Le CESE a lancé un nouveau programme en vue de développer ses relations avec la communauté des conseils économiques et sociaux (CES) nationaux. Cette initiative vise à encourager des échanges plus réguliers sur des thèmes prioritaires, sur les avis et rapports programmés et sur les bonnes pratiques.

Le CESE a lancé un nouveau programme en vue de développer ses relations avec la communauté des conseils économiques et sociaux (CES) nationaux. Cette initiative vise à encourager des échanges plus réguliers sur des thèmes prioritaires, sur les avis et rapports programmés et sur les bonnes pratiques.

Le premier de ces échanges a eu lieu en mars dernier en France: Katrīna Leitāne, la présidente du groupe sur les jeunes du CESE, a effectué une visite de deux jours au Conseil économique, social et environnemental (CESE) de France pour y débattre des politiques en faveur de la jeunesse. Sur quoi ce débat a-t-il débouché? Sur de nouvelles idées en vue de promouvoir le programme en faveur de la jeunesse aux niveaux européen et national, d’intégrer les attentes des jeunes dans toutes les activités du CESE et de rencontrer de nouveaux collègues travaillant sur le même sujet dans un État membre. 

Dans cette vidéo, Katrīna Leitāne partage ses impressions sur sa visite de travail et les échanges fructueux qu’elle a eus avec le CESE de France. 

Pour en savoir plus sur le programme d’échanges, consultez notre page web ici

Pour toute information, n’hésitez pas à contacter l’unité «Relations avec les conseils économiques et sociaux nationaux et la société civile (CSS)» du CESE (EESC-ESCS-relations@eesc.europa.eu).

Le CESE a souligné l’importance d’intégrer les points de vue des jeunes dans les politiques de l’Union, et a exhorté les organisations de jeunesse à participer au «test jeunesse» du CESE, une initiative visant à faire entendre la voix des jeunes dans l’élaboration des politiques.

Le CESE a souligné l’importance d’intégrer les points de vue des jeunes dans les politiques de l’Union, et a exhorté les organisations de jeunesse à participer au «test jeunesse» du CESE, une initiative visant à faire entendre la voix des jeunes dans l’élaboration des politiques. 

Dans un récent appel à candidatures, le CESE a invité les organisations de jeunesse à poser leur candidature, avant le 30 juin 2024, pour participer à son évaluation d’impact du point de vue des jeunes («test jeunesse»). Les organisations sélectionnées choisiront les avis du CESE pour lesquels elles souhaitent exercer une influence, participer aux réunions et auditions et fournir des contributions écrites. Pour que leur candidature soit admissible, les organisations doivent être établies démocratiquement et respecter les principes de la Convention européenne des droits de l’homme; leurs activités ou leurs organes décisionnels doivent en outre être dirigés par des jeunes. 

Au cours de l’année écoulée, le CESE a mené un projet pilote qui a permis à des représentants des jeunes de toute l’Europe de contribuer aux débats sur des questions importantes telles que la démocratie, la politique agricole commune et l’engagement des jeunes de l’Union et du Royaume-Uni. Ce projet pilote ayant été couronné de succès, il a été transformé en outil permanent, et le CESE invite les autres institutions de l’UE à adopter des mesures similaires. 

Lors d’un récent débat en session plénière, les représentants des jeunes se sont déclarés satisfaits de l’initiative, qui garantit leur participation au-delà des sujets traditionnellement axés sur les jeunes, comme la crise climatique. 

Oliver Röpke, président du CESE, a souligné que cette initiative constitue un engagement politique essentiel, en insistant sur la nécessité d’une participation continue des jeunes au processus décisionnel de l’UE. Il a fait observer que les élections ne doivent pas être la seule occasion pour les jeunes de faire entendre leur voix, et que le test jeunesse leur permettrait de contribuer régulièrement aux politiques de l’Union. 

Katrīna Leitāne, présidente du groupe ad hoc du CESE sur les jeunes, a attiré l’attention sur les progrès accomplis s’agissant de prendre en compte la voix des jeunes dans le processus décisionnel européen, faisant remarquer que le test jeunesse est un document vivant qui évoluera avec l’expérience. Elias Dray, vice-président du Forum européen de la jeunesse, a félicité le CESE pour son initiative et a encouragé les organisations de jeunesse à y participer afin de veiller à ce que leurs points de vue marquent de leur empreinte les futurs avis du CESE. 

