidement est une chose dont nous sommes fiers, même si le contexte même de la guerre va à l’encontre de tout ce que nous défendons. Pourtant, les histoires et les héros que nous avons rencontrés tout au long de la route nous ont durablement marqués et ont révélé le rôle plus profond que nous pouvons jouer au sein de notre communauté.

Vous êtes une organisation de terrain qui aide les communautés vulnérables à s’intégrer sur le marché du travail d’une manière durable et respectueuse de l’environnement. Compte tenu du climat politique actuel — en particulier la montée en puissance des partis de droite et la diminution de la préoccupation pour l’environnement — constatez-vous moins de solidarité et des préjugés croissants à l’égard de ces communautés? Y a-t-il eu une incidence sur votre travail? En tant qu’organisation travaillant sur le terrain, quelle serait, selon vous, la recette d’une inclusion durable?

C’est peu dire que l’époque n’est pas à l’empathie. Malheureusement, nous avons également observé que les plus vulnérables sont généralement pointés du doigt comme étant responsables de la plupart des problèmes de la société contemporaine.

Toutefois, notre raison même d’exister consiste à agir en période de besoin: être un modèle de coexistence entre des personnes issues d’horizons différents, malgré toute l’animosité que les communautés sont susceptibles d’avoir l’une envers l’autre.

C’est pourquoi nous continuons à faire ce que nous avons toujours fait: nous nous considérons simplement comme un tremplin, aidant nos collègues en difficulté à retrouver leur confiance en eux et à combattre la stigmatisation à laquelle ils font face, en se lançant des défis et en prenant en main leur avenir, en choisissant non le chemin le plus facile, mais le plus épanouissant.

Cristina Bîcîilă est directrice générale d’Ateliere Fără Frontiere, une entreprise sociale et sans but lucratif roumaine spécialisée dans l’intégration socioprofessionnelle des personnes vulnérables par l’intermédiaire de quatre entreprises sociales qui combinent inclusion et solutions d’économie circulaire. Elle est également vice-présidente du Réseau européen des entreprises d’intégration sociale (ENSIE).

Le Comité économique et social européen (CESE) a récemment adopté un avis dans lequel il salue le plan d’action industriel de la Commission européenne, qui vise à aider l’industrie automobile de l’Union à traverser une période de profondes mutations. La transition vers des véhicules plus propres et plus numériques doit être organisée de manière à protéger les emplois, soutenir les entreprises et s’assurer qu’aucun travailleur ni aucune région ne soit laissé pour compte.

Le Comité économique et social européen (CESE) a récemment adopté un avis dans lequel il salue le plan d’action industriel de la Commission européenne, qui vise à aider l’industrie automobile de l’Union à traverser une période de profondes mutations. La transition vers des véhicules plus propres et plus numériques doit être organisée de manière à protéger les emplois, soutenir les entreprises et s’assurer qu’aucun travailleur ni aucune région ne soit laissé pour compte.

Le secteur automobile représente quelque 3,5 millions d’emplois directs et 4,5 millions de postes indirects, et affichait un excédent commercial de près de 90 milliards d’EUR en 2024. Il est cependant confronté à des mutations technologiques rapides, à l’évolution des attentes des consommateurs et à une concurrence mondiale accrue.

«Le secteur automobile passe du matériel au logiciel, de la mécanique à l’électronique et des motorisations conventionnelles aux motopropulseurs électriques. L’industrie automobile doit saisir les possibilités qu’offre la transformation écologique et numérique de l’écosystème automobile et en faire des atouts concurrentiels», explique le corapporteur Guido Nelissen.

Si le CESE soutient les objectifs climatiques de l’Union, il souligne néanmoins l’importance d’assortir la transition vers des véhicules à émissions nulles de mesures sociales et économiques fortes. Il appelle à l’élaboration d’une stratégie européenne axée sur le développement des compétences, l’innovation, les infrastructures et l’économie circulaire, en accordant une attention particulière aux PME, qui constituent l’épine dorsale de la chaîne d’approvisionnement. Une reconversion à grande échelle, soutenue par des fonds de l’Union tels que le Fonds social pour le climat, sera essentielle pour éviter les perturbations. Le Comité propose ainsi un passeport européen des compétences et une coopération renforcée entre l’industrie et l’enseignement.

