Si le nombre d’Européens qui ne sont pas en mesure de chauffer leur logement a diminué, des obstacles structurels plus profonds, tels que la lenteur des rénovations, le caractère disparate des politiques et l’inégalité d’accès au soutien financier, continuent de laisser des millions de personnes exposées au risque de précarité. Selon Samuele Livraghi, expert en politique énergétique à l’Institut pour la politique européenne en matière d’énergie et de climat (IEECP), l’épreuve de vérité consiste à traduire les ambitions politiques en actions significatives, en veillant à ce que le soutien parvienne à ceux qui en ont le plus besoin.

Si le nombre d’Européens qui ne sont pas en mesure de chauffer leur logement a diminué, des obstacles structurels plus profonds, tels que la lenteur des rénovations, le caractère disparate des politiques et l’inégalité d’accès au soutien financier, continuent de laisser des millions de personnes exposées au risque de précarité. Des initiatives juridiques et politiques ambitieuses, comme l’affectation obligatoire de fonds pour aider les personnes en situation de précarité énergétique, sont déjà en place. Pourtant, selon Samuele Livraghi, expert en politique énergétique à l’Institut pour la politique européenne en matière d’énergie et de climat (IEECP), l’épreuve de vérité consiste à traduire cette ambition politique en actions significatives, en veillant à ce que le soutien parvienne à ceux qui en ont le plus besoin.

Par Samuele Livraghi, IEECP

À première vue, il peut sembler que les derniers chiffres d’Eurostat sur la précarité énergétique dans l’UE indiquent certains progrès: en 2024, 9,2 % des citoyens de l’Union n’étaient pas en mesure de chauffer correctement leur logement, contre 10,6 % en 2023. Toutefois, ces progrès manifestes masquent des vulnérabilités persistantes au-delà de cet indicateur limité. En 2024, les effets combinés d’une baisse des prix de l’énergie, d’une modération de la demande, de campagnes d’information et de sensibilisation, d’actions de terrain et de divers investissements en faveur de l’efficacité énergétique ont contribué à réduire les chiffres globaux.

Toutefois, des obstacles structurels plus profonds subsistent, notamment la lenteur des taux de rénovation des bâtiments (inférieurs à 1 %), la fragmentation de la mise en œuvre des politiques et l’accès inégal aux possibilités de cofinancement et aux prêts verts. Les analystes mettent en garde contre le fait qu’entre 8 % et 16 % des Européens pourraient encore être confrontés à la précarité énergétique. Pour compliquer encore cette situation, de nombreux ménages en situation de précarité énergétique ne sont pas strictement pauvres en revenus: les ménages à revenu intermédiaire disposant de logements inefficaces sur le plan énergétique ou dont les coûts de l’énergie sont élevés peuvent également passer au travers des filets de sécurité sociale.

En outre, les disparités géographiques et démographiques restent marquées. Dans les zones rurales, non seulement les ménages consacrent souvent 7 % ou plus de leurs revenus à l’énergie, mais la plupart des habitations rurales ont également été construites avant les années 1970. Nombre d’entre elles sont encore chauffées à l’aide de combustibles à forte teneur en carbone, près de 40 millions de ménages ruraux n’étant pas raccordés au réseau de gaz et faisant face à des coûts de chauffage plus élevés, à un accès limité à des options énergétiques plus propres et au sous-investissement dans la qualité des logements.

L’élan politique actuel se traduit-il par des actions?

La refonte de la directive (UE) 2023/1791 relative à l’efficacité énergétique renforce l’impératif juridique consistant à autonomiser et à protéger les personnes vulnérables en situation de précarité énergétique. L’article 8, paragraphe 3, dispose désormais qu’une part déterminée des économies d’énergie doit être affectée ou réservée aux groupes prioritaires (généralement compris comme les ménages à faibles revenus, les ménages en situation de précarité énergétique, les locataires et les habitants de logements sociaux).

