L’édition 2025 de «Votre Europe, votre avis!» (YEYS), la manifestation annuelle du Comité économique et social européen (CESE) qui s’adresse à la jeunesse, a eu lieu les 13 et 14 mars sur le thème «Donner une voix aux jeunes», abordant en priorité leur rôle dans la construction collective d’un avenir résilient. 

L’édition 2025 de «Votre Europe, votre avis!» (YEYS), la manifestation annuelle du Comité économique et social européen (CESE) qui s'adresse à la jeunesse, a eu lieu les 13 et 14 mars sur le thème «Donner une voix aux jeunes», abordant en priorité leur rôle dans la construction collective d’un avenir résilient. 

Cette année, «Votre Europe, votre avis!» a rassemblé près de cent jeunes de toute l’Union européenne, des neuf pays candidats à l’adhésion à l’Union et du Royaume-Uni. Les participants représentaient des organisations de jeunesse, des conseils nationaux de la jeunesse et des écoles secondaires, ce qui a permis de mettre en lumière les préoccupations d’un large éventail de groupes sociaux. Bien que nombre d’entre eux soient des militants de la cause des jeunes dotés d’une certaine expérience, cette manifestation a marqué pour d’autres une première étape importante dans leur engagement en faveur de la démocratie participative au sein de leur milieu et au-delà.

Au cours de plusieurs ateliers, les jeunes, guidés par des animateurs, ont soulevé les questions les plus urgentes auxquelles, selon eux, les acteurs politiques devraient s’attaquer. Ces questions allaient de la lutte contre la corruption à l’élaboration d’une stratégie cohérente en matière de climat, en passant par la garantie de l’égalité des droits pour tous. Étant donné que la corruption érode la confiance dans les institutions et affaiblit la démocratie, il est impératif de soutenir le journalisme d’investigation et d’améliorer la transparence quant à l’utilisation de l’argent des contribuables.

«Nous devons veiller à ce qu’il y ait une obligation de rendre des comptes. Nous ne pouvons pas nous permettre d’être spectateurs, car le coût de l’inaction est trop élevé. Nous devons nous battre et gagner», a déclaré un participant à la manifestation.

Les jeunes ont également exprimé le besoin d’avoir des objectifs communs pour lutter contre le changement climatique, soulignant la nécessité de «créer un environnement exempt des effets néfastes du changement climatique». Ils ont demandé la mise en place d’un programme d’études fondé sur les valeurs, qui aurait une incidence positive sur le comportement des jeunes en ligne et limiterait la désinformation. Les participants à «Votre Europe, votre avis!» ont également plaidé en faveur de l’égalité des droits, de l’égalité de traitement et de l’égalité des chances, ainsi que de l’inclusion de toutes et tous dans l’intégralité des espaces. En ce qui concerne le manque de représentation des jeunes dans les processus décisionnels politiques, ils ont souligné qu’une démocratie exige d’entendre toutes les voix.

La manifestation, qui a duré une journée et demie, s’est achevée par la séance plénière de clôture de l’assemblée des jeunes, au cours de laquelle l’ensemble des participants, motivés et engagés, a présenté ses recommandations à Oliver Röpke, président du CESE, et à Biliana Sirakova, coordinatrice de l’Union européenne pour la jeunesse. À l’issue d’un vote, les participants de «Votre Europe, votre avis!» ont classé cinq sujets prioritaires par ordre d’importance.

(1) La lutte contre la corruption grâce à la transparence et à la participation des jeunes.

(2) La citoyenneté active: de la salle de classe à la communauté.

(3) L’engagement en faveur de l’égalité.

(4) La jeunesse mérite une place.

(5) L’élaboration d’une stratégie cohérente en matière de changement climatique.