Si l’innovation constitue un atout essentiel du secteur automobile, 15 % de sa valeur ajoutée étant investie dans la R&D, l’Europe reste à la traîne en ce qui concerne les logiciels et les technologies numériques. Le CESE appelle dès lors à augmenter les investissements dans les batteries, les véhicules autonomes et connectés et des normes logicielles communes.

Il insiste également sur la nécessité d’une meilleure coordination des politiques d’électrification, notamment en ce qui concerne l’accélération du déploiement des infrastructures de recharge, l’intégration des réseaux intelligents et le soutien au secteur de la réparation et de l’entretien.

Le Comité évoque pour finir les pressions commerciales et les importations en provenance de Chine, qui mettent en péril la compétitivité de l’Union. Il appelle à une défense commerciale renforcée, à la relocalisation de parties essentielles et à la conclusion de nouveaux accords commerciaux durables. (gb/dm)

En juillet 2025, le Comité économique et social européen (CESE) a adopté un avis clé dans lequel il invite instamment la Commission européenne à élaborer une stratégie globale de l’UE visant à soutenir et protéger la société civile ainsi qu’à lui donner les moyens d’agir. Cette démarche s’inscrit dans un contexte de menaces croissantes envers les valeurs démocratiques et de rétrécissement de l’espace dévolu à la société civile dans plusieurs États membres.

En juillet 2025, le Comité économique et social européen (CESE) a adopté un avis clé dans lequel il invite instamment la Commission européenne à élaborer une stratégie globale de l’UE visant à soutenir et protéger la société civile ainsi qu’à lui donner les moyens d’agir. Cette démarche s’inscrit dans un contexte de menaces croissantes envers les valeurs démocratiques et de rétrécissement de l’espace dévolu à la société civile dans plusieurs États membres.

La stratégie proposée par le CESE repose sur trois piliers:

  1. un environnement sûr et propice, assorti de protections et de garanties juridiques visant à prévenir l’érosion de l’espace civique;
  2. un financement durable et indépendant, passant par un soutien financier accordé de manière flexible sur une base pluriannuelle et par la levée des obstacles juridiques et administratifs;
  3. une participation citoyenne renforcée, par la voie d’un nouvel accord interinstitutionnel et d’une plateforme de la société civile hébergée par le CESE dans l’objectif de favoriser le dialogue sur la démocratie, les droits et l’état de droit.

«La société civile est une pierre angulaire de la démocratie. Nous devons veiller à ce qu’elle dispose de l’espace, des ressources et de la reconnaissance dont elle a besoin pour prospérer», ont déclaré les rapporteurs Pietro Barbieri, Peter Schmidt et Christa Schweng.

La plateforme proposée accueillerait des conférences annuelles, suivrait les progrès réalisés au moyen d’un tableau de bord et de rapports biennaux, et serait pilotée conjointement par la Commission européenne, le CESE et son groupe de liaison.

Se positionnant comme la «maison de la démocratie participative» de l’Union, le CESE appelle de ses vœux la tenue d’évaluations régulières avec la Commission, un engagement accru de la part du Parlement européen et du Conseil, ainsi que des critères de référence clairs pour évaluer la qualité du dialogue civil.

L’avis affirme que la société civile a un rôle central à jouer dans le renouveau démocratique. En investissant dans un dialogue structuré et en donnant aux organisations de la société civile les moyens d’agir, l’Union européenne peut renforcer son caractère inclusif et sa résilience. (lm)

Le 29 juillet dernier, une table ronde organisée à Bratislava a réuni des responsables d’organisations de jeunesse, des décideurs politiques et des représentants de la société civile afin d’explorer la possibilité d’intégrer le test jeunesse des politiques publiques de l’UE dans le processus décisionnel en Slovaquie. Mis au point par le CESE en 2024, ce test jeunesse évalue quels seront les effets d’une législation sur les jeunes et encourage leur participation structurée à l’élaboration des politiques. Le test jeunesse des politiques publiques de l’UE a fait l’objet d’un débat de haut niveau durant la dernière session plénière du CESE en juillet.