La date limite de transposition de la directive est le 10 octobre 2025. Dans les derniers rapports des États membres, la clause de cloisonnement (article 8, paragraphe 3) apparaît encore occasionnellement comme une déclaration symbolique au lieu d’être soutenue par un budget contraignant ou une réserve claire de projets, ce qui ralentit les interventions indispensables. Certains États membres manquent de la granularité des données nécessaire pour cibler efficacement les ménages, ou ciblent plutôt les «clients vulnérables» au moyen de subventions génériques à l’énergie, de tarifs sociaux ou de réductions fiscales, plutôt que de mises à niveau structurelles. En outre, plusieurs évaluations soulignent que les mesures visant à améliorer l’efficacité énergétique ont touché de manière disproportionnée les ménages les plus aisés, alors que les ménages les plus pauvres ont moins de capacité à cofinancer les rénovations.

S’il est pleinement mis en œuvre, le cloisonnement pourrait apporter un souffle indispensable d’air frais aux ménages vulnérables, qui sont souvent à la marge des discussions et des mesures politiques. Les ménages en situation de précarité énergétique bénéficieraient d’une réserve de financement spécifique, qui garantirait qu’une partie des économies leur parvienne expressément. Dans la pratique, cela pourrait se traduire comme suit:

  • la rénovation en profondeur ou la modernisation partielle des logements les moins performants, réduisant les factures énergétiques de 30 à 50 %, comme le prévoit la vague de rénovations pour l’UE;

  • une assistance technique ciblée, couplée à un financement (prêts, subventions, remboursement sur facture), afin de veiller à ce que les ménages vulnérables ne soient pas confrontés à des obstacles initiaux;

  • le déploiement prioritaire d’interventions (isolation, pompes à chaleur, photovoltaïque) dans les secteurs du logement social et des logements destinés aux ménages à faible revenu, avec le soutien du Fonds social pour le climat et comme le préconise la directive sur la performance énergétique des bâtiments (refonte);

  • un suivi et une évaluation renforcés, en veillant à ce que les résultats (réduction des arriérés, amélioration du confort intérieur et bénéfices en matière de santé) soient pris en compte dans les ajustements des politiques, comme le prévoient tant les plans nationaux en matière d’énergie et de climat que les plans sociaux pour le climat.

En 2024, onze États membres avaient déjà mis en place des observatoires de la précarité énergétique, une étape fondamentale pour diagnostiquer et contextualiser le problème. Pour continuer à promouvoir ces stratégies, les responsables politiques, les experts et les praticiens doivent reconnaître que les citoyens et les communautés sont à l’avant-garde de ces défis et qu’ils doivent être entendus. Cette possibilité existe à condition que la capacité d’adaptation de ceux-ci soit comprise et mobilisée, nous permettant ainsi de déterminer si et comment les ménages peuvent traduire les gains d’efficacité en améliorations réelles de leur confort quotidien et en une plus grande résilience.

Les outils existants suffisent-ils sous la pression actuelle?

Les responsables politiques de l’UE ont compilé une impressionnante boîte à outils qui devrait soutenir directement la réduction de la précarité énergétique au moyen de dispositions spécifiques dans les directives sur l’efficacité énergétique, les bâtiments et les énergies renouvelables, du règlement sur la gouvernance de l’union de l’énergie, du financement pour la reprise et la résilience, des Fonds structurels et de cohésion de l’UE, et du Fonds social pour le climat.

Mais est-ce suffisant? Soixante-quinze pour cent des bâtiments de l’Union sont classés comme présentant une mauvaise performance énergétique et nombre d’entre eux nécessitent des rénovations en profondeur à forte intensité de capital. Pour de nombreux ménages, le cofinancement ou le préfinancement ainsi que les coûts administratifs des rénovations restent prohibitifs. La charge partagée du financement incombe souvent aux autorités nationales, régionales ou locales dont les budgets sont mis à rude épreuve. Pourtant, ces autorités sont largement exclues du processus d’élaboration des plans sociaux pour le climat, malgré les obligations juridiques imposant qu’elles y soient associées.

