Fixer le cadre d’une planète bleue durable: mise à jour du programme international de gouvernance des océans

EESC opinion: Fixer le cadre d’une planète bleue durable: mise à jour du programme international de gouvernance des océans

Points clés

Le CESE:

  • estime que la gouvernance des océans constitue un sujet complexe et transdisciplinaire qui appelle une coopération internationale. En outre, il ne s’agit pas d’une simple «affaire maritime»: l’impact de l’homme sur les océans provient également des activités terrestres (déchets, pesticides, antibiotiques, phosphates, plastiques, munitions non explosées). La gouvernance des océans doit donc tenir compte de tous les objectifs de développement durable (ODD), et pas seulement de l’objectif nº°14;
  • soutient l’objectif de 30 % de zones marines protégées et demande que soient mis en place les mécanismes nécessaires en matière de mise en œuvre et de suivi. Le Comité est favorable à la suspension de toute autorisation d’exploitation minière des grands fonds marins jusqu’à ce que davantage de données scientifiques soient collectées concernant l’incidence environnementale de ces activités: des investissements s’imposent pour pouvoir mener des recherches concluantes;
  • constate que les activités de pêche ont actuellement des répercussions sur les stocks halieutiques et qu’il convient de les rendre plus durables grâce à une «tolérance zéro» à l’égard de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), à des normes plus strictes pour le chalutage de fond et à un plus grand respect des normes de travail dans ce secteur: 19 États membres de l’UE, dont de grands États côtiers, n’ont pas encore ratifié la convention nº 188 de l’OIT sur le travail dans la pêche et devraient entreprendre de la ratifier et de la transposer en droit national;
  • fait valoir que la pêche artisanale est vitale pour l’économie des communautés côtières et qu’elle devrait être soutenue. L’aquaculture et l’algoculture devraient en outre être reconnues pour leur capacité à nourrir une grande partie de la population mondiale;
  • souligne que le transport maritime couvre plus de 90 % des marchandises transportées à travers le monde et qu’il peut à ce titre avoir un impact considérable sur l’environnement: la démolition des navires, si elle ne respecte pas les normes existantes, peut polluer les océans et mettre en péril la vie marine et la santé des travailleurs. Il y a donc lieu de décourager le recours aux pavillons de complaisance visant à contourner les obligations en vigueur dans le domaine de la démolition des navires;
  • estime essentiel d’investir dans l’évaluation de l’impact des activités marines sur l’emploi, les rémunérations et les conditions de vie, la technologie et la formation des travailleurs. Une meilleure coordination entre les administrations publiques (aux échelons international, national et local) est nécessaire pour parvenir à une gestion intégrée des océans;
  • souligne qu’il est nécessaire de mieux connaître les océans et de mieux définir des concepts tels que celui de port sûr, étant donné que les êtres humains qui se trouvent dans des eaux dangereuses ont avant tout besoin d’être secourus.