European Economic
and Social Committee
Initiatives sectorielles et compétitivité globale de l’Union
Le CESE:
- fait observer que l’éventail des champs qui composent la compétitivité a évolué rapidement: outre la productivité et l’efficacité, elle inclut désormais aussi des aspects liés à la durabilité, à l’ingéniosité et à la résilience. Une base industrielle solide est nécessaire pour mettre au point des processus adaptés face à l’avenir;
- souligne que les politiques sectorielles, ou verticales, gagnent en importance, étant donné qu’elles fournissent aux écosystèmes essentiels des orientations et un soutien, par l’intermédiaire d’outils de nature législative, financière et institutionnelle;
- fait valoir que la compétitivité de l’Union européenne est mise à l’épreuve, en particulier dans les industries à forte intensité énergétique et dans les technologies de l’information, ainsi qu’en raison des politiques mercantilistes menées par des pays tiers;
- est convaincu que la politique industrielle de l’Europe devra continuer à renforcer les moteurs de compétitivité par les mesures suivantes: favoriser les investissements, garantir l’accès à une énergie bas carbone sûre et abordable, exploiter le potentiel de la transformation numérique, valoriser le capital humain, stimuler l’innovation et la recherche et développement, mieux réglementer et consolider le marché unique, et assurer un accès équitable aux ressources essentielles grâce à des chaînes d’approvisionnement sûres. Cette action doit être mise en place afin de maintenir, restaurer et développer plus avant les capacités industrielles de l’UE, tout en conservant et créant des emplois de qualité;
- indique que le soutien financier en faveur des politiques doit prévoir un financement et des aides d’État qui soient plus intégrés et, par ailleurs, s’attacher à encourager les écosystèmes public-privé, exercer un contrôle public et garantir une allocation efficace des ressources;
- signale qu’il s’impose de parachever le marché unique, de faire respecter ses règles et d’éliminer les obstacles qui l’encombrent. Il conviendrait d’intégrer les marchés de la finance, des communications et de l’énergie et de les compléter par l’adjonction des secteurs de la santé et du numérique, ainsi que de la «cinquième liberté», à savoir celle qui a trait à la recherche et développement et à l’innovation (R&D&I);
- considère que les dépenses consenties par l’Union en matière de recherche et développement devraient équivaloir à celles de ses concurrents mondiaux et être canalisées vers les domaines dans lesquels ses écosystèmes industriels et ses moteurs d’innovation sont susceptibles de dégager un maximum de valeur ajoutée;
- invite la prochaine Commission à élaborer et mettre en œuvre un pacte industriel, assorti au «nouveau pacte pour la compétitivité», sur la base des acquis du modèle social européen.
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CR CCMI/236