Passage à un réseau de données sur la durabilité agricole (FSDN) (titre provisoire)

EESC opinion: Passage à un réseau de données sur la durabilité agricole (FSDN) (titre provisoire)

Points clés

Le CESE:

  • exprimant son soutien à l’initiative à l’examen, se félicite que dans le cadre de la stratégie «De la ferme à la table», il soit prévu de convertir le réseau d’information comptable agricole (RICA) en un «réseau d’information sur la durabilité des exploitations agricoles» (RIDEA), qui aura pour mission de collecter des données sur la durabilité, d’améliorer les services de conseil aux agriculteurs et de leur fournir un retour d’information;
  • estime que le RIDEA constitue un instrument important pour mener des politiques fondées sur des données probantes et avance des exemple concrets de données à collecter dans ce cadre, concernant non seulement l’économie mais également l’environnement et les aspects sociaux, tout en émettant les recommandations suivantes:

- il y a lieu d’assurer, en particulier pour les données d’ordre social et environnemental, une approche croisée avec le système intégré de gestion et de contrôle (SIGC) et les informations provenant de la mise en œuvre de la politique agricole commune (PAC), ainsi que d’Eurostat;

- tous les agriculteurs qui le souhaitent et en ont la capacité devraient pouvoir contribuer au RIDEA;

- la réduction des lourdeurs administratives devrait être une préoccupation constante;

- le RIDEA devrait contribuer à une meilleure compréhension de l’ensemble de l’écosystème des exploitations;

- les fermes pratiquant l’agriculture de subsistance ou de semi-subsistance devraient également être reprises dans l’échantillon constitué aux fins du RIDEA;

- le RIDEA doit prendre en compte la diversité que les données présentent d’un État membre à l’autre du point de vue de leurs caractéristiques, de leurs sources, de leurs formats, de leurs dimensions et de leurs niveaux de granularité;

- il importe d’assurer des échanges constants de bonnes pratiques agricoles entre États membres comme entre agriculteurs;

- il conviendrait d’en faire davantage pour renforcer les capacités à collecter, partager, gérer et utiliser des données au niveau de l’exploitation, en particulier dans le cas des petites fermes;

- le RIDEA devrait contribuer à améliorer la gestion des exploitations;

- il serait opportun d’établir des critères spécifiques concernant la durabilité des processus requis par le RIDEA et les conditions de travail de ses collecteurs de données;

  • est d’avis il s’impose de garantir en tout état de cause la protection des données, les questions relatives à leur propriété, le respect de la vie privée et la confidentialité et de veiller à ce que les agriculteurs gardent en permanence le contrôle sur les informations fournies, et fait observer qu’en aucun cas, il n’est permis d’utiliser les données collectées pour le RIDEA afin de contrôler et sanctionner les agriculteurs;
  • recommande de prévoir des mesures qui incitent les agriculteurs à contribuer au réseau;
  • prône de déployer davantage d’efforts pour bâtir un espace commun des données du domaine agricole, en encourageant la copropriété des données et les coopératives de données dans le secteur agroalimentaire;
  • conseille de mettre en place un programme intégré spécifiquement consacré à la numérisation du secteur agroalimentaire;
  • suggère de redoubler d’efforts pour réduire les «zones blanches» et fournir des connexions téléphoniques et le haut débit dans les régions rurales;
  • préconise que la Commission et les États membres garantissent les fonds nécessaires à la mise en œuvre du RIDEA et que les données collectées prennent en considération la question de la volatilité des prix et des différentes crises affectant la chaîne d’approvisionnement agroalimentaire.