Corps européen de solidarité (2018)

EESC opinion: Corps européen de solidarité (2018)

Dans son avis, le CESE se félicite de l'engagement en faveur du Corps européen de solidarité (CES) renouvelé, dont le budget est augmenté et la participation élargie. Il apprécie également la fusion avec l’initiative des volontaires de l’aide de l’Union européenne. Le Comité estime qu'à l'avenir, l'UE devra développer deux programmes de soutien indépendants, l'un destiné aux jeunes et l'autre au volontariat.

Le CESE formule une série de recommandations concrètes, telles que: 1) le volet "emploi" du CES doit être soumis à une réglementation stricte et à un réexamen régulier; 2) il ne devrait y avoir aucune limite d'âge pour le CES, car cela devrait constituer un soutien pour le volontariat; 3) le CES devrait être limité au secteur sans but lucratif; 4) les principales plates-formes de la société civile sur le terrain (le Forum européen de la jeunesse et le Centre européen du volontariat) devraient être associées de manière centrale à la réglementation et au contrôle du CES.


Points clés

  • Le CESE accueille favorablement l’engagement visant à renouveler le corps européen de solidarité, dont le budget est augmenté et la participation élargie. Il se félicite de la fusion avec les volontaires de l’aide de l’UE.
  • Le Comité considère qu’à l’avenir, l’Union européenne a besoin d’élaborer deux programmes de soutien indépendants l’un de l’autre, portant d’une part sur les jeunes et d’autre part sur le volontariat, tout en acceptant qu’il puisse y avoir des chevauchements entre les deux.
  • Le CESE estime que le volet «emploi» doit faire l’objet d’une réglementation très stricte et d’une révision régulière, afin de garantir que les engagements pris à son égard soient remplis, et affirme que le corps européen de solidarité devrait se limiter au secteur non marchand.
  • Conformément à une approche d’apprentissage tout au long de la vie, il ne devrait pas y avoir de restrictions d’âge concernant le corps européen de solidarité.
  • Il convient de faciliter le partage de bonnes pratiques en matière de volontariat, et de lui donner la priorité; il faudrait pour cela associer les États membres de l’Union européenne de manière à recueillir toutes les informations nécessaires et à rendre plus faciles de nouvelles évolutions politiques dans ce domaine.
  • Les agences nationales devraient bénéficier d’une aide supplémentaire pour traiter le volet «emploi» et les questions relatives au marché du travail.
  • Les principaux documents relatifs à l’égalité de traitement des personnes effectuant un apprentissage ou un stage, ainsi que d’autres mesures soulignées dans le présent rapport, devraient être utilisés et faire l’objet d’un rapport dans le cadre du suivi du corps européen de solidarité.
  • Les principales plateformes de la société civile dans ce domaine (le Forum européen de la jeunesse et le Centre européen du volontariat) devraient être associées de manière centralisée à la réglementation et à la surveillance du corps européen de solidarité.