Recapitalisation des entreprises de l’Union: une solution innovante pour une reprise durable et inclusive

EESC opinion: Recapitalisation des entreprises de l’Union: une solution innovante pour une reprise durable et inclusive

Communiqué de presse

Promouvoir la relance des PME européennes grâce à des financements hybrides

Points clés

Le CESE

  • constate que les entreprises de l’Union dépendent excessivement du financement bancaire, avec un déficit de fonds propres et de capital estimé entre 450 et 600 milliards d’EUR. Cela représente un risque pour les entreprises, compte tenu notamment des niveaux élevés actuels de leurs dettes et de leurs difficultés économiques;
  • recommande d’encourager de nouvelles sources de financement par l’élaboration d’un cadre qui renforce les instruments financiers hybrides, de sorte qu’ils soient faciles à mettre en œuvre, propres à renforcer les bilans des entreprises et à même de soutenir l’investissement;
  • considère que les instruments fortement subordonnés constituent la meilleure option possible, car ils:
    • sont déjà réglementés dans différents pays européens, ce qui en fait un instrument sûr pour les micro, petites et moyennes entreprises;
    • constituent une solution souple et facile à mettre en œuvre sur le long terme;
    • sont compatibles avec les entreprises familiales, sachant que les familles souhaitent conserver le contrôle de leur entreprise;
  • recommande que ces instruments aient un statut de quasi-fonds propres, de sorte à ne pas être comptabilisés en tant que dette dans les bilans d’entreprise, et de se classer juste avant les fonds propres dans l’ordre des paiements en cascade;
  • encourage la mise en place d’un régime où il existe une collaboration entre les institutions privées et publiques, y compris les banques, les gestionnaires d’actifs, le secteur public et les investisseurs institutionnels (assureurs et fonds de pension);
  • souligne qu’un modèle d’instrument à l’échelle de l’Union pourrait bénéficier de la visibilité, de la liquidité et de l’ampleur du marché unique et susciter un large attrait parmi les investisseurs institutionnels, en encourageant l’investissement et en soutenant l’union des marchés des capitaux.