Par Matteo Carlo Borsani
Groupe des employeurs du CESE

Dans son avis, le CESE préconise avant tout d’agir d’urgence pour mettre en œuvre les recommandations des rapports Letta et Draghi, ce qui, selon moi, doit-être fait de façon globale: les deux rapports ne sont pas des menus à la carte. Ils doivent être mis en œuvre comme un tout, sans faire le tri parmi les propositions, sans nous cantonner à nos zones de confort et sans éviter les questions les plus sensibles et les plus conflictuelles, telles que celles concernant les investissements. 

Par Matteo Carlo Borsani
Groupe des employeurs du CESE

Dans son avis, le CESE préconise avant tout d’agir d’urgence pour mettre en œuvre les recommandations des rapports Letta et Draghi, ce qui, selon moi, doit-être fait de façon globale: les deux rapports ne sont pas des menus à la carte. Ils doivent être mis en œuvre comme un tout, sans faire le tri parmi les propositions, sans nous cantonner à nos zones de confort et sans éviter les questions les plus sensibles et les plus conflictuelles, telles que celles concernant les investissements. 

Au vu du rapport Draghi, et compte tenu de l’importance évidente que celui-ci accorde à la compétitivité de l’Union dans son ensemble, je considère que ses recommandations sur la politique industrielle européenne sont essentielles. Le rapport insiste en particulier sur la nécessité d’adopter une politique industrielle propre à surmonter l’approche fragmentée qui prévaut actuellement. Nous sommes face aujourd’hui à vingt-sept politiques industrielles nationales qui ne sont pas toujours coordonnées. À cet égard, seul un effort européen structuré nous permettra d’assurer le bon équilibre entre les dispositions fiscales, réglementaires, commerciales ou douanières et les mesures incitatives d’ordre financier, qui constitue la marque distinctive des politiques industrielles les plus récentes menées par les États-Unis et la Chine, et qui sera extrêmement bénéfique pour le marché unique.

Cette démarche devrait toutefois aller de pair avec une réduction drastique des charges administratives imposées aux entreprises et, sur ce point, je salue tout particulièrement l’appel d’Enrico Letta en faveur d’un «marché unique pour aller vite et loin». Parmi ses recommandations clés, M. Letta préconise de rationaliser la charge administrative, de simplifier les procédures et de prendre de nouvelles mesures pour «alléger la bureaucratie», en particulier pour les PME. À ce propos, dans son avis, le CESE se félicite de la proposition de la Commission visant à réduire de 25 % la charge de déclaration pour les entreprises et à fixer un objectif de 50 % minimum pour les PME. Enfin, avec la volonté de développer et d’approfondir la recommandation de M. Letta proposant d’envisager un mécanisme destiné à aider les colégislateurs à conduire une «analyse d’impact dynamique», le CESE soutient fermement l’idée d’un «contrôle de compétitivité» à effectuer au cours de la procédure législative.

Alors que l’intelligence artificielle est en train de transformer le monde du travail, il est primordial de continuer à promouvoir une intelligence artificielle centrée sur l’humain et de défendre des politiques permettant de concilier un développement soutenu de l’intelligence artificielle en Europe avec des objectifs de justice sociale et de respect des droits des travailleurs, comme on a pu l’entendre lors d’un débat de haut niveau mené au CESE.

Alors que l’intelligence artificielle est en train de transformer le monde du travail, il est primordial de continuer à promouvoir une intelligence artificielle centrée sur l’humain et de défendre des politiques permettant de concilier un développement soutenu de l’intelligence artificielle en Europe avec des objectifs de justice sociale et de respect des droits des travailleurs, comme on a pu l’entendre lors d’un débat de haut niveau mené au CESE.

Lors de sa session plénière de janvier, le CESE a consacré un débat au déploiement de l’intelligence artificielle sur le lieu de travail, au cours duquel sont notamment intervenus Oliver Röpke, président du CESE, Roxana Mînzatu, vice-présidente exécutive de la Commission européenne, et Katarzyna Nowakowska, vice-ministre polonaise de la famille, du travail et de la politique sociale.

