Over a year ago, the Letta and Draghi reports sounded the alarm bell about the state of the European internal market. The findings were clear: our single market — the cornerstone of European integration — is eroding. Fragmented, overregulated, and underutilized, it increasingly holds back rather than drives our collective progress.

Notre groupe ne représente aucun parti politique ni aucune idéologie. Nous représentons des entrepreneurs, des PME et des employeurs fiers de leur travail — autant d’individus qui prennent soin de leur entreprise, de leurs salariés et des collectivités qu’ils soutiennent. 

17 septembre 2025 — Alors que le mandat 2020-2025 du Comité économique et social européen (CESE) prend fin avec la session plénière des 17 et 18 septembre, le groupe des employeurs du CESE a désigné ses candidats aux plus hautes fonctions pour le mandat à venir.

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Cette "étude de faisabilité visant à générer des statistiques sur la migration induite par le climat et à envisager des pistes d’action"  a pour but de rassembler et examiner les données existantes sur la migration induite par le climat, en se concentrant sur cinq États membres (France, Allemagne, Grèce, Italie et Espagne) et un pays candidat (Turquie), afin d’éclairer une réponse efficace de l’UE. Il n’existe pas de définition universellement acceptée de la migration induite par le climat.

Alena Mastantuono, vice-présidente du CESE chargée du budget. Déléguée permanente de la Chambre de commerce tchèque à Bruxelles et conseillère pour les affaires européennes, elle est depuis 2020 une membre active du groupe des employeurs du CESE. Nous l’avons interrogée sur les priorités de son mandat de vice-présidente, et sur le poids qu’elle entend accorder à la question du budget dans les travaux du Comité.

Alena Mastantuono, vice-présidente du CESE chargée du budget. Déléguée permanente de la Chambre de commerce tchèque à Bruxelles et conseillère pour les affaires européennes, elle est depuis 2020 une membre active du groupe des employeurs du CESE. Nous l’avons interrogée sur les priorités de son mandat de vice-présidente, et sur le poids qu’elle entend accorder à la question du budget dans les travaux du Comité.

Par Kristina Aaltonen

La mise en œuvre de la législation et des normes de l’UE est un aspect central du processus d’adhésion. Toutefois, le développement démocratique durable d’un pays ne saurait se limiter au respect du droit européen. La société civile joue un rôle déterminant pour promouvoir une meilleure compréhension et le développement de la société dans le respect des valeurs européennes. Devenir un véritable État membre exige dès lors de mettre en place des initiatives centrées sur les citoyens, la société civile et les partenaires sociaux. 

Par Kristina Aaltonen

La mise en œuvre de la législation et des normes de l’UE est un aspect central du processus d’adhésion. Toutefois, le développement démocratique durable d’un pays ne saurait se limiter au respect du droit européen. La société civile joue un rôle déterminant pour promouvoir une meilleure compréhension et le développement de la société dans le respect des valeurs européennes. Devenir un véritable État membre exige dès lors de mettre en place des initiatives centrées sur les citoyens, la société civile et les partenaires sociaux. 

Le secteur des services publics est un acteur de premier plan dans ce domaine, parce qu’il influence profondément le quotidien de chacun. Il est primordial que les services publics et le système politique bénéficient de la confiance de la population, et l’éducation fait partie des ressources les plus précieuses à cet égard. Qu’elle soit formelle ou informelle, elle doit constituer l’un des piliers sur lesquels repose toute société démocratique. En développant leur esprit critique, leurs connaissances, leurs compétences, leurs attitudes et leurs valeurs, c’est par l’éducation que l’on prépare les enfants à devenir des citoyens qui prennent part à la vie démocratique. L’on ne saurait toutefois y parvenir sans garantir l’autonomie professionnelle et la liberté académique. Protéger le rôle démocratique de l’éducation est une nécessité absolue pour défendre les valeurs européennes. Enseignants, chefs d’établissement et autorités éducatives locales doivent faire entendre leur point de vue et apporter une contribution significative pour mener à bien cette transformation.

