Feuille de route vers des crédits «Nature»

Le EU Youth Test au CESE a été appliqué à cet avis. Le European Youth Parliament for Water (EYPW) a été choisi par un groupe d'organisations de jeunesse intéressées pour les représenter toutes au cours du processus d'élaboration de l'avis.

Informations pratiques

  1. Composition du groupe d'étude
  2. Administratrice(teur) / Assistante responsables: Gaia Bottoni, Gaizka Malo / Isabel Antunes
  3. Contact

Contexte

La nature est notre allié le plus fort pour soutenir nos moyens de subsistance, notre santé et notre prospérité. Il fournit des services écosystémiques essentiels tels que la rétention d'eau, la fertilité des sols et la pollinisation. Il contribue à l’atténuation du changement climatique, à l’adaptation à celui-ci et à la résilience face aux catastrophes, souvent de manière très rentable. Pour les entreprises, il contribue à déterminer les processus de production, la solvabilité et l'accès au financement. Cela affecte également les risques pour les institutions financières qui accordent des prêts à ces entreprises, ce qui explique pourquoi les superviseurs financiers montrent un intérêt croissant pour les risques liés à la nature. La nature est donc un fondement essentiel d'une économie compétitive et résiliente.

Toutefois, selon le rapport « L'environnement en Europe en 2025 » de l'AEE, l'état général de la biodiversité terrestre, d'eau douce et marine en Europe est médiocre et s'est détérioré au cours des dernières décennies. Les perspectives pour 2030 et 2050 sont également négatives et la réalisation des objectifs politiques nécessite la mise en œuvre intégrale de la législation environnementale, l'intégration des mesures dans les secteurs clés et la transformation des principaux systèmes de production et de consommation. 

 Les personnes qui sont en première ligne de l'intendance de la nature, telles que les agriculteurs, les forestiers, les propriétaires fonciers et les gestionnaires des terres, les pêcheurs, les utilisateurs des écosystèmes marins et d'eau douce, les gestionnaires des aires de conservation et les communautés locales, doivent être récompensées de manière appropriée, par le biais du marché, pour leur contribution à la sauvegarde et à l'amélioration de l'atout économique stratégique qu'est la nature.

Dans la boîte à outils de financement pour la biodiversité et la nature, la certification et les crédits apparaissent comme un moyen potentiellement précieux de compléter le financement public. En facilitant les investissements dans des activités qui profitent à la nature, ces outils innovants et volontaires peuvent jouer un rôle supplémentaire crucial dans la préservation de la santé de nos écosystèmes terrestres et marins et contribuer à inverser le déclin de la biodiversité. En vue de renforcer la bioéconomie, ces outils peuvent également être l’occasion de générer des revenus pour les personnes participant à la protection, à la restauration et à la gestion durable des écosystèmes, comme le soulignent la vision pour l’agriculture et l’alimentation, la stratégie pour la résilience dans le domaine de l’eau et le pacte européen pour les océans, tout en garantissant la sécurité alimentaire et la multifonctionnalité des forêts.

La feuille de route définit la voie à suivre pour atteindre ces objectifs. L’objectif est de compléter différentes sources de financement de la nature, telles que le financement public, en soutenant le développement d’outils à haute intégrité (crédits nature) qui transformeront les investissements dans la nature en un moteur fiable de création de valeur. Les avis du CESE apporteront la contribution de la société civile organisée au débat, en réunissant différents points de vue et intérêts.