En ouverture du débat, M. Röpke s’est exprimé en ces termes: «L’intelligence artificielle est l’une des évolutions qui bouleverse le plus notre époque; elle est à la fois source d’immenses possibilités et de défis colossaux. La discussion d’aujourd’hui vient rappeler l’importance d’ancrer la politique en matière d’intelligence artificielle dans les principes du socle européen des droits sociaux.»

Mme Mînzatu a souligné pour sa part les aspects suivants: «Dans le cadre de nos réflexions concernant l’intelligence artificielle, et notamment son utilisation sur le lieu de travail, nous devons nous intéresser aux moyens d’investir davantage dans la recherche et l’innovation, ainsi que de simplifier la tâche des entreprises européennes désireuses de progresser dans ce domaine, ce qui nous permettra de disposer de nos propres technologies, développées à partir de données européennes et fondées sur des valeurs propres à l’Europe. Fidèles à nos idéaux en matière de droits sociaux et d’égalité, nous devons faire en sorte que les travailleurs européens jouissent des mêmes droits dans un monde avec ou sans intelligence artificielle, qu’ils soient protégés et que soit instauré un contrôle centré sur l’humain.»

Mme Nowakowska a fait valoir que dans le monde du travail, l’intelligence artificielle offrait aux entreprises de formidables possibilités d’accroître leur productivité et leur compétitivité, mais qu’elle soulevait également un certain nombre de questions quant à l’incidence qu’elle pourrait avoir sur l’emploi et le marché du travail, la santé et la sécurité des travailleurs, les conditions de travail, la qualité globale de l’emploi et le rôle du dialogue social.

Vote sur l’avis relatif à «Une intelligence artificielle au service des travailleurs» et le contravis joint en annexe

À l’issue de ce débat en plénière, le CESE a adopté l’avis d’initiative sur le thème «Une intelligence artificielle au service des travailleurs: leviers pour exploiter le potentiel et atténuer les risques de l’IA dans le cadre des politiques de l’emploi et du marché du travail», élaboré par Franca Salis-Madinier, rapporteure. L’avis a été adopté par 142 voix pour, 103 voix contre et 14 abstentions. Il n’a pas reçu le soutien du groupe des employeurs du CESE, qui a présenté un contravis.

Dans son avis, le CESE souligne que le dialogue social et la participation des travailleurs jouent un rôle essentiel pour préserver les droits fondamentaux des travailleurs et pour favoriser une intelligence artificielle «digne de confiance» dans le monde du travail. Il affirme en outre que les dispositions actuelles devraient s’attaquer aux lacunes en matière de protection des droits des travailleurs sur leur lieu de travail et faire prévaloir le principe selon lequel les êtres humains restent aux commandes dans toutes leurs interactions avec la machine.

Le contravis élaboré par le groupe des employeurs a été annexé à l’avis. Les membres dudit groupe y expliquent que, selon eux, l’Union dispose déjà des outils nécessaires pour s’engager pleinement dans la révolution de l’intelligence artificielle et que le cadre juridique existant permettrait d’assurer le déploiement harmonieux de cette technologie. (lm)

Les 13 et 14 mars 2025, le Comité économique et social européen (CESE) accueillera la manifestation qu’il destine chaque année à la jeunesse, «Votre Europe, votre avis!» (YEYS), qui réunira plus de 130 participants de toute l’Europe et d’ailleurs. Cette manifestation unique en son genre rassemble des élèves de l’enseignement secondaire, des représentants d’organisations de jeunesse et des délégués de conseils nationaux de la jeunesse, âgés de 16 à 25 ans, venus des 27 États membres de l’UE, des 9 pays candidats et du Royaume-Uni.

Les 13 et 14 mars 2025, le Comité économique et social européen (CESE) accueillera la manifestation qu’il destine chaque année à la jeunesse, «Votre Europe, votre avis!» (YEYS), qui réunira plus de 130 participants de toute l’Europe et d’ailleurs. Cette manifestation unique en son genre rassemble des élèves de l’enseignement secondaire, des représentants d’organisations de jeunesse et des délégués de conseils nationaux de la jeunesse, âgés de 16 à 25 ans, venus des 27 États membres de l’UE, des 9 pays candidats et du Royaume-Uni.

