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Contribution du CESE aux priorités de l’UE lors de la soixante-neuvième session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (UN CSW69)

Alors que l’UE cherche à élargir son cercle de partenaires clés, dans un contexte d’incertitude quant aux relations transatlantiques, l’Inde apparaît comme un allié parfait. Constituant la plus grande démocratie au monde sur un plan formel, ce pays dispose d’un marché et d’une croissance économique (notamment dans le domaine des technologies vertes) qui offrent de précieuses perspectives aux entreprises de l’Union.

Une référence essentielle pour notre avis exploratoire est le rapport Draghi, qui contient une analyse complète de la compétitivité de l’UE, des principales difficultés que l’Union devra surmonter pour parvenir à une croissance durable et des perspectives clés qui s’offrent à elle en la matière.

Les coûts élevés de l’énergie exercent de fortes contraintes sur les citoyens et les industries européens. L’écart entre les prix de l’énergie observés dans l’Union et ceux dont bénéficient ses principaux concurrents dans le monde continue de se creuser, et accroît ce faisant le risque que les nouveaux investissements se détournent de l’Europe. 

Le discrédit jeté sur Volodymyr Zelensky et le blanc-seing donné à Vladimir Poutine pour négocier une paix indigne en Ukraine, qui a vu suspendre l’aide militaire et le partage des renseignements dont elle bénéficiait, ont pris l’Union européenne au dépourvu.

Le pacte pour une industrie propre, récemment publié, reconnaît avec pertinence l’importance stratégique des industries à forte consommation d’énergie et identifie les principaux problèmes qui se posent à elles. 

Le Comité économique et social européen (CESE) exprime une série de recommandations clés sur le Semestre européen 2025 — Paquet d’automne, appelant à des investissements stratégiques ainsi qu’à une coopération renforcée pour améliorer la résilience et la compétitivité européennes. 

Le Comité économique et social européen (CESE) exprime une série de recommandations clés sur le Semestre européen 2025 — Paquet d’automne, appelant à des investissements stratégiques ainsi qu’à une coopération renforcée pour améliorer la résilience et la compétitivité européennes.

Dans un avis adopté lors de sa session plénière de février, le CESE expose ses recommandations en insistant sur la durabilité, les réformes du marché du travail et une meilleure cohérence entre les politiques nationales et européennes, tout en préconisant une plus grande participation de la société civile.

Le Comité déplore l’absence de l’examen annuel de la croissance durable, un document politique essentiel. Il souligne la nécessité pour les institutions européennes de se préparer à des risques géopolitiques affectant le commerce, l’inflation et la croissance.

Le CESE apporte son soutien à l’initiative de la «boussole pour la compétitivité» et plaide pour des investissements dans les secteurs de l’énergie et du numérique, y compris un Fonds européen pour les investissements stratégiques. Par ailleurs, il recommande une meilleure participation de la société civile à un examen pragmatique de la facilité pour la reprise et la résilience (FRR) et une coopération accrue entre les États membres pour renforcer les politiques économiques et la productivité. (tk)

La politique de cohésion est, de longue date, un pilier de l’intégration européenne, sa vocation étant de favoriser l’unité économique, sociale et géographique de l’Union. À mesure que le cadre financier pluriannuel (CFP) pour l’après-2027 prend forme, il est essentiel de moderniser la politique de cohésion afin d’accroître l’efficacité, la durabilité et la réactivité face aux nouveaux défis.

La politique de cohésion est, de longue date, un pilier de l’intégration européenne, sa vocation étant de favoriser l’unité économique, sociale et géographique de l’Union. À mesure que le cadre financier pluriannuel (CFP) pour l’après-2027 prend forme, il est essentiel de moderniser la politique de cohésion afin d’accroître l’efficacité, la durabilité et la réactivité face aux nouveaux défis.

Dans l’avis intitulé «Mettre davantage l’accent sur les résultats dans la politique de cohésion de l’après-2027 — perspectives, défis, risques et atouts», qu’il a récemment adopté, le CESE a souligné la nécessité d’adopter une approche axée sur les résultats afin de garantir que la politique de cohésion continue d’apporter des avantages tangibles tout en réduisant les inégalités et en promouvant une compétitivité durable.

«La politique de cohésion doit rester l’instrument central de l’Union en faveur du développement régional. Une approche axée sur les résultats garantit que chaque euro dépensé contribue au bien-être économique et social», a déclaré le rapporteur de l’avis, David Sventek.

Le cadre financier pluriannuel de l’Union pour 2028 et les années qui suivront (CFP 2028+) devra être profondément remanié pour soutenir le développement régional, la double transition verte et numérique et la compétitivité économique. Sachant que les besoins en investissements supplémentaires dépassent 750 à 800 milliards d’EUR par an, un financement solide de l’Union s’impose.

Le CESE recommande de maintenir la capacité budgétaire de l’Union européenne à un niveau minimum de 1,8 % de son PIB et d’accroître le financement de la politique de cohésion. Parmi les principales priorités figurent la gouvernance partagée, des politiques adaptées aux différents territoires, un financement axé sur les résultats et des processus simplifiés.

