Les cow-boys modernes

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Le CESE accueille une exposition intitulée «Les cow-boys modernes» d’œuvres du photographe français Frédéric Stucin.

Frédéric Stucin est un photographe professionnel vivant et œuvrant à Paris, qui collabore depuis 2002 auprès de divers médias français.

Cette série de photographies s’attache à la question des nouvelles formes d’emploi, qui se pose également dans le contexte du prochain avis du CESE sur «Le dialogue social comme outil en faveur de la santé et de la sécurité au travail».

Cette exposition virtuelle rassemble des photographies qui dépeignent des employés par exemple d’Uber Eats, Deliveroo et d’autres plateformes de livraison de denrées alimentaires, ainsi que les mesures de sécurité adoptées pour de nouveaux régimes d’emploi de ce type.

Cette exposition virtuelle comprend une série de clichés et se tiendra entièrement en ligne.

L’exposition en ligne se déroulera du 15 janvier au 15 février 2022, dans le contexte de la présidence française du Conseil de l’Union européenne.



Note de Frédéric stucin:

"Depuis un moment déjà, on aperçoit les livreurs Uber, Deliveroo ou Frichti sillonner à pleine vitesse les villes de jour comme de nuit, à vélo ou en scooter. Ils me font penser aux légendaires cavaliers postiers du Pony Express aux USA.

Ils m’intriguaient. J’ai donc eu envie d’aller à leur rencontre.

J’ai découvert des personnes courageuses, aimables qui travaillent dans des conditions terriblement difficiles (météo, attente à l’extérieur des restaurants, frais de déplacement, amendes, manque de considération des plateformes et des clients, risques d’accidents, …)

Les plateformes qui les emploient parlent de flexibilité, de liberté, ou de souplesse dans les horaires de travail. Cependant, la plupart de ces travailleurs sont exclus de nombreux droits du travail (congés payés, salaires minimums, couverture sociale, prestations de chômage).

Il faut noter tout de même qu’il y a une légère avancée. Certaines plateformes proposent un minimum garanti, des lieux où patienter et recharger son portable.

J’ai entrevu un petit monde organisé malgré la précarité de ce type d’emploi. Je pense à une mutualisation des frais pour les déjeuners, par exemple.

Les livreurs sont majoritairement très réticents à se faire prendre en photo. Il y a de la timidité ou de la pudeur, de la crainte et de la fierté. Mais tous ont une volonté farouche de travailler et subvenir aux besoins de leur famille.

J’ai voulu, par ces images, rendre hommage à ces hommes dignes et braves."