Organisée autour d’une série d’ateliers, de tables rondes et de discussions, la manifestation offrira aux jeunes une plateforme où ils pourront contribuer activement à orienter l’avenir de l’Europe. L’édition de cette année, intitulée «Donner une voix aux jeunes», leur permettra d’aborder des questions fondamentales telles que le développement durable, l’inclusion sociale, la transformation numérique et bien d’autres thèmes encore.

Le fruit de ces échanges et les idées ainsi recueillies viendront enrichir la deuxième édition de la Semaine de la société civile du CESE et seront également mis en avant lors de la Rencontre des jeunes européens (EYE) organisée en juin 2025, à Strasbourg, par le Parlement européen.

La manifestation souligne combien il importe de transposer l’engagement des jeunes dans l’action civique, la démocratie participative et l’élaboration des politiques européennes.

Restez connectés pour connaître les résultats de cette grande rencontre et les initiatives qui en découleront. (kc)

À l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, et de la 69e session de la Commission de la condition de la femme des Nations unies (UNCSW69) — le principal organe international de promotion des droits des femmes —, Maria Nikolopoulou, membre du CESE et rapporteure de l’avis sur la «Contribution du CESE aux priorités de l’UE dans le cadre de l’UNCSW69», fait le point sur les progrès accomplis par l’Union en matière d’égalité de genre. Force est de constater que, si de nombreuses améliorations méritent d’être saluées, les femmes sont encore loin de bénéficier des mêmes droits que les hommes. Il reste bien des lacunes à combler et beaucoup de combats à mener.

À l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, et de la 69e session de la Commission de la condition de la femme des Nations unies (UNCSW69) — le principal organe international de promotion des droits des femmes —, Maria Nikolopoulou, membre du CESE et rapporteure de l’avis sur la «Contribution du CESE aux priorités de l’UE dans le cadre de l’UNCSW69», fait le point sur les progrès accomplis par l’Union en matière d’égalité de genre. Force est de constater que, si de nombreuses améliorations méritent d’être saluées, les femmes sont encore loin de bénéficier des mêmes droits que les hommes. Il reste bien des lacunes à combler et beaucoup de combats à mener.

Par Maria Nikolopoulou

À quelques jours de la Journée internationale des droits des femmes et dans la perspective de la 69e session de la Commission de la condition de la femme (UNCSW69), qui se tiendra à New York, l’occasion nous est offerte d’examiner les progrès accomplis en matière d’égalité de genre et d’en dresser le bilan. L’heure est également venue de se tourner vers l’avenir et de continuer à ouvrir la voie à suivre.

Par Maria Nikolopoulou

À quelques jours de la Journée internationale des droits des femmes et dans la perspective de la 69e session de la Commission de la condition de la femme (UNCSW69), qui se tiendra à New York, l’occasion nous est offerte d’examiner les progrès accomplis en matière d’égalité de genre et d’en dresser le bilan. L’heure est également venue de se tourner vers l’avenir et de continuer à ouvrir la voie à suivre.

En ce qui concerne le cadre législatif, nous constatons des améliorations: davantage de femmes sont actives sur le marché du travail, perçoivent de meilleurs revenus, atteignent des niveaux d’éducation plus élevés, bénéficient d’une meilleure représentation politique et occupent plus de postes de pouvoir. Les progrès sont cependant lents et inégaux d’un État membre à l’autre.

Tant que les inégalités structurelles, les stéréotypes de genre et les reculs en matière de droits des femmes persisteront, ces dernières continueront néanmoins d’être sous-représentées dans la sphère publique, dans la politique et dans l’enseignement des STIM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques). Elles seront exposées à la violence en ligne et hors ligne, et auront du mal à accéder aux ressources et au capital nécessaires à l’entrepreneuriat. Elles seront également plus susceptibles de souffrir de pauvreté en temps et de précarité financière, et n’auront pas suffisamment d’années devant elles pour combler les écarts en matière de rémunération et de retraite.

