European Economic
and Social Committee
AU CESE, PARLER D’UNE VOIX CLAIRE ET UNIE POUR LA SOCIÉTÉ CIVILE EUROPÉENNE
par Marija Hanževački
Nous vivons aujourd’hui dans un contexte géopolitique de plus en plus difficile, que ce se soit en Europe ou dans le reste du monde. Les guerres, la montée de l’extrême droite, la multiplication des discours de haine et la cristallisation des clivages plantent un décor menaçant pour la société civile.
Des plateformes de communication sont devenues, aux mains d’oligarques, des armes redoutables qui aggravent encore l’effet délétère que ces menaces produisent sur la démocratie et les valeurs qui sont les nôtres. En conséquence, il apparaît d’autant plus urgent de communiquer dans la transparence, en toute responsabilité et de façon efficace.
C’est dans ce climat que je reprends le flambeau en tant que nouvelle vice-présidente du Comité économique et social européen (CESE) chargée de la communication. En m’appuyant sur le travail de ceux qui m’ont précédée à ce poste, je m’efforcerai de faire en sorte que la parole du CESE, qui est le porte-voix de la société civile organisée, soit non seulement entendue, mais aussi qu’elle soit comprise et qu’elle trouve une traduction concrète dans des actes.
J’ai pleinement conscience de la responsabilité qui s’attache à cette fonction de représentation de la société civile de l’Union européenne et de ses partenaires sociaux — soit près de 90 millions de citoyens dans toute l’Europe. Avec la commission de la communication du CESE, notre mission consistera, ensemble, à nous assurer que nos messages soient clairs, qu’ils soient percutants et qu’ils soient le reflet fidèle de la diversité de nos membres et de leur expertise. Parce qu’au bout du compte, l’enjeu de la communication, ce n’est pas juste la visibilité, c’est aussi son retentissement.
Le processus décisionnel du CESE, auquel prennent part des représentants de chacun des trois groupes qui le composent — employeurs, travailleurs et organisations de la société civile —, est un exemple éclatant de la manière dont la société civile organisée peut influencer la politique de l’Union européenne et la vie de ses citoyens.
J’ai bon espoir que ce fonctionnement sera apparent dans notre communication: l’engagement qui est le mien est de faire en sorte que le CESE parle d’une seule voix, une voix qui reflète pleinement toute l’étendue et l’acuité de l’expérience de nos membres, en veillant dans le même temps à ce que nos priorités soient audibles à la fois pour les institutions européennes et pour le grand public. Les membres de la commission de la communication et moi-même entendons bien mettre en évidence aussi l’importance cruciale que la société civile revêt pour la démocratie européenne.
À l’ère du déluge informationnel et des fausses nouvelles, il est essentiel de focaliser nos efforts sur ce qui compte réellement. L’enjeu consistera pour nous, au CESE, à mettre en valeur nos succès, à surmonter les difficultés qui sont les nôtres et à faire la démonstration de la valeur ajoutée que nous apportons à la société civile européenne. Nous devons communiquer sur les travaux du Comité et sur les résultats qu’il obtient d’une façon qui fasse écho au quotidien des gens.
La transparence sera au cœur de mon approche: nous ferons preuve dans notre communication de constance et d’ouverture, témoignant de notre expertise du travail consultatif au service des institutions de l’Union et du rapprochement des points de vue divers qui sont ceux défendus par les organisations que nous représentons.
Nos ressources sont certes plus limitées que celles d’autres institutions, mais nous aurons à cœur d’explorer des chemins nouveaux pour collaborer avec les instances européennes et d’organiser des activités pour renforcer et promouvoir le dialogue et la mobilisation.
Des événements tels que la Semaine de la société civile, «Votre Europe, votre avis», le séminaire «Connecter l’UE» et le prix de la société civile ne sont pas juste des dates inscrites dans nos agendas: ce sont des plateformes pour mener des échanges constructifs et pour célébrer le rôle crucial que joue la société civile dans l’élaboration des politiques de l’Union européenne. J’entends poursuivre ces initiatives à succès et encourager un débat ouvert sur les questions qui comptent le plus pour nos membres et pour le grand public.
Nos membres restent nos meilleurs ambassadeurs. Il est fondamental que nous trouvions de nouvelles façons de les soutenir et des moyens de mieux les aider, par une communication sur le terrain, par une communication ouverte et réciproque, de sorte que nous soyons à l’écoute de celles et ceux que nous représentons et qu’eux aussi aient un retour direct de notre part.
Je porte sur l’avenir un regard optimiste. Nous pouvons faire la différence, et je me réjouis à la perspective de travailler avec les dirigeants du CESE, avec ses membres et avec chacune et chacun d’entre vous, pour faire en sorte que le CESE continue de parler d’une seule voix — une voix qui défend la transparence, la diversité et les valeurs qui sont le socle même de la démocratie européenne.