Espoir et impératif

Dans le contexte de ces lacunes systémiques, il existe des raisons d’espérer. Dans toute l’Europe, les ONG locales, les organismes de logements sociaux, les coopératives énergétiques, les programmes municipaux de modernisation et les «laboratoires de lutte contre la précarité énergétique» menés par les citoyens prouvent que le changement peut s’opérer à partir du terrain. Ces histoires doivent être saluées et amplifiées. Si les institutions européennes, les États membres et la société civile s’engagent à donner la priorité à l’équité structurelle, la lutte contre la précarité énergétique peut être traitée non pas comme une simple statistique, mais comme un moyen transformateur d’améliorer les moyens de subsistance des citoyens et de garantir un avenir meilleur pour tous et qui englobe la justice énergétique.

Samuele Livraghi est expert en politique énergétique à l’Institut pour la politique européenne en matière d’énergie et de climat (IEECP), un pôle de recherche indépendant à but non lucratif qui transforme les connaissances scientifiques en conseils pratiques à l’intention des responsables politiques et des organisations œuvrant à un avenir énergétique durable. Ses recherches portent essentiellement sur la précarité énergétique, l’évaluation des politiques et l’inclusivité, dans le cadre de projets tels que ASSERT, LOCATEE, RENOVERTY et ENSMOVPlus. Ces projets lui ont permis d’explorer plus avant les intersections entre la politique, la société, l’économie et le climat, en mettant en œuvre des compétences analytiques pour étayer ses recherches. Ils lui ont également donné l’occasion d’observer les différentes formes que revêt la précarité énergétique dans toute l’Europe et de documenter les incidences des rapports sur le climat. 

Marija Hanževački est membre de longue date du groupe des travailleurs du Comité économique et social européen (CESE) et secrétaire générale des syndicats indépendants de Croatie. Elle a dédié sa carrière à la défense des droits des travailleurs. Aujourd’hui, alors qu’elle rejoint l’équipe dirigeante du CESE en qualité de vice-présidente chargée de la communication, nous avons souhaité l’entendre sur ses priorités pour le mandat à venir. Elle partage avec nous sa vision qui consiste à mieux faire entendre le point de vue de la société civile européenne et à renforcer le message du CESE partout dans l’Union et au-delà.

Marija Hanževački est membre de longue date du groupe des travailleurs du Comité économique et social européen (CESE) et secrétaire générale des syndicats indépendants de Croatie. Elle a dédié sa carrière à la défense des droits des travailleurs. Aujourd’hui, alors qu’elle rejoint l’équipe dirigeante du CESE en qualité de vice-présidente chargée de la communication, nous avons souhaité l’entendre sur ses priorités pour le mandat à venir. Elle partage avec nous sa vision qui consiste à mieux faire entendre le point de vue de la société civile européenne et à renforcer le message du CESE partout dans l’Union et au-delà.

Par Piotr Sadowski

Lorsque j’ai été élu à la coprésidence du groupe de liaison du CESE, j’ai affirmé que la société civile, loin d’être un simple élément décoratif de la démocratie, faisait au contraire battre son cœur. Le groupe de liaison a été instauré en 2004, avec pour objectif de créer des liens entre les organisations et les réseaux faîtiers actifs au niveau européen et le CESE, dont les membres sont issus d’organisations nationales. Vingt ans plus tard, cette passerelle est plus cruciale que jamais: c’est elle qui permet aux citoyens européens de façonner les politiques qui ont une incidence sur leur vie.

Par Piotr Sadowski

Lorsque j’ai été élu à la coprésidence du groupe de liaison du CESE, j’ai affirmé que la société civile, loin d’être un simple élément décoratif de la démocratie, faisait au contraire battre son cœur. Le groupe de liaison a été instauré en 2004, avec pour objectif de créer des liens entre les organisations et les réseaux faîtiers actifs au niveau européen et le CESE, dont les membres sont issus d’organisations nationales. Vingt ans plus tard, cette passerelle est plus cruciale que jamais: c’est elle qui permet aux citoyens européens de façonner les politiques qui ont une incidence sur leur vie.

Je suis fermement attaché aux principes de la démocratie, de la création de liens, du dialogue, et surtout du suivi, car, si elle ne fait pas l’objet d’un suivi, la consultation est juste une illusion, dont nous avons tous déjà pu voir les conséquences bien trop de fois. J’aimerais transformer la consultation en cocréation, au sein de laquelle chaque idée perdure après la fin de la réunion, et chaque participant a le sentiment que sa contribution compte réellement.

