Vers un Conseil européen de la politique alimentaire en tant que nouveau modèle de gouvernance dans le futur cadre de l’UE pour des systèmes alimentaires durables

EESC opinion: Vers un Conseil européen de la politique alimentaire en tant que nouveau modèle de gouvernance dans le futur cadre de l’UE pour des systèmes alimentaires durables

Points clés

Le CESE:

  • estime, face à l’urgence de la crise du système alimentaire et au besoin de faire évoluer rapidement les comportements, que son appel à créer un «Conseil européen de la politique alimentaire» est plus que jamais d’actualité;
  • est d’avis qu’un tel organe contribuerait à instaurer une approche plus intégrée et participative pour ce qui est d’élaborer les politiques alimentaires, qu’il accélérerait l’alignement des politiques aux niveaux européen, national et local et, surtout, qu’il renforcerait la qualité et la légitimité de la politique alimentaire de l’Union;
  • se félicite de l’annonce relative à la mise en place d’un cadre de l’Union européenne pour des systèmes alimentaires durables, qui jettera les bases des changements systémiques auxquels tous les acteurs doivent procéder d’un bout à l’autre de la chaîne de valeur et souligne que ce cadre devrait être proposé sans délai par l’actuelle Commission, afin de pouvoir relever en temps utile les défis que posent les systèmes alimentaires, tout retard risquant de compromettre la réussite de la stratégie «De la ferme à la table»;
  • invite la Commission européenne à s’engager en faveur d’une participation structurée des parties prenantes et de la société civile à la nouvelle gouvernance de ce cadre, et fait valoir que le projet d’un Conseil européen de la politique alimentaire y trouverait toute sa place;
  • relève l’existence de plateformes en rapport avec l’alimentation aux niveaux local, régional et national, mais juge que ces forums se révèlent insuffisants lorsqu’il s’agit de garantir effectivement, à l’échelle de l’Union, un système alimentaire durable et juste ainsi qu’une capacité de résilience et estime donc qu’il y a lieu de consolider davantage la démocratie alimentaire et de l’intégrer dans le processus relatif à la politique alimentaire;
  • envisage le Conseil européen de la politique alimentaire comme une plateforme multipartite, multi-niveaux et fondée sur la science, et comme une structure institutionnelle indépendante, qui pourrait réunir en son sein des experts universitaires et des scientifiques, des acteurs de la chaîne d’approvisionnement alimentaire, des acteurs du système éducatif et des organisations de la société civile, des représentants de la jeunesse et des représentants institutionnels (Parlement, Conseil, Commission, CESE, CdR);
  •  est disposé à fournir un espace de rencontre au Conseil européen de la politique alimentaire.