La société civile et les pouvoirs publics doivent impérativement agir de concert pour encourager la transparence, valoriser la responsabilisation et renforcer la confiance du public. Lorsqu’ils engagent des dialogues structurés et participent aux processus stratégiques, les organisations de la société civile et les partenaires sociaux contribuent à affermir la gouvernance démocratique et la résilience. Une telle approche inclusive est vitale pour lutter contre le populisme et défendre les droits fondamentaux.

Nous, membres du Comité économique et social européen, estimons que le soutien aux partenaires sociaux et aux organisations de la société civile doit figurer parmi les priorités stratégiques qui sous-tendent le processus d’élargissement. Pour ce faire, il s’impose d’accroître les capacités des organisations de la société civile au moyen de programmes et de financements ciblés de l’UE, ainsi que d’encourager les partenariats et l’apprentissage par les pairs avec les structures homologues dans les États membres. Les comités consultatifs mixtes (des plateformes de la société civile établies entre le CESE et les pays candidats) et d’autres plateformes ont déjà montré ce qu’elles pouvaient apporter en tant qu’espaces de dialogue et d’apprentissage mutuel. Alors que débutent les discussions sur le prochain cadre financier pluriannuel de l’Union, nous devons veiller à ce que les dispositifs de financement soient utilisés de manière plus stratégique, de sorte à amplifier les moyens d’action des acteurs démocratiques dans les pays candidats.

La Commission devrait accorder aux partenaires sociaux des pays candidats à l’adhésion le statut d’observateur dans le cadre du dialogue social européen. Il s’agit là d’une condition préalable qui revêt une importance stratégique pour renforcer les valeurs européennes dans les pays candidats, comme l’indique Kristina Aaltonen, rapporteure de l’avis du CESE sur le thème «Renforcer les valeurs européennes dans les pays candidats en soutenant le secteur des services publics et en renforçant la position des partenaires sociaux et des organisations de la société civile.

La Commission devrait accorder aux partenaires sociaux des pays candidats à l’adhésion le statut d’observateur dans le cadre du dialogue social européen. Il s’agit là d’une condition préalable qui revêt une importance stratégique pour renforcer les valeurs européennes dans les pays candidats, comme l’indique Kristina Aaltonen, rapporteure de l’avis du CESE sur le thème «Renforcer les valeurs européennes dans les pays candidats en soutenant le secteur des services publics et en renforçant la position des partenaires sociaux et des organisations de la société civile.

Ce n’est pas lorsque tout le monde est d’accord qu’un véritable dialogue s’instaure, mais quand on accepte de rester autour de la table malgré nos divergences... Car notre objectif commun de défendre la démocratie, les droits de l’homme, l’état de droit, la solidarité et la participation citoyenne sera toujours plus fort que ce qui nous divise, écrit notre invité surprise Piotr Sadowski. M. Sadowski vient d’être élu coprésident du Groupe de liaison du CESE, une plateforme qui met en relation le Comité et les organisations de la société civile et a pour but de promouvoir le dialogue et la coopération sur des valeurs européennes fondamentales. Il assumera ce rôle aux côtés de Séamus Boland, président du CESE.

Ce n’est pas lorsque tout le monde est d’accord qu’un véritable dialogue s’instaure, mais quand on accepte de rester autour de la table malgré nos divergences... Car notre objectif commun de défendre la démocratie, les droits de l’homme, l’état de droit, la solidarité et la participation citoyenne sera toujours plus fort que ce qui nous divise, écrit notre invité surprise Piotr Sadowski. M. Sadowski vient d’être élu coprésident du Groupe de liaison du CESE, une plateforme qui met en relation le Comité et les organisations de la société civile et a pour but de promouvoir le dialogue et la coopération sur des valeurs européennes fondamentales. Il assumera ce rôle aux côtés de Séamus Boland, président du CESE.

