S’adresser aux gouvernements et aux institutions pour protéger les droits des travailleurs et les intérêts sociaux en Finlande

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Markus PENTTINEN
Confederation of Unions for Professional and Managerial Staff in Finland (Akava)

Comme tous les autres pays de l’Union européenne, la Finlande a également souffert de la crise de la COVID-19, qui a causé un choc sanitaire et économique sans précédent. Cette situation exceptionnelle échappe toutefois au contrôle de chaque État membre de l’Union pris individuellement, et il est désormais clair que nous avons plus que jamais besoin de coopérer pour nous remettre des dégâts économiques que nous avons subis.

En Finlande, le marché principal et les exportations dépendent largement des biens d’investissement, de sorte que pour le pays, la sortie de la crise de la COVID-19 et la possibilité de sauver des emplois sont intimement liées à la reprise dans l’Union, selon un rapport publié en juin 2020 par diverses confédérations du travail et des syndicats finlandaises. Une de ces organisations est Akava, la Confédération des syndicats pour cadres et membres de professions libérales, basée à Helsinki, en Finlande, et dont le mot d’ordre durant cette crise a été de veiller aux intérêts financiers, professionnels, éducatifs et autres intérêts sociaux partagés de ses membres dans cette situation sans précédent.

Cette confédération, qui peut être considérée comme un syndicat destiné aux personnes ayant suivi une formation universitaire, professionnelle ou toute autre formation supérieure, a également indiqué que le gouvernement finlandais devait soutenir la proposition faite par la Commission européenne d’un Fonds européen pour la relance et adopter une approche constructive de ces négociations concernant le fonds de l’Union, en se concentrant sur des domaines tels que la croissance verte et la transition numérique. 

Parmi les activités en question, certains partenaires sociaux finlandais tels que STTK (la Confédération finlandaise des salariés) et Akava ont participé à la rédaction de plusieurs propositions visant à améliorer la situation des entreprises touchées par la crise de la COVID-19. Ces organisations centrales du marché du travail ont soumis au gouvernement finlandais une proposition concernant les mesures nécessaires pour réduire les coûts salariaux, rendre plus souple la législation du travail et améliorer la sécurité sociale pour les travailleurs qui ont perdu leur emploi ou ont été licenciés. Ces propositions incluaient la réduction provisoire de 910 millions d’EUR des contributions des employeurs au régime des pensions, l’ajournement du paiement des cotisations sociales proportionnelles au salaire, l’augmentation provisoire de la flexibilité du droit du travail pour le secteur privé jusqu’au 31 décembre 2020 et l’amélioration de la sécurité du revenu pour les personnes licenciées ou sans emploi, également jusqu’à la fin de l’année dernière. 

Quelques faits et chiffres supplémentaires à propos d’Akava

D’après les derniers chiffres d’Akava, notre organisation compte 36 filiales, pour un total de 611 000 membres syndiqués, qui sont des employés, des entrepreneurs ou des professionnels indépendants du secteur public ou privé. La confédération veille aux intérêts financiers, professionnels, éducatifs et autres intérêts sociaux partagés de ses membres et protège leur statut ainsi que leur prestige social. Elle n’a pas d’affiliation politique et est indépendante de tout parti.

Les missions principales de la confédération incluent le fait de veiller de manière générale aux intérêts de ses membres dans la société. Akava fait campagne auprès des décideurs dans les domaines de la fiscalité, du travail, de l’éducation et de la politique sociale, entre autres. Ce lobbying est soutenu par la recherche et la formation, ainsi que par des activités, notamment publicitaires, aux niveaux local, régional et national. Le représentant d’Akava est également membre du Comité économique et social européen.