European Economic
and Social Committee
Facilité pour la reprise et la résilience et politique de cohésion: vers une politique de cohésion 2.0
Points clés
Le CESE:
souligne que le principe fondamental de la politique de cohésion, à savoir que personne ne peut être laissé pour compte, reste correct et conserve toute sa validité, et que les partenaires de la société civile sont disposés à poursuivre leur travail en faveur de son application, qui passe par une action d’investissement robuste de la part de l’Union. L’esprit de cette politique doit être conservé, en dépit de ses imperfections;
tient à faire valoir que l’inégalité des chances peut exercer, au niveau des régions, des États membres et de toute l’Union, un effet dommageable sur la croissance et la compétitivité à long terme. Il est donc nécessaire de diversifier et d’assouplir davantage la politique de cohésion afin de pouvoir accorder une plus grande attention aux personnes, en particulier aux plus vulnérables, et de mieux lutter contre l’inégalité des chances à laquelle sont confrontées nombre d’entre elles;
affirme qu’il y a lieu d’élargir, moderniser ou revoir l’éventail des instruments et des approches, afin de construire une politique de cohésion forte, efficace, flexible et renouvelée, en concentrant davantage l’attention, au-delà des seuls investissements, sur les capacités, les liens interrégionaux, l’efficacité des résultats et les perspectives offertes aux bénéficiaires des actions;
défend l’idée qu’il y a lieu de garantir que le recours aux fonds de la facilité pour la reprise et la résilience (FRR) soit pleinement compatible avec la mise en œuvre de la politique de cohésion et que les investissements et programmes déjà lancés par son truchement ne se trouvent pas interrompus;
juge nécessaire d’accorder une attention particulière aux groupes de population qui, affichant les taux d’emploi les plus faibles, comme les femmes, les jeunes, les immigrés ou les personnes à faible niveau d’éducation, ont besoin, sur le terrain, de programmes spécifiques de formation et de requalification;
- est d’avis qu’il est nécessaire de continuer à protéger les petites et moyennes entreprises et leur durabilité, tout en trouvant les moyens de financer les grandes entreprises, qui constituent un facteur important en matière de convergence, notamment s’agissant des technologies stratégiques, couvertes par le nouvel instrument STEP, ou « plateforme sur les technologies stratégiques pour l’Europe »;
insiste sur l’importance d’ouvrir des perspectives économiques d’un type inédit pour les régions moins développées ou périphériques, les aires rurales à faible densité de population, les îles de l’Union européenne et ses zones ultrapériphériques. Il est également nécessaire de combler le fossé entre les zones rurales et urbaines et les centres-villes;
fait valoir que la diversification et la spécialisation devraient se traduire par des différenciations encore plus poussées dans le domaine du soutien financier, des modalités d’aide, de la gestion budgétaire, des objectifs et des investissements, et pense qu’il importe tout particulièrement de demander aux États membres et aux régions de l’Union européenne que les partenaires sociaux et les autres organisations de la société civile soient associés à cette démarche de la manière la plus large et opérante possible;
est convaincu que la politique de cohésion doit rester la principale politique d’investissement de l’Union, s’agissant de soutenir la politique régionale européenne d’adaptation aux objectifs climatiques, de manière à parvenir à une société neutre en émissions de carbone et à réussir à opérer cette transition;
estime que la politique de cohésion doit renforcer les investissements numériques dans les programmes existants qui visent à combler la fracture du numérique, étant donné que la transition numérique comporte des risques du point de vue des disparités sociales et territoriales, et a pour avis que la politique de cohésion donner la garantie que les bienfaits de la numérisation soient répartis de manière efficace et équitable;
considère qu’il est primordial d’opérer une rationalisation dans la politique de cohésion à l’intention de ses bénéficiaires, par des mesures de simplification et d’assouplissement dans l’exécution des fonds à utiliser pour en réaliser les visées.