Piotr Sadowski a été élu coprésident du Groupe de liaison du CESE avec les organisations et réseaux européens de la société civile début octobre. Il est également secrétaire général de Volonteurope, un réseau européen basé à Bruxelles qui œuvre en faveur de la justice sociale par le volontariat et la citoyenneté active. Il est vice-président de la conférence des ONG internationales du Conseil de l’Europe et vice-président de la Lifelong Learning Platform. Tout au long de sa carrière, il a défendu les valeurs européennes et fait en sorte que les voix de la société civile organisée soient représentées tant à l’échelon de l’Union qu’au niveau du Conseil de l’Europe. Membre de longue date du mouvement socialiste et démocrate européen, M. Sadowski est un fervent défenseur des politiques progressistes et s’engage activement en faveur des droits des personnes LGBTQIA+.

La pauvreté infantile continuant d’augmenter tant dans l’Union que chez ses voisins, les États membres de l’UE ne sont toujours pas près d’atteindre l’objectif consistant à sortir cinq millions d’enfants de la pauvreté d’ici à 2030. Pourtant, en imposant des obligations contraignantes et en prévoyant un financement spécifique dans son nouveau budget, l’Europe a toujours la possibilité de placer les droits de l’enfant au cœur de son modèle social et économique, écrit Eurochild, le plus grand réseau européen d’organisations et de personnes travaillant pour et avec les enfants.

La pauvreté infantile continuant d’augmenter tant dans l’Union que chez ses voisins, les États membres de l’UE ne sont toujours pas près d’atteindre l’objectif consistant à sortir cinq millions d’enfants de la pauvreté d’ici à 2030. Pourtant, en imposant des obligations contraignantes et en prévoyant un financement spécifique dans son nouveau budget, l’Europe a toujours la possibilité de placer les droits de l’enfant au cœur de son modèle social et économique, écrit Eurochild, le plus grand réseau européen d’organisations et de personnes travaillant pour et avec les enfants.

Mettre fin à la pauvreté infantile n’est pas un acte de charité, mais une obligation morale et juridique ancrée dans les droits humains. Chaque enfant a le droit de grandir à l’abri de la pauvreté et d’avoir accès aux services essentiels reconnus par la convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant (CNUDE).

Ce que disent les chiffres

Les États membres de l’UE sont loin d’atteindre l’objectif fixé pour 2030, à savoir réduire d’au moins cinq millions le nombre d’enfants en situation de pauvreté. Au contraire, la pauvreté infantile augmente. En 2024, 24,2 % des enfants étaient exposés au risque de pauvreté et d’exclusion sociale. La situation est particulièrement grave en Bulgarie (35,1 %), en Espagne (34,6 %) et en Roumanie (33,8 %).

Dans les pays candidats, la situation est tout aussi préoccupante. En 2021, 50,1 % des enfants d’Albanie étaient exposés au risque de pauvreté et d’exclusion sociale, tandis que la pauvreté des enfants en Ukraine atteignait 65,6 % (UNICEF). Au sein de l’UE, c’est en Finlande (+ 3,5 pp) et en Croatie (+ 2 pp) que l’on observe les plus fortes augmentations de la pauvreté infantile depuis 2023.

Comment lutter contre la pauvreté infantile?

La lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale des enfants est une priorité centrale d’Eurochild. Sur la base des informations fournies par nos membres, reprises dans notre rapport phare annuel, notre action de plaidoyer promeut des réformes systémiques visant à lutter contre les inégalités structurelles. Il s’agit notamment:

  • de renforcer les systèmes de protection sociale;
  • d’accroître les investissements publics dans les services à la petite enfance;
  • de garantir l’accès universel à une éducation et des soins de santé de qualité.

Nous avons invariablement plaidé en faveur de l’inclusion d’informations sur la pauvreté et les droits sociaux des enfants dans le Semestre européen, qui est en cours de mise en œuvre. Nous influençons également la future stratégie européenne de lutte contre la pauvreté, le socle européen des droits sociaux et le plan européen pour des logements abordables, en veillant à ce que ces cadres soient pleinement intégrés dans le cadre financier pluriannuel 2028-2032.