Le président Röpke a souligné que ces recommandations pourraient orienter les travaux consultatifs du CESE, en insistant sur le fait que l’égalité entre les hommes et les femmes est une priorité essentielle du Comité. Mme Sirakova a fait observer que ces recommandations contribueraient également à éclairer les travaux de l’UE. (cpwb)

 

Les organisations de la société civile (OSC) sont attaquées en Europe et en Amérique. L’UE doit agir maintenant pour les défendre et préserver la démocratie. Lors de son débat en session plénière sur la Journée internationale des ONG, le Comité économique et social européen (CESE) a envoyé un message clair: les OSC sont en première ligne dans la défense de la démocratie. Des coupes budgétaires menacent leur survie, et l’UE doit prendre des mesures immédiates pour les protéger et les soutenir.

Les organisations de la société civile (OSC) sont attaquées en Europe et en Amérique. L’UE doit agir maintenant pour les défendre et préserver la démocratie. Lors de son débat en session plénière sur la Journée internationale des ONG, le Comité économique et social européen (CESE) a envoyé un message clair: les OSC sont en première ligne dans la défense de la démocratie. Des coupes budgétaires menacent leur survie, et l’UE doit prendre des mesures immédiates pour les protéger et les soutenir.

Le 27 février, le CESE a organisé un débat sur le thème de «L’UE et la société civile: renforcer la démocratie et la participation», qui a donné aux représentants et experts des organisations de la société civile ainsi qu’à des députés au Parlement européen l’occasion de discuter et d’évaluer le rôle des OSC dans ce domaine essentiel.

Raquel García Hermida-Van Der Walle, députée de Renew Europe, a expliqué que les OSC contribuaient souvent à l’équilibre des pouvoirs. Elles offrent également différentes méthodes d’interaction sociale, remplaçant potentiellement les services gouvernementaux qui peuvent faire défaut. En conséquence, les OSC sont les premières à être ciblées, car elles peuvent s’avérer politiquement gênantes pour certains gouvernements.

Nicholas Aiossa, directeur de Transparency International Europe, a quant à lui déclaré: «Il y a au Parlement européen une campagne politique orchestrée pour discréditer les organisations de la société civile, les priver de financements et perturber leur rôle et leur fonction. Aucune preuve d’irrégularité financière n’a été trouvée.»

En janvier, le groupe PPE (Parti populaire européen) au Parlement européen, de centre droit, avait accusé des ONG de défense de l’environnement et du climat d’être financées par la Commission européenne pour faire du lobbying auprès du Parlement, de ses députés et d’autres institutions de l’UE, suscitant l’indignation des OSC européennes.

Les critiques à l’encontre des OSC n’ont rien de nouveau, mais les attaques récentes ont été amplifiées par les fake news et la désinformation. Comme l’explique Brikena Xhomaqi, coprésidente du groupe de liaison du CESE, il s’agit d’un signal d’alarme pour l’ensemble des OSC, qui doivent maintenant s’unir afin de faire bouger les choses. «Les citoyens doivent comprendre que la plupart des OSC reposent sur des bénévoles et que nous ne dilapidons donc pas l’argent public.»

Les participants ont également appelé la Commission européenne à s’exprimer plus fermement sur ce sujet et ont proposé plusieurs solutions pour renforcer le rôle des OSC.

Mme García Hermida-Van Der Walle a indiqué qu’elle ferait pression pour que le rôle des OSC soit davantage reconnu et renforcé dans le rapport sur l’état de droit et dans le mécanisme de conditionnalité en tant que condition favorisante.

Michał Wawrykiewicz, député du PPE au Parlement européen, a pour sa part déclaré qu’il entendait bien sensibiliser son groupe à ces sujets fondamentaux. Il a également souligné l’importance de faire comprendre aux décideurs que les OSC et les ONG sont des organisations qui agissent sur le terrain et fournissent des services essentiels ayant un impact direct sur la vie des citoyens.

