Lors de sa session plénière de juin, le CESE a adopté un avis exhortant l’Europe à diversifier son système énergétique et à innover dans ce domaine afin de garantir la stabilité et de concrétiser la décarbonation.

Plan d’action de l’UE pour l’acier et les métaux

Document Type
AS

Règles internes du Groupe des organisations de la société civile du CESE relatives à la sélection de ses délégués pour la CCMI sur la base des coutumes et des usages en vigueur jusqu’à présent

Règles internes du groupe des organisations de la société civile du CESE relatives à la sélection de ses délégués pour la CCMI sur la base des coutumes et des usages en vigueur jusqu’à présent

Conclusions et recommendations
Conférence «Le rôle des organisations de la société civile s’agissant d’assurer la sécurité sanitaire des enfants et des jeunes dans l’UE»

L’élargissement constitue à nouveau une priorité dans les discussions politiques de l’Union européenne. Nous pouvons nous en réjouir. Mais si nous voulons que la prochaine vague d’élargissement aboutisse, nous ne pouvons nous contenter d’ouvrir des négociations ou d’élaborer de nouvelles feuilles de route. Nous devons associer les citoyens au processus dès le début.

L’élargissement constitue à nouveau une priorité dans les discussions politiques de l’Union européenne. Nous pouvons nous en réjouir. Mais si nous voulons que la prochaine vague d’élargissement aboutisse, nous ne pouvons nous contenter d’ouvrir des négociations ou d’élaborer de nouvelles feuilles de route. Nous devons associer les citoyens au processus dès le début.

Tel était l’objectif du forum de haut niveau sur l’élargissement récemment organisé par le Comité économique et social européen. Ce forum a réuni des représentants de la société civile, des responsables de la jeunesse, des partenaires sociaux et des acteurs politiques de tous les pays candidats. Non seulement le contenu des discussions, mais aussi la vision commune selon laquelle le processus l’adhésion à l’Union doit être ouvert, participatif et équitable ont fait de ce rassemblement un événement unique.

Trop souvent, l’élargissement a été traité comme un exercice technique. Mais les réformes démocratiques ne peuvent être menées à huis clos. La société civile et les partenaires sociaux ne sont pas uniquement des observateurs. Ils sont des moteurs essentiels du changement. Ils renforcent la confiance dans les institutions publiques, défendent les plus vulnérables et veillent à ce que les réformes soient réellement au service des citoyens.

Tout au long de ma présidence au CESE, j’ai œuvré pour placer la participation au cœur de notre approche de l’élargissement. Nous avons lancé l’initiative des membres de pays candidats à l’adhésion en 2023 afin de donner à la société civile une véritable voix dans nos travaux. Nous avons renforcé nos comités consultatifs mixtes et les plateformes de la société civile et organisé des échanges réguliers avec nos partenaires sur le terrain. Le forum de haut niveau s’est inscrit dans la continuité naturelle de ces efforts.

Ce forum nous a donné l’occasion d’examiner attentivement ce qui doit se passer à l’avenir. Premièrement, nous devons créer des structures à long terme permettant de développer le dialogue civil et le dialogue social, qui ne sont pas que des «mots à la mode». Il s’agit d’outils qui aident les sociétés à devenir plus résilientes, plus démocratiques et mieux préparées à l’adhésion.

Deuxièmement, nous devons permettre aux jeunes de prendre part aux discussions. Ils sont souvent les premiers à ressentir les effets du blocage des réformes ou du rétrécissement de l’espace dévolu à la société civile. Mais ils sont également les plus engagés en faveur d’un avenir meilleur et plus inclusif. Les politiques en matière d’emploi, d’éducation et de mobilité doivent être mises en place avec eux, et non pour eux.

Le fait que ce forum ne soit pas qu’une manifestation sans lendemain me donne un réel espoir. Je suis fier de pouvoir annoncer qu’avec le soutien de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, nous nous sommes assurés que l’initiative des membres de pays candidats à l’adhésion se poursuive au moins jusqu’en 2027. Cela signifie que le dialogue que nous avons entamé va se développer. Il s’approfondira. Concrètement, nous associerons davantage de membres de pays candidats à l’adhésion et nous élaborerons plus d’avis. Ce dialogue continuera à orienter le processus d’élargissement d’une manière qui reflète les valeurs que nous disons défendre.

L’élargissement n’est pas simplement une stratégie géopolitique. C’est une promesse de faire respecter la démocratie, les droits et la dignité pour tous. Si nous voulons tenir cette promesse, la société civile doit être plus qu’une case à cocher. Elle doit faire partie des fondations sur lesquelles nous construisons.

Le CESE restera un partenaire résolu dans ces travaux. Nous pensons que l’élargissement doit aboutir et que sa réussite dépend de la participation des citoyens au processus. Pas après les faits. Dès le début.

