The EESC issues between 160 and 190 opinions, evaluation and information reports a year.
It also organises several annual initiatives and events with a focus on civil society and citizens’ participation such as the Civil Society Prize, the Civil Society Days, the Your Europe, Your Say youth plenary and the ECI Day.
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The EESC brings together representatives from all areas of organised civil society, who give their independent advice on EU policies and legislation. The EESC's326 Members are organised into three groups: Employers, Workers and Various Interests.
The EESC has six sections, specialising in concrete topics of relevance to the citizens of the European Union, ranging from social to economic affairs, energy, environment, external relations or the internal market.
Lorsqu’en avril 2023, je suis entré en fonction, l’Europe se trouvait à la croisée des chemins. La guerre revenait sur notre continent, la confiance dans la démocratie était mise à rude épreuve et les citoyens étaient confrontés, non seulement à une crise du coût de la vie et à une inflation élevée, mais encore à la double transition écologique et numérique. Dès le tout premier jour, j’ai clairement indiqué que notre engagement consisterait à défendre la démocratie et à porter haut et fort la voix de l’Europe. Il ne s’agissait pas d’un slogan, mais bien d’une mission.
Lorsqu’en avril 2023, je suis entré en fonction, l’Europe se trouvait à la croisée des chemins. La guerre revenait sur notre continent, la confiance dans la démocratie était mise à rude épreuve et les citoyens étaient confrontés, non seulement à une crise du coût de la vie et à une inflation élevée, mais encore à la double transition écologique et numérique. Dès le tout premier jour, j’ai clairement indiqué que notre engagement consisterait à défendre la démocratie et à porter haut et fort la voix de l’Europe. Il ne s’agissait pas d’un slogan, mais bien d’une mission.
Au cours des deux années qui viennent de s’écouler, le CESE a prouvé qu’il était bien plus qu’un organe consultatif. Il s’est imposé comme le héraut de la société civile européenne, plaidant sans relâche en faveur de la démocratie, de la justice sociale et de la durabilité. Nous avons lancé l’initiative relative aux membres des pays candidats à l’adhésion, qui donne la possibilité à quelque 147 représentantes et représentants de la société civile de neuf pays candidats de siéger à nos côtés à la table de discussion. Ils ont contribué à orienter certains avis, pris part à nos débats, démontrant ce faisant que l’élargissement commence non pas lors de l’adhésion, mais avec la participation de chacun. Grâce au soutien de la Commission, l’initiative est assurée jusqu’en 2027, et elle continuera de se déployer, intégrant le Kosovo dès la prochaine phase.
Nous avons aussi défendu la démocratie aussi bien chez nous qu’à l’étranger. La Semaine de la société civile est devenue un événement phare en matière de participation. Nous avons coopéré avec le Parlement européen pour mobiliser les citoyens dans l’optique des élections de 2024, et nous avons soutenu le paquet «Défense de la démocratie» de la Commission. Par l’entremise de notre groupe sur l’état de droit, nous avons effectué un certain nombre de missions dans les pays candidats et donné de la visibilité aux journalistes et aux militants. Le CESE a affirmé sa réputation de sentinelle de la démocratie, des droits des citoyens et de l’état de droit.
La dimension sociale a été au cœur de ma présidence. Nous avons porté la thématique du logement à l’ordre du jour européen, créé le test jeunesse des politiques publiques de l’UE, renforcé l’égalité entre les hommes et les femmes et bâti la coopération avec l’entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femmes). Avec notre «pacte bleu», nous avons placé la question de la sécurité de l’eau sur la carte. Nous avons veillé à ce que les jeunes, les femmes et les groupes vulnérables puissent exprimer de façon structurée leur point de vue sur l’avenir de l’Europe.
Pour ce qui est de la relation à l’extérieur, nous avons fait en sorte que le CESE accompagne la société civile sur la voie de la stratégie «Global Gateway». Nous avons construit un partenariat important avec l’Union africaine, relancé la table ronde de la société civile UE-Brésil, renforcé notre position aux Nations unies et fait entendre la voix démocratique de l’Europe lors du sommet social du G20. Ces mesures ont montré que la démocratie n’était pas seulement un projet européen, mais un projet mondial.
Le débat sur le prochain cadre financier pluriannuel a confirmé la nécessité d’un budget de l’UE solide qui soit à la hauteur de nos ambitions. La proposition actuelle n’est pas suffisante, d’autant plus que l’élargissement nécessitera de nouvelles ressources substantielles. La politique de cohésion doit rester un instrument d’investissement stratégique et l’élargissement doit être correctement financé.
Alors que mon mandat arrive à son terme, je suis fier que le CESE soit plus visible, plus pertinent et plus uni que jamais. Nous avons défendu la démocratie alors qu’elle était mise sous pression. Nous avons donné à la société civile une véritable possibilité de s’exprimer au sujet de l’élargissement. Nous avons défendu la justice sociale et l’égalité. Nous avons projeté les valeurs de l’Europe partout dans le monde. Tel est l’héritage que nous avons l’honneur de confier à la prochaine présidence. L’Europe a plus que jamais besoin de la société civile organisée, et le CESE a su montrer qu’il était prêt à agir concrètement.
Le CESE a adopté un avis d’initiative contenant plusieurs recommandations sur la manière de renforcer la politique d’application en tant qu’outil central pour réduire la fragmentation du marché unique. Celui-ci s’appuie sur certaines des recommandations clés des rapports Letta et Draghi et fournit des éléments permettant de garantir la mise en œuvre rapide de la stratégie pour le marché unique, dans laquelle la Commission reconnaît la nécessité d’intensifier les efforts en matière d’application.
