Réunion de la catégorie « La voix des travailleurs pour une participation plus démocratique »

Le groupe des travailleurs organise un débat sur les questions de productivité industrielle et sur la manière dont les syndicats peuvent avoir un impact positif sur la croissance de la productivité.

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23 pages

Rapport sur la visite en France – 27-28 novembre 2024 et observations des autorités sur le rapport
Le rapport relaie les points de vue de la société civile française sur la liberté d’association, la liberté de réunion et l’État de droit. Ce rapport a été communiqué aux autorités françaises, qui ont ensuite transmis leur réponse.

Adopté on 29/04/2025 - Bureau decision date: 25/03/2025
Référence
ECO/672-EESC-2025
Session plénière
596
-
  • Record of proceedings ECO/672
Download — Avis du CESE: Modification du règlement InvestEU

Délais d’application et de publication d’information/directives CSRD et CSDDD

Document Type
PAC

Les 15 et 16 mai 2025, le groupe des employeurs du CESE tiendra une réunion extraordinaire à Varsovie (Pologne), axée sur l’autonomie stratégique et la compétitivité de l’UE.

Nous partageons tous l’objectif de renforcer la place des agriculteurs dans la chaîne d’approvisionnement. À cette fin, renforcer la capacité de contrôle des autorités en matière de pratiques commerciales déloyales est une première étape. Sans réelle mise en œuvre, il est inutile d’édicter et de multiplier les règles.

Sous les bombardements quotidiens, alors que leur principal objectif est de rester en vie, les jeunes Ukrainiens ne peuvent pas se permettre de penser à un avenir lointain, indique Yevheniia Senyk, 18 ans, participante à l’édition 2025 de la manifestation «Votre Europe, votre avis!» et jeune activiste ukrainienne. Elle explique comment la guerre a affecté les organisations de jeunesse dans son pays et pourquoi il est important qu’elles puissent s’exprimer sur la scène européenne.

Sous les bombardements quotidiens, alors que leur principal objectif est de rester en vie, les jeunes Ukrainiens ne peuvent pas se permettre de penser à un avenir lointain, indique Yevheniia Senyk, 18 ans, participante à l’édition 2025 de la manifestation «Votre Europe, votre avis!» et jeune activiste ukrainienne. Elle explique comment la guerre a affecté les organisations de jeunesse dans son pays et pourquoi il est important qu’elles puissent s’exprimer sur la scène européenne.

Selon vous, quel a été, au cours des trois dernières années, l’impact de la guerre en Ukraine sur votre organisation et comment ses activités ont-elles changé?

La plateforme SD, qui a été créée en 2013, a pour principal objectif de protéger des valeurs telles que la liberté, la solidarité, l’égalité et la justice, car nous pensons qu’elles sont fondamentales pour bâtir un avenir progressiste en Ukraine. Nous avons également de nombreuses antennes à l’étranger, qui permettent aux jeunes Ukrainiens qui ont été obligés de quitter leur pays de continuer à s’engager. 

La guerre a tout d’abord perturbé le travail des antennes régionales, car beaucoup d’entre elles, par exemple à Odessa et Zaporijjia, sont très proches de la ligne de front où les habitants subissent des bombardements quotidiens. Il leur est difficile de penser à organiser des manifestations alors que leur principal objectif est de rester en vie. Les bombardements quotidiens affectent les jeunes dans tout le pays parce qu’on ne peut pas se permettre de réfléchir à un avenir lointain quand on ignore ce qui se passera demain, ou même dans deux heures.

De plus, à cause de la guerre, la situation financière de l’Ukraine est instable, ce qui se traduit par un manque d’emplois pour les jeunes. Ils doivent trouver du travail tout en essayant d’étudier et de s’impliquer dans des organisations de jeunesse. Cet équilibre est difficile à atteindre.

Après l’invasion à grande échelle, de nombreux jeunes ont commencé à lutter contre l’agression russe en prenant les armes plutôt que par l’intermédiaire de conseils ou d’organisations de jeunesse. Par conséquent, les jeunes n’ont aucune expérience politique. Il sera difficile, à l’avenir, de s’assurer que tout le monde puisse participer correctement à la vie politique.

La plateforme SD propose une éducation politique gratuite et non formelle afin que les jeunes sachent comment ils peuvent influencer la politique aux niveaux régional et national.

Pourquoi pensez-vous qu’il est important que les organisations de jeunesse ou leurs représentants participent à des manifestations telles que «Votre Europe, votre avis!»?

Tout d’abord, ces manifestations internationales montrent aux Ukrainiens que l’Europe ne nous oublie pas. Il est essentiel pour nous d’être présents, de faire entendre notre voix, d’interroger les autres sur leurs expériences et de rapporter de nouvelles idées dans notre pays.

Cela montre également que nous sommes capables de faire partie de l’Union européenne et que nous sommes déterminés à le faire, car si nous sommes là, les jeunes Européens pourront nous écouter et nous pourrons les écouter à notre tour. C’est comme un partenariat entre nous tous.

Selon vous, de quel genre de soutien et d’aide les jeunes ont-ils besoin pour être encouragés à rester impliqués dans le travail et l’activisme des jeunes?

Je pense qu’il est très important que l’Union européenne consulte la jeunesse ukrainienne. Je crois que si l’Union européenne continue à nous donner la possibilité de participer à l’élaboration de la politique européenne, nous parviendrons à des conclusions communes qui seront bénéfiques pour tous, car nous faisons partie de l’Europe. Nous devons donc parvenir à une conclusion commune dans tous les domaines politiques. En outre, si l’Union européenne continue à apporter un soutien financier à la jeunesse ukrainienne pour lui permettre de prendre part à des manifestations telles que celle-ci, elle l’encouragera à rester engagée dans la politique, car la charge financière ne constituera pas un obstacle aussi important à sa participation.