Le président du CESE, Oliver Röpke, a épousé les positions des représentants des OSC et a affirmé que «nous devons résister aux efforts visant à délégitimer ces organisations ou à restreindre leur accès aux ressources essentielles à la participation démocratique. Des contraintes de financement aux pressions politiques croissantes, il est clair que les organisations de la société civile ont besoin d’un soutien plus fort et plus prévisible pour poursuivre leur travail vital.» (at)

Plus de 800 participants issus d’organisations de citoyens et de parties prenantes de toute l’Europe, y compris des organisations de jeunesse, des ONG et des journalistes, ont participé à la Semaine de la société civile du Comité économique et social européen, organisée du 17 au 20 mars 2025. La séance d’ouverture a mis en évidence la nécessité de protéger l’espace civique grâce à l’action juridique, en réaffirmant le rôle clé que joue la société civile: demander des comptes aux décideurs, construire des ponts, soutenir la résilience sociale et faire entendre des voix trop souvent ignorées. 

Plus de 800 participants issus d’organisations de citoyens et de parties prenantes de toute l’Europe, y compris des organisations de jeunesse, des ONG et des journalistes, ont participé à la Semaine de la société civile du Comité économique et social européen, organisée du 17 au 20 mars 2025. La séance d’ouverture a mis en évidence la nécessité de protéger l’espace civique grâce à l’action juridique, en réaffirmant le rôle clé que joue la société civile: demander des comptes aux décideurs, construire des ponts, soutenir la résilience sociale et faire entendre des voix trop souvent ignorées.

La Semaine de la société civile 2025 avait pour thème «Renforcer la cohésion et la participation dans des sociétés polarisées». Avec ses trois grandes initiatives, à savoir les panels du Groupe de liaison, l’initiative citoyenne européenne et le prix de la société civile, cette manifestation avait pour objectif de:

  • remédier à la polarisation croissante qui a été alimentée ces dernières années par les conséquences de la crise financière, du changement climatique et des inégalités grandissantes entre les revenus;
  • souligner le rôle clé que la société civile peut jouer dans ce contexte;
  • rassembler les solutions de la société civile et les demandes qu’elle adresse aux décideurs politiques de l’Union, afin de contribuer à la dépolarisation de l’Europe en renforçant la cohésion de la société et la participation démocratique dans des domaines clés pour la société.

Dans son discours d’ouverture, Oliver Röpke, président du CESE, a souligné: «La société civile doit relever le défi. La participation, le dialogue et la solidarité ne sont pas seulement des idéaux: ils forment la base d’une Europe résiliente et unie. À l’occasion de la Semaine de la société civile, réaffirmons notre engagement en faveur de l’inclusion et de la citoyenneté active. Une démocratie forte ne dépend pas seulement de ses institutions, mais aussi de l’engagement de l’ensemble de ses citoyens.»

Dans son discours liminaire, Albena Azmanova, professeure de sciences politiques et sociales à la City St George’s, University of London, a abordé la question de l’insécurité économique croissante à laquelle est confrontée la majorité de la population, la qualifiant d’«épidémie de précarité». Elle a expliqué pourquoi la société civile est la clé qui permettra de réaliser une avancée décisive, en ces temps d’insécurité massive.

«En raison de cette forte insécurité économique, la plupart des personnes ne veulent plus lutter. La société civile a la volonté de se battre. Ses militants sont animés par une grande motivation, reposant sur la défense d’une cause spécifique. Ils sont les bras et les jambes visibles de la démocratie», a-t-elle précisé.

Comme l’a dit Younous Omarjee, vice-président du Parlement européen, «nous avons besoin de la société civile en tant que lien entre les citoyens, dans ce contexte de montée de l’individualisme, et en tant que rempart contre les idées d’extrême droite qui se propagent».

Le rôle crucial des ONG dans la résilience sociale et leur soutien aux groupes vulnérables et éloignés a été mis en lumière par Adriana Porowska, ministre de la société civile de Pologne, qui s’exprimait au nom de la présidence polonaise du Conseil. Elle a également fait part de l’expérience de son pays, s’agissant du rôle de la société civile pour ce qui est de garantir la résilience nationale.