Pour moi, c’est là la définition d’un véritable dialogue. Il ne s’agit pas d’être tous d’accord, mais d’accepter de rester autour de la table malgré nos divergences. Même en cas de désaccord, le dialogue civil nécessite de l’empathie, de la créativité et de la persévérance. Lorsque nous ne sommes pas du même avis, nous faisons tout notre possible pour trouver des solutions, car notre objectif commun de défendre la démocratie, les droits de l’homme, l’état de droit, la solidarité et la participation citoyenne sera toujours plus fort que ce qui nous divise.

À l’avenir, je m’efforcerai d’élargir les possibilités de participation, de défendre un espace civique sûr et de renforcer la résilience de l’Europe grâce à la prospective et à la coopération. Ces éléments ne sont pas distincts: il s’agit au contraire des fibres entremêlées d’un même tissu démocratique, la réussite et la vitalité de chacune étant dépendantes de celles des autres.

Les possibilités de participation, car l’inclusion est la pierre angulaire de la démocratie. Nous devons ouvrir nos portes aux plus petites organisations, aux jeunes et aux groupes sous-représentés: ceux qui sont loin de Bruxelles et qui méritent d’être entendus. Car chaque fois que nous faisons entendre une nouvelle voix, c’est la démocratie que nous renforçons.

La défense d’un espace civique sûr, car la démocratie ne peut exister sans. J’ai rencontré des personnes courageuses, en Serbie et ailleurs. Leur bravoure nous rappelle les enjeux et les raisons pour lesquelles la solidarité ne doit jamais être conditionnelle ou sélective. Nous ne devons pas non plus oublier les aspects émotionnels: les espaces que nous créons ensemble, les environnements caractérisés par la confiance, l’ouverture et la bienveillance. Car la vulnérabilité n’est pas un signe de faiblesse, mais bien de courage.

La résilience, parce que les défis à venir nécessitent d’être prêts, et pas seulement de réagir. La société civile est le système d’alerte précoce de l’Europe; c’est elle qui, la première, décèle les failles dans la confiance, ou les moments où l’exclusion se durcit pour se muer en colère.

J’ai hâte de travailler avec Séamus Boland, notre nouveau président du CESE, ainsi qu’avec Sandra Parthie, Lucie Studničná et Cillian Lohan, qui occupent respectivement la présidence des groupes des employeurs, des travailleurs et des organisations de la société civile. J’aimerais aussi souligner à quel point le pacte bleu pour l’Europe est important pour moi, tant d’un point de vue professionnel que personnel. Il s’agit à mon sens d’un exemple éloquent de la manière dont la politique et le sens peuvent se rencontrer. Il démontre que cette assemblée peut être un modèle non seulement en ce qui concerne la consultation, mais aussi lorsqu’il s’agit de proposer et de recueillir un soutien intersectoriel pour des politiques indispensables et inclusives dans des domaines essentiels pour notre sécurité, notre résilience et notre dignité, comme la justice dans le domaine de l’eau.

Enfin, la Semaine de la société civile sera au premier rang de mes priorités: une célébration visible et inclusive de l’égalité, de la solidarité, de la jeunesse et de la prospective — une manifestation où la société civile se sent à sa place et où l’Europe se sent vivante.

C’est grâce à la société civile que la démocratie peut retrouver son rythme. Faisons en sorte qu’elle ne le perde pas.

par Marija Hanževački

Nous vivons aujourd’hui dans un contexte géopolitique de plus en plus difficile, que ce se soit en Europe ou dans le reste du monde. Les guerres, la montée de l’extrême droite, la multiplication des discours de haine et la cristallisation des clivages plantent un décor menaçant pour la société civile. 

par Marija Hanževački

Nous vivons aujourd’hui dans un contexte géopolitique de plus en plus difficile, que ce se soit en Europe ou dans le reste du monde. Les guerres, la montée de l’extrême droite, la multiplication des discours de haine et la cristallisation des clivages plantent un décor menaçant pour la société civile. 