Yevheniia Senyk est une jeune activiste de la plateforme SD, une organisation membre du Conseil national de la jeunesse d’Ukraine. Elle est étudiante en relations internationales à l’Université nationale polytechnique de Lviv.  

 

par Javier Garat Pérez

En réponse à l’initiative du pacte européen pour les océans que vient de lancer la présidente Ursula von der Leyen, le Comité économique et social européen (CESE) a présenté une série de recommandations clés visant à promouvoir une approche globale et équilibrée de la gouvernance des océans. Sa vision entend prioritairement garantir des océans sains et productifs, stimuler l’économie bleue de l’Union, renforcer la recherche et l’innovation marines ou encore sauvegarder des écosystèmes marins pour les générations futures.

par Javier Garat Pérez

En réponse à l’initiative du pacte européen pour les océans que vient de lancer la présidente Ursula von der Leyen, le Comité économique et social européen (CESE) a présenté une série de recommandations clés visant à promouvoir une approche globale et équilibrée de la gouvernance des océans. Sa vision entend prioritairement garantir des océans sains et productifs, stimuler l’économie bleue de l’Union, renforcer la recherche et l’innovation marines ou encore sauvegarder des écosystèmes marins pour les générations futures.

Libérer le potentiel de l’économie bleue

Le CESE souligne l’importance de développer une économie bleue à la fois robuste et compétitive. Il s’agit à cette fin de simplifier les cadres réglementaires, de garantir l’autonomie stratégique, de promouvoir l’innovation et de progresser vers la décarbonation.

Dans le but d’assurer un avenir prospère à l’industrie maritime, nous préconisons des investissements urgents dans les carburants électroniques, les énergies renouvelables en mer et les technologies marines innovantes. Par ailleurs, la mise en place d’un pôle maritime fort, doté d’objectifs clairs en matière de durabilité, contribuera à maintenir le rôle précurseur de l’Europe dans le domaine des industries marines. C’est pourquoi il semble impératif de mettre sur pied une «alliance industrielle pour les chaînes de valeur de l’économie bleue» et de renforcer la stratégie de sécurité maritime de l’Union.

Par ailleurs, nous recommandons d’évaluer les politiques existantes, telles que la politique commune de la pêche. La pêche durable devrait bénéficier d’un soutien constant, tandis que la dépendance à l’égard des produits de la mer devrait être réduite. Il faut aussi que les importations soient soumises aux mêmes normes sociales et environnementales que celles en vigueur en Europe. De plus, le CESE invite instamment la Commission à élaborer un plan d’action de l’UE pour les aliments bleus d’ici à 2026.

Améliorer les connaissances, la recherche et l’innovation dans le domaine marin

Le CESE préconise un financement accru de la recherche et de l’innovation marines, en soulignant la nécessité d’un travail d’équipe scientifique à l’échelle mondiale ainsi que d’une technologie de meilleure qualité dans le secteur maritime. Pour y parvenir, nous proposons de créer des pôles d’économie bleue et de lancer un observatoire européen des océans.

Stimuler les investissements et financements en faveur de la durabilité des océans

Nous insistons sur la nécessité de mobiliser des fonds publics et privés importants pour soutenir l’objectif de développement durable (ODD) n14 (Vie aquatique). À cette fin, des lignes budgétaires dédiées aux projets liés aux océans devraient être créées dans le cadre des programmes de financement de l’UE tels que Horizon Europe. Le Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture (Feampa) devrait lui aussi bénéficier d’un soutien financier plus conséquent pour soutenir des secteurs compétitifs et décarbonés.

Une transition socialement inclusive et juste

Une économie océanique résiliente doit garantir un traitement équitable aux travailleurs maritimes. Le CESE recommande des mesures visant à remédier aux pénuries de main-d’œuvre, à encourager le renouvellement des générations ou encore à offrir des possibilités de requalification professionnelle. Des systèmes complets de soutien social devraient être mis en place pour protéger les travailleurs, en particulier ceux qui ne peuvent pas s’adapter à de nouvelles fonctions en raison des changements technologiques.

Garantir la santé et la résilience des océans

Nos océans sont menacés par le changement climatique, la pollution, les plastiques et la pression de l’activité humaine. Nous plaidons donc pour un renforcement des actions de restauration et de protection du milieu marin, ainsi que pour une conservation durable alignée sur les engagements mondiaux en matière de biodiversité. L’obtention d’un «bon état écologique» est aussi cruciale pour la stabilité économique et la résilience climatique. Par ailleurs, il s’impose à nous d’investir d’urgence dans les infrastructures vertes, la réduction de la pollution et un plan européen d’adaptation au changement climatique, tout en renforçant le rôle de chef de file de l’Union européenne dans la gouvernance marine mondiale.

Assurer un cadre global de gouvernance des océans

Dans l’optique de doper la prospérité économique, tout en respectant les limites de notre planète, le CESE plaide pour une coopération régionale avec les collectivités locales afin de maintenir une cohérence des politiques. Il encourage aussi la conclusion d’accords internationaux plus avantageux, une diplomatie européenne des océans plus forte et la mise en place de groupes de travail spécialisés dans le domaine maritime au sein des institutions européennes.

Enfin, le CESE recommande d’améliorer la planification de l’espace maritime afin d’équilibrer les différents intérêts que sont l’expansion de l’énergie en mer, la pêche ou l’aquaculture. L’objectif est de promouvoir la coexistence et la durabilité tout en veillant à ce que les communautés traditionnelles de pêcheurs soient à la fois préservées et associées à la prise de décision.