Examen annuel 2024 de la croissance durable

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Points clés

Le CESE:

  • recommande à la Banque centrale européenne de suivre avec vigilance les risques économiques et de procéder à une planification rigoureuse des mesures d’urgence pour garantir des perspectives d’inflation crédibles, et lui conseille de se tenir prête à ajuster ses politiques si la baisse prévue de l’inflation ralentit ou s’inverse, ou si cette dernière devait retomber trop nettement sous les 2 %, préconisant dans ces circonstances une planification des mesures d’urgence plus claire afin de préserver la crédibilité des perspectives d’inflation;

  • plaide pour un dialogue concret avec les parlements nationaux, les collectivités régionales et locales, la société civile et les partenaires sociaux en ce qui concerne les réformes du cadre de gouvernance macroéconomique de l’Union, et souligne qu’il importe de s’approprier ces réformes au niveau national au moyen d’un dialogue inclusif;

  • souligne l’importance cruciale de l’intégration des valeurs démocratiques et des principes de l’état de droit dans la gouvernance économique européenne;

  • se déclare favorable à un assainissement budgétaire qui tienne compte de la situation singulière de chaque État membre, tout en étant conscient de la diversité des conditions économiques et des risques pour la croissance des États membres;

  • plaide pour une mise en œuvre équilibrée de la suppression progressive du soutien lié à la crise dont les groupes vulnérables touchés par les coûts élevés de l’énergie et l’inflation continuent de bénéficier et appelle à mettre en place un cadre permanent d’aide sous condition de ressources dans certains pays, et souligne la nécessité d’une discussion approfondie sur les conséquences sociales;

  • invite la Commission et les gouvernements nationaux à apporter tout le soutien nécessaire pour renforcer les capacités administratives et rationaliser les processus, et aussi à associer la société civile à la mise en œuvre des plans nationaux pour la reprise et la résilience;

  • fait valoir qu’il importe d’accroître la participation au marché du travail en améliorant les compétences, en garantissant l’égalité des chances et en ciblant les disparités régionales, appelle de ses vœux des politiques de lutte contre les pertes d’apprentissage dues à la pandémie, en mettant l’accent sur les besoins des élèves et des établissements scolaires défavorisés;

  • revendique l’introduction d’actions plus courageuses visant à lever les obstacles administratifs qui entravent les entreprises de l’Union ainsi que d’autres parties prenantes, tout en approuvant des mesures visant à doper la productivité, et fait valoir que les initiatives visant à réduire les obligations d’information doivent aller de pair avec des incitations plus vigoureuses à investir en faveur de la durabilité, y compris par des investissements transfrontières;

  • défend une approche budgétaire équilibrée intégrant les contributions des parties prenantes et tenant compte des réalités économiques dans les États membres et fait observer que la mise en œuvre des plans de relance devrait s’inscrire dans cette approche nuancée afin d’éviter de compromettre les objectifs environnementaux et sociaux;

  • se déclare déçu par le retard pris dans la mise en place du Fonds de souveraineté de l’Union, tandis que le budget limité alloué à la plateforme des technologies stratégiques pour l’Europe (STEP) suscite de sérieux doutes s’agissant de l’engagement de l’Union et de sa capacité à atteindre ses objectifs en matière de transition écologique, ainsi que des préoccupations concernant les investissements dans la compétitivité européenne.