Des plateformes de communication sont devenues, aux mains d’oligarques, des armes redoutables qui aggravent encore l’effet délétère que ces menaces produisent sur la démocratie et les valeurs qui sont les nôtres. En conséquence, il apparaît d’autant plus urgent de communiquer dans la transparence, en toute responsabilité et de façon efficace.

C’est dans ce climat que je reprends le flambeau en tant que nouvelle vice-présidente du Comité économique et social européen (CESE) chargée de la communication. En m’appuyant sur le travail de ceux qui m’ont précédée à ce poste, je m’efforcerai de faire en sorte que la parole du CESE, qui est le porte-voix de la société civile organisée, soit non seulement entendue, mais aussi qu’elle soit comprise et qu’elle trouve une traduction concrète dans des actes.

J’ai pleinement conscience de la responsabilité qui s’attache à cette fonction de représentation de la société civile de l’Union européenne et de ses partenaires sociaux — soit près de 90 millions de citoyens dans toute l’Europe. Avec la commission de la communication du CESE, notre mission consistera, ensemble, à nous assurer que nos messages soient clairs, qu’ils soient percutants et qu’ils soient le reflet fidèle de la diversité de nos membres et de leur expertise. Parce qu’au bout du compte, l’enjeu de la communication, ce n’est pas juste la visibilité, c’est aussi son retentissement.

Le processus décisionnel du CESE, auquel prennent part des représentants de chacun des trois groupes qui le composent — employeurs, travailleurs et organisations de la société civile —, est un exemple éclatant de la manière dont la société civile organisée peut influencer la politique de l’Union européenne et la vie de ses citoyens.

J’ai bon espoir que ce fonctionnement sera apparent dans notre communication: l’engagement qui est le mien est de faire en sorte que le CESE parle d’une seule voix, une voix qui reflète pleinement toute l’étendue et l’acuité de l’expérience de nos membres, en veillant dans le même temps à ce que nos priorités soient audibles à la fois pour les institutions européennes et pour le grand public. Les membres de la commission de la communication et moi-même entendons bien mettre en évidence aussi l’importance cruciale que la société civile revêt pour la démocratie européenne.

À l’ère du déluge informationnel et des fausses nouvelles, il est essentiel de focaliser nos efforts sur ce qui compte réellement. L’enjeu consistera pour nous, au CESE, à mettre en valeur nos succès, à surmonter les difficultés qui sont les nôtres et à faire la démonstration de la valeur ajoutée que nous apportons à la société civile européenne. Nous devons communiquer sur les travaux du Comité et sur les résultats qu’il obtient d’une façon qui fasse écho au quotidien des gens.

La transparence sera au cœur de mon approche: nous ferons preuve dans notre communication de constance et d’ouverture, témoignant de notre expertise du travail consultatif au service des institutions de l’Union et du rapprochement des points de vue divers qui sont ceux défendus par les organisations que nous représentons.

Nos ressources sont certes plus limitées que celles d’autres institutions, mais nous aurons à cœur d’explorer des chemins nouveaux pour collaborer avec les instances européennes et d’organiser des activités pour renforcer et promouvoir le dialogue et la mobilisation.

Des événements tels que la Semaine de la société civile, «Votre Europe, votre avis», le séminaire «Connecter l’UE» et le prix de la société civile ne sont pas juste des dates inscrites dans nos agendas: ce sont des plateformes pour mener des échanges constructifs et pour célébrer le rôle crucial que joue la société civile dans l’élaboration des politiques de l’Union européenne. J’entends poursuivre ces initiatives à succès et encourager un débat ouvert sur les questions qui comptent le plus pour nos membres et pour le grand public.

Nos membres restent nos meilleurs ambassadeurs. Il est fondamental que nous trouvions de nouvelles façons de les soutenir et des moyens de mieux les aider, par une communication sur le terrain, par une communication ouverte et réciproque, de sorte que nous soyons à l’écoute de celles et ceux que nous représentons et qu’eux aussi aient un retour direct de notre part.