Le 29 juillet dernier, une table ronde organisée à Bratislava a réuni des responsables d’organisations de jeunesse, des décideurs politiques et des représentants de la société civile afin d’explorer la possibilité d’intégrer le test jeunesse des politiques publiques de l’UE dans le processus décisionnel en Slovaquie. Mis au point par le CESE en 2024, ce test jeunesse évalue quels seront les effets d’une législation sur les jeunes et encourage leur participation structurée à l’élaboration des politiques. Le test jeunesse des politiques publiques de l’UE a fait l’objet d’un débat de haut niveau durant la dernière session plénière du CESE en juillet.

La manifestation de Bratislava, organisée conjointement par le CESE et le Bureau de liaison du Parlement européen en Slovaquie, a marqué une étape essentielle en adaptant cette initiative européenne à l’échelle d’un pays. Plus de 30 participants ont discuté des obstacles et possibilités d’un déploiement du test jeunesse au niveau des ministères et agences slovaques.

«Nous devons veiller à ce que les jeunes ne soient pas seulement un groupe cible, mais aussi des participants pleinement engagés dans la conception de politiques tournées vers l’avenir», a expliqué Miroslav Hajnoš, membre du CESE et co-organisateur de la table ronde de Bratislava.

Selon Lucia Yar, députée au Parlement européen, «les jeunes sont des experts de leur vécu, et nos politiques devraient refléter la réalité de leur situation — future, mais aussi actuelle».

Ján Hrinko, secrétaire d’État au ministère de l’éducation, a insisté sur le fait que la participation des jeunes renforce la légitimité politique. Un acteur influent de la société civile, Juraj Lizák, a quant à lui loué les mérites du test jeunesse pour consolider la collaboration entre les organisations de terrain et les institutions.

Le test jeunesse des politiques publiques de l’UE repose sur trois piliers: une consultation constructive, une analyse d’impact et l’atténuation des effets négatifs. Il a d’ores et déjà influencé d’autres organes européens, en inspirant des initiatives telles que l’évaluation d’impact du point de vue des jeunes de la Commission européenne. Depuis son lancement, 40 avis du CESE ont été passés au crible du test jeunesse — dont 27 avec succès — avec le soutien d’un réseau de plus de 70 organisations de jeunesse.

La table ronde de Bratislava a suscité une forte mobilisation, même au cœur de l’été, renforçant encore toute la pertinence de la participation des jeunes. D’autres projets d’activités conjointes visant à renforcer la participation démocratique sont en préparation. (lm)

Premier organe à avoir mis en œuvre un tel dispositif novateur, le Comité économique et social européen (CESE) affirme son rôle pionnier en matière de participation des jeunes et voit son test jeunesse salué par le commissaire européen Glenn Micallef lors d’un débat à Bruxelles.

Premier organe à avoir mis en œuvre un tel dispositif novateur, le Comité économique et social européen (CESE) affirme son rôle pionnier en matière de participation des jeunes et voit son test jeunesse salué par le commissaire européen Glenn Micallef lors d’un débat à Bruxelles.

S’exprimant lors de la session plénière de juillet du CESE, M. Micallef, commissaire à l’équité intergénérationnelle, à la jeunesse, à la culture et au sport, a indiqué que le Comité montrait la voie à suivre à l’égard des jeunes, en les traitant comme des partenaires d’égal à égal et non comme de simples voix consultatives dans le processus d’élaboration des politiques européennes.

«Les enjeux du logement, de la santé mentale, d’une éducation de qualité et de l’emploi des jeunes ne sont pas les préoccupations de demain: ce sont les priorités d’aujourd’hui. La confiance des jeunes ne coule pas de source; il faut la mériter en leur conférant un réel pouvoir et une véritable responsabilité», a-t-il déclaré.

