Le CESE plaide en faveur d’un budget de l’UE plus important que celui proposé dans le projet de cadre financier pluriannuel (CFP) 2028-2034 de la Commission, qui s’élève au total à 1 816 milliards d’euros.

Le Comité a examiné le projet lors de sa session plénière de décembre dans le cadre de la préparation d’un avis attendu pour janvier 2026, qui s’appuie sur l’évaluation de la révision à mi-parcours qu’il a réalisée en avril 2025. Le débat a été marqué par la participation de Piotr Serafin, commissaire au budget, à la lutte antifraude et à l’administration publique, de Carla Tavares, députée au Parlement européen, et d’Enrico Giovannini, ancien ministre italien au sein du gouvernement Draghi et directeur scientifique de l’Alliance italienne pour le développement durable (ASviS).

«Notre Union ne pourra rester résiliente que si les acteurs les plus proches du terrain — les acteurs régionaux et locaux, les partenaires sociaux et la société civile organisée — continuent à être pleinement associés à la définition des domaines et des modalités d’utilisation des fonds», a déclaré Séamus Boland, président du CESE.

Au cours du débat, les membres du CESE ont mis en garde contre le fait que la fusion des financements en faveur de la cohésion, de l’agriculture et de la pêche dans de nouveaux plans de partenariat national et régional (plans PNR) pourrait risquer de centraliser la gestion des fonds. Ils ont également souligné qu’il s’imposait d’éviter de répéter les lacunes en matière de consultation observées dans les plans pour la reprise et la résilience. Des inquiétudes ont été exprimées quant à l’établissement d’un lien entre les plans PNR et les priorités du Semestre européen, ce qui pourrait imposer des conditions macroéconomiques injustifiées.

Le Comité a soutenu l’utilisation des recettes provenant du système d’échange de quotas d’émission et du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, mais s’est opposé à une nouvelle taxe sur les entreprises, recommandant plutôt une taxe sur les services numériques. Il a en outre demandé une augmentation des financements en faveur du Fonds social européen plus, du Fonds pour une transition juste, d’Horizon Europe et du mécanisme pour l’interconnexion en Europe. Le CESE a salué le nouveau programme AgoraEU, conçu pour soutenir la culture, le pluralisme des médias, la participation démocratique et la société civile.

Enfin, il a été avancé que des objectifs plus clairs, une plus grande transparence et une participation plus active des acteurs locaux renforceraient la gouvernance démocratique et amélioreraient la proposition de CFP.