Nouveau plan d’action pour la conservation des ressources halieutiques et la protection des écosystèmes marins.

Download — Avis du CESE: Nouveau plan d’action pour la conservation des ressources halieutiques et la protection des écosystèmes marins.

Points clés

Le CESE:

  • considère que des écosystèmes marins sains sont essentiels pour la planète et pour les populations qui dépendent d’eux;
  • reconnaît que, malgré des améliorations, la pêche continue d’avoir une incidence environnementale sur les océans;
  • invite à appliquer une stratégie de décarbonation et de protection de l’environnement qui repose davantage sur l’innovation que sur l’élimination de l’activité de pêche et accorde une attention égale aux trois piliers de la durabilité (environnementale, économique et sociale), en veillant à maintenir des emplois qualifiés sur le territoire européen; 
  • invite à trouver un équilibre entre la proposition consistant à accroître les fermetures de zones de pêche traditionnelles et le maintien de l’activité de pêche;
  • constate que, bien que le plan d’action n’ait pas de nature juridique contraignante, il aura un coût socioéconomique important pour les États membres et leurs flottes; 
  • regrette que le plan d’action ne soit pas accompagné d’une étude socioéconomique et qu’il n’avance aucune mesure de financement supplémentaire pour la double transition écologique et énergétique; 
  • demande que soit réalisée une étude de l’incidence socioéconomique des mesures proposées, en particulier concernant l’interdiction de la pêche de fond dans les zones protégées, et appelle à mettre en place tous les moyens nécessaires, y compris des incitations et des mécanismes de compensation, en vue d’une transition juste et équilibrée;
  • demande à la Commission de faire figurer dans le plan d’action des mesures destinées à assurer la cohérence entre les politiques internes et externes, ainsi que des conditions de concurrence équitables entre les opérateurs de l’UE et ceux des pays tiers; 
  • estime qu’il est essentiel que les éventuelles restrictions aient automatiquement un pendant pour les produits importés de pays tiers, d’autant plus que l’Union européenne importe 70 % du poisson qu’elle consomme;
  • plaide en faveur d’un plan d’action qui ne creuse pas le fossé en matière de sécurité et de souveraineté alimentaire (pour les produits de la mer) et qui permette aux pêcheurs d’utiliser pleinement les quotas de pêche qui leur sont attribués.