Le test jeunesse des politiques publiques de l’UE, lancé en septembre 2024, examine si les nouveaux avis du CESE reflètent adéquatement les besoins des jeunes. À ce jour, 40 avis ont fait l’objet du processus — dont 27 avec succès — et plus de 70 organisations de jeunesse issues de l’ensemble de l’Union et des pays candidats y sont désormais associées. L’initiative a servi d’inspiration à la Commission pour sa propre évaluation d’impact du point de vue des jeunes, qu’elle mènera en 2025, et bénéficie d’ores et déjà de la reconnaissance de la Commission et du Parlement.

Le commissaire Micallef a cité de nouvelles mesures, dont une proposition d’augmentation de 50 % du budget d’Erasmus+, démontrant ainsi la détermination de la Commission à passer du stade de la consultation à celui des politiques concrètes.

Selon Oliver Röpke, président du CESE, le groupe sur les jeunes du CESE a joué un rôle décisif pour insuffler ce changement: «Nous devons faire en sorte que les jeunes, tout comme les personnes âgées, puissent être des acteurs à part entière de la société et de l’économie. L’avenir de l’Europe ne s’attend pas les bras croisés — il nous appartient de le construire ensemble.»

Créé en 2023, le groupe sur les jeunes, composé de 12 membres du CESE, supervise le test jeunesse et coordonne la participation des jeunes tout au long du processus législatif européen. Sa présidente, Katrīna Leitāne, a parlé d’un projet exigeant, mais dont «le retentissement se fait déjà entendre aux quatre coins de l’Europe».

Les responsables d’organisations de jeunesse ont également appelé à des réformes en profondeur. Rareș Voicu, président du Forum européen de la jeunesse, a exhorté l’Union européenne à intégrer officiellement l’évaluation d’impact du point de vue des jeunes dans sa boîte à outils pour une meilleure réglementation, tandis qu’Ozer Sahoglu, représentant du conseil consultatif de la jeunesse auprès du président du CESE, a mis en garde contre l’aggravation de la pauvreté, le coût inabordable du logement et le sous-financement de l’éducation, ajoutant que «les jeunes ne doivent pas seulement être entendus, ils doivent devenir une priorité».

Le CESE a une longue expérience des initiatives en faveur de la jeunesse, comme en témoignent sa désignation d’un délégué de la jeunesse à la COP et son événement annuel «Votre Europe, votre avis!». Le dispositif de sélection d’un délégué de la jeunesse à la COP, lancé en 2021, demeure unique en son genre à l’échelle de l’Union européenne et a récolté près de 500 candidatures cette année. (ks) 

Le Comité économique et social européen soutient l’idée d’établir la «cinquième liberté», à savoir la libre circulation de la recherche, de l’innovation et de la connaissance dans toute l’Union. Le prochain acte législatif sur l’Espace européen de la recherche (EER) offre à l’UE une occasion historique de concrétiser cette «liberté».

Par le groupe des organisations de la société civile du CESE

Les institutions européennes devraient élaborer conjointement des lignes directrices harmonisées en matière de dialogue civil. La conclusion d’un accord interinstitutionnel pourrait y contribuer, en permettant par exemple d’attribuer des rôles et des objectifs distincts à chaque institution selon ses compétences. Les institutions de l’Union doivent en outre résoudre les problèmes de capacité qui empêchent les organisations et les institutions de la société civile de s’engager pleinement dans le dialogue.

Par le groupe des organisations de la société civile du CESE

Les institutions européennes devraient élaborer conjointement des lignes directrices harmonisées en matière de dialogue civil. La conclusion d’un accord interinstitutionnel pourrait y contribuer, en permettant par exemple d’attribuer des rôles et des objectifs distincts à chaque institution selon ses compétences. Les institutions de l’Union doivent en outre résoudre les problèmes de capacité qui empêchent les organisations et les institutions de la société civile de s’engager pleinement dans le dialogue.

Voilà quelques-unes des principales recommandations d’une nouvelle étude du CESE publiée le 16 juillet sous le titre «Cartographie des pratiques de dialogue civil au sein des institutions de l’UE». Cette étude, commandée par le groupe des organisations de la société civile, a été réalisée par le Centre d’études de la politique européenne (CEPS). Deux de ses coauteurs, Berta Mizsei et Timothy Yeung, en ont présenté les principales conclusions et recommandations lors de la manifestation organisée à l’occasion de sa publication.