La pauvreté infantile se conjugue avec des facteurs tels que le handicap, le sexe, l’origine ethnique et le passé migratoire. Eurochild plaide en faveur d’une approche intersectionnelle et fondée sur les droits, qui donne la priorité aux enfants les plus défavorisés, en mettant l’accent sur la lutte contre la discrimination structurelle et la rupture des cycles d’exclusion afin de garantir l’équité dans tous les aspects du développement de l’enfance.

Avec l’association Save the Children Europe, Eurochild copréside l’Alliance européenne pour l’investissement dans l’enfance, une coalition d’une vingtaine de réseaux européens s’étant engagés à mettre fin à la pauvreté infantile. En juin, nous avons adressé aux présidents de la Commission européenne, du Parlement européen et du Conseil européen une lettre conjointe par laquelle nous réclamons un volet social solide dans le budget de l’UE. Nos revendications sont claires:

  1. Renforcer la garantie européenne pour l’enfance. Cette initiative historique est efficace. Toutefois, elle doit être renforcée et rester bien ciblée sur les enfants les plus exposés.
  2. Intégrer la garantie européenne pour l’enfance dans un agenda social européen plus fort. La future stratégie européenne de lutte contre la pauvreté, la révision du règlement relatif au Fonds social européen et le plan d’action sur le socle européen des droits sociaux doivent placer la lutte contre la pauvreté infantile au cœur des ambitions sociales de l’Europe. Ces cadres doivent être correctement conçus et financés de manière à soutenir des politiques globales, intersectionnelles et fondées sur les droits.
  3. Soutenir les ambitions grâce à un financement solide dans le prochain cadre financier pluriannuel. L’investissement social doit rester au cœur des priorités de l’UE pour l’après-2027. L’Europe doit protéger la dimension sociale qui sous-tend sa cohésion, sa légitimité et son atout stratégique unique. 

Le prochain budget de l’UE: l’occasion de lutter contre la pauvreté infantile

Le nouveau budget de l’UE est l’occasion pour l’Europe de placer les droits de l’enfant au centre de son modèle économique et social. Malgré les progrès réalisés dans le cadre de la garantie européenne pour l’enfance et du Fonds social européen plus (FSE+), des lacunes persistent. Les plans de partenariat nationaux et régionaux, proposés par la Commission européenne pour remplacer le FSE+, risquent de reléguer au second plan les investissements axés sur les enfants.

Eurochild demande instamment des engagements explicites en faveur de l’éradication de la pauvreté infantile, y compris l’affectation de fonds à la lutte contre la pauvreté infantile dans les plans de partenariat nationaux et régionaux, correspondant au moins à l’exigence actuelle de 5 % du FSE+, voire davantage pour les pays où les taux de pauvreté infantile sont plus élevés.

Nous réclamons en outre des garanties plus solides en ce qui concerne les normes internationales en matière de droits de l’enfant, y compris la CNUDE et la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées (CNUDPH), ainsi que la participation des organisations de la société civile et des enfants à la conception et au suivi des programmes. Lier ces priorités au Semestre européen garantirait l’obligation de rendre des comptes et le suivi des progrès au moyen d’objectifs mesurables et de rapports annuels.

En l’absence d’obligations contraignantes, d’un financement suffisant et d’une gouvernance participative, l’UE risque de ne pas tenir sa propre promesse, à savoir sortir 5 millions d’enfants de la pauvreté d’ici à 2030 et éradiquer la pauvreté d’ici à 2050. L’inaction nuirait non seulement à la cohésion future de l’Europe, mais aussi aux droits fondamentaux des enfants.

Eurochild est le plus grand réseau européen d’ONG nationales et internationales, de coalitions en faveur des droits de l’enfant, d’instituts de recherche et de professionnels défendant les enfants et leur bien-être. Il compte 225 membres dans 41 pays. En influençant les politiques, en échangeant les bonnes pratiques et les recherches, et en associant activement les enfants à différents aspects de son travail, Eurochild entend faire en sorte que chaque enfant en Europe grandisse en étant heureux, en bonne santé et respecté, et que les droits de l’enfant soient au cœur des politiques européennes.

