Dès l’apparition de la pandémie, OKRA, une association créée et gérée par des personnes de plus de 55 ans et s’adressant à un public du même âge, a mis en place de multiples initiatives originales pour inciter les personnes âgées à rester actives, à entretenir leurs réseaux de socialisation et à garder le contact les unes avec les autres. Ses membres et ses bénévoles se sont employés en priorité à réconforter des personnes âgées seules et à rompre leur isolement social. «Le coronavirus n’est pas la cause de la solitude chez les personnes âgées, mais il a bel et bien renforcé et aggravé ce phénomène. Mettre en relation des personnes, des seniors reste le défi majeur», déclare Mark De Soete, directeur général d’OKRA.

Qu’est-ce qui vous a incité à lancer votre projet ou votre initiative?

Dès l’apparition de la pandémie de COVID-19, nous nous sommes rendu compte que les seniors constituaient non seulement le groupe le plus vulnérable face à ce virus, mais que celui-ci les fragilisait aussi dans leurs interactions sociales. Avec OKRA, nous avons voulu veiller à défendre à tout prix les intérêts des seniors et à faire en sorte qu’ils puissent continuer à voir d’autres personnes et à communiquer avec elles.

Comment votre projet est-il perçu? Avez-vous obtenu un retour d’information de la part des personnes que vous avez aidées?

Les seniors ont apprécié pouvoir à nouveau bénéficier de visites en résidences pour personnes âgées grâce à l’intervention d’OKRA. Nos membres étaient ravis de recevoir de temps en temps des nouvelles d’OKRA: un appel téléphonique, une visite sur le pas de la porte, une petite attention. Les vidéos de remise en forme ont été visionnées et partagées de très nombreuses fois.

Comment utiliserez-vous ce financement particulier pour aider davantage encore le public concerné? Avez-vous déjà prévu de lancer de nouveaux projets?

Le coronavirus n’est pas la cause de la solitude chez les personnes âgées, mais il a bel et bien renforcé et aggravé ce phénomène. Mettre en relation des personnes, des seniors reste le défi majeur. Avec OKRA, c’est à cet aspect que nous souhaitons donner la priorité à l’avenir.

Quels conseils donneriez-vous à d’autres organisations pour qu’elles puissent obtenir des résultats dans le cadre d’actions et de programmes de ce genre?

La force de notre projet réside dans son approche globale: à l’échelle individuelle, nous avons essayé de rompre la solitude des personnes âgées. Cependant, on ne peut espérer y parvenir que si des mesures en faveur du changement sont prises simultanément au niveau politique. En influant sur les décisions politiques, une organisation de la société civile a également un rôle important à jouer.