Brikena Xhomaqi, coprésidente du Groupe de liaison du CESE avec les organisations et réseaux européens de la société civile, a souligné que la devise dont l’Union est si fière, «Unie dans la diversité», se cultive sur le terrain. Toutefois, elle a signalé que les organisations de la société civile et les ONG sont menacées, car leur financement et leur rôle sont remis en question. «Les organisations de la société civile ne peuvent pas fonctionner sans ressources. Nous avons besoin d’institutions qui préservent la société civile, ainsi que d’une protection juridique de l’espace civique, pour faire en sorte que notre société reste soudée, unie dans la diversité.»

La mission première de l’actuelle présidence polonaise du Conseil de l’Union européenne sera de maintenir l’Europe unie, d’aller de l’avant et de prendre des décisions rapides

La mission première de l’actuelle présidence polonaise du Conseil de l’Union européenne sera de maintenir l’Europe unie, d’aller de l’avant et de prendre des décisions rapides

Lors de sa session plénière de février, le Comité économique et social européen (CESE) a organisé un débat sur les priorités politiques de la présidence polonaise de l’Union européenne, avec Magdalena Sobkowiak-Czarnecka, sous-secrétaire d’État polonaise aux affaires européennes.

Évoquant la sécurité extérieure de l’Union et, plus particulièrement, la guerre d’agression menée contre l’Ukraine, elle a déclaré: «Notre objectif est de continuer d’aider l’Ukraine et de maintenir l’unité au sein de l’UE.» Elle a mentionné, parmi les premières réalisations de la présidence polonaise, le 16e train de sanctions à l’encontre de la Russie.

Oliver Röpke, président du CESE, a attiré l’attention sur le fait que la Pologne reprend la présidence tournante de l’UE à un moment marqué par des défis de taille tels que les tensions géopolitiques et les crises énergétiques.

Il a ajouté: «Le débat qui a eu lieu aujourd’hui a réaffirmé l’importance cruciale de la stabilité, de la résilience et de l’unité pour façonner l’avenir de l’Union européenne. Les priorités de la présidence polonaise s’inscrivent dans le droit fil de nos ambitions collectives, s’agissant notamment de favoriser une approche multidimensionnelle de la sécurité. En cette période d’incertitude mondiale, notre engagement en faveur d’une action résolue et concertée reste indéfectible.»

Sous le mot d’ordre «Sécurité, Europe!», la présidence polonaise de l’UE travaillera sur sept dimensions de la sécurité: extérieure, intérieure, économique, alimentaire, énergétique, sanitaire et de l’information.

Au cours des derniers mois, la coopération entre le Comité et la présidence polonaise a été étroite et productive. Le CESE a élaboré 15 avis exploratoires, qui ont déjà été adoptés ou le seront prochainement. (mp)

Adopté on 26/03/2025 - Bureau decision date: 25/03/2025
Référence
TEN/852-EESC-2025
Session plénière
595
-
  • Record of proceedings TEN/852
Download — Avis du CESE: Programme de recherche et de formation de la Communauté européenne de l’énergie atomique pour la période 2026-2027
Adopté on 26/03/2025 - Bureau decision date: 25/03/2025
Référence
INT/1090-EESC-2025-00963-00-00-AC-TRA
Session plénière
595
-

Cette proposition vise à reporter l’application de certaines obligations de reporting prévues par la directive sur la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises (CSRD) ainsi que du délai de transposition et de l’application de la directive sur le devoir de diligence des entreprises en matière de durabilité (CSDDD). L’objectif est de simplifier le cadre de la publication d'informations, de réduire les charges administratives et d’assurer une approche plus proportionnée aux obligations de publication d’informations et de devoir de diligence en matière de durabilité.

