Négociations collectives vertes

EESC opinion: Négociations collectives vertes

Points clés

Le CESE:

  • part du principe que les entreprises et les travailleurs doivent disposer de canaux adéquats pour participer à la protection de l’environnement et à la lutte contre le changement climatique;
  • est d’avis que les négociations collectives menées aux niveaux concernés pourraient mettre davantage l’accent sur les enjeux liés à la transition écologique;
  • considère que, dans le cadre des négociations collectives, les discussions relatives aux enjeux écologiques doivent porter sur des clauses qui peuvent être négociées entre les partenaires sociaux concernés par les conventions collectives ayant un effet direct ou indirect sur l’environnement. Ces clauses peuvent couvrir, entre autres, les aspects suivants:
  1. l’incidence de l’activité des entreprises sur l’environnement;
  2. la protection des travailleurs contre les effets du changement climatique et environnemental;
  3. les répercussions de la transformation écologique sur l’activité d’une entreprise, pour ce qui est de l’organisation du travail, de l’évolution des profils professionnels et des compétences des travailleurs;
  4. le suivi, en interne, de la mise en œuvre des dispositions relatives aux trois points précédents;
  • met en avant la négociation collective comme un outil essentiel qui peut aider les entreprises et les travailleurs à relever les défis posés par la crise climatique, y compris les coûts qui en découlent pour les entreprises;
  • souligne que l’incidence de la transition écologique notamment sur l’emploi et la cohésion territoriale et sociale, la création d’emplois, les transitions entre différents secteurs d’activité et la formation et la reconversion des travailleurs, la vulnérabilité particulière des travailleurs âgés, la santé et la sécurité au travail sont autant de questions qui peuvent être abordées dans les négociations collectives, toujours dans une perspective de genre appropriée;
  • demande à l’UE, aux États membres et aux partenaires sociaux, dans le plein respect de l’autonomie collective, d’adopter des mesures plus engagées et plus efficaces qui favorisent le développement et accroissent l’importance des volets écologiques de la négociation collective aux différents niveaux appropriés;
  • invite l’UE et les États membres à soutenir davantage les actions et initiatives qui inciteront les employeurs et les travailleurs à s’adapter à la transition écologique.