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Relations UE-ANASE

  1. L'entrée en vigueur de la Charte de l'ANASE le 15 décembre 2008 renforce les arguments qui plaident en faveur d'une nouvelle analyse et d'un renouvellement des relations ANASE-UE.

 

  1. Malgré les efforts, financiers et autres, fournis pour promouvoir un dialogue structuré entre l'UE et l'ANASE et des négociations bilatérales dans divers domaines (politique, coopération, commerce, etc.), les résultats concrets sont insuffisants, tandis que le dialogue avec et au sein de la société civile continue à fonctionner d'une manière qui ne reflète pas son potentiel. Il convient par conséquent de déployer tous les efforts possibles pour développer un partenariat avec une région que l'UE estime stratégique pour ses intérêts à l'échelle mondiale.

 

  1. Le CESE se félicite que les négociations commerciales entre l'UE et l'ANASE se fixent des objectifs plus ambitieux que les autres accords commerciaux conclus par l'ANASE, en particulier concernant les normes en matière de travail et d'environnement ainsi que le dialogue social. Le Comité recommande toutefois que cette ambition n'entrave pas la conclusion d'un accord régional UE-ANASE. En conséquence, il convient de considérer l'approche bilatérale comme un premier pas vers la conclusion d'accords économiques et commerciaux au niveau régional ou multilatéral, et non comme une renonciation à de tels accords.

 

  1. Le CESE souhaite, en collaboration avec les autres institutions européennes, promouvoir et faciliter le renforcement du dialogue avec les sociétés civiles des pays membres de l'ANASE, en particulier concernant les groupes de population les plus vulnérables, et est disposé à offrir son expertise à cette fin. Cette mission pourra sans aucun doute être facilitée et renforcée si elle est réalisée en étroite coopération et intégration avec le nouveau Service européen d'action extérieure de l'UE.

 

Le Comité propose l'établissement d'un dialogue permanent entre les fonctionnaires de l'ANASE et les membres du CESE. Il préconise par ailleurs de créer des occasions d'organiser, à intervalle régulier, des discussions et coopérations institutionnelles, notamment en relation avec les principaux événements de l'organisation et les moments-clés du dialogue structuré UE-ANASE et ASEM.

 

  1. S'agissant des droits humains, le Comité ne peut que se réjouir de la mise en place récente (avec l'entrée en vigueur de la Charte ANASE) d'une commission intergouvernementale en la matière.

 

Bien que cet organe soit privé (du moins pour le moment) de pouvoirs contraignants et de sanction et que son rôle consiste dès lors moins à protéger les droits humains qu'à les promouvoir, il constitue sans aucun doute un premier pas vers une protection plus complète des droits en question dans les années à venir. Compte tenu de la situation actuelle en matière de droits humains en Birmanie/Myanmar, il n'est pas possible de poursuivre les négociations avec la dictature militaire actuellement au pouvoir dans ce pays.