Formation, financement et engagement sont les trois clés pour aller de l’avant. Nous avons besoin de ressources pour renforcer les compétences des femmes en vue d’une transition numérique et écologique juste, pour financer des plans d’action nationaux visant à lutter contre la violence à l’égard des femmes et pour former l’ensemble du personnel travaillant avec des victimes de violence.

Nous devons financer des projets entrepreneuriaux et mettre en place des services de garde d’enfants et de soins aux personnes âgées qui soient abordables, accessibles et de qualité afin d’alléger la charge qui pèse sur les femmes en matière de responsabilités familiales non rémunérées. En outre, nous avons besoin d’un engagement fort en faveur de la création d’espaces sûrs, en associant davantage de femmes aux parlements locaux, nationaux et de l’Union, et en veillant à ce qu’elles participent activement aux processus de résolution non violente des conflits et de consolidation de la paix, tout en promouvant des approches qui tiennent compte de la dimension de genre dans le cadre de ces efforts.

De surcroît, le fait de disposer d’une vaste stratégie européenne pour le «Programme de développement durable à l’horizon 2030» nous aiderait à progresser beaucoup plus rapidement pour faire de l’égalité de genre un élément essentiel de nos politiques. Les objectifs de développement durable devraient être abordés dans leur ensemble, et non un par un.

Dans l’UE, bien que les progrès accomplis soient «satisfaisants», ils demeurent insuffisants aux yeux des hommes, des femmes et des filles de l’Union qui luttent pour faire de l’égalité de genre une réalité dans les années à venir. Notre rôle en tant que société civile est d’accroître les pressions exercées sur les décideurs politiques pour faire avancer rapidement les choses.

Event type
Debate

Le 11 février, la Commission a adopté son programme de travail pour 2025. Celui-ci prévoit plusieurs initiatives, dont celles visant à renforcer la compétitivité en faisant progresser les réformes et les investissements, tant privés que publics, la nouvelle union de l’épargne et de l’investissement, ainsi que le prochain cadre financier pluriannuel, pour n’en citer que quelques-unes, qui relèvent de la compétence de la section «Union économique et monétaire, cohésion économique et sociale» (ECO) du Comité économique et social européen (CESE). Nous organisons ce débat afin de discuter avec des représentants de la Commission et les membres du CESE des conditions et des actions nécessaires pour que l’Union européenne et ses États membres mettent en œuvre avec succès les initiatives dont la Commission décrit les grandes lignes dans son document et réalisent les objectifs communs de l’Union.

Par rapport à des économies semblables à l’échelle internationale, comme les États-Unis, la zone euro est confrontée aux enjeux pressants que constituent la médiocrité de la productivité du travail, l’affaiblissement de la compétitivité et le ralentissement de la dynamique économique. Pour inverser cette tendance, le Comité économique et social européen (CESE) plaide en faveur d’une stratégie urgente et coordonnée. 

Par rapport à des économies semblables à l’échelle internationale, comme les États-Unis, la zone euro est confrontée aux enjeux pressants que constituent la médiocrité de la productivité du travail, l’affaiblissement de la compétitivité et le ralentissement de la dynamique économique. Pour inverser cette tendance, le Comité économique et social européen (CESE) plaide en faveur d’une stratégie urgente et coordonnée.

Dans son avis sur la «Politique économique de la zone euro (2025)», le CESE présente un plan visant à stimuler la croissance en approfondissant le marché intérieur, en réduisant les formalités réglementaires et en garantissant la viabilité budgétaire. Dans le même temps, les politiques doivent s’intéresser aux tendances porteuses de transformations, par exemple l’intelligence artificielle (IA) et les pressions liées au vieillissement de la population.

Après avoir subi des chocs extérieurs comme la pandémie de COVID-19 et la crise énergétique, la zone euro est confrontée à des défis économiques majeurs. Si des efforts de stabilisation ont été déployés, des questions telles que l’incertitude intérieure, les évolutions démographiques et les pressions budgétaires croissantes exigent des réformes audacieuses.