Download — Avis du CESE: Obligations relatives à la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises et au devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité
Copyright: EU2025 - source: EC

Par Michal Pintér, délégué de la commission consultative des mutations industrielles (CCMI) du CESE

Le pacte pour une industrie propre récemment dévoilé reconnaît l’importance stratégique des industries à forte intensité énergétique pour l’économie de l’UE et recense correctement les principaux défis auxquels elles sont confrontées. Bien que ce pacte contienne des idées intéressantes comme les marchés pilotes verts, le soutien à l’économie circulaire et le financement de la décarbonation, les mesures qu’il propose ne tiennent pas suffisamment compte de l’urgence de la situation et manquent de l’audace nécessaire pour inverser le déclin des industries européennes grandes consommatrices d’énergie (IGCE).

Par Michal Pintér, délégué de la commission consultative des mutations industrielles (CCMI) du CESE

Le pacte pour une industrie propre récemment dévoilé reconnaît l’importance stratégique des industries à forte intensité énergétique pour l’économie de l’UE et recense correctement les principaux défis auxquels elles sont confrontées. Bien que ce pacte contienne des idées intéressantes comme les marchés pilotes verts, le soutien à l’économie circulaire et le financement de la décarbonation, les mesures qu’il propose ne tiennent pas suffisamment compte de l’urgence de la situation et manquent de l’audace nécessaire pour inverser le déclin des industries européennes grandes consommatrices d’énergie (IGCE).

Dans l’avis qu’il a récemment adopté sur le thème «L’avenir des industries à forte intensité énergétique de l’Union européenne dans la perspective d’un niveau élevé des prix de l’énergie et des coûts de la transition», le Comité économique et social européen reconnaît l’existence d’un écart de compétitivité important entre les industries à forte intensité énergétique de l’UE et celles des concurrents mondiaux. La Commission a désigné à juste titre les prix de l’énergie comme étant le facteur principal responsable de cette situation. Toutefois, le pacte et le plan d’action pour une énergie abordable ne proposent aucune réforme de l’organisation du marché de l’électricité. La tarification reposant sur le prix marginal a fonctionné tant que l’UE a pu bénéficié d’un approvisionnement de gaz par gazoduc relativement bon marché et stable en provenance de Russie. Malheureusement, la réalité a changé et nous sommes désormais dépendants d’un approvisionnement en GNL coûteux et fluctuant, et le resterons probablement dans les années à venir. Malgré l’augmentation de la part de l’électricité produite sans combustibles fossiles à bas prix dans le bouquet énergétique européen, les prix des combustibles fossiles continuent de déterminer la formation des prix de l’électricité.

Les efforts politiques visant à accroître les sources d’énergie renouvelables sont les bienvenus, mais ils ne se traduisent pas par une baisse des factures d’électricité en raison de la conception actuelle du marché. Des mesures immédiates sont nécessaires pour transférer les avantages en matière de coûts de l’électricité renouvelable aux industries et évaluer toutes les options d’atténuation des prix, y compris le découplage des prix de l’électricité.

Le pacte reconnaît également les lacunes du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (pas de solution d’exportation, remaniement des ressources et contournement) et des instruments de protection commerciale. Cependant, il ne nous dit malheureusement pas grand-chose sur la manière dont le marché de l’UE sera protégé, ce qui laisse les industries à forte intensité énergétique dans l’incertitude dans le contexte d’une guerre commerciale mondiale.

Le CESE invite les institutions européennes à mettre en œuvre des mesures décisives dans le cadre de plans d’action sectoriels, afin de prévenir une désindustrialisation accrue et de maintenir la capacité de transformation industrielle de l’UE.

Le Comité économique et social européen (CESE) invite l’Union à mettre en œuvre une stratégie industrielle solide qui renforce la compétitivité, crée des emplois de qualité et s’aligne sur le pacte vert. Pour ce faire, la stratégie doit être suivie de près et adaptée aux nouveaux défis.