President von der Leyen in her first State of the Union address of the new mandate has a unique chance to set the tone for the years ahead. Employers and entrepreneurs across Europe will be listening for one thing above all: urgency.
À l’ère numérique dans laquelle nous vivons aujourd’hui, les algorithmes d’IA fonctionnent comme des sentinelles invisibles qui contrôlent l’accès à l’information, exerçant un pouvoir disproportionné sur ce qui se voit — et aussi sur ce qui ne se voit pas. Conçus pour maximiser l’engagement des internautes, ces algorithmes amplifient souvent des contenus sensationnels et clivants, une tendance qui affecte de manière disproportionnée les opinions en Europe orientale. Dans son rapport, le Comité économique et social européen (CESE) a clairement montré comment cet écosystème numérique tendait à supprimer le journalisme indépendant tout en permettant à la désinformation étrangère de prospérer.
À l’ère numérique dans laquelle nous vivons aujourd’hui, les algorithmes d’IA fonctionnent comme des sentinelles invisibles qui contrôlent l’accès à l’information, exerçant un pouvoir disproportionné sur ce qui se voit — et aussi sur ce qui ne se voit pas. Conçus pour maximiser l’engagement des internautes, ces algorithmes amplifient souvent des contenus sensationnels et clivants, une tendance qui affecte de manière disproportionnée les opinions en Europe orientale. Dans son rapport, le Comité économique et social européen (CESE) a clairement montré comment cet écosystème numérique tendait à supprimer le journalisme indépendant tout en permettant à la désinformation étrangère de prospérer.
Ce biais algorithmique produit une réaction en chaîne dévastatrice. Les plateformes, qui ne sont guidées que par leur soif inextinguible de «J’aime» et de «Partages», ont exclu de leur offre tout ce qui ressemble à des propos nuancés et fondés sur des faits. Il en résulte une image biaisée de la réalité, où les stéréotypes sont renforcés et les «bulles de filtrage» rendent tout débat public impossible. Ce phénomène est particulièrement sensible en Europe centrale et orientale, où les opérations d’influence étrangère, notamment en provenance de Russie ou de Chine, exploitent de manière patente les langues et contextes culturels locaux pour semer la discorde.
Le cas de la Biélorussie offre un exemple frappant de cette dynamique. Le régime oppressif utilise la suppression numérique et le biais algorithmique pour marginaliser systématiquement les médias indépendants. Les plateformes de médias sociaux basculent souvent par défaut vers des contenus en russe, réduisant ainsi au silence les voix biélorussiennes indépendantes et renforçant la propagande d’État. Le problème est encore aggravé par des plateformes telles que Telegram ou VKontakte, qui opèrent hors des cadres réglementaires de l’Union et permettent l’existence d’angles morts dangereux dans la modération des contenus.
Pour reprendre en main le récit numérique, il est essentiel de disposer d’une stratégie multidimensionnelle. Cette dernière doit commencer par l’instauration de la transparence algorithmique des plateformes, avec une publication de la manière dont les contenus sont hiérarchisés pour garantir la responsabilité des différents points de vue qui s’expriment. Il s’agit d’un principe fondamental du règlement sur les services numériques. Par ailleurs, un cadre normalisé pour les audits algorithmiques est de mise. Le CESE plaide en faveur d’une Autorité européenne de supervision de l’information numérique, un organe autonome qui serait chargé de faire appliquer la législation sur les services numériques et la législation sur l’IA, en ciblant spécifiquement les biais systémiques qui menacent le pluralisme des médias ainsi que les droits fondamentaux.
L’Union européenne doit aussi soutenir financièrement les médias indépendants d’Europe centrale et orientale. Un fonds spécifique pourrait fournir aux journalistes les ressources nécessaires à la production de reportages d’investigation et de programmes d’éducation aux médias, en leur donnant les moyens de lutter efficacement contre la désinformation. La lutte contre la manipulation de l’information à l’étranger constitue un autre aspect essentiel. Il faut que l’Union européenne impose des sanctions plus sévères aux plateformes qui ne s’attaquent pas aux contenus manipulateurs et qu’elle exige des plateformes qu’elles élaborent avec détermination des mesures de détection des ingérences étrangères, grâce à l’appui de partenariats avec des entreprises de cybersécurité, et en assurant l’accès aux données pour les chercheurs.
Enfin, la sensibilité linguistique est primordiale. Les plateformes doivent faire appel à des modérateurs possédant des connaissances régionales et sociopolitiques approfondies afin de garantir un traitement équitable des langues et dialectes locaux. Le CESE souligne qu’il est grand temps de ne plus s’en tenir aux étiquettes réductrices comme celle de «l’espace post-soviétique» et d’adopter des cadres discursifs qui honorent le caractère unique des histoires et identités des nations d’Europe orientale.
En conclusion, la double nature des algorithmes d’IA constitue à la fois un défi et une opportunité. En donnant la priorité à la transparence et à la responsabilité, les plateformes peuvent devenir des alliées dans la lutte pour un espace numérique équilibré. Dans le même temps, il importe que l’Union se pose en défenseur actif des médias indépendants et des riches discours propres aux différentes nations d’Europe orientale. Ce n’est qu’au moyen de ces actions concertées que nous pourrons bâtir un paysage numérique résilient et inclusif qui reflète la complexité et les réalités de la région.