Dans ce numéro:

  • Le CESE signe un protocole d’accord avec les forces démocratiques biélorusses
  • Libérer les prisonniers politiques de Biélorussie n’est pas une faveur, c’est une question de vie ou de mort, par Hanna Liubakova, journaliste biélorusse en exil
  • L’Europe démocratique à la croisée des chemins: entre résilience, guerre hybride et radicalisation algorithmique, par Cristian Pîrvulescu, membre du CESE
  • Vers l’éradication de la pauvreté, par Krzysztof Balon, membre du CESE

Dans ce numéro:

  • Le CESE signe un protocole d’accord avec les forces démocratiques biélorusses
  • Libérer les prisonniers politiques de Biélorussie n’est pas une faveur, c’est une question de vie ou de mort, par Hanna Liubakova, journaliste biélorusse en exil
  • L’Europe démocratique à la croisée des chemins: entre résilience, guerre hybride et radicalisation algorithmique, par Cristian Pîrvulescu, membre du CESE
  • Vers l’éradication de la pauvreté, par Krzysztof Balon, membre du CESE

Le 2 juillet 2025, le groupe des employeurs du CESE a organisé à Copenhague une réunion extraordinaire intitulée «Relever les défis de société grâce à des partenariats solides», en collaboration avec la Confédération danoise des employeurs, la Confédération danoise de l’industrie et le Conseil danois de l’agriculture et de l’alimentation, dans le cadre de la présidence danoise du Conseil de l’UE. Cette rencontre tombait à point nommé pour examiner comment une coopération fondée sur la confiance entre les gouvernements, les employeurs et les partenaires sociaux peut renforcer la compétitivité et la résilience sociale de l’Europe face aux mutations structurelles.

Dans notre avis, élaboré à la demande de la Commission européenne, nous nous félicitons de la création d’une union de l’épargne et des investissements, en ce qu’elle marque une étape importante dans la transformation du paysage financier de l’Union, aujourd’hui fragmenté, en un système plus intégré et plus efficace. En améliorant l’acheminement de l’épargne vers les investissements, l’Union espère renforcer la compétitivité, soutenir les entreprises, en particulier les PME, et offrir aux citoyens de meilleures possibilités de participer à la création de valeur.

Par Krzysztof BALON

Éradiquer la pauvreté permet à la population de vivre dignement: il s’agit donc d’une composante essentielle des valeurs de l’Union, mais aussi d’un élément indispensable pour une démocratie stable. Les données statistiques montrent toutefois que la pauvreté reste à un niveau inacceptable: en 2024, on estime que 93,3 millions de personnes, soit 21 % de la population de l’Europe des Vingt-sept, étaient exposées au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale.

Par Krzysztof BALON

Éradiquer la pauvreté permet à la population de vivre dignement: il s’agit donc d’une composante essentielle des valeurs de l’Union, mais aussi d’un élément indispensable pour une démocratie stable. Les données statistiques montrent toutefois que la pauvreté reste à un niveau inacceptable: en 2024, on estime que 93,3 millions de personnes, soit 21 % de la population de l’Europe des Vingt-sept, étaient exposées au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale.

Même si le nombre total de personnes touchées a diminué de 1,1 million depuis 2020, le taux de pauvreté n’a baissé que de 1 %. À ce rythme, où environ 283 000 personnes sont sorties de la pauvreté chaque année, l’Union manquera, à plus de 8 millions de personnes près, son propre objectif, consistant à sortir au moins 15 millions de personnes de la pauvreté d’ici à 2030. Les statistiques mettent également en évidence un écart entre les hommes et les femmes: en 2024, 22 % des femmes étaient exposées au risque de pauvreté ou d’exclusion, contre 20 % des hommes. Les enfants restent le groupe le plus vulnérable d’Europe, alors que les adultes âgés font toujours face à un risque de pauvreté persistant. Les personnes handicapées sont confrontées de façon disproportionnée à la pauvreté et à l’exclusion, et la crise actuelle du logement est un facteur majeur de pauvreté comme d’anxiété de la population. Enfin, le fait d’avoir du travail ne constitue plus une protection fiable, car la qualité de l’emploi représente désormais un facteur déterminant pour le risque de pauvreté. Tous ces éléments soulignent qu’il faut de toute urgence adopter une stratégie européenne globale de lutte contre la pauvreté (SLP) fondée sur les droits.

Le Comité économique et social européen (CESE) demande donc que la toute première SLP soit rapidement adoptée et mise en place, et que les principes pertinents du socle européen des droits sociaux soient appliqués. Le Comité estime que la SLP doit reposer sur une définition multidimensionnelle de la pauvreté, qui tienne compte non seulement de la privation matérielle, mais aussi des dimensions, sociale, psychologique, politique et de genre. La stratégie doit reconnaître la pauvreté comme une violation des droits fondamentaux et comme une forme d’injustice systémique, et viser à éradiquer l’extrême pauvreté tout en fixant des objectifs ambitieux et mesurables, comme celui de réduire la pauvreté de 50 % d’ici à 2030.

Les principaux éléments de la SLP devraient inclure:

  • des normes contraignantes en matière d’adéquation du revenu et de la protection sociale dans tous les États membres;
  • des mesures pour lutter contre la pauvreté des travailleurs au moyen du dialogue social, ainsi que la bonne mise en œuvre de la directive relative à des salaires minimaux adéquats;
  • la garantie d’un accès universel à des services publics abordables et de qualité, tels que les soins de santé, l’action sociale, le logement et l’éducation, ainsi qu’un soutien à l’apprentissage tout au long de la vie;
  • la promotion du développement de l’économie sociale;
  • l’association des personnes en situation de pauvreté à toutes les étapes du cycle de la stratégie et un financement durable des organisations de la société civile qui les défendent.

Si la responsabilité de lutter contre la pauvreté incombe avant tout aux États membres, la mise en œuvre de la SLP devrait également être soutenue au niveau européen, en lien avec l’objectif d’éradiquer l’extrême pauvreté. Un coordinateur européen spécifique devrait être nommé pour concentrer les efforts de l’Union, des États membres et de la société civile en ce sens. Pour sa part, le CESE continuera à s’engager activement pour promouvoir ces actions à l’avenir.