Le Comité économique et social européen (CESE) invite l’Union à mettre en œuvre une stratégie industrielle solide qui renforce la compétitivité, crée des emplois de qualité et s’aligne sur le pacte vert. Pour ce faire, la stratégie doit être suivie de près et adaptée aux nouveaux défis.

«L’Europe fait face à un grave risque de désindustrialisation. L’industrie et l’action en faveur du climat doivent aller de pair», a déclaré Andrea Mone, rapporteur de l’avis du CESE sur «L’avenir de l’industrie de l’Union européenne dans la perspective d’un niveau élevé des prix de l’énergie et des coûts de la transition», adopté lors de la session plénière de février.

Dans son avis, le Comité souligne la nécessité d’un cadre économique et réglementaire solide pour faire face aux coûts élevés de l’énergie et des matières premières, aux défis en matière d’investissements dans la transition verte, aux lacunes dont souffrent les infrastructures, à la pénurie de compétences et à la faiblesse de la demande intérieure. Une politique de compétitivité axée sur l’investissement et l’innovation est indispensable pour favoriser la cohésion sociale et territoriale.

L’appel du CESE à agir de toute urgence s’inscrit dans un contexte de préoccupations croissantes concernant la sécurité économique de l’Europe et ses dépendances vis-à-vis de l’extérieur.  À une époque marquée par la montée des incertitudes géopolitiques et commerciales, une politique commerciale européenne résiliente est nécessaire pour préserver la durabilité industrielle malgré des objectifs de décarbonation asymétriques, la surcapacité mondiale et des tensions commerciales croissantes. Une autonomie accrue dans l’approvisionnement en matières premières critiques est vitale pour atteindre cet objectif.

Comme le souligne le rapport Draghi, l’augmentation des investissements tout comme les réformes de la gouvernance sont essentielles. Un marché unique unifié, en particulier dans le domaine de l’énergie, renforcera l’économie de l’UE. La réduction des charges réglementaires, le perfectionnement des cadres régissant le marché de l’électricité et l’amélioration des outils financiers tels que les accords d’achat d’électricité soutiendront les transitions industrielles.

Une transition juste requiert un dialogue social et des négociations collectives solides. La politique industrielle doit s’aligner sur les stratégies en matière d’éducation et de main-d’œuvre, en mettant l’accent sur la recherche, l’innovation et le développement des compétences. Les investissements consacrés aux infrastructures énergétiques, aux énergies renouvelables et aux initiatives en faveur de l’économie circulaire contribueront à la réalisation des objectifs climatiques.

Le CESE a également adopté un avis complémentaire sur «L’avenir des industries à forte intensité énergétique», qui propose des solutions adaptées pour garantir leur durabilité à long terme. Il est primordial, pour l’avenir industriel de l’UE, de relever les défis spécifiques auxquels ces industries sont confrontées. (ll)

Durant la 69e session de la commission de la condition de la femme (CSW69) des Nations unies, tenue à New York, le Comité économique et social européen (CESE) et le Conseil économique, social et culturel de l’Union africaine (ECOSOCC de l’UA) ont réaffirmé leur engagement inébranlable en faveur de la promotion de l’égalité entre les sexes et de l’accession des femmes à l’autonomie. 

Durant la 69e session de la commission de la condition de la femme (CSW69) des Nations unies, tenue à New York, le Comité économique et social européen (CESE) et le Conseil économique, social et culturel de l’Union africaine (ECOSOCC de l’UA) ont réaffirmé leur engagement inébranlable en faveur de la promotion de l’égalité entre les sexes et de l’accession des femmes à l’autonomie.

Alors que la communauté internationale célèbre le trentième anniversaire de l’adoption de la «déclaration de Pékin», ainsi que de son programme d’action, le CESE et l’ECOSOCC de l’UA saluent les progrès accomplis, tout en insistant sur les problèmes qui continuent à empêcher une égalité pleine et entière entre les hommes et les femmes.