Le Réseau européen de lutte contre la pauvreté (EAPN) plaide depuis longtemps en faveur d’une stratégie européenne de lutte contre la pauvreté. Maintenant que son lancement approche, Susana Anastácio, responsable de la communication à l’EAPN, partage la vision du réseau quant à la forme que devrait prendre une stratégie efficace. 

Le Réseau européen de lutte contre la pauvreté (EAPN) plaide depuis longtemps en faveur d’une stratégie européenne de lutte contre la pauvreté. Maintenant que son lancement approche, Susana Anastácio, responsable de la communication à l’EAPN, partage la vision du réseau quant à la forme que devrait prendre une stratégie efficace. En effet, si nous voulons vraiment une Europe où chacun peut vivre dans la dignité, les promesses ne suffiront pas. Ce dont nous avons besoin, c’est de courage politique, d’un financement suffisant et d’un engagement à tous les niveaux.

Par Susana Anastácio, EAPN

Le Réseau européen de lutte contre la pauvreté et ses membres plaident depuis plus de 30 ans en faveur d’une stratégie européenne de lutte contre la pauvreté. Depuis l’annonce de cette nouvelle stratégie par Ursula von der Leyen, présidente de la Commission, en juillet 2024, nous avons intensifié nos efforts afin de présenter une vision claire de ce à quoi devrait ressembler une stratégie efficace. À l’approche de 2026, l’année prévue pour le lancement de la stratégie, nous présentons notre vision avec espoir et prudence. En effet, même si l’on nous promet la justice sociale, le terrain reste inégal.

Dans son discours sur l’état de l’Union de 2025, la présidente von der Leyen a mis la barre plus haut en s’engageant à éradiquer la pauvreté d’ici à 2050. L’EAPN fait valoir depuis longtemps que l’objectif doit être l’éradication et non une simple atténuation de la pauvreté, et qu’il ne pourra être atteint qu’avec la participation effective des personnes en situation de pauvreté à chaque étape du processus: de la conception à l’évaluation, en passant par la mise en œuvre. C’est pourquoi nous demandons la création, dans le cadre de la stratégie européenne de lutte contre la pauvreté, d’un comité PeP (Personnes en situation de pauvreté) et d’un comité de la société civile.

«Rien sur nous sans nous» Des politiques élaborées à huis clos ne peuvent pas refléter la diversité des réalités vécues par ces personnes. Seule une expertise par expérience permettra de combler ces lacunes. Mais la participation doit être représentative, durable, significative et équitablement rémunérée, faute de quoi elle risque de devenir purement symbolique.

L’EAPN continue de créer des espaces où des personnes en situation de pauvreté dialoguent sur un pied d’égalité avec des décideurs politiques, des militants et des experts. En septembre, nous avons organisé la première consultation PeP en prévision du lancement de la stratégie européenne de lutte contre la pauvreté. Elle a rassemblé des experts par expérience de toute l’Europe ainsi que des représentants de la Commission européenne, notamment la vice-présidente exécutive Roxana Mînzatu, afin de discuter de solutions concrètes pour lutter contre la pauvreté dans l’UE.

Le 5 novembre, nous organiserons, en collaboration avec l’intergroupe «Lutte contre la pauvreté» du Parlement européen, une Journée de lutte contre la pauvreté. Des organisations de la société civile ainsi que des personnes en situation de pauvreté contribueront activement à l’élaboration du programme et joueront un rôle de premier plan dans son déroulement. Cette journée sera suivie de la réunion PeP annuelle. Cette année, notre approche consiste à doter les personnes en situation de pauvreté des outils nécessaires pour garantir leur participation au moyen d’ateliers de renforcement des capacités ainsi que de réunions avec les principales parties prenantes. Nous avons tous besoin d’aide pour nous engager de manière efficace et les personnes en situation de pauvreté ne font pas exception.