Séamus Boland, président du groupe des organisations de la société civile, a expliqué que son groupe avait commandé cette étude car il était indispensable de disposer d’une vue d’ensemble des pratiques actuelles pour faire progresser le dialogue civil d’une manière efficace, durable et inclusive au niveau de l’UE.

Si l’étude fait état d’une intensification du dialogue civil au cours des dix dernières années, elle souligne aussi la persistance de certains défis: «L’étude sur les pratiques actuelles en matière de dialogue civil au sein des institutions de l’UE montre que ces institutions et les services qui les composent ont encore des conceptions variables de ce qui constitue un dialogue structuré avec la société civile. Elles le mettent en place selon des modalités différentes et il arrive parfois que le dialogue civil, les initiatives de démocratie directe et les représentants élus soient perçus comme se faisant concurrence.»  

L’étude ne se contente pas de faire le point sur les pratiques de dialogue civil, elle formule également des recommandations concrètes concernant les prochaines étapes. Les coauteurs, Mme Mizsei et M. Yeung, se sont exprimés en ces termes: «Nous souscrivons aux appels qui ont été lancés pour que l’Union, y compris le CESE, s’accorde sur une définition du dialogue civil et établisse des lignes directrices pour sa mise en œuvre, cette démarche devant aboutir à un accord interinstitutionnel sur le dialogue civil. Ces lignes directrices pourraient être intégrées dans la boîte à outils pour une meilleure réglementation afin de refléter la nature unique de ce dialogue.» L’accord en question pourrait également assigner des rôles et des objectifs à chaque institution en fonction de ses compétences et harmoniser les initiatives existantes.

La publication de l’étude du CESE intervient à un moment crucial, alors que la Commission européenne s’est engagée à renforcer le dialogue avec la société civile et à mieux la protéger dans les travaux qu’elle mènera au cours de son mandat 2024-2029. En outre, la société civile est confrontée à de nombreux enjeux dans un contexte de mutations géopolitiques et socio-économiques.

Découvrez le communiqué de presse complet sur cette étude.

L’étude et sa synthèse sont disponibles sur le site web du CESE.

Lors de sa session plénière de juillet, le CESE a tenu un débat sur les priorités politiques de l’actuelle présidence du Conseil de l’Union européenne, qui a débuté le 1er juillet dernier et prendra fin le 31 décembre 2025. Sous le slogan «Une Europe forte dans un monde en changement», la présidence danoise œuvrera en faveur d’une Europe sûre, compétitive et verte, en veillant à ce que l’UE prenne davantage en main sa propre sécurité et renforce sa compétitivité.

Lors de sa session plénière de juillet, le CESE a tenu un débat sur les priorités politiques de l’actuelle présidence du Conseil de l’Union européenne, qui a débuté le 1er juillet dernier et prendra fin le 31 décembre 2025. Sous le slogan «Une Europe forte dans un monde en changement», la présidence danoise œuvrera en faveur d’une Europe sûre, compétitive et verte, en veillant à ce que l’UE prenne davantage en main sa propre sécurité et renforce sa compétitivité.

L’Europe connaît actuellement des changements importants, caractérisés par l’incertitude, la concurrence mondiale et l’intensification des conflits dans plusieurs domaines. «Voilà pourquoi nous avons besoin d’une Europe forte, compétitive et verte. Une Europe capable d’assumer ses responsabilités en matière de sécurité. Et une Europe capable d’innover et d’affronter la concurrence au niveau mondial. Il sera essentiel de soutenir l’Ukraine et de progresser sur la voie de l’élargissement», comme l’a affirmé Marie Bjerre, ministre danoise des affaires européennes.

Oliver Röpke, président du CESE, a quant à lui souligné ce qui suit: «La présidence danoise arrive à un moment décisif pour l’Europe. Ses priorités en matière de sécurité, de compétitivité et de transition écologique concordent étroitement avec les principales préoccupations du CESE. Nous sommes prêts à fournir une expertise pratique et à relayer les positions de la société civile organisée européenne pour faire progresser une Europe résiliente, fondée sur des valeurs et connectée à ses citoyens.» (mp)

Lors de sa session plénière du 17 juillet, le CESE a tenu un forum sur l’élargissement sur le thème «Bâtir un avenir inclusif dans une Union élargie: le rôle du dialogue social, de la société civile et de l’engagement des jeunes». Les représentants de la société civile des pays candidats ont salué l’initiative lancée par le Comité en faveur des membres de pays candidats à l’adhésion, dans laquelle ils voient un outil essentiel pour façonner le processus d’intégration européenne de leurs pays et pour renforcer le soutien du public à l’adhésion à l’Union. 