Une approche axée sur les résultats fait gagner de l’efficacité mais exige une amélioration de la mise en œuvre et du contrôle. Trouver un équilibre entre compétitivité et investissements sociaux, tout en renforçant l’assistance technique et en garantissant la transparence, permettra d’accroître l’impact de la politique de cohésion et, partant, de favoriser la résilience économique et de réduire les disparités dans toute l’Europe. (tk)

Copyright: NATO

Face à la montée des menaces pour la sécurité, l’Europe a besoin de toute urgence d’une stratégie unifiée en matière de financement de la défense. En réponse à une demande de la présidence polonaise du Conseil de l’UE, le CESE a adopté un avis dans lequel il réclame des mesures ambitieuses: hausse des investissements dans des systèmes modernes, approfondissement de la coopération avec l’OTAN et augmentation des fonds disponibles au titre du cadre financier de l’Union.

Face à la montée des menaces pour la sécurité, l’Europe a besoin de toute urgence d’une stratégie unifiée en matière de financement de la défense. En réponse à une demande de la présidence polonaise du Conseil de l’UE, le CESE a adopté un avis dans lequel il réclame des mesures ambitieuses: hausse des investissements dans des systèmes modernes, approfondissement de la coopération avec l’OTAN et augmentation des fonds disponibles au titre du cadre financier de l’Union.

Les risques auxquels l’Europe est confrontée en matière de sécurité s’accroissent et mettent en évidence sa dépendance à l’égard de fournisseurs extérieurs dans le domaine de la défense. En effet, sur une année, 78 % des 75 milliards d’euros dépensés par les pays de l’Union pour la passation de marchés dans le domaine de la défense sont revenus à des fournisseurs de pays tiers. Il est crucial de renforcer la base industrielle et technologique de défense européenne (BITDE) pour réduire cette dépendance.

«Les mécanismes de financement de la défense de l’UE doivent être revus afin de relever les défis actuels», explique Marcin Nowacki, rapporteur de l’avis du CESE sur «Le financement de la défense dans l’Union européenne». «Les règles budgétaires en vigueur limitent les dépenses militaires et, si des initiatives telles que le Fonds européen de la défense (FED) et la facilité européenne pour la paix (FEP) constituent des avancées, elles restent insuffisantes pour faire face à l’ampleur des menaces d’aujourd’hui.»

La coopération avec l’OTAN est essentielle pour l’interopérabilité et une stratégie unifiée. La passation conjointe de marchés, les partenariats en matière de cybersécurité et de sûreté spatiale et le projet de satellites IRIS2 renforceront la résilience. Le financement de la défense doit s’aligner sur les priorités plus larges de l’Union sans porter préjudice à ses objectifs sociaux et environnementaux. Les investissements stratégiques, l’innovation et la planification à long terme sont indispensables pour garantir la sécurité et l’autonomie de l’Europe. (tk)

Le tourisme est un moteur de l’économie de l’UE susceptible de renforcer la compétitivité de l’Europe. Il est temps de repenser son fonctionnement et d’aller au-delà de la durabilité, vers un tourisme régénératif, où les destinations ne se contentent pas de survivre, mais prospèrent. 

Le tourisme est un moteur de l’économie de l’UE susceptible de renforcer la compétitivité de l’Europe. Il est temps de repenser son fonctionnement et d’aller au-delà de la durabilité, vers un tourisme régénératif, où les destinations ne se contentent pas de survivre, mais prospèrent.

Le Comité économique et social européen (CESE) demande instamment à l’Union européenne de transformer son secteur touristique, en mettant l’accent sur la durabilité et la régénération afin de garantir des avantages économiques et environnementaux à long terme.

Le tourisme restant un pilier essentiel de l’économie de l’Union, en particulier dans les régions qui dépendent fortement de ce secteur, le CESE préconise d’accélérer la transition vers un tourisme durable et le passage à des stratégies de tourisme régénératif, comme il le souligne dans son avis intitulé «Le tourisme dans l’Union européenne: la durabilité comme moteur pour une compétitivité à long terme».

«Nous devons veiller à ce que le tourisme joue un rôle pour relancer la compétitivité européenne. Cette mesure est essentielle, étant donné que le tourisme représente une part tellement importante du PIB de nombreux États membres et régions, ainsi que de leurs chaînes de valeur», a déclaré Isabel Yglesias, rapporteure de l’avis.

Mme Yglesias a indiqué que l’avis se fonde sur la déclaration de Palma, adoptée au cours de la présidence espagnole du Conseil lors du second semestre de 2023, qui a suscité un large consensus sur la manière de garantir que la durabilité soit au cœur de l’avenir du tourisme.

Pour y parvenir, les institutions européennes et les pouvoirs publics nationaux, régionaux et locaux doivent soutenir activement le secteur dans ses transitions, en assurant des échanges continus avec toutes les parties prenantes concernées et en renforçant le dialogue social.

Si les efforts déployés en faveur de la durabilité dans le secteur du tourisme ont largement progressé, l’explosion des voyages après la pandémie met de nombreuses destinations populaires sous pression. En raison de cette recrudescence, les régions ont plus de mal à concilier croissance économique et développement durable, tout en étant confrontées à des pénuries de personnel et à une inadéquation entre les emplois disponibles et les compétences des travailleurs.

C’est la raison pour laquelle le CESE plaide également en faveur d’une évolution vers un tourisme régénératif et de son inclusion dans la stratégie européenne pour un tourisme durable, que la Commission européenne présentera dans les prochains mois.

Contrairement au tourisme durable traditionnel, qui se concentre sur la réduction des dommages causés à l’environnement, le tourisme régénératif vise à restaurer et renforcer le capital naturel, social et économique. Cette approche prospective intègre les principes de l’économie circulaire et vise à avoir un effet positif durable sur les destinations et les communautés locales. (ll)