Pour renforcer la productivité et la compétitivité, le CESE propose une approche en trois étapes consistant à approfondir le marché intérieur, coordonner la politique industrielle et réduire les formalités administratives. La viabilité budgétaire est essentielle et nécessite un cadre équilibré, une collaboration renforcée de l’UE et des efforts pour tirer parti de recettes inexploitées. L’investissement demeure un point faible. Il s’impose donc de développer le capital-risque et d’élaborer des politiques favorables à l’innovation.

La résilience du marché du travail est également essentielle et nécessite une certaine souplesse, ainsi que des salaires équitables, des réformes de la sécurité sociale et un développement des compétences fondé sur l’IA. Le CESE souligne qu’il est nécessaire de partager les responsabilités entre l’Union et ses États membres et préconise de renforcer la coordination des politiques. Grâce à des actions décisives et à des investissements stratégiques, la zone euro peut construire une économie résiliente, compétitive et durable pour l’avenir. (tk) 

Alors que l’hiver fait, non sans réticence, place au printemps, le CESE amorce le mois de mars avec une série de manifestations dynamiques, mettant à l’honneur la voix des jeunes et de la société civile.

Alors que l’hiver fait, non sans réticence, place au printemps, le CESE amorce le mois de mars avec une série de manifestations dynamiques, mettant à l’honneur la voix des jeunes et de la société civile.

La 16e édition de «Votre Europe, votre avis!» marquera le début de cette série. Les 13 et 14 mars 2025, cette manifestation réunira près de 100 jeunes participants issus d’organisations de jeunesse, de conseils nationaux de la jeunesse et d’écoles secondaires, ainsi que 37 enseignants des États membres de l’Union, des pays candidats et du Royaume-Uni. Tous partageront une expérience unique et uniront leurs voix pour donner corps à l’Europe dans laquelle ils souhaitent vivre.

Leurs recommandations pourraient éclairer la deuxième Semaine de la société civile du CESE, organisée à peine quelques jours plus tard, et ainsi servir de base à des discussions axées sur les jeunes. Elles sont également susceptibles d’être partagées avec des représentants de haut niveau des institutions européennes.

Après un lancement prometteur de la manifestation en 2024, cette deuxième édition se tiendra du 17 au 21 mars et aura pour thème «Renforcer la cohésion et la participation dans des sociétés marquées par des clivages». L’instabilité sociale, les ralentissements économiques et le mécontentement généralisé, en particulier chez ceux qui ont le sentiment de ne pas être entendus et se sentent laissés pour compte, ont encore exacerbé les divisions sociétales.

Pour répondre à ces préoccupations pressantes, l’édition 2025 de la Semaine de la société civile réunira un large éventail de parties prenantes de la société civile en Europe et au-delà, fournissant une plateforme unique pour participer à des débats critiques, partager des bonnes pratiques et collaborer pour élaborer des solutions qui favorisent la cohésion sociale et renforcent l’engagement démocratique.

Cette année, trois grandes initiatives seront au programme: les tables rondes organisées par le Groupe de liaison du CESE avec les organisations et réseaux européens de la société civile pour discuter de la manière dont une stratégie européenne en faveur de la société civile pourrait favoriser une plus grande cohésion; la Journée de l’initiative citoyenne européenne (ICE) et son rôle dans la lutte contre les clivages; et la cérémonie de remise du prix de la société civile. Destiné à honorer l’excellence dans les initiatives de la société civile, le 15e prix de la société civile récompense le combat contre les clivages néfastes dans la société européenne. Les lauréats sont originaires de Belgique, de France et de Slovaquie, et représentés respectivement par les organisations de la société civile «Diversité», «Reporters d’espoirs» et «Slovak Debate Association». Le classement sera annoncé au cours de la cérémonie!

Notre Semaine de la société civile arrive à point nommé pour offrir à la société civile et à nos concitoyens une plateforme où ils peuvent s’exprimer sur des questions essentielles, qu’il s’agisse de l’escalade des enjeux liés au changement climatique, de l’augmentation du coût de la vie et de l’aggravation des disparités de revenus, ou encore des résultats des élections de 2024 dans le monde, autant de situations qui créent un terreau fertile pour l’émergence de vastes clivages.