Bora Muzhaqi, ministre albanaise de la jeunesse et de l’enfance, a également participé à la session plénière du CESE. Son pays s’efforce d’être un modèle en matière de politique de la jeunesse, en démontrant l’intérêt de désigner des responsables s’occupant exclusivement des questions liées à la jeunesse. «Je crois sincèrement que grâce à notre travail actuel avec la jeunesse et pour la jeunesse, nous préparons nos jeunes à l’avenir… nous leur donnons les moyens de diriger aujourd’hui afin qu’ils héritent d’une planète durable et diversifiée sur le plan écologique.»

Le CESE entretient d’excellentes relations de travail avec l’Albanie, mettant en évidence le rôle clé du partenariat transnational dans la promotion de la participation des jeunes à tous les niveaux de gouvernance.

Le CESE est engagé dans cette initiative depuis septembre 2022, lorsqu’il a adopté un avis sur l’évaluation d’impact de l’UE du point de vue des jeunes. Les efforts continus du CESE, y compris la manifestation annuelle «Votre Europe, votre avis!», sont la preuve de son attachement à renforcer la participation des jeunes au processus décisionnel européen. 

Les recommandations formulées cette année à l’issue de la manifestation, qui s’est tenue en mars 2024, s’adressent aux prochains dirigeants de l’UE et sont disponibles en ligne. (ks)

La Commission européenne a proposé un objectif de réduction des émissions nettes de gaz à effet de serre de 90 % d’ici à 2040, dans le but de parvenir à la neutralité climatique d’ici à 2050. Le Comité économique et social européen (CESE) a approuvé cet objectif lors de sa session plénière de mai, en soulignant sa conformité aux recommandations scientifiques visant à limiter le réchauffement climatique à 1,5 ºC.

La Commission européenne a proposé un objectif de réduction des émissions nettes de gaz à effet de serre de 90 % d’ici à 2040, dans le but de parvenir à la neutralité climatique d’ici à 2050. Le Comité économique et social européen (CESE) a approuvé cet objectif lors de sa session plénière de mai, en soulignant sa conformité aux recommandations scientifiques visant à limiter le réchauffement climatique à 1,5 ºC. 

En offrant son soutien, le CESE a souligné l’importance d’apporter une contribution équitable aux efforts mondiaux en faveur du climat tout en garantissant la compétitivité des industries européennes pendant la transition vers une économie à faible intensité de carbone. Teppo SÄKKINEN, rapporteur de l’avis sur l’objectif climatique de l’UE à l’horizon 2040, a souligné la nécessité d’un système électrique sans carbone d’ici à 2040 pour alimenter la décarbonation de l’industrie, des transports et des bâtiments, et a plaidé en faveur d’une véritable réduction des émissions grâce à l’élimination progressive des combustibles fossiles. 

Le CESE a mis en garde contre une dépendance excessive à l’égard de l’absorption de carbone, en raison de risques tels que les incendies de forêt et les organismes nuisibles, et a préconisé une approche équilibrée entre la réduction des émissions et l’absorption de carbone. La prochaine phase de la politique climatique de l’UE devrait se concentrer sur les investissements, la création d’une économie solide, le renforcement de la sécurité énergétique et la création d’emplois de qualité. La réalisation de l’objectif de 55 % de réduction des émissions à l’horizon 2030 et la mise en œuvre de la législation «Ajustement à l’objectif 55» sont essentielles à cet effet. 

Le CESE envisage que le secteur de la production d’électricité devienne sans carbone d’ici à 2040, suivi par le chauffage et le refroidissement. Une énergie propre et abordable est essentielle à la décarbonation de l’industrie, des bâtiments et des transports. 

Le CESE a également proposé de fixer un objectif de réduction des émissions pour le secteur agroalimentaire, élaboré dans le cadre d’un dialogue avec les agriculteurs et les parties prenantes afin de garantir la sécurité alimentaire, et tenant compte de la diversité des conditions naturelles dans l’ensemble de l’UE. 

Le soutien du public et l’engagement des parties prenantes sont essentiels pour atteindre l’objectif fixé pour 2040. Le CESE plaide dès lors pour que la définition des objectifs et l’élaboration des politiques donne lieu à un vaste dialogue, notamment avec les partenaires sociaux, la société civile et les citoyens. 

