Table ronde 6: Transformer la prochaine génération en citoyens européens grâce à l’éducation civique

This page is also available in

Il existe une différence entre enseigner et/ou apprendre au sujet de l’Union européenne et vivre l’identité européenne de manière directe.

L’éducation se déroule tout au long de la vie, elle embrasse tous les aspects de celle-ci et se présente sous trois formes: formelle (à l’école), non formelle (dans des organisations de jeunesse et autres associations ou grâce à des projets divers) et informelle (par l’intermédiaire des médias, des pairs, etc.). Nous devons donc veiller à ce que ces différentes formes soient complémentaires les unes des autres.

Dans le cas de l’éducation formelle, nous devons améliorer la manière dont l’enseignement à l’Union européenne est dispensé auprès des jeunes dans les cours d’éducation civique ou, mieux encore, dans l’ensemble des matières. L’objectif est d’aller au-delà de la description des structures européennes, en donnant aux élèves la possibilité de découvrir les avantages pratiques de l’Union ainsi que ses valeurs.

En ce qui concerne l’éducation non formelle, de nombreux projets sont actuellement en cours. L’on peut citer à titre d’exemple les échanges entre jeunes: ils sont essentiels pour apprécier la diversité que recèle l’Union, car ils offrent aux jeunes l’occasion de communiquer les uns avec les autres. À cet égard, il est crucial d’accroître le budget qui sera alloué au programme Erasmus+ et à son volet consacré à la jeunesse, afin de toucher davantage de citoyens, y compris des groupes de personnes plus âgées.

Pour que l’apprentissage informel au sujet de l’Union soit une réussite, l’une des recommandations évidentes vise à sortir de la bulle des institutions européennes afin d’aller à la rencontre des citoyens, en utilisant un langage accessible et en adoptant une approche plus concrète. Toutefois, de telles recommandations ne sont pas toujours suivies dans la pratique. Il est essentiel de renforcer l’éducation aux médias dans l’ensemble de la population. Une mise en récit efficace peut également y contribuer, par exemple au moyen de bandes dessinées, comme le fait la «supergirl de l’UE» (#EUsupergirl) qui était à nos côtés cet après-midi.

Au CESE, nous élaborons actuellement un avis sur l’éducation au sujet de l’Union européenne, à la demande de la présidence roumaine. Cet avis devrait être adopté en mars et reprendra l’ensemble de ces recommandations.