European Economic
and Social Committee
Le plan d'action relatif à la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux
Aujourd'hui, la Commission européenne a publié le plan d'action relatif à la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux. « Le groupe des travailleurs du CESE se félicite de cette proposition et espère vivement qu'elle sera porteuse de progrès social. Le plan d'action pour le socle européen des droits sociaux doit comporter des mesures et des initiatives législatives concrètes et ambitieuses à court, moyen et long terme, ainsi qu'un budget suffisant », a déclaré Oliver Röpke, président du groupe des travailleurs du CESE.
L'importance d'une Europe sociale pour les Européens a été soulignée dans la dernière enquête Eurobaromètre: neuf personnes sur dix parmi les citoyens de l'UE déclarent qu'une Europe sociale est importante ou très importante pour eux. Le groupe des travailleurs appelle les dirigeants de l'UE à s'engager à faire du socle européen des droits sociaux une réalité tangible pour tous les Européens.
Le groupe des travailleurs soutient l'intention de la présidence portugaise du Conseil de l'UE de faire en sorte que le programme de Porto à l’horizon 2030 soit l'occasion historique d'aborder les questions structurelles liées à une multitude d'enjeux, parmi lesquels la mondialisation, la redistribution des richesses, la protection du marché du travail, les investissements sociaux, le programme social dans le cadre du pacte vert et du semestre européen, ou encore la fin des politiques d'austérité.
Toutefois, ce plan d'action n'est qu'à mi-chemin du parcours vers une dimension sociale forte. D'importantes initiatives que le groupe des travailleurs et l'ensemble du CESE ont réclamées ne sont pas suffisamment prises en compte dans la proposition, notamment celle relative à un cadre européen sur le revenu minimum. Le renforcement des droits des travailleurs en matière d'information, de consultation et de participation doit également faire l'objet d'une plus grande attention à l'avenir. Les énormes défis sociaux liés au pacte vert et à la transformation numérique exigent une meilleure gouvernance des entreprises que celle axée sur la seule prise en compte des intérêts des actionnaires. Il faut donc rendre obligatoire une voix forte des travailleurs au sein de l'entreprise dans le but de promouvoir des entreprises résilientes et durables.
Néanmoins, ce plan d'action constitue une avancée majeure et nous soutenons les efforts du commissaire Schmit pour prendre en compte nos demandes :
« Le plan d'action devrait marquer le début d’un nouveau contrat social, en évitant la tentation de revenir au statu quo. Nous avons besoin d'une nouvelle gouvernance économique et sociale de l'UE, avec de nouveaux paramètres et de nouvelles règles, avec un programme axé sur les citoyens, dont l'objectif est l'augmentation des dépenses et des investissements publics en vue de soutenir les transitions verte et numérique. Le plein emploi, des transitions justes et inclusives, l'amélioration des conditions de vie et de travail et le renforcement de la protection sociale devraient être au cœur d'un nouveau cadre de gouvernance, afin de rapprocher les citoyens et les États membres, dans un esprit de solidarité, d'égalité et de durabilité. Un investissement social fort dans notre avenir ! Le plan d'action doit être à la hauteur de ces fortes exigences », a déclaré Oliver Röpke.