Enfin, dans le cadre de l’élaboration par l’UE de sa proposition législative en vue de la réalisation de l’objectif à l’horizon 2040, le CESE souligne la nécessité d’un contrôle de la compétitivité exhaustif par rapport aux autres grandes économies afin de maintenir la compétitivité mondiale et la base industrielle de l’Europe, tout en respectant des normes environnementales et sociales élevées. (ks)

Le CESE a adopté, lors de sa session plénière de mai, deux avis soulignant le rôle crucial, pour les futurs élargissements, de la politique de cohésion, le principal instrument de financement de l’UE en faveur du développement régional. Le Comité a notamment demandé d’inclure dans les traités d’adhésion des outils de conformité qui permettraient de résoudre les problèmes susceptibles de se poser après l’adhésion, par exemple en rapport avec l’émigration et l’état de droit.

Le CESE a adopté, lors de sa session plénière de mai, deux avis soulignant le rôle crucial, pour les futurs élargissements, de la politique de cohésion, le principal instrument de financement de l’UE en faveur du développement régional. Le Comité a notamment demandé d’inclure dans les traités d’adhésion des outils de conformité qui permettraient de résoudre les problèmes susceptibles de se poser après l’adhésion, par exemple en rapport avec l’émigration et l’état de droit. 

Dans sa nouvelle série de recommandations, le CESE a souligné l’importance d’intégrer les organisations de la société civile (OSC) et de leur donner les moyens d’agir pour garantir une utilisation efficace des Fonds de cohésion. Le succès de la politique de cohésion se mesure à l’aune des résultats territoriaux et sociaux, et pas uniquement sur la base des investissements économiques. Il est essentiel, pour assurer la cohésion, de renforcer les capacités de l’administration publique. 

Le débat en session plénière, auquel ont participé Elisa Ferreira, commissaire chargée de la cohésion et des réformes, et Vasco Alves Cordeiro, président du Comité européen des régions (CdR), a mis en lumière l’importance de l’aide de préadhésion et de la capacitation des OSC. 

Le président du CESE, Oliver Röpke, a souligné, comme d’autres intervenants, la nécessité d’une politique de cohésion solide pour relever les défis de l’élargissement et éviter la fragmentation de l’Union. Il est essentiel, pour la paix et la prospérité, d’adapter l’aide aux régions candidates; parmi les principales recommandations figurent le renforcement de l’éducation, la participation des OSC et le recours à des mécanismes spéciaux pour des pays tels que l’Ukraine. 

Le CESE a également relevé l’incidence plus large de l’élargissement sur les États membres actuels, en insistant sur la nécessité de prévoir des fonds supplémentaires pour les régions touchées. Le neuvième rapport sur la cohésion plaide pour une adaptation aux nouveaux défis au moyen d’investissements dans les PME, de l’amélioration des administrations locales et de mesures de soutien en faveur d’un accès équitable à l’emploi. Une politique de cohésion dynamique est essentielle pour libérer le potentiel économique de l’Union et garantir l’intégration effective des nouveaux États membres. (tk)

Si l’on veut que l’égalité d’accès aux traitements anticancéreux soit garantie pour tous les patients en Europe, il s’impose que l’Union européenne place la médecine nucléaire et la fourniture de radio-isotopes en tête de ses priorités. 

 

Si l’on veut que l’égalité d’accès aux traitements anticancéreux soit garantie pour tous les patients en Europe, il s’impose que l’Union européenne place la médecine nucléaire et la fourniture de radio-isotopes en tête de ses priorités. 

L’Union et ses États membres doivent veiller à la disponibilité des financements nécessaires pour les technologies de médecine radiologique et nucléaire. En parallèle, ils se doivent aussi de renforcer la coopération qu’ils mènent afin de supprimer les écueils réglementaires sur lesquels achoppe la fourniture de radio-isotopes et d’atténuer leur état de dépendance vis-à-vis de pays tiers, s’agissant de se procurer les matières premières dans ce domaine. 

C’est dans cette perspective que le CESE a adopté, lors de sa session plénière de mai, un avis intitulé «Plan européen pour vaincre le cancer: vers un approvisionnement sûr en radio-isotopes à usage médical», dans lequel il souligne qu’il faut actionner tous les leviers pour agir contre le cancer. 

Les rapporteurs de ce texte, Alena Mastantuono et Philippe Charry, sont tous deux fermement convaincus que la seule voie possible pour mieux garantir la fourniture de radio-isotopes en Europe et répondre à la demande accrue dont ils font l’objet de la part des patients consiste à «prendre des décisions politiques hardies et arrêter une réglementation judicieuse». 

