Une Union de l’égalité: plan d’action de l’UE contre le racisme 2020-2025

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Avis du CESE: Une Union de l’égalité: plan d’action de l’UE contre le racisme 2020-2025

Points clés

Le CESE:

  • accueille favorablement le plan d’action de l’UE contre le racisme 2020-2025 présenté par la Commission européenne, et espère qu’il aidera tant les institutions européennes que les institutions des États membres à renouveler leurs efforts dans la lutte contre le racisme et d’autres formes de discrimination structurelle;
  • indique que le plan est pertinent et arrive au bon moment, l’actuelle crise épidémiologique de la COVID-19 ayant crée de nouvelles difficultés en matière d’inclusion et de promotion de la diversité. En période de crise, les comportements et actes discriminatoires ont tendance à s’accroître;
  • souligne que même avant la crise de la COVID-19, la situation des minorités et des groupes vulnérables dans l’UE se détériorait. Les attitudes hostiles envers les migrants se sont répandues, encouragées par des dirigeants et des partis qui, mus par un objectif électoraliste, instillent des sentiments négatifs à l’égard des musulmans, des Africains ou des Asiatiques. Les minorités historiques comme les Roms sont de plus en plus visés par des actes de haine raciale. La population juive d’Europe est de moins en moins en sécurité;
  • fait observer que, si le plan regroupe tous les instruments disponibles, une certaine ambition et une profondeur historique semblent lui faire défaut, et que l’approche qui y est adoptée est trop prudente, alors que la situation sur le terrain se dégrade rapidement;
  • souligne que la lutte contre la discrimination, le racisme, la xénophobie et d’autres formes d’intolérance au niveau européen relève d’une évidente responsabilité consacrée dans les textes fondateurs de l’Union européenne. Elle n’est pas facultative;
  • soutient l’élaboration d’une nouvelle législation visant à renforcer le rôle des organismes nationaux pour l’égalité de traitement;
  • incite également le Conseil à adopter la proposition de la Commission de 2008 relative à la mise en œuvre du principe de l’égalité de traitement entre les personnes sans distinction de religion ou de convictions, de handicap, d’âge ou d’orientation sexuelle;
  • demande que la mise en œuvre de la décision-cadre sur la lutte contre le racisme et la xénophobie au moyen du droit pénal fasse l’objet d’une évaluation complète;
  • demande que l’on insiste davantage sur la diffusion organisée des discours de haine, y compris en ligne, ainsi que sur leur traitement qu’il convient de leur réserver;
  • rappelle qu’au cours de la dernière décennie, nous avons malheureusement vu un grand nombre de groupes et d’organisations afficher ouvertement des idées, des symboles et des actions trouvant leur origine dans le fascisme européen de l’entre-deux-guerres, et indique qu’il convient de traiter cette nouvelle mobilisation en conséquence, non seulement au moyen d’actions législatives et répressives, mais aussi par des actions directes et résolues qui s’attaquent aux causes profondes de la radicalisation de droite;
  • souligne que les racines historiques du racisme doivent être à nouveau placées au centre de l’attention et des actions, en particulier dans le domaine de l’éducation. Il faudrait concevoir de nouveaux programmes d’études et de nouveaux manuels scolaires, et organiser des sessions de formation destinées aux enseignants et aux éducateurs avec le soutien de l’UE;
  • se joint à la Commission pour encourager tous les États membres à élaborer et à adopter des plans d’action nationaux contre le racisme et contre la discrimination fondée sur la race.