Je vous invite à participer à cet échange constructif en prenant part à nos discussions et en saisissant l’occasion de faire en sorte que les débats donnent lieu à des changements. Nos voix comptent et elles peuvent être entendues tant que nous restons unis, proactifs et prêts à contribuer à une Europe plus solidaire et plus participative. Les inscriptions sont ouvertes! Ne laissez pas passer cette occasion!

Laurenţiu Plosceanu

Vice-président chargé de la communication 

La deuxième édition de la Semaine de la société civile 2025 du CESE, du 17 au 20 mars, aura pour thème «Renforcer la cohésion et la participation dans des sociétés marquées par des clivages». Assurez-vous d’y obtenir votre place en vous y inscrivant par ce lien!

La deuxième édition de la Semaine de la société civile 2025 du CESE, du 17 au 20 mars, aura pour thème «Renforcer la cohésion et la participation dans des sociétés marquées par des clivages». Assurez-vous d’y obtenir votre place en vous y inscrivant par ce lien!

Il est encore temps de vous inscrire à la deuxième édition de la Semaine de la société civile, organisée par le CESE, durant laquelle des acteurs de la société civile européenne, décideurs politiques de l’Union européenne, experts, journalistes et autres parties prenantes se rassembleront pour débattre de l’un des défis les plus prégnants qui se posent aujourd’hui: comment pouvons-nous lutter contre la polarisation de nos sociétés?

Sous l’effet de différentes crises imbriquées, depuis celle de la pandémie et du changement climatique jusqu’à l’augmentation du coût de la vie, en passant par le creusement des inégalités de revenus, la polarisation s’est répandue, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Union, avec pour effet d’approfondir les clivages sociaux, de miner la confiance dans les institutions démocratiques et de mettre à rude épreuve la cohésion de la société.

C’est dans ce contexte que la Semaine de la société civile 2025 lance un appel résolu à agir pour renforcer la cohésion sociale et la participation démocratique. Sous la forme de débats dynamiques et d’ateliers collaboratifs, les quatre journées de ce forum offriront à tous ses participants une plateforme exceptionnelle pour engager un dialogue critique, partager de bonnes pratiques et travailler de concert à l’élaboration de solutions concrètes. 

Les résultats escomptés

Au menu de la Semaine de la société civile 2025 figurent des discussions en tables rondes, organisées sous la houlette du groupe de liaison du CESE avec les organisations et réseaux européens de la société civile, ainsi que la journée de l’initiative citoyenne européenne (ICE) et la cérémonie au cours de laquelle sera remis le prix de la société civile du CESE.

Le coup d’envoi de la manifestation prendra la forme d’un discours de fond prononcé par la chercheuse, écrivaine et commentatrice politique Albena Azmanova, qui brossera un tableau du cadre dans lequel s’inscriront les discussions subséquentes.

Cette intervention sera suivie d’une table ronde de haut niveau, consacrée à un débat sur le thème «Sommes-nous encore unis dans la diversité?» Parmi les intervenants, on retiendra les noms de Younous Omarjee, vice-président du Parlement européen, d’Adriana Porowska, ministre de la société civile de la République de Pologne, s’exprimant au nom de la présidence polonaise du Conseil, d’Oliver Röpke, président du CESE, de Brikena Xhomaqi, coprésidente du groupe de liaison du CESE avec les organisations et réseaux européens de la société civile, de Petros Fassoulas, secrétaire général du Mouvement européen international, ou encore de Mădălina-Mihaela Antoci, du Conseil national de la jeunesse de Moldavie.