Lors de sa session plénière du 17 juillet, le CESE a tenu un forum sur l’élargissement sur le thème «Bâtir un avenir inclusif dans une Union élargie: le rôle du dialogue social, de la société civile et de l’engagement des jeunes». Les représentants de la société civile des pays candidats ont salué l’initiative lancée par le Comité en faveur des membres de pays candidats à l’adhésion, dans laquelle ils voient un outil essentiel pour façonner le processus d’intégration européenne de leurs pays et pour renforcer le soutien du public à l’adhésion à l’Union.

La manifestation s’est ouverte par un débat de haut niveau auquel ont participé Maida Gorčević, ministre monténégrine des affaires européennes, Orhan Murtezani, ministre des affaires européennes de Macédoine du Nord, et Antoine Kasel, directeur de la direction «Mobilité des travailleurs et relations internationales» de la direction générale de l’emploi, des affaires sociales et de l’inclusion de la Commission européenne.

Le forum a rassemblé quelque 75 représentants des partenaires sociaux et des organisations de la société civile des différents pays candidats à l’adhésion à l’Union. Il s’inscrivait dans le cadre de l’initiative innovante du CESE relative aux membres de ces pays, un projet qui, fort de son succès, a déjà bénéficié d’un soutien financier supplémentaire de la part de la Commission européenne en vue d’être renforcé et mis en œuvre de façon permanente.

Oliver Röpke, président du CESE, a fait le constat suivant: «Nous essayons de mettre en place un processus d’élargissement fructueux, qui place la société civile aux commandes. L’élargissement n’est pas simplement une stratégie géopolitique: c’est une promesse de faire respecter la démocratie, les droits et la dignité pour tous.»

Maida Gorčević, ministre monténégrine des affaires européennes, a fait valoir l’étroite coopération établie entre les pouvoirs publics et les organisations de la société civile dans le cadre du processus d’adhésion, et souligné que «les citoyens sont plus susceptibles de soutenir les réformes lorsqu’ils voient des membres de leurs organisations de la société civile participer activement à la politique gouvernementale».

Par ailleurs, Orhan Murtezani, ministre des affaires européennes de Macédoine du Nord, a décrit l’histoire de son pays comme étant complexe, mais transformatrice, ajoutant ce qui suit: «Il n’est pas facile de devoir patienter pendant 20 ans, mais cette attente pourrait être un exemple de résilience et de persistance dans la réalisation de l’objectif final.»

Touché par l’optimisme et l’enthousiasme manifestés par les représentants des pays candidats, Antoine Kasel, de la Commission européenne, a déclaré: «Il est indispensable, dans le cadre de ce processus, de s’adresser aux jeunes, étant donné que l’instauration du dialogue social et du dialogue avec les institutions de l’Union est une question de confiance.»

Dans son avis sur «L’enjeu d’une institutionnalisation du dialogue civil et social dans les pays candidats à l’adhésion à l’UE et les pays partenaires», adopté à la suite des discussions menées lors du forum, le CESE plaide en faveur d’un véritable dialogue civil et social, qui doit constituer un pilier central du processus d’élargissement.

Ionuț Sibian, Decebal-Ștefăniță Padure et Dumitru Fornea, membres du CESE et rapporteurs de l’avis, ont souligné qu’un dialogue civil et social structuré et correctement institutionnalisé était fondamental pour garantir la stabilité, le développement économique et la cohésion sociale dans les pays candidats et partenaires. (mt)

En cours (updated on 03/03/2026) - Bureau decision date: 15/07/2025
Référence
TEN/857-EESC
Civil Society Organisations - GR III
Latvia
Session plénière
608
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