Les informations recueillies dans le cadre de ces activités n’ont pas qu’une valeur symbolique; elles alimentent directement nos priorités politiques en prévision de la stratégie européenne de lutte contre la pauvreté. L’EAPN considère également cette stratégie comme une occasion unique de renforcer les engagements existants au titre du plan d’action sur le socle européen des droits sociaux. Nous avons défini cinq priorités: la garantie d’un revenu adéquat, des marchés de l’emploi inclusifs, l’accès aux services essentiels, la lutte contre le sans-abrisme et les aspects intersectionnels de la pauvreté.

Toutefois, la valeur ajoutée de la stratégie européenne de lutte contre la pauvreté réside dans sa capacité à aller au-delà des principes du socle européen des droits sociaux en s’attaquant aux causes profondes de la pauvreté et en reconnaissant sa nature multidimensionnelle. La pauvreté est ancrée dans une injustice systémique, des relations de pouvoir inégales et une répartition inéquitable des richesses et des ressources, et elle est renforcée par la discrimination.

C’est la raison pour laquelle l’EAPN a œuvré en faveur de l’intégration d’une perspective de lutte contre la pauvreté dans les stratégies antidiscrimination de l’UE, notamment dans des domaines comme la lutte contre le racisme, les questions LGBTIQ et l’égalité entre les hommes et les femmes, tout en insistant sur la nécessité d’ancrer une perspective antidiscriminatoire dans la stratégie européenne de lutte contre la pauvreté, en tant que condition non négociable de son succès.

La lutte contre la pauvreté nécessite un véritable financement et une action coordonnée aux niveaux européen, national et local. Le prochain cadre financier pluriannuel (2028-2034) est donc l’une de nos principales préoccupations. À défaut de ressources suffisantes et si l’éradication de la pauvreté n’est pas clairement érigée en priorité, les engagements de l’UE risquent de rester lettre morte. L’absence d’un budget structurel et adéquat pour soutenir les populations les plus marginalisées est particulièrement alarmante.

Dans le même temps, il n’existe actuellement aucun mécanisme garantissant l’adoption de stratégies nationales et locales de lutte contre la pauvreté. L’EAPN et ses membres considèrent cette question comme centrale. Si l’UE peut définir la voie à suivre, les politiques de lutte contre la pauvreté relèvent très souvent des compétences nationales ou locales. Par exemple, l’Union ne peut pas redistribuer directement les revenus au moyen d’allocations de chômage ou de pensions, mais elle peut favoriser la coordination et fixer des normes minimales dans ce domaine.

Notre campagne actuelle à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté insiste sur l’importance de stratégies nationales et locales de lutte contre la pauvreté s’appuyant sur les travaux de nos membres à l’échelon national et sur leurs rapports «Poverty Watch» nationaux. En 2026, nous lancerons le rapport «Poverty Watch» européen, qui donnera un aperçu de la situation actuelle dans l’ensemble de l’Europe.

Au sein de l’EAPN, nous restons déterminés à maintenir la pauvreté et l’exclusion sociale au premier rang des priorités politiques européennes, nationales et locales. Nous croyons en une Europe où chacun peut vivre dans la dignité, mais il faudra plus que des promesses pour y parvenir. Cet objectif requiert du courage politique, des ressources adéquates et un engagement commun à tous les niveaux de gouvernance.

Susana Anastácio est responsable principale de la communication pour le Réseau européen de lutte contre la pauvreté (EAPN), où elle gère la communication stratégique et l’engagement numérique afin de sensibiliser à la pauvreté et à l’exclusion sociale en Europe. Elle est plus spécialement chargée de traduire des questions sociales complexes en messages clairs et percutants destinés à des publics divers.

Le réseau européen de lutte contre la pauvreté (EAPN) est le plus grand réseau européen d’ONG, d’associations et d’organisations de terrain actives dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Créé en 1990, il rassemble 31 réseaux nationaux et 13 organisations européennes œuvrant en faveur d’une Europe plus inclusive sur le plan social.