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The EESC brings together representatives from all areas of organised civil society, who give their independent advice on EU policies and legislation. The EESC's326 Members are organised into three groups: Employers, Workers and Various Interests.
The EESC has six sections, specialising in concrete topics of relevance to the citizens of the European Union, ranging from social to economic affairs, energy, environment, external relations or the internal market.
Le 2 juillet 2025, le groupe des employeurs du CESE a organisé à Copenhague une réunion extraordinaire intitulée «Relever les défis de société grâce à des partenariats solides», en collaboration avec la Confédération danoise des employeurs, la Confédération danoise de l’industrie et le Conseil danois de l’agriculture et de l’alimentation, dans le cadre de la présidence danoise du Conseil de l’UE. Cette rencontre tombait à point nommé pour examiner comment une coopération fondée sur la confiance entre les gouvernements, les employeurs et les partenaires sociaux peut renforcer la compétitivité et la résilience sociale de l’Europe face aux mutations structurelles.
Dans notre avis, élaboré à la demande de la Commission européenne, nous nous félicitons de la création d’une union de l’épargne et des investissements, en ce qu’elle marque une étape importante dans la transformation du paysage financier de l’Union, aujourd’hui fragmenté, en un système plus intégré et plus efficace. En améliorant l’acheminement de l’épargne vers les investissements, l’Union espère renforcer la compétitivité, soutenir les entreprises, en particulier les PME, et offrir aux citoyens de meilleures possibilités de participer à la création de valeur.
Éradiquer la pauvreté permet à la population de vivre dignement: il s’agit donc d’une composante essentielle des valeurs de l’Union, mais aussi d’un élément indispensable pour une démocratie stable. Les données statistiques montrent toutefois que la pauvreté reste à un niveau inacceptable: en 2024, on estime que 93,3 millions de personnes, soit 21 % de la population de l’Europe des Vingt-sept, étaient exposées au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale.
Éradiquer la pauvreté permet à la population de vivre dignement: il s’agit donc d’une composante essentielle des valeurs de l’Union, mais aussi d’un élément indispensable pour une démocratie stable. Les données statistiques montrent toutefois que la pauvreté reste à un niveau inacceptable: en 2024, on estime que 93,3 millions de personnes, soit 21 % de la population de l’Europe des Vingt-sept, étaient exposées au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale.
Même si le nombre total de personnes touchées a diminué de 1,1 million depuis 2020, le taux de pauvreté n’a baissé que de 1 %. À ce rythme, où environ 283 000 personnes sont sorties de la pauvreté chaque année, l’Union manquera, à plus de 8 millions de personnes près, son propre objectif, consistant à sortir au moins 15 millions de personnes de la pauvreté d’ici à 2030. Les statistiques mettent également en évidence un écart entre les hommes et les femmes: en 2024, 22 % des femmes étaient exposées au risque de pauvreté ou d’exclusion, contre 20 % des hommes. Les enfants restent le groupe le plus vulnérable d’Europe, alors que les adultes âgés font toujours face à un risque de pauvreté persistant. Les personnes handicapées sont confrontées de façon disproportionnée à la pauvreté et à l’exclusion, et la crise actuelle du logement est un facteur majeur de pauvreté comme d’anxiété de la population. Enfin, le fait d’avoir du travail ne constitue plus une protection fiable, car la qualité de l’emploi représente désormais un facteur déterminant pour le risque de pauvreté. Tous ces éléments soulignent qu’il faut de toute urgence adopter une stratégie européenne globale de lutte contre la pauvreté (SLP) fondée sur les droits.
Le Comité économique et social européen (CESE) demande donc que la toute première SLP soit rapidement adoptée et mise en place, et que les principes pertinents du socle européen des droits sociaux soient appliqués. Le Comité estime que la SLP doit reposer sur une définition multidimensionnelle de la pauvreté, qui tienne compte non seulement de la privation matérielle, mais aussi des dimensions, sociale, psychologique, politique et de genre. La stratégie doit reconnaître la pauvreté comme une violation des droits fondamentaux et comme une forme d’injustice systémique, et viser à éradiquer l’extrême pauvreté tout en fixant des objectifs ambitieux et mesurables, comme celui de réduire la pauvreté de 50 % d’ici à 2030.
Les principaux éléments de la SLP devraient inclure:
des normes contraignantes en matière d’adéquation du revenu et de la protection sociale dans tous les États membres;
des mesures pour lutter contre la pauvreté des travailleurs au moyen du dialogue social, ainsi que la bonne mise en œuvre de la directive relative à des salaires minimaux adéquats;
la garantie d’un accès universel à des services publics abordables et de qualité, tels que les soins de santé, l’action sociale, le logement et l’éducation, ainsi qu’un soutien à l’apprentissage tout au long de la vie;
la promotion du développement de l’économie sociale;
l’association des personnes en situation de pauvreté à toutes les étapes du cycle de la stratégie et un financement durable des organisations de la société civile qui les défendent.
Si la responsabilité de lutter contre la pauvreté incombe avant tout aux États membres, la mise en œuvre de la SLP devrait également être soutenue au niveau européen, en lien avec l’objectif d’éradiquer l’extrême pauvreté. Un coordinateur européen spécifique devrait être nommé pour concentrer les efforts de l’Union, des États membres et de la société civile en ce sens. Pour sa part, le CESE continuera à s’engager activement pour promouvoir ces actions à l’avenir.
La pauvreté, qui touche plus de 93 millions de personnes et compromet la cohésion sociale de l’UE, demeure l’un des problèmes les plus tenaces et les plus préoccupants de notre continent. Nous avons demandé à Krzysztof Balon, rapporteur de l’avis du CESE sur unestratégie européenne de lutte contre la pauvreté, ce que le Comité recommande pour s’attaquer aux causes profondes de ce phénomène et coordonner une approche fondée sur les droits, à tous les niveaux.
La pauvreté, qui touche plus de 93 millions de personnes et compromet la cohésion sociale de l’UE, demeure l’un des problèmes les plus tenaces et les plus préoccupants de notre continent. Nous avons demandé à Krzysztof Balon, rapporteur de l’avis du CESE sur unestratégie européenne de lutte contre la pauvreté, ce que le Comité recommande pour s’attaquer aux causes profondes de ce phénomène et coordonner une approche fondée sur les droits, à tous les niveaux.
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9 months 1 week ago
Diplomatie bleue et coopération dans le domaine de l’eau - Voies pour alléger la pression des migrations provoquées par le climat
Un an après les élections européennes de 2024, l’Union européenne est confrontée à des tensions croissantes entre mobilisation civique et offensive illibérale. D’une part, le taux de participation élevé dans plusieurs États membres — dont mon propre pays, la Roumanie — a confirmé un regain d’intérêt du public pour l’avenir de l’Europe. Je m’arrêterai brièvement sur le cas de la Roumanie comme exemple d’une expérience instructive. D’autre part, cette mobilisation s’est déroulée dans un contexte de polarisation, de désinformation et d’attaques systémiques contre les valeurs démocratiques.
Un an après les élections européennes de 2024, l’Union européenne est confrontée à des tensions croissantes entre mobilisation civique et offensive illibérale. D’une part, le taux de participation élevé dans plusieurs États membres — dont mon propre pays, la Roumanie — a confirmé un regain d’intérêt du public pour l’avenir de l’Europe. Je m’arrêterai brièvement sur le cas de la Roumanie comme exemple d’une expérience instructive. D’autre part, cette mobilisation s’est déroulée dans un contexte de polarisation, de désinformation et d’attaques systémiques contre les valeurs démocratiques.
Les élections de 2024 ont été historiquement bénéfiques aux partis d’extrême droite en France, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Autriche, formant ainsi un important bloc obstructionniste au sein du Parlement européen. Nous assistons non seulement à un réalignement politique interne, mais aussi à une offensive illibérale coordonnée, alimentée par des réseaux transnationaux et soutenue par des acteurs géopolitiques tels que la Russie. Des discours identitaires, eurosceptiques et opposés aux droits circulent simultanément sur les plateformes numériques, dans le but de saper le pluralisme, l’état de droit et la cohésion européenne.
La nature du conflit est passée du cadre militaire à la sphère informationnelle et psychologique. La guerre hybride qui sévit aujourd’hui utilise des campagnes de désinformation, des cyberattaques, des trucages ultra-réalistes et des algorithmes manipulateurs pour éroder la confiance dans la démocratie. Les cibles sont claires: les jeunes, les minorités, les médias indépendants et les autorités électorales. Au cœur de cette agression se trouve une bataille sur la perception, un siège mental et symbolique destiné à entretenir la confusion, le cynisme et l’apathie démocratique.
Les algorithmes en tant qu’agents de radicalisation
Les plateformes numériques, en particulier TikTok, amplifient mécaniquement les contenus clivants. Il ne s’agit plus uniquement d’utilisateurs humains qui diffusent la désinformation, mais de systèmes algorithmiques qui sélectionnent, hiérarchisent et normalisent la rhétorique extrémiste. Ce dysfonctionnement cognitif sape directement la raison publique, en remplaçant la délibération par des réactions émotionnelles et des biais de confirmation.
TikTok est devenu un outil essentiel de mobilisation politique des jeunes, en particulier en Europe centrale et orientale. Des campagnes menées récemment en Roumanie, au Portugal, en Allemagne et en Pologne ont utilisé cette plateforme de manière intensive pour diffuser des messages identitaires, conspirationnistes ou anti-européens. Son format vidéo court et chargé d’émotions en fait un support idéal de radicalisation émotionnelle, qui est hors de portée d’un contrôle démocratique ou d’une réglementation efficace.
La Roumanie: un cas de résilience fragile
En Roumanie, les élections qui se sont déroulées en 2024 et 2025 ont enregistré un taux de participation record, en particulier chez les jeunes, ce qui a contribué à ce que les candidats extrémistes soient battus. Cependant, il importe de ne pas idéaliser ce résultat: la résilience démocratique s’est manifestée de manière défensive, sous la pression d’un clivage médiatique et de campagnes toxiques de désinformation, en particulier sur TikTok et Telegram. Le vote a souvent été motivé par le rejet — un «non» aux excès populistes — plutôt que par le soutien actif aux valeurs démocratiques.
La Roumanie continue de faire face à un grave déficit budgétaire, à de profondes inégalités sociales, à un système éducatif mal équipé en ce qui concerne l’éducation civique et l’habileté numérique, ainsi qu’à un espace médiatique dominé par des intérêts partisans et oligarchiques. Dans ce contexte, les réseaux de désinformation exploitent les frustrations sociales, en particulier chez les jeunes et les minorités. Pire encore, certaines élites politiques présentent une ambivalence dangereuse, tolérant, voire instrumentalisant, une rhétorique illibérale à des fins électorales.
La Roumanie offre un exemple manifeste de résilience démocratique conditionnelle: la mobilisation civique peut vaincre le populisme, mais elle ne peut se substituer aux politiques publiques. En l’absence de réformes structurelles, d’une éducation critique et d’une réglementation numérique efficace, la démocratie reste vulnérable. Le constat est clair: l’électorat ne peut être la seule ligne de défense.
Que peut faire l’Europe?
L’Europe peut prendre de multiples mesures: faire appliquer de manière ambitieuse le règlement sur les services numériques, créer un observatoire européen indépendant de l’information, investir massivement dans l’éducation civique et aux médias, soutenir le journalisme indépendant, promouvoir des contre-discours institutionnels adaptés aux jeunes et inclure la résilience démocratique en tant que critère essentiel dans l’évaluation des financements de l’UE.
L’Europe ne connaît pas un effondrement démocratique, mais elle traverse une zone de vulnérabilité stratégique. Elle fait l’objet d’agressions hybrides en permanence et connaît une crise de légitimité, en particulier auprès des jeunes générations. Pour défendre la démocratie, l’Union européenne doit renouveler ses outils, repenser l’espace public numérique et soutenir activement les sociétés qui se trouvent en première ligne de cette confrontation cognitive. La Roumanie en est un exemple: sa situation ne constitue pas seulement un test national, mais elle sert aussi de véritable baromètre de l’avenir démocratique de l’Europe.
En Roumanie, un niveau record de participation des jeunes aux élections de 2024 et 2025 a contribué à donner un coup de frein à la montée en puissance des candidats extrémistes. Il faut aussitôt dire, en revanche, que ce vote était avant tout un geste défensif, guidé par un rejet des excès populistes plutôt que par un soutien plein d’espérance aux valeurs démocratiques. Médias polarisés, désinformation et plateformes numériques hors contrôle continuent de saper la confiance démocratique, non seulement en Roumanie, mais aussi dans toute l’Union européenne. Cristian Pîrvulescu, membre du CESE, tire la sonnette d’alarme, lorsqu’il explique que la mobilisation civique est d’une importance cruciale, mais que sans des réformes en profondeur, la démocratie reste vulnérable.
En Roumanie, un niveau record de participation des jeunes aux élections de 2024 et 2025 a contribué à donner un coup de frein à la montée en puissance des candidats extrémistes. Il faut dire, en revanche, que ce vote était en grande partie un geste défensif, guidé par un rejet des excès populistes plutôt que par un soutien plein d’espérance aux valeurs démocratiques. Médias polarisés, désinformation et plateformes numériques hors contrôle continuent de saper la confiance démocratique, non seulement en Roumanie, mais aussi dans toute l’Union européenne. Cristian Pîrvulescu, membre du CESE, tire la sonnette d’alarme, lorsqu’il explique que la mobilisation civique est d’une importance cruciale, mais que sans des réformes en profondeur, la démocratie reste vulnérable.