Chaque année, on recense en Europe jusqu’à dix millions de patients qui bénéficient de l’imagerie médicale nucléaire aux fins du diagnostic de pathologies telles que le cancer ou une affection cardiaque. Pour lutter contre le cancer, les technologies radiologiques et nucléaires qui utilisent des radio-isotopes jouent un rôle essentiel à toutes les étapes des procédures de soins, qu’il s’agisse du dépistage précoce, du diagnostic, du traitement ou des soins palliatifs. (mp)

Par Stefano Mallia, président du groupe des employeurs du Comité économique et social européen 

Alors que la poussière retombe après les élections européennes, il est clair que nous sommes pris dans de fortes turbulences. La victoire des conservateurs a endigué le raz-de-marée de l’extrême droite. Pourtant, même si le centre droit a maintenu sa position, nous ne pouvons ignorer que la droite dure aura davantage de pouvoir au sein du nouveau Parlement européen, ce qui compliquera le vote sur des questions clés. Nous en avons déjà eu un avant-goût l’année dernière, lorsque le PPE a échoué de peu à rassembler une majorité de blocage de droite pour torpiller un projet de législation sur la restauration de la nature. Il faut également suivre de très près ce qui se passe en France. Une victoire de la coalition d’extrême droite aux élections législatives pourrait très probablement ébranler les fondements de l’Union elle-même.

Par Stefano Mallia, président du groupe des employeurs du Comité économique et social européen 

Alors que la poussière retombe après les élections européennes, il est clair que nous sommes pris dans de fortes turbulences. La victoire des conservateurs a endigué le raz-de-marée de l’extrême droite. Pourtant, même si le centre droit a maintenu sa position, nous ne pouvons ignorer que la droite dure aura davantage de pouvoir au sein du nouveau Parlement européen, ce qui compliquera le vote sur des questions clés. Nous en avons déjà eu un avant-goût l’année dernière, lorsque le PPE a échoué de peu à rassembler une majorité de blocage de droite pour torpiller un projet de législation sur la restauration de la nature. 

Ce qui compte surtout pour les entreprises, c’est de faire progresser la politique industrielle et la sécurité économique, en particulier en ce qui concerne la technologie, les matières premières critiques, les semi-conducteurs, les véhicules électriques, la résilience économique et la compétitivité globale. Il est essentiel de renforcer le marché unique et de stimuler les investissements privés grâce à une véritable union des marchés des capitaux. Le nouveau Parlement sera-t-il à la hauteur de cette tâche? 

Nous n’avons d’autre choix que d’entrer en concurrence avec des puissances mondiales telles que la Chine et les États-Unis. 

En 2008, la zone euro et les États-Unis affichaient des produits intérieurs bruts (PIB) équivalents en prix courants, de respectivement 14 200 et 14 800 milliards de dollars (soit 13 100 et 13 600 milliards d’euros). Quinze ans plus tard, le PIB de la zone euro dépasse à peine 15 000 milliards de dollars, tandis que celui des États-Unis a grimpé en flèche pour atteindre aujourd’hui 26 900 milliards de dollars. Si les cinq plus grandes économies européennes — l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l’Italie et l’Espagne — avaient affiché un taux de croissance de la productivité identique à celui des États-Unis entre 1997 et 2022, leur PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat serait en moyenne supérieur de près de 13 000 dollars (soit 12 000 euros). Ces chiffres ne sont pas anodins. 

L’excédent commercial enregistré par l’Union pendant des années a empêché beaucoup d’observateurs de voir que notre compétitivité était menacée. Nous avions foi en des conditions de concurrence équitables au niveau mondial et en un ordre international fondé sur des règles, et nous attendions des autres acteurs qu’ils les respectent aussi. Mais le monde actuel évolue rapidement, et l’Union doit faire mieux, et enfin tenir compte de tous les signaux d’alerte qu’elle a jusqu’à présent ignorés. Espérons que ce Parlement sera à la hauteur et ne se contentera pas de mener une politique partisane!

Published in
Study
39 pages

Les partis d’extrême droite gagnent du terrain en Europe, devenant potentiellement le troisième ou le quatrième groupe au Parlement européen après les prochaines élections européennes. Ce changement présente une menace critique pour les droits et libertés de millions de travailleurs à travers le continent en raison de leur comportement électoral en matière de politique sociale.

Adopté on 10/07/2024 - Bureau decision date: 29/05/2024
Référence
NAT/936-EESC-2024
Session plénière
589
-
Download — Avis du CESE: Commission générale des pêches pour la Méditerranée