Le premier forum de l’Union européenne sur la résilience dans le domaine de l’eau, organisé conjointement par le CESE, le Comité européen des régions et la Commission européenne, a réuni des décideurs politiques et des parties prenantes afin de définir des solutions face aux défis croissants auxquels l’Europe est confrontée dans le domaine de l’eau.

La commissaire Jessika Roswall a mis en garde quant au fait que «l’eau n’est plus une ressource infinie», et elle a appelé à prendre d’urgence des mesures collectives. De son côté, la vice-présidente exécutive de la Commission, Teresa Ribera, a souligné que «l’eau est le lien entre tout ce à quoi nous tenons», que «l’eau est la vie» et qu’elle représente une «responsabilité partagée». Le forum a également été l’occasion de lancer la plateforme des acteurs de la résilience dans le domaine de l’eau, conçue pour transformer les idées conjointes en réalisations coordonnées.

La résilience dans le domaine de l’eau au cœur des priorités de l’UE

Pour le CESE, le forum a renforcé la dynamique en faveur de son pacte bleu pour l’Europe, qui a contribué à faire progresser la question de la sécurité de l’approvisionnement en eau dans le programme politique de l’UE et a inspiré la création d’un portefeuille de commissaire spécialement dédié à ce thème. La «Déclaration renouvelée en vue d’un pacte bleu pour l’Europe» comprend désormais 31 actions spécifiques, avec notamment l’application d’un «test hydrique» de l’Union, qui vise à évaluer l’incidence de toute nouvelle législation sur les ressources en eau et la pollution. Le président du CESE, Séamus Boland, a insisté sur la dimension sociale de l’eau: «Un accès équitable à l’eau est une question de justice. [...] L’avenir de l’eau en Europe consiste en fin de compte à protéger les personnes, les moyens de subsistance et les générations futures», a-t-il notamment déclaré.

Action locale, responsabilité partagée

Les villes et les régions jouent un rôle central. La présidente du Comité européen des régions, Kata Tüttő, a rappelé aux participants que «l’eau est omniprésente dans nos vies» et que nous ressentons tous les jours une forme d’anxiété liée au manque possible d’eau.  Elle a souligné qu’une collaboration transfrontière est indispensable dans ce domaine, en faisant observer combien la pollution d’une ville a des effets pour les populations bien en aval de celle-ci. Les participants au forum ont échangé des solutions concrètes sur la restauration du cycle de l’eau, l’amélioration de l’utilisation rationnelle de l’eau, le déploiement d’outils numériques en la matière et la garantie d’un accès équitable, en particulier pour les groupes vulnérables.

Des engagements à l’action

Le forum s’est conclu par un appel déterminé commun à traduire l’ambition politique en mesures et investissements concrets afin de parvenir à la résilience dans le domaine de l’eau d’ici à 2050. Avec le lancement de la plateforme des acteurs de la résilience dans le domaine de l’eau, le CESE a réaffirmé qu’il était prêt à contribuer à mettre en relation les décideurs politiques avec les travailleurs, les entreprises, les agriculteurs et les communautés locales. «Cette plateforme est l’occasion de transformer des idées en solutions pratiques et centrées sur la population et de veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte», a conclu le président du CESE. (gb)