Je porte sur l’avenir un regard optimiste. Nous pouvons faire la différence, et je me réjouis à la perspective de travailler avec les dirigeants du CESE, avec ses membres et avec chacune et chacun d’entre vous, pour faire en sorte que le CESE continue de parler d’une seule voix — une voix qui défend la transparence, la diversité et les valeurs qui sont le socle même de la démocratie européenne.

Par Alena Mastantuono

L’Europe se trouve à un tournant. Chaque nouveau membre qui rejoint le CESE vient y insuffler une énergie et des points de vue audacieux qui apparaissent plus nécessaires que jamais. Grâce au travail que nos collègues ont accompli sans relâche tout au long du dernier mandat, notre institution se déclare prête à ouvrir ce nouveau chapitre, en s’appuyant sur des priorités claires et un budget 2025 rigoureux.

Par Alena Mastantuono

L’Europe se trouve à un tournant. Chaque nouveau membre qui rejoint le CESE vient y insuffler une énergie et des points de vue audacieux qui apparaissent plus nécessaires que jamais. Grâce au travail que nos collègues ont accompli sans relâche tout au long du dernier mandat, notre institution se déclare prête à ouvrir ce nouveau chapitre, en s’appuyant sur des priorités claires et un budget 2025 rigoureux.

Reconnaissons d’emblée que le monde qui nous entoure n’a pas pour caractéristique première la stabilité. Des changements géopolitiques et politiques imprévisibles partout en Europe créent un paysage plus incertain que jamais. Cette instabilité met réellement à rude épreuve la résilience économique et la compétitivité mondiale de l’Europe, ce qui a des conséquences directes sur sa dimension sociale et son bien-être.

C’est la raison pour laquelle les porte-parole de la société civile ont les yeux tournés vers nous, qui sommes leurs avocats à Bruxelles, pour défendre leurs intérêts et plaider leur cause d’une manière à la fois forte et digne de foi. Notre rôle consultatif vis-à-vis des institutions européennes est beaucoup plus critique qu’auparavant: nous devons veiller à ce que les réalités auxquelles nos concitoyens sont désormais confrontés soient reconnues à tous les niveaux de gouvernement. La défense de notre base industrielle, la simplification urgente de réglementations trop lourdes et la promotion d’une croissance et d’une prospérité durables à long terme doivent être nos priorités cardinales.

En ce que nous sommes l’émanation de la grande famille des employeurs, nous savons une chose qui est trop souvent négligée: l’économie et la société sont indissociables. Nous avons appris que sans économie saine, il n’y a pas de progrès social possible, et sans stabilité sociale, les gains économiques sont fragiles. Chaque décision que nous prenons au sein du Comité doit refléter cet équilibre vital. Je suis déterminée à faire en sorte que les responsables politiques du CESE reconnaissent l’entreprise comme un partenaire essentiel de la prospérité de l’Europe.

La responsabilité est immense. En tant que vice-présidente du CESE chargée du budget, j’aurai pour tâche, conjointement avec les membres de la commission des affaires financières et budgétaires (CAF), de veiller au maintien d’une discipline financière stricte, de garantir la transparence et l’efficacité et de participer pleinement au processus budgétaire européen. Alors que nous clôturons la décharge 2024 et que nous nous préparons à des négociations difficiles pour notre budget 2026, nous nous employons aussi à nous adapter aux nouvelles règles en matière de voyage et à une planification plus intelligente des ressources — et ce, avec pour visée de maximiser notre impact sur l’Europe.

Le plus grand défi qu’il nous faut relever sera au bout du compte celui de la pertinence. Nous devons veiller à ce que la Commission européenne, le Conseil de l’UE et le Parlement européen considèrent le CESE non pas comme un passage obligé, une case de procédure à cocher, mais comme un partenaire indispensable avec qui élaborer une législation européenne plus intelligente et plus efficace, tant pour les entreprises que pour les citoyens.

Depuis 1958, le CESE joue un rôle de passerelle entre l’Union européenne et l’expérience concrète dans la vie réelle. Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons moderniser notre image, amplifier notre mission et fournir des conseils fondés, dynamiques et susceptibles d’être entendus.

En ces temps d’incertitude, l’Europe a besoin de notre détermination collective et de l’efficacité de notre plaidoyer — et ce, plus que jamais.

Synthèse des avis adoptés à la session plénière des 17 et 18 septembre 2025

À Bruxelles, lors de sa session plénière de septembre, le CESE a réuni des responsables politiques de l’Union européenne, des représentants de la société civile, de la jeunesse et de ses partenaires internationaux pour marquer la fin de la présidence d’Oliver Röpke (2023-2025).

À Bruxelles, lors de sa session plénière de septembre, le CESE a réuni des responsables politiques de l’Union européenne, des représentants de la société civile, de la jeunesse et de ses partenaires internationaux pour marquer la fin de la présidence d’Oliver Röpke (2023-2025). La cérémonie, qui s’est tenue dans l’hémicycle du Parlement européen, a permis de saluer les réalisations récentes tout en engageant la réflexion sur une palette de problématiques qui vont orienter l’avenir de l’Europe.

Maroš Šefčovič, membre de la Commission européenne, a souligné l’importance du Comité en tant que «maison de la société civile européenne» ainsi que son rôle éminent dans l’élaboration des politiques européennes: «Vous plaidez en faveur d’une Europe compétitive, qui soit fondée sur le modèle social de l’UE et soutenue par la transition écologique, montrant ainsi comment la société civile contribue à combiner ces différents aspects.»

Lors de la cérémonie, les intervenants ont mis en garde contre l’incertitude géopolitique, la polarisation et l’extrémisme, tout en soulignant la capacité du CESE à parler d’une seule voix pour défendre la démocratie.

La participation des jeunes a occupé une place éminente durant ce mandat, le test jeunesse des politiques publiques de l’UE s’étant imposé à cet égard comme l’une des illustrations les plus concrètes. Răres Voicu, président du Forum européen de la jeunesse, a souligné la nécessité de lutter contre l’extrémisme, alors même que les délégués de la jeunesse appelaient à une appropriation plus résolue du processus démocratique.

L’élargissement a été un autre thème clé, et Edi Rama, premier ministre albanais, a remercié le Comité de s’être employé à faire en sorte que les pays candidats se sentent considérés comme des égaux. «La force de l’Europe réside dans ses citoyens et le dialogue, et non dans les grandes déclarations. Votre présidence restera celle de ma conversion, car vous avez fait de moi un nouvel apôtre du dialogue social. Vous avez aussi veillé à ce que le point de vue des Balkans occidentaux trouve ici un véritable écho et ne reste pas cantonné derrière la porte des conciliabules. Le CESE est l’endroit où nous, les Albanais, qui avons si souvent été traités comme des citoyens européens de deuxième zone, avons eu le sentiment d’être considérés sur un pied d’égalité. L’Europe prospère comme un tout, et seulement et uniquement, comme un tout», a déclaré M. Rama.

Hommage a ensuite été rendu au président Röpke pour sa capacité d’entraînement dans les domaines de la jeunesse et de l’élargissement de l’Union, ainsi qu’aux membres dont l’engagement au sein du Comité s’inscrit dans la durée. En conclusion, Oliver Röpke a remercié le personnel du CESE pour son dévouement et a exhorté l’institution à garder le cap du renforcement de la démocratie, à soutenir l’élargissement et à placer la société civile au cœur du projet européen. (tk)

-
Event type
Conference

Le Comité économique et social européen (CESE) participera activement à la 30e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP30), qui se tiendra à Belém, au Brésil, du 10 au 21 novembre 2025.

The 16th meeting of the EU DAG set up under the EU-UK TCA, the last one chaired by Luisa Santos, was mostly dedicated to an exchange of views with Caroline Read, Deputy Ambassador at the UK Mission to the EU, on the implementation of the EU-UK Summit outcomes and the upcoming TCA review.

The EU DAG also discussed internally the end of mandate and the upcoming renewal. Finally, and in the spirit of good cooperation with the European Commission, DG Trade updated the EU DAG with preparations undertaken for the upcoming TCA committees season.