Dans leur deuxième déclaration conjointe, ils mettent l’accent sur les priorités essentielles, lesquelles consistent notamment à renforcer les capacités des femmes à diriger, en instaurant des quotas à leur intention, à mettre un terme, grâce à des conventions internationales, à la violence fondée sur le genre, à combler le fossé qui les sépare des hommes et à promouvoir leur prise d’autonomie dans le domaine économique.

La déclaration lance un appel pressant à mener des actions plus énergiques pour ce qui est des tâches non rémunérées qu’elles assument pour prendre soin de leurs proches, ainsi que de leur participation aux efforts de paix et de l’élaboration des politiques fondées sur des données. De même, le texte souligne l’importance que revêt une coopération qui, menée à l’échelle mondiale, doit viser à démanteler les inégalités structurelles et à soutenir les droits de la femme. Par ailleurs, le CESE invite l’Union européenne à lutter contre la violence fondée sur le genre, à assurer la parité entre les hommes et les femmes et à défendre le rôle que joue la société civile dans la progression vers l’égalité.

Oliver Röpke, le président du CESE, s’est exprimé en ces termes: «En ce moment où nous célébrons les trente ans de la déclaration de Pékin, nous nous devons de traduire nos paroles en actes. L’égalité des sexes ne constitue aucunement un privilège, mais bien un droit fondamental, dont la concrétisation revêt une importance critique si nous voulons que nos sociétés soient durables et inclusives. Le CESE s’emploie avec constance à démanteler les obstacles en la matière, assurer une participation pleine et entière des femmes à la prise de décisions et encourager leur capacité à s’affirmer sur le plan économique. Pour les gouvernements, les institutions et la société civile, le temps est venu maintenant d’agir résolument, car il ne sera pas possible de parvenir à l’égalité s’ils n’assument pas leurs responsabilités en ce sens.»

La Commission de la condition de la femme constitue la principale instance internationale et intergouvernementale qui lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Le CESE participe ainsi pour la deuxième fois au plus vaste rassemblement annuel organisé par les Nations unies sur la question de l’émancipation de la femme. (tk)

Nicolas Gros-Verheyde, journaliste français, auteur et expert en matière de défense et de politique étrangère est notre invité surprise. Il analyse les cinq propositions du plan «ReArm Europe», récemment présenté par la Commission pour renforcer la défense européenne dans un contexte où l’engagement des États-Unis pour la sécurité européenne suscite de plus en plus d’inquiétudes.

Nicolas Gros-Verheyde, journaliste français, auteur et expert en matière de défense et de politique étrangère est notre invité surprise. Il analyse les cinq propositions du plan «ReArm Europe», récemment présenté par la Commission pour renforcer la défense européenne dans un contexte où l’engagement des États-Unis en faveur de la sécurité européenne suscite de plus en plus d’inquiétudes.

Nicolas Gros-Verheyde est un journaliste français qui exerce depuis 1989. Correspondant spécialiste des questions relatives à l’Union européenne et à l’OTAN pour des médias tels que Ouest France, ARTE, LCI ou encore France Culture, il est particulièrement respecté dans les milieux européens pour sa connaissance approfondie des affaires européennes et de la politique étrangère et de défense. Il dirige la rédaction de la revue en ligne B2 (fondée en 2008), qui est considérée comme le principal média — le plus complet —, pour tout ce qui concerne la défense et la diplomatie européennes. La revue B2 est gérée par une association à but non-lucratif qui a pris la forme d’une coopérative de journalistes et elle est financée par les abonnements. https://club.bruxelles2.eu/

Nicolas Gros-Verheyde est l’auteur d’un certain nombre d’ouvrages, et notamment Défense européenne à l’heure de la guerre en Ukraine (2024), La politique européenne de sécurité et de défense commune Parce que l'Europe vaut bien une défense (2017), Europe de la défense (2008). Il commente aussi régulièrement l’actualité politique sur des chaînes comme LN24, France Info ou la RTBF.