Durant cette Semaine de la société civile, les participants étudieront comment il est possible, grâce à l’éducation, de résorber les fractures, de donner à l’Europe les moyens de faire la course en tête en matière d’innovation sans pour autant renoncer à ses valeurs, ainsi que de rendre le logement plus abordable et durable, en luttant contre la précarité énergétique et en soutenant l’habitat intergénérationnel. Nous nous pencherons également sur les moyens de renforcer la société civile grâce au soutien des pouvoirs publics et des structures philanthropiques, examinerons comment garantir que les politiques de l’Union européenne épousent les besoins locaux lors de la transition verte et bleue et réfléchirons à la manière dont il est envisageable, à travers toute l’Europe, de reconnaître, protéger et mobiliser plus efficacement la société civile.

Une session spéciale, coorganisée avec le Parlement européen, traitera spécifiquement du cadre financier pluriannuel (CFP) et de ses enjeux pour la société civile.

Journée de l’ICE 2025

La Journée de l’ICE, le 18 mars, braquera les projecteurs sur le puissant outil de démocratie participative que constitue l’initiative citoyenne européenne (ICE). Instauré par le traité de Lisbonne, ce mécanisme habilite les citoyens à demander à la Commission de proposer une nouvelle législation de l’Union européenne sur un sujet donné. Pour qu’une telle initiative soit prise en compte, ses organisateurs doivent avoir recueilli un million de signatures à l’appui de leur demande.

Dans des débats de haut niveau et des ateliers interactifs, les participants examineront des problématiques essentielles, comme le rôle que les initiatives citoyennes européennes peuvent jouer pour faire pièce à la polarisation, ou les pistes à emprunter afin d’obtenir un soutien renforcé au sein des États membres. Un des points qui retiendront particulièrement l’attention consistera à déterminer par quel truchement les organisations de la société civile peuvent jouer un rôle actif dans le processus des ICE afin que dans l’élaboration des politiques européennes, la voix des citoyens soit entendue.

Les participants auront aussi une occasion unique d’entrer en contact direct avec des organisateurs d’ICE, passées, présentes ou futures, pour une mise en commun du bagage de bonnes pratiques et d’expériences dont ils pourront tirer profit dans leurs propres campagnes.

En outre, la manifestation mettra en évidence l’importance que des stratégies d’impact revêtent pour que les ICE et les panels de citoyens gagnent en efficacité, de manière à accroître les chances que les institutions de l’Union leur donnent un suivi sous forme législative.

Le prix de la société civile 2025

La dernière journée de la Semaine de la société civile 2025 sera notamment consacrée à la cérémonie durant laquelle sera remis le quinzième prix de la société civile du CESE.

L’objectif de cette distinction consiste à sensibiliser le public à la contribution exceptionnelle que la société civile peut apporter pour façonner une identité et une citoyenneté européennes, ainsi qu’à promouvoir les valeurs communes sur lesquelles se fonde l’intégration européenne. Le prix est décerné chaque année à des personnes ou des organisations de la société civile afin d’honorer les projets novateurs et créatifs qu’elles ont développés, dans un but non lucratif, en rapport avec différentes thématiques pertinentes pour l’Union européenne.

Cette année, cette distinction sera octroyée à trois initiatives luttant contre cette polarisation, qui répand ses funestes effets au sein de la société de l’Union européenne.

La Semaine de la société civile se conclura par une séance de clôture animée, qui donnera la parole au vice-président de la Commission européenne (à confirmer), à Katarina Barley, vice-présidente du Parlement européen, à Oliver Röpke, président du CESE, ainsi qu’à la secrétaire générale de la Fondation du Centre pour la démocratie en Serbie, Nataša Vučković.

Participez aux échanges!

Tout au long de ses quatre jours, où vous aurez l’occasion de prendre part à des discussions éclairantes, d’écouter des orateurs de haut vol et de profiter de formidables possibilités de développer vos réseaux, la Semaine de la société civile 2025 constitue un rendez-vous que vous ne voudrez pas manquer. Assurez-vous d’y obtenir une place en vous y inscrivant dès aujourd’hui, et rejoignez-nous pour faire en sorte que ces échanges se traduisent en autant de changements. Votre voix compte pour construire une Europe plus solidaire et participative!

Le programme complet est disponible par ce lien.

Inscrivez-vous, grâce à ce lien avant le 12 mars. (ma)