Un lieu où il est exclu de haïr: une Europe unie contre la haine

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Points clés

Le CESE:

  • accueille favorablement la communication à l’examen tout en soulignant la nécessité de nouer un partenariat plus global avec les organisations de la société civile; il appelle de ses vœux des campagnes de sensibilisation et des efforts visant à combattre les «écosystèmes» de haine en ligne et hors ligne, et rappelle qu’il incombe aux responsables politiques d’éviter les rhétoriques qui promeuvent la haine;

  • invite l’Union européenne à adopter une approche globale et à combattre la haine fondée sur l’une des caractéristiques protégées de la personne humaine, à mettre en œuvre avec efficacité les stratégies et initiatives existantes en faveur de l’égalité et de la non-discrimination, et à adopter avant tout la même approche pour lutter contre tous les types de haine; il invite les États membres à poursuivre la criminalité fondée sur la haine, à encourager les citoyens à en signaler les manifestations et à former les services répressifs à traiter ces situations de manière adéquate, en respectant dûment les personnes qui en sont victimes;

  • déplore que la dynamique de lutte contre la haine sur les plateformes en ligne ne soit pas suffisamment développée, du point de vue de son ampleur comme de son incidence; il fait observer que le rôle et l’expertise des signaleurs devraient être élargis de manière à couvrir systématiquement tous les types de préjugés haineux en ligne, et qu’il convient d’améliorer l’éducation aux médias et au numérique, de manière à ce que le signalement puisse se faire de façon plus efficace;

  • estime que les travaux du groupe à haut niveau sur la lutte contre le racisme, la xénophobie et d’autres formes d’intolérance devraient être mis en œuvre de manière plus opérante, et qu’il conviendrait d’accroître les efforts visant à développer la formation et le renforcement des capacités de la société civile, ainsi que de rendre les procédures de signalement plus efficaces; il fait valoir qu’il y a lieu d’établir des rapports et de mener des évaluations comparatives pour cerner les progrès accomplis, et que le signalement des crimes de haine doit être normalisé et institutionnalisé au niveau de l’Union européenne; il estime dès lors que la disponibilité et l’accessibilité de mécanismes pour signaler les crimes de haine sont indispensables, et encourage la Commission à créer une plateforme en ligne sur laquelle les organisations de la société civile et les défenseurs des droits de l’homme pourront signaler rapidement les incidents à cet égard;

  • souligne que la Commission devrait organiser un examen du travail des organisations de la société civile, de même que celui des signaleurs de confiance, et proposer des mesures pour rendre leur travail plus efficace et mieux adapté aux défis actuels; il estime que l’Union européenne devrait demander instamment aux grandes plateformes en ligne d’éviter que leurs algorithmes n’amplifient la haine, et qu’elle devrait s’appuyer sur les fonds provenant du programme CERV et d’Horizon Europe pour détecter et combattre les écosystèmes de haine en ligne, afin que les structures existantes en matière d’éducation et de recherche puissent apporter leur contribution à la réalisation de cet objectif; fait en outre observer que les programmes d’éducation à la citoyenneté prévus dans le cadre d